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Violée par mon copain il y a 10 ans, j'ai besoin de vos conseils...

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  • Violée par mon copain il y a 10 ans, j'ai besoin de vos conseils...



    Bonjour,

    J'écris mon histoire ici car j'ai besoin de conseils de gens qui ont vécu des situations similaires...

    J'ai été violée par mon premier copain (donc première expérience sexuelle) il y a maintenant 10 ans. Je suis restée avec ce garçon pendant 3 ans. Je sais, je me suis posée la question des centaines de fois par la suite, POURQUOI?!

    Bref, je penses qu'à 17 ans, j'étais inexpérimentée et je croyais que ce devait être normal puisque c'était mon copain et que les relations sexuelles font partie de la vie de couple... Je lui avais dit, dès le départ, que je n'étais pas prête (je ne l'aimais d'ailleurs pas, j'étais avec lui parce qu'il s'intéressait à moi et que je suis une fille de nature déjà très timide, j'ai laissée couler les choses...), lui il avait 23 ans et je crois qu'il avait un problème à ce niveau. Pour lui, ce devait être à chaque fois qu'on se voyait, donc pratiquement tout les jours. J'ai donc pliée, mais ça me répugnait puisque c'était contre mon gré, mais je n'ai pas rechignée sauf la première fois où je m'étais débatue en vain (j'avais renoncée à le repousser après la pénétration puisqu'il était plus fort que moi, que ça ne donnerait rien de toute façon et que je voulais simplement en finir au plus vite, me contentant de pleurer en silence).

    J'ai donc endurée ça pendant trois ans, en me disant à chaque fois que ce devait être normal, qu'il était mon copain, ect... J'ai donc enfouie ça au plus profond de moi, puisque c'était du passé, en espérant que ça ne me hanterait plus.

    J'ai par contre déterrée toute l'histoire l'année dernière, en début décembre. J'ai décidée de consulter une sexologue car, quoi que mon copain est le meilleur du monde, je ne me sens pas à la hauteur, je n'ai jamais d'envie de relations sexuelles et je ne me sens pas normale. Je ne voulais pas que ça crée des problèmes dans notre couple et qu'il se lasse de moi... (ce qu'il m'a dit qu'il ne ferait pas, mais il avoue que c'est dommage que je ne suis pas plus encline aux relations sexuelles malgré qu'il me comprend bien.)

    Lors de ma première rencontre avec elle, lorsque j'ai racontée ce qui m'est arrivée, j'ai été prise de vertiges, mon coeur battait à tout rompre et j'ai eue un silement dans les oreilles. J'ai pris conscience que ça n'allait pas du tout...
    J'ai continuée mes séances, avec des problèmes de santé en plus.

    Des crampes au thorax, j'ai dû aller à l'urgence car je croyais avoir un problème de coeur puisqu'il m'arrivait aussi d'avoir des palpitations... ou on m'a finalement examiné et on m'a confirmé que j'allais bien... Je suis donc sortie de l'hôpital et j'ai pleurée pendant 45 minutes comme un enfant qui a vraiment de la peine, de la peine profonde... Je ne me souvenais pas avoir pleurée autant de ma vie... (je suis aussi le genre de personne qui n'aime pas démontrer mes émotion en public, exception bien sur de mon copain et ma famille...) A chaque fois que ces crampes revenait, je me remettais à pleurer... Selon la sexologue, c'était le mal qui restait coincé et que je n'arrivait pas à extérioriser, après avoir pleurée autant comme autant, ça a fini par passer... J'ai eue des nuits blanches, de nombreux cauchemars, des problèmes d'angoisse.

    Ça a fini par se calmer. Ça fait maintenant plus d'un an que j'ai fait les démarches et d'autres problèmes ont ressurgit... J'ai des problèmes de stress intermittent (peur qui me prend au milieu de nulle part pour aucune raison précise, j'ai des problèmes d'estomac depuis un mois, je suis devenue hypocondriaque ...)

    J'occupe un travail ou nous ne sommes qu'une dixaine de filles contre environ 135 garcons. Forcément, mon gestionnaire est un homme; qui a trois ans de plus que moi. Personnellement, je ne crois pas que ca me cause problème, je n'ai pas de difficultée à discuter avec lui quand on est en groupe (2 ou 3 personnes, car plus que 5, je m'exprime rarement), par contre, il est du genre à parler près des gens (il entre parfois dans ma bulle), sans exagération par contre. Il est très professionnel et compréhensif, par contre, en dehors des heures de travail, il est du type fêtard et reluque les belles femmes. Ce qui me met mal à l'aise lorsque je le rencontre, je deviens rouge et quand ça me prend, c'est un cercle vicieux. J'ai beau essayer d'ignorer, ça ne fonctionne pas.
    Ce qui m'embête, c'est que je n'étais pas mal à l'aise avec lui avant, je le connais depuis cinq ans et je ne sais pas comment me l'expliquer... Ni quoi faire...

    Il y a des fois ou j'aimerais seulement crier à tout le monde ce qui m'est arrivée pour que les gens comprennet qui je suis et comprennent mes réactions (timide, je rougis facilement, je ne m'exprime pas beaucoup, ect...). J'aimerais me justifier, mais je ne sais pas si c'est nécessaire... Je sais que ce n'est pas l'idéal, parce que quand je le raconte à quelqu'un (très peu de gens sont au courant), ils sont super mal à l'aise et ne savent pas quoi me dire. Au fond, je ne demande pas de pitié, ni de solution de leur part, juste de l'écoute. Je crois aussi que ce qui m'a empêchée d'en parler toutes ces années, c'était la peur du jugement des autres. J'avais peur qu'on "m'étiquette" violée et que les gens ne voient que cet aspect écoeurant de moi, que les gens ne me voient qu'en tant que "victime de viol" et ne remarquent pas les qualité que j'ai, qui je suis réellement...

    Je me demande donc si tout ce qui m'arrive est normal, compte tenu de mon histoire? Tout ce que j'aimerais au final, c'est me sentir finalement moi même (malgré que j'ai eue une vie quasi-normale ces 10 dernières années puisque je me refusais d'en parler et d'y penser, ça m'a affectée plus que je ne le croyais et ça m'a un peu bloquée dans mon évolution personnelle, je serais probablement différente de celle que je suis maintenant si ça ne s'était jamais passé, je serais surement une personne plus sure de moi et j'aurais probablement fait des choix différents, malgré que je ne regrette rien, surtout que ça m`a permi de rencontrer un homme formidable avec qui je partage ma vie ), continuer l'évolution de la personne que j'étais il y a 10 ans avant cette journée d'horreur qui a boulversé ma vie... J'aimerais avoir des contacts normaux avec mon copain, avoir des relations normales avec les gens sans me poser une tonne de questions... J'aimerais avoir des sentiments normaux, sans en faire une montagne (pour l'instant, quand je ressent quelque chose de négatif, j'ai l'impression de le vivre en 1000x plus intense et je déteste ça, parce que ce n'est pas moi...)

    Merci de me donner vos avis et conseils qui me feraient du bien et m'aideront surement à y voir plus clair...
    et merci d'avoir lu mon texte peut être un peu trop long...

  • Réponse au chevreuil!!



    Bonjour,
    Je pense que ce que tu ressens est tout à fait normal, cela ne fait pas assez longtemps que tu as pris les choses en main et que tu essaies de passer au dessus de ton passé. Le chemin est long, mais au final, je pense que petit à petit tu te sentiras mieux et que tu t'épanouieras davantage dans ton couple.

    Mon histoire est différente de la tienne, mais je pense que tu y trouveras quelques similitudes. J'ai été victime d'abus sexuel de la part de mon cousin de l'âge de 6 à 10 ans. Je me suis construite dans le non-dit, sans en parler à qui que ce soit parce que je pensais être la fautive. J'ai tout enterré, jusqu'à ce que ce que je ne me rappelle plus bien de ce qui c'était passé.

    Et puis à 15 ans, tout m'est revenu en mémoire, les images sont réapparues comme des flash, jusqu'à une nuit en particulier durant laquelle j'avais dormi dans la chambre de mon cousin, ma tante m'avait entendue crier et elle était venue me chercher pour me faire prendre une douche. J'avais 7 ans, et à partir de ce moment, à chaque fois que je devais dormir chez ma tante, elle me faisai dormir dans son lit. Mais les abus ont continué, les coups aussi.

    A partir de ce moment, j'ai été complètement bouleversée, ma vie auparavant ressemblait à celle de tout adolescente, mais cela a été le déclic. J'en ai parlé à ma soeur, à quelques amis. J'ai eu des crises d'angoisse, des palpitations, des insomies, j'ai pris des antidépresseurs et je suis tombée dans l'alcool.
    A 18 ans, j'ai appelé mon cousin, pour lui dire que s'il continuait à venir chez moi, j'en parlerais à toute la famille. Il a pleuré, ça m'a fait du bien, et mine de rien, je me suis sentie libérée d'un grand poids.

    Mais ma vie sexuelle a été un désastre, je suis restée 7 mois avec mon premier amour et je l'ai quitté parce que je ne supportais plus qu'il me touche. Il y avait des zones de mon corps qu'il avait interdiction de toucher et pendant les calins, j'étais totalement passive, écoeurée. Puis, au fil des années, je me suis sentie mieux, j'ai rencontré mon copain actuel, il était très doux, très attentionné et je me suis tout de suite sentie bien. J'ai pris le parti de lui expliquer la situation au tout début de notre relation et il a très bien compris. Je pensais être guérie de mes vieux démons, mais même si notre relation se passait très bien, je faisais des cauchemards toutes les nuits, tant et si bien que j'ai développé une maladie du sommeil. Par la suite, je suis devenue hypersomniaque, je dormais tout le temps (à table, en cours, en discutant avec des gens, debout dans le métro, etc.). Je suis allée voir une neurologue qui m'a dit que ce dérèglement du sommeil était vraisemblablement lié à un traumatisme et que je guerirais que lorsque j'aurais réglé ce problème.

    Cela m'a pris 2 ans, mais à 23 ans, je n'étais plus hypersomniaque.
    Aujourd'hui, je suis heureuse dans ma vie et dans ma relation sentimentale. Le sexe n'est plus une épreuve pour moi. J'arrive à parler facilement de mon passé, mais il est vrai que je ne supporte pas certains comportements de la part des gens, comme par exemple, qu'on me parle de trop près, qu'on me touche ou que l'on m'éfleure, cela me met mal à l'aise ou pire, cela m'envoie une décharge directement au coeur. De plus, j'ai toujours l'impression d'être différente et je ne parle en soirée qu'aux personnes que je connais, j'ai parfois du mal à être moi-même, mais j'ignore si cela vient de ma timidité ou de mon passé. En tout cas, la personne que je suis devenue a totalement changé, mais cela m'a pris du temps avant de me sentir bien. Il m'arrive de passer des jours entiers sans repenser à mon enfance et sans me poser milles questions.

    Enfin, ce que j'essaie de te dire, c'est que c'est tout à fait normal de ne pas te sentir très bien en ce moment, parce que tu viens juste de

    Commentaire


    • Réponse au chevreuil!!
      Merci fu1000



      Merci sincèrement de ta réponse et d'avoir partagée ton histoire.

      Je crois par contre avoir manquée la fin de ton message parce que ça termine par "parce que tu viens juste de"...

      Malgré qu'on ne souhaites vraiment pas ce genre de choses aux autres, pas plus que pour soi, ça fait quand même du bien de partager avec des gens qui ont vécu un peu les mêmes situations... ça m'a fait du bien de lire ton expérience qui se termine malgré tout positivement Tu as eue beaucoup de courage et de détermination. Je t'envie et te souhaites tout le bonheur que tu mérites

      Pour ma part, j'aimerais que ce soit tout derrière moi et il y a des jours où je me demande si je serai finalement moi-même un jour... J'imagine qu'il y a des haut et des bas.

      J'aimerais aussi avoir le courage d'affronter mon ex sur ce qu'il a fait, mais au fond, je ne sais pas si ça m'aiderait vraiment puisqu'il n'a aucune conscience de ce qu'il a fait... Ça a du effectivement te libérer d'un poid de le faire pleurer, ça prouve qu'il a conscience qu'il n'a pas bien agit... Pour ma part, on habite le même village de 10 000 habitant, je risque de le recroiser un jour et je ne sais pas quelle réaction j'aurai, ça m'inquiète parfois un peu...

      Tu disais que tu as plus de facilité à parler de ton passé, est-ce que c'est ce qui a pu t'aider d'une certaine façon à passer à autre chose? (je sais qu'on n'oublie jamais, mais apprendre à l'accepter et vivre avec ce passé) Il y a des jours où je voudrais que tout le monde le sache, question qu'ils comprennent ce que je vis et comprendre mes réactions (comme mon gestionnaire), mais je ne sais pas jusqu'à quelle point la vérité est bonne à dire, dans le sens où je ne devrais peut-être pas étaler ma vie au grand jour... J'ai en même temps un peu peur des réactions des autres...

      Surtout que lorsque j'en ai parlé à mes parents, ils étaient ouvert, mais je crois que ma mère ne comprends pas bien ce que je vis... Lorsque je lui ai dit que certaines de mes réactions, selon moi, étaient reliées à ce passé, elle m'a justement dit "oui, mais c'est passé ça..." Ça m'a un peu surprise et déçue... Je me suis posée la question "Est-ce que je m'en fait trop avec ça?" Mais finalement, j'en suis venue à la conclusion que si je vis ces choses, c'est que j'en ai besoin et qu'au fond, on ne peux pas toujours contrôler ses sentiments pour les autres... Je ne blâme pas ma mère puisqu'elle n'a pas vécu ça, donc elle ne peut pas comprendre ce que ça implique moralement, mais j'aurais aimée qu'elle m'appuie un peu plus...

      J'ai par contre cessée d'en parler et je ne suis pas sure que ça m'aide... Mais dans un autre sens, je ne veux pas passer pour une victime qui met tout sur le compte de mon passé, je ne veux pas embêter les gens avec mes histoires... Je ne sais pas si je fais bien...

      J'avoue que je suis un peu confuse parfois quant à la marche à suivre pour m'aider, mais je crois qu'il n'y a peut -etre pas de "mode d'emploi" pour ce genre de choses...

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      • Merci fu1000
        Fin du message précédent



        Je finissais par une touche un peu plus optimiste en te disant que cela fait peu de temps que tu as "crevé l'abcès", c'est normal que les petits problèmes te paraissent des montagnes infranchissables, parce que tu es fragilisée. Mais, elles ne sont pas si infranchissables que cela, avec le temps, on vit avec et on peut quand même être heureuse. Je ne peux pas vraiment te donner de conseils mais n'essaies pas d'aller contre tes émotions, crie, pleure, hurle si ça peut te faire du bien mais laisse toi aller à tes émotions, ne les réfreines pas. Et continue à aller voir un sexologue, voire même un pschologue, ça te permettra de te poser les bonnes questions et d'aller de l'avant.

        Dans ma situation, moi je voyais régulièrement mon cousin et il avait le culot de dire à toute la famille que je lui faisais la gueule. C'est pour cette raison que je l'ai contacté, j'voulais être en position de force par arpport à lui. Dans ton cas, je ne sais pas si cela pourra t'aider. Mais j'espère que tu ne seras pas amenée à le rencontrer de nouveau.

        Moi aussi, j'en avais parlé à ma mère mais elle s'est effondrée, en me disant qu'elle avait été violée par son père (comme ses deux autres soeurs) jusqu'à l'âge de 4 ans. A croire que c'est héréditaire. Mais cela ne nous a pas rapprochée, cela fait 5 ans, et on en a jamais reparlé, elle ne me pose jamais aucune question mais elle me prévient lorsqu'elle sait qu'il sera présent à une fête de famille. Je pense que c'est trop dur pour elle de se rappeler de son enfance. Dans ton cas, je pense que tes parents ne réalisent pas les retentissements de ton passé sur ta vie actuelle. Quand on ne l'a pas vécu, c'est pas facile d'imaginer les marques que cela laisse. Et puis, je pense que ta mère dédramatise ton histoire, comme le font toutes les mamans pour que leur petit aille de l'avant. La mienne me criait dessus lorsque je craquais, mais avec le recul, je comprend que c'était pour que je réagisse. Elle devait se sentir désemparée, ne savait pas quoi faire et essayait de me bouster.
        Essaies peut être d'en parler à des amis proches, ils pourront peut être te conseiller plus facilement, et cela t'aidera à y voir plus clair.

        Mais c'est à double tranchant: d'un côté, tu te sens mieux, tu vides ton sac et t'es contente que les gens puissent te comprendre dans des situations difficiles, mais d'un autre côté, cela te fait ressasser des mauvais moments et parfois, j'avais l'impression de m'enfermer dans cette partie de mon histoire. En revanche, lorsque l'on me met dans une situation délicate, de la part de personnes que je connais peu, je n'entre pas dans les détails, je parle d'un traumatisme dans mon enfance. En général, les gens comprennent vite, et font plus attention.
        Tentes, si tu penses que cela pourra t'apporter plus de sérénité, vois comment tes amis réagissent et comment toi tu te sens. Dans tous les cas, ne pensent pas que tu les embêtent avec ton histoire. Les amis, c'est aussi fait pour ça! Et puis, si à force d'en parler, tu sens que cela te libère, n'hésites pas. Mais fais attention de ne pas te refermer sur ton histoire, essaie de voir comment tu peux améliorer ton présent et ta relation aux autres. N'essaies de changer ton passé, essaies de voir comment tu peux agir dessus pour que cela ne conditionne plus le reste de ta vie. Et puis, si les choses ne bougent pas, vas voir un psychologue. Personnellement, je n'y suis jamais allée, mes amis et l'alcool l'ont remplacé! mais ma soeur est allé en consulter un, et il te permet de réfléchir sur toi même et de t'apaiser intérieurement. Il sera peut plus à même à répondre à tes préoccupations...

        En tous cas, je te souhaite beaucoup de courage. Prends patience et tu verras qu'avec le temps, ton ressenti va s'atténuer et que tu seras plus à même de diriger ta vie.

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        • Fin du message précédent
          Merci



          Je te remercie pour ta réponse.

          Je crois que je vais en parler à mes amies proches, ça risque de me faire du bien et à me libérer un peu. J'y avais pensée, mais j'hésitais puisque je ne voulais pas les faire fuire ou les mettre mal à l'aise, d'autant plus qu'elles connaissent bien le gars et le croisent de temps à autre. Mais au fond, je n'ai rien à y perdre vraiment, comme tu le dis, les amies sont aussi là pour les moments ou ça va moins bien

          Pour ma mère, je ne lui en parle simplement plus... A moins de nécéssité, je me rends compte que ça ne m'aide pas réellement et je comprends qu'elle ne me comprenne pas au fond. C'est dommage par contre que la tienne, qui a vécu quelque chose d'aussi éprouvant ait réagit comme ça, mais je penses que c'est effectivement pour te protéger qu'elle l'a fait.

          J'ai aussi pris rendez-vous avec un psychologue qui pourra m'aider. J'ai pleine conscience de mes sentiments, mais j'ai un peu de difficultée à gérer, donc je crois que ça vaudra la peine.

          Je te remercie énormément pour tes réponses, ça m'a bien aidée à comprendre quelques trucs qui m'arrivent et à aller de l'avant, merci mille fois

          Commentaire


          • Merci
            Bonne chance



            J'espère que d'ici quelques temps tu te sentiras mieux. C'est bien que tu aies fait la démarche d'aller voir un psy, parce que, dans tous les cas, cela ne pourra pas te faire de mal.

            En tous cas, je te souhaite beaucoup de bonheur et beaucoup de courage. Aies confiance aux personnes qui t'entourent et armes toi de patience.

            Bonne chance à toi.

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            • Je connais ça...



              Bonjour,

              J'ai vécue à peu près la même histoire que toi :

              Il y a 7 ans je suis sortie avec quelqu'un qui avait 21 ans, à la base il ne me plaisait pas plus que ça mais comme je suis très timide je n'osais rien dire. Il m'appelait tous les jours pendant plus d'1 heure, il me disait toujours qu'il m'aimait, comme si c'était un miracle que quelqu'un m'aime.... J'avais 15/16 ans et je n'étais pas prête pour avoir des rapport sexuels, mais comme toi je me disais que c'était normal vu son âge....
              On se voyait tous les week-end, et c'était toujours la même chose, je lui disais que je n'avait pas envie mais lui me répondait

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              • Suite "je connais ça"



                Bonjour,

                J'ai vécue à peu près la même histoire que toi :

                Il y a 7 ans je suis sortie avec quelqu'un qui avait 21 ans, à la base il ne me plaisait pas plus que ça mais comme je suis très timide je n'osais rien dire. Il m'appelait tous les jours pendant plus d'1 heure, il me disait toujours qu'il m'aimait, comme si c'était un miracle que quelqu'un m'aime.... J'avais 15/16 ans et je n'étais pas prête pour avoir des rapport sexuels, mais comme toi je me disais que c'était normal vu son âge....
                On se voyait tous les week-end, et c'était toujours la même chose, je lui disais que je n'avait pas envie mais lui me répondait "je vais te chauffer" et il continuait, je lui disait d'arrêter car j'avais mal, mais ne m'écoutait pas.
                A 2 reprises il m'a pénétré alors que je dormais....

                Mes parents l'avaient accepté, il était adorable ! Sauf quand on était tous les deux... malheureusement je ne m'en rendait pas compte, il m'avait en quelque sorte "lavé le cerveau"

                Puis un jour, on ne pouvait pas se voir pour X raison, il a péter un plomb, il m'insultait, il insultait toute ma famille...j'étais dans mon bain, j'étais pétrifiée, mes parents ont dû me sortir de la baignoire tellement j'étais tétanisée. Mais j'ai enfin compris, au bout de 11 mois, que ce qu'il avait fait n'était pas normal....

                Le soir même j'ai tout raconté à ma mère, sauf le viol, elle se sentait coupable de ne rien avoir vu. J'ai fais beaucoup de recherche dessus : était-ce vraiment un viol ? après tout c'était mon copain. Mais la réponse était clair : c'en est un.
                J'ai voulu porté plainte, mais j'étais mineure, je devais le dire à mes parents, donc je ne l'ai jamais fait.

                Je l'ai raconté à ma cousine mais elle ne m'a pas réconforté. Je me suis mise avec quelqu'un mais il ne m'a pas cru....

                Le plus bizarre c'est que je ne me rappelle plus de ces 11 mois.... C'est comme si ma mémoire était effacée, je l'ai revu quelques semaines après, apparemment on sait parlé mais je ne m'en souviens pas. Je me souviens juste du viol.

                Quatre années c'était passé, je n'allais vraiment pas bien, je ne m'entendais plus avec mes parents, je n'avais plus d'amis, j'ai même pensée au suicide.... J'ai donc tout avouer à mes parents, et comme seule réponse j'ai eue "on s'en doutait, tu veux vois un psy".

                Puis j'ai fais la connaissance de "mon homme", je lui ai tout raconté car on a que très rarement des rapports sexuels et mon passé vient me hanter assez souvent. Il m'a écouté, il m'a réconforté, j'ai pleuré comme jamais alors que je n'avais montré a personne ce que je ressentais.

                Depuis je vais voir une thérapeute, on fait de la sophrologie. Je suis toujours en dépression mais je vais mieux. J'espère bientôt être de nouveau heureuse, ce qui m'est pas arrivée depuis 7 ans.

                Mais je ne suis plu la même, je riais souvent, j'avais beaucoup d'amis, maintenant les seules connaissances que j'ai je m'en éloigne vite et je ne supporte pas que mon copain ne soit pas avec moi.

                Si j'ai un conseil à te donner : parles-en

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                Forum-Archive: 2010-022010-03

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