publicité

publicité

  • Bienvenue dans nos forums ! Vous êtes ici dans un espace qui vous est spécialement dédié, où vous pouvez échanger, recueillir des informations et poser vos questions en tout anonymat. Les valeurs de ces forums sont la solidarité, l’humanité et le service. Nous comptons sur vous pour nous aider à faire respecter ces valeurs et la convivialité des forums. Si vous avez une question sur le fonctionnement du site ou si vous rencontrez un problème sur nos forums n’hésitez pas à consulter nos FAQ

Annonce

Réduire
Aucune annonce.

:triste: la naissance de mon fils (triste) :triste:

Réduire

publicité


X
  • Filtre
  • Heure
  • Afficher
Tout nettoyer
nouveaux messages

  • :triste: la naissance de mon fils (triste) :triste:



    voilà un bout du livre que j'écris sur mes enfants... donnez moi votre avis...



    Jeudi 9 juin, je dois passer une échographie pour évaluer létendue de ton omphalocèle et voir si tout va bien. On me transporte au service de radiographie du Tripode. Je ne suis plus à mon premier transfert Maternité-Tripode. Jai déjà dû subir plusieurs examens car je nallais pas très bien : scanner pulmonaire, écho doppler de mes jambes pour dépister une éventuelle phlébite, échographie cardiaqueje nai jamais passé autant dexamens. Mais léchographie du 9 juin était pour toi, mon fils. Jai longtemps attendu dans le couloir. Je commençais à paniquer vu que jétais seule. Heureusement que tu me donnais quelques coups pour me rassurer
    Quand je suis enfin entrée dans la salle dexamen, je suis toute excitée à lidée de te revoir. Tu as dû tellement grandir depuis la dernière échographie ! je vois ta jolie petite bouille , tes bras, tes jambesléchographe me rassure au niveau de ton omphalocèle. La poche ne contient que les anses intestinales. Lopération devrait bien se passer. Mais le médecin me dit aussi quil est beaucoup trop tôt pour toi de naître. Tu nes quà sept mois de grossesse. Elle évalue ton poids à 1.2kg. Jen ai vu des prématurés aux soins intensifs dà peine un kilo. Si eux sen sortent, pourquoi pas toi ?
    De retour dans ma chambre, on me fait passer un monitoring, ou plus précisément un test de Manning. On me pose deux électrodes sur le ventre : une pour repérer les contractions et une pour surveiller ton rythme cardiaque. Jadore entendre ton petit cur battre. Boum ! Boum ! Cest tellement rassurant de te sentir en vie. Le test de Manning doit durer une vingtaine de minutes. Je dois appuyer sur un petit bouton à chaque fois que je perçois un de tes mouvements. Mais là, une fois de plus, lexamen se passe mal. Çà doit bien faire une heure que je suis branchée et tu ne bouges quasiment pas. La sage femme fait appeler le médecin. Il parle de souffrance ftale. Tu ne vas pas bien mon cur. On parle de césarienne en urgence. Mon cur semballe. Il y a quelques heures léchographe mavait bien dit que tu ne devais pas naître maintenant. Après de longues discussions, léquipe médicale décide dattendre encore un peu pour te faire voir le jour. Je passe une nuit horrible. Les mots de souffrance ftale tournent dans ma tête. Jai tellement peur pour toi, pour nous
    Le lendemain matin, je repasse le fameux test de Manning. Il nest toujours pas bon. Le Docteur C. mexplique que nous ferons un autre test en début daprès midi et que nous suivrons de très près lévolution des choses. Ton papa reste toute la journée avec moi. Il se relaie avec mon père. Quand je fais le test de Manning je suis seule dans la chambre. Seule ? Non pas tout à fait, tu es là en moi. Çà fait sept mois que tu as pris location dans le petit studio quest mon ventre. Le test est catastrophique, tu ne vas pas bien du tout. Le docteur revient dans ma chambre et mannonce que tu dois naître au plus vite. Avant la fin de la journée. Les sages femmes doivent me préparer pour la césarienne. Avant de descendre au bloc, je dois revoir la pédiatre qui soccupera de toi. Je nentends rien de ce quelle me raconte. Une seule chose résonne en moi. Je vais bientôt te voir. Çà fait sept mois que je tattends. Jappelle ton père pour lui dire que tu vas bientôt arriver. Il faut quil soit là pour taccueillir comme je ne serais pas en état je préviens également mes parents.
    La sage femme mexplique comment lopération va se dérouler. Elle essaye autant que faire se peut de me rassurer. Elle me rase. Je dois passer à la douche. Une douche intégrale à la bétadine pour éviter au maximum les infections. Je tremble comme une feuille. Je me demande si tu comprends ce quil se passe en dehors de ta cachette. Jai beau essayé de me calmer, mais tu dois sentir mon inquiétude. Quand je sors de la douche, ton père est là. Il est tout excité. Il va être papa. Je lui demande me promettre quil veillera sur toi, quil ne te lâchera pas dune semelle. Mais bien sûr quil sera là. Tu es son fils, un petit bout de lui. Il taime depuis le premier jour. Si tu avais vu sa tête ce jour là. Il était si mignon. Partagé entre la panique et le désir de ma rassurer.
    A 19 h, on me descend au bloc opératoire. Ton père, et tes deux grands pères sont là. Je fais un petit bisou à julien et hop !!! Cest parti pour la plus belle des rencontres.
    On me transporte au bloc. Jai peur. Il y a tellement de gens, des blouses blanches, vertes. Javais demandé à la sage femme de létage de venir et de rester auprès de moi pendant la césarienne. Elle sest arrangée avec son service et a pu assisté avec moi à ta naissance. Lanesthésiste vient me faire la péridurale. Jai peur car je sais quil y a existe un risque avec la péridurale de rester paralyser. Je dois faire le dos rond et surtout ne pas bouger pendant quil me fait la piqûre. Mais je tremble tellement quil est impossible pour moi de ne pas bouger. Finalement le médecin arrive à me faire la péridurale. Il me touche alors les jambes pour voir si cela a fait effet et que je suis bien anesthésiée. Mais je sens toujours ses mains. Il commence à se demander si lanesthésie a bien fonctionnée. Il a bien fallu attendre 7 à 8 minutes pour le produit fasse effet.
    Maintenant cest au gynécologue de sactiver. Dans quelques minutes, tu seras là. Il me demande su je veux quil me mette de la musique pour me détendre. Et moi de lui répondre : non mais vous rigolez ! Çà va vous perturber ! Concentrez vous sur mon ventre plutôt ! Çà a fait rire tout le monde. On me met un grand drap devant la poitrine pour ne pas que je vois ce quil se passe. Mais le médecin commence à me connaître. Il sait que je surveille tout et il a bien remarqué que jessayé de voir ce quil se passait sur la grande lampe de chirurgie accrochée au plafond. La lampe sur laquelle reflétait mon corps. Il demande alors à une infirmière de réajuster la lampe. La sage femme est restée à côté de moi pendant tout le temps de la césarienne. Je lui ai demandé de ma parlé. Javais peur dentendre le bruit des outils découpé mon ventre. On a parlé de tout et de nimporte quoi mais honnêtement je ne me rappelle plus de quoi. Je ne sens aucune douleur. Je sens juste que le médecin trifouille dans mon ventre pour essayer de tattraper. A 20H05, tu es né. Je ne tai ni vu, ni entendu. Les infirmières temmènent loin de moi. Je voulais tellement te voir mais ta santé passe avant toute chose. Maintenant le médecin va refermer la plaie. Il doit recoudre louverture de la césarienne et terminer par des agrafes. Je nai rien senti, tout sest pas si vite. A peine une heure pour te faire naître et terminer lopération. Le médecin mannonce enfin que lopération est terminée. Je lui demande sil a bien tout retiré de mon ventre. Il compte alors les compresses une à une. Il lui en manque une. Il compte et recompte. Je commence à paniquer. Il va sûrement falloir quil mouvre de nouveau le ventre pour chercher la compresse manquante. Mais non ! Ouf ! Il la retrouvedans sa main. Çà nous a bien fait rigoler.
    La pédiatre vient me donner de tes nouvelles. Tu es un beau bébé de 2.6 kilos pour 49 cm. Pas mal pour un prématuré de sept mois à peine. Ils se sont bien trompés à lévaluation échographique. Elle me rassure. Les infirmières soccupent de toi. Une fois que tu seras prêt et avant de partir pour lhôpital des enfants, elle temmènera pour que je te vois. Une heure au maximum à attendre.
    On me place dans un box des soins intensifs pour la surveillance classique post opératoire. Je tattends. Je suis épuisée. Jai envie de dormir, mais je résiste. Jai tellement hâte de te rencontrer. Jai attendu toute la nuit, mais on ne ta jamais amené. Dans la nuit, japprendrais que lambulance a eu du retard et que tu nes parti que bien tard pour lhôpital des enfants. Ton père ma appris que lambulance avait eu des soucis de batteries pour te transporter. Jespère que ce nest pas cela qui ta causé des problèmes.
    Le 11 au matin, tu dois rentrer au bloc pour te faire opérer de ton omphalocèle. Jattends avec impatience pour avoir de tes nouvelles. Je te verrais peut être dans laprès midi
    Je men veux de te dire çà, mais je me refuse à cacher tout détails dans ce texte. Je tai porté pendant sept mois et je tai mi au monde. Pourtant, je nai pas limpression davoir un enfant. Tout sest passé comme une simple opération. Je savais que tu étais là, mais je narrive pas à réaliser. Je ne réalise pas toujours aujourdhui.
    Vers 12 h, on me donne enfin de tes nouvelles ! Lopération sest bien passée. Tu es en salle de réveil. Tout va bien. Je suis tellement rassurée ! On me dit que dans laprès midi je pourrais venir te rendre visite. Je compte les minutes avant que lambulance vienne me chercher. Je me prépare pour notre première rencontre. Julien est resté avec toi depuis ta naissance. Avant que je ne vienne te voir, il essaye de ma préparer à cette rencontre. Il me dit que tu es tout petit, tout fragile, que tu as beaucoup de pansements et beaucoup de branchements. Je narrive à visualiser ce quil me dit
    Il est 15h ! Jarrive à lhôpital des enfants sur mon brancard. Jai mal au ventre. Suites pas très agréables de la césarienne. Ton papa, tes deux grands pères sont présents. Ils me sourient. Si tu avais vu la tête des papys. Ils avaient lair si heureux. Linfirmière veut que je reste sur mon brancard pour te rendre visite. Mais je refuse. Il est hors de question que tu me vois comme çà. Je demande un fauteuil. Mon père nest pas très rassuré. Je souffre pour descendre de mon brancard. Mais ce nest pas grave. Je vais bientôt te voir ! Avant de rentrer dans le box, il faut se désinfecter les mains et porter un masque. Je remonte ensuite avec linfirmière et ton père le petit couloir qui mène à toi. Quand jarrive dans le box, mes yeux se posent en premier sur des petits jumeaux nés à six mois de grossesse. Ils gigotent dans tous les sens et ont lair daller bien car ils ne sont pas branchés. Je timagine aussi vifs queux. Ta couveuse est à gauche. Ton père me pousse vers toi. Tu ne ressembles pas à un bébé. Mon cur vient de sarrêter de battre. Je me retrouve face à une petite momie . Tu es bandé de partout. Les seuls bouts de ta peau que je vois sont tes petites mains. Jai envie de pleurer. Quest ce que je tai fait ? Pourquoi ai-je tant voulu un enfant ? Je naurais pas imaginé voir mon enfant souffrir autant. Quelle mère peut imaginer cela ? Je te vois là, si fragile, si malade et je ne peux rien faire pour soulager ta souffrance. Jaurais donné ma vie pour que tu guérisses. Mais je ne pouvais rien faire. Javais apporté avec moi un petit mouchoir que javais placé contre ma poitrine. Je voulais le mettre avec toi dans la couveuse pour que tu sentes mon odeur. Mais je nai pas eu le droit de te laisser à cause des risques de transmissions de microbes. Javais tellement envie de te toucher, te caresser. Te prendre dans mes bras et te bercer. Mais çà non plus je navais pas le droit. Tu étais là, si près de moi et pourtant si loin. Comment voulais tu que je réalise que jétais mère alors que je ne pouvais rien faire comme les autres mamans. Jai regardé les parents des petits jumeaux. Ils souriaient en regardant leurs enfants. Je voyais la maman les caressait, et moi je ne pouvais que te regarder. Tu étais branché de partout. Je voyais des fils dans tous les sens. Un appareil pour taider à respirer, un pour taider à te nourrir, un pour surveiller tes signes vitaux, une sonde urinaire. Dailleurs en parlant de la sonde, je me rappelle avoir été rassurée sur ton état car javais vu dans la petite poche quelques gouttes durines. Cest que tu vivais cependant, tu ne ressemblais pas à lidée du bébé que je métais faite. Je savais que tes premiers temps seraient difficiles, mais je navais jamais imaginé que cela serait aussi dur. La visite a duré environ quinze minutes. Cétait trop peu et trop long à la fois pour mon cur de mère. Jai attendu que le médecin passe pour quil me dise exactement comment tu allais. Il nous a dit que tu devais absolument te mettre à respirer seul. Jai eu peur. Je savais déjà au fond de moi que tu ne résisterais pas. Je men suis voulu de tavoir laissé souffrir. Je men veux encore terriblement aujourdhui. Quand on ma ramené à la maternité, jai demandé que lon me donne un tire lait. Il faudra bien que tu lâches cette sonde qui te nourrit. Mon lait sera bien meilleur. Mais on ne ma rien donné. Les infirmières mont raconté un mensonge pour justifier cela. Elles mont dit que le tire lait était un appareil que seul le vigile de lhôpital pouvait dévisser. Jai alors demandé quon le fasse venir, mais sans aucun succès. Je comprendrais plus tard que tout le monde savait que mes seins ne te nourriraient jamais.
    Après la journée dobservation post opératoire, on me remonte enfin dans ma chambre. Je vais quitter ce service des soins intensifs que je campe depuis déjà plus dune semaine. Arrivée dans ma chambre, je pense déjà à demain. Je reviendrais te voir tous les jours jusquau jour où je pourrais enfin tavoir auprès de moi. Bientôt nous rentrerons à la maison pensais-je.
    Mon père et mon beau père sont là. Ils me disaient au revoir quand jai soudain eu une grosse attaque de panique. Jétais persuadée quune sauterelle se baladait sur mes lèvres. Pourquoi une sauterelle ? Je nen sais rienje me rappelle avoir supplié mon père de me lenlever. Mais il ny avait rien. Je commençais vraiment à délirer. Mon père a fait venir la sage femme. Elle sest approchée de moi. Elle ma donné quelques petites claques. Je me sentais partir. Je lai entendu dire que jallais convulser et quil fallait me descendre durgence aux soins intensifs. Je venais à peine de quitter cet horrible box sans vie. Les infirmières du service navaient aucune patiente. Elles en ont profité pour nettoyer chacun des box. Jai donc attendu dans une autre salle. Plusieurs infirmières se trouvaient autour de moi. Je me souviens avoir vu une infirmière avec des petites couettes, une infirmière qui zozotait, et lanesthésiste. Cette anesthésiste me faisait rire. Un petit bout de femme pleine dénergie. Je délirais à moitié. Je me rappelle que Papa était là. Je voyais tous ces gens devant moi. Mais je ne les voyais pas de façon nette. En effet, je ne voyais quune partie de leurs visages. Cétait effrayant ! A partir de ce moment là, je ne me souviens plus de rien. Jai été transféré dans un box, le même que javais occupé jusquà présent. Dans la nuit, jai eu une crise déclampsie. Cest une complication de la toxémie gravidique. Cest une maladie qui touche les femmes enceintes. Pour simplifier, javais une tension élevée pendant les semaines qui précédaient mon accouchement, puis javais un taux de protéine anormalement élevé. Le seul moyen de traiter cette maladie est de provoquer laccouchement. Pourtant ma crise déclampsie, je lai eu 24 heures après la césarienne. Cest le trou noir le plus complet. Le seul souvenir quil me reste est cette horrible que jai eu de mourir. Je me suis même vue en dehors de mon corps. Je voyais mon corps étendu sur le lit avec les infirmières qui saffairaient autour de moi. Jobservais la scène derrière elles. Je les entendais sinquiéter car je convulsais, javais du mal à respirer. Jai failli mourir ce soir là, et cest gravé en moi. Il me reste quelques bribes de souvenirs de cette nuit là. Je me rappelle avoir demandé aux infirmières si jallias men sortir, si je nallais pas mourir. Elles ne me comprenaient pas. Je pensais être morte. Je suis sûre dêtre partie cette nuit là. Jai failli mourir. Jai frôlé la mort. Mais je ne devais pas. Tu étais là, à lhôpital des enfants entre la vie et la mort. Je navais spas le droit de te laisser. Qui allait soccuper de toi si je partais ? je pense que ce qui ma fait rester, cest mon amour pour toi. Lamour infini dune mère pour son enfant
    Au matin, le médecin de garde est passé me voir. Il est venu prendre de mes nouvelles et me raconter ce quil sétait passé. Je vais te répéter ce quil ma dit car comme je te lai dit je ne me souviens de rien. Javais commencé à avoir une tension de plus en plus élevée. En pleine crise, je suis montée à 26 de tension. Pendant quelques secondes heureusement puis je me suis mise à gonfler. Jétais remplie deau. Jai pris dix kilos de liquide en quelques minutes. On appelle çà des oedèmes. Javais accouché, et pourtant mon ventre sest remplie comme si jétais toujours enceinte. j'étais remplie d'ascite. J'ai eu de nombreuses convulsions dues à un oedème cérébral.Puis j'avais du mal à respirer. il m'a expliqué que ma vie avait été en danger. mais pour toi , mon amour, je suis restée.
    j'ai voulu te voir. on me l'a interdit. j'étais beaucoup trop faible et il y avait un énorme risque de récidive dans les 72 heures qui suivaient la crise. j'ai redemandé à ce que l'on appelle le vigile pour le tire lait. tu étais ma force. je voulais guérir, vivre pour toi.
    je n'ai plus aucun souvenir jusqu'au lundi 13 juin. ce matin là, je réclame pour la énième fois que le vigile vienne pour dévisser le tire lait. mais je sais très bien qu'il ne viendra jamais. pourtant, j'espère toujours...
    dans la matinée, je reçois la visite de julien, du p"diatre, du gynécologue et d'une dame que je n'ai jamais vu. c'était la psychiatre. julien pose sur moi un regard si tendre. je vais avoir de tes nouvelles. ils me regardent tous "bizarrement". julien s'approche de moi. les larmes lui montent aux yeux. il me dit que les choses se sont accélérées pour toi et que tu nous a quitté la nuit dernière. je ne veux pas y croire.il me ment. tout s'est mi à tourner autour de moi. je ne reconnaissais plus aucun visage. je ne voulais plus voir personne. j'aurais voulu crier ma douleur. j'aurais du partir avec toi. j'aurais du mourir puisque tu n'as pas résisté. tu m'as abandonnée. A contre coeur, je le sais, mais je l'ai vécu comme un abandon. je n'avais plus aucune raison de vivre.je voulais donner la vie, et de nouveau j'ai donné la mort.mon père est venu me voir dans l'après midi. dès qu'il est rentré j'ai tendu mes bras vers lui. il m'a serré très fort contre lui et j'ai fondu en larmes. je voulais qu'il me dise que ce n'était qu'un horrible cauchemar. que tu allais bien. mais il n'a rien dit. il ne pouvait rien dire. tu es parti...
    le sjours ont suivi. vide de sens pour moi. je ne voulais plus guérir. je voulais mourir. te rejoindre. vous rejoindre mes enfants.
    j'ai eu le droit de te rendre visite au dépositoire. j'avais tellemnt peur de te voir mort., mais il le fallait. te dire aurevoir une dernière fois, pour être sure que ce n'était pas un horrible cauchemar.
    j'ai été accompagnée par ton père, mon père, mon beau père et une infirmière des soins intensifs, Anne. il faisait beau ce jour là, même très chaud.j'ai sur le brancard.je n'ai pas demandé de fauteuil. aucun mot ne pouvait ni ne voulait sortir de ma bouche.on est rentré dans le dépositoire. il faisait frais. au fond de la salle se trouvait un petit berceau. Adrien mon fils, tu étais là.endormi pour l'éternité. l'infirmière a approché mon brancard de ton berceau. j'ai poussé un cri. quelle douleur pour moi ta mère de te voir inerte, blanc et froid près de moi. j'ai tourné la tête. je ne voualis pas te voir. quand j'ai repris mes esprits, je t'ai de nouveau regardé. tu étais si beau tout de blanc vêtu avec une petite peluche orange à tes côtés. mais de nouveau j'ai paniqué. j'ai regardé mes proches. ils étaient tous alignés devant moi. on aurait dit qu'ils venaient nous voir tous les deux. je suis morte avec toi le jours où tu m'a quittée. cette salle était si triste. il n'y avait pas de fleurs.juste un petit berceau avec un enfant mort, une famille plongée dans la douleur.

  • Un peu dur



    a lire pour moi qui a perdu mon bb a presque 6 mois , la fin me rappelle beaucoup de chose ....
    tres emouvant !

    tu as decidé d'ecrire ?
    j'ai moi aussi fais quelques essais ...

    bisous

    Commentaire


    • Un peu dur
      Merci penelope



      d'avoir lu. tu sais moi à chaque fois que je le relis, c'est très dur aussi. j'ai la nausée à chaque fois.

      j'essaye d'écrire pour la mémoire de mes quatre bb, pour qu'on me comprenne...

      tendres pensées à ton petit ange

      bisous

      johanna

      Commentaire


      • Comment dire ...



        C'est si triste et à la fois si bien raconté ...

        J'ai les larmes aux yeux tu t'en doutes :triste:

        J'espère que ce livre te servira d'exutoire et que tout ça te permettra d'avancer encore et encore pour toi ... pour tes anges.

        Merci de partager ça avec nous.

        Delphine

        Commentaire


        • Merci penelope
          De rien



          tu as beaucoup souffert c'est vraiment une bonne chose de le mettre sur papier ....
          la vie est drolement amere parfois !



          bisous

          Commentaire


          • Comment dire ...
            Merci à vous



            mes proches ne veulent pas que j'en parle. je dois tourner la page. mais je n'y arrive pas
            merci encore çà me touche et me fais beaucoup de bien.

            Commentaire


            • Tres dur



              a lire, j'en ai les larmes aux yeux.
              Continues a ecrire, ça ne peut te faire que du bien, et tu le fais tres bien!
              Je te souhaite tout le courage possible pour retrouver le chemin du bonheur.

              Bises

              Caro

              Commentaire


              • :triste: :trise:



                Je n'ai pas de mots pour te dire à quel point ton histoire m'a bouleversé. Ce que tu as vécu est un véritable drame. Je te souhaite énormément de courage pour surmonter cette épreuve.

                Et une énorme pensée pour ton ange

                Commentaire


                • Que dire?



                  A côte de ton histoire, nos petits maux quotidiens semblent si dérisoires...La vie est si cruelle parfois...Pourquoi ce petit être? Pourquoi le -et vous- mettre à l'épreuve? Je ne comprends pas...Je vous souhaite beaucoup de courage, même si tu as démontré que tous nos souhaits ne sont pas exaucés...Je pense très fort à toi.

                  Commentaire


                  • Hhhhhooooo



                    j ai lue et franchement j ai verser une larmes c est tres triste pour ce petit ange courage a vous les parents et repose en paix petit ange

                    Commentaire


                    • C'est bouleversant...



                      Je n'ai pas tout compris; il y a des termes médicaux que je ne connais pas, mais j'ai compris l'essentiel: la douleur d'une mère. Et ça me bouleverse.
                      Je ne sais que dire, quoi écrire... Il n'y a rien qui puisse combler un tel chagrin.

                      Commentaire


                      • Quoi te dire !!



                        Je comprends ta souffrance c'est horrible je l'ai vecu moi aussi, mais je n'avais pas le droit de voir mon bebe car ca aurait ete plus dur pour moi elle n'etait pas montrable !! Dur de faire son deuil ds ces conditions.Je te souhaite beaucoup de courage et surtout kan tu en ressens le besoin parle ou ecrit moi c'est en parlant avec des parents qui on ete kom nous qui m'a permit d'avancer courage et je suis de tout coeur avec toi tendrement chris

                        Commentaire


                        • Merci encore



                          bon je crois qu'il va falloir que je réexplique les termes médicaux.
                          j'espère avoir écrit çà de façon simpleet pas trop rapide. d'un autre coté tout est allé si vite qu'on n'a pas le tempts d'analyser les choses.

                          je vous embrasse toutes très fort.

                          johanna

                          Commentaire


                          • Il n'y a aucun mot ...



                            aucun mot pour soulager ta douleur face à cette épreuve de la vie qui est sans aucun doute la pire ... Perdre un enfant est vraiment une terrible épreuve. J'ai perdu 3 enfants in utéro, mon petit garcon a 3 mois de grossesse, et deux jumeaux à un mois et demi de grossesse. J'ai subis deux curetages. Je crois que ce que tu as vécu est très traumatisant dans le sens où tu as fais naire ton bébé et que tu la vu en vie. Ceci marque une femme à jamais. Je suis sure qu'il a pu ressentir ce plein d'AMOUR que tu avais pour lui. Que tu puisse en parler comme cela est une chose formidable, c'est déjà que tu peux prendre un petit peu de recul. Tu es très courageuse. Je te souhaite de remonter la pente si difficile après de tels tourments...

                            Je t'envoie plein de courage,

                            Bisous

                            Catherine.

                            Commentaire


                            • Quel malheur..



                              Mon Dieu, c'est le cauchemar de toutes les mamans..

                              Je suis effondrée.. Heureusement, je suis seule au bureau, personne ne m'a vu pleurer..

                              Vraiment, énorme compassion.. C'est sûrement le plus dur des deuils que celui de ses enfants..


                              Tu as bien raison d'écrire, d'en parler, et effectivement, tu es talentueuse..


                              Je te souhaite tout le bonheur du monde, y compris celui d'être maman à nouveau bien sûr..

                              Commentaire


                              • :triste:



                                Que dire ?...

                                Malheureusement pas grand chose de plus que ce qui a ete dit, si ce n'est que tu fais bien de mettre tout ca par ecrit et/ou venir nous en parler...

                                Commentaire


                                • Trop triste :triste:



                                  tu as du vivre l'horreur. Je tremble en te lisant.
                                  Tu as beaucoup de courage d'avoir affronté tout ça :triste:
                                  Je te souhaite de très belles choses pour la suite, même si je me doute que rien ne pourra vraiment effacer tes blessures. :triste: je pense bien à toi et au papa :triste:
                                  bisous

                                  ely

                                  Commentaire


                                  • Je pleure



                                    aussi avec toi...

                                    Comment se fait-il que tu perdes tes bébés ? As-tu une maladie ?

                                    Continue à en parler, on ne tourne pas la page comme ça, tous ces drames sont écrits en toi. J'espère que tu te fais aider, il y a des médecins spécialisés dans les deuils d'enfants.

                                    Bon courage à toi...

                                    Commentaire


                                    • :triste: :triste:



                                      mon dieu quelle tristesse,ton petit Ange veille sur vous,j'espere pour vous que vous aurez la joie de donner un petit frére ou une petite soeur a Adrien quand ca ira mieux car j'imagine que la peine et la douleur sont presents :triste:

                                      je ne sais quoi rajouter ,j'espere que 2007 vous apportera beaucoup de joies

                                      Commentaire


                                      • :triste:



                                        continue d'ecrire. il te faut liberer d'une manière ou d'une autre cette douleur.
                                        Ce n'est pas en l'enfermant au fond de toi que tu en gueriras.

                                        Livre toi, parles-en peut-être pas a tes proches mais a tes amies.

                                        Que te dire. A part que nous aussi nous aurions envie de mourir si cela nous arrivait...

                                        Je te suis depuis longtemps , ta grossesse etc...
                                        Je suis de bordeaux aussi c'est pour ça que le Tripode, je connais. pour d'autres raison. Et mon fère s'appelle Julien et mon beau frère Adrien.

                                        Courage et surtout pleure et confie toi.
                                        C'est une très bonne idée ce livre.
                                        Je souhaite entendre parler de toi a nouveau et dans d'excellentes circonstances!!!

                                        Séverine

                                        Commentaire


                                        • Mon dieu :triste:



                                          je pleure devant mon écran. Je ne peux rien te dire sinon t'envoyer un peu de force et toute mon amitié dans cette épreuve, que j'ose à pein imaginer.
                                          Maiwenn

                                          Commentaire


                                          • Je me sens proche



                                            de toi et je le suis malheureusement puisque j'ai vécu la même chose que toi (sauf que je n'ai pas failli mourir)...
                                            Mon petit Eliot est décédé fin avril à 3 mois 1/2 et à sa naissance, je l'ai vu également branché de partout à cause d'une malformation cardiaque qui a été brillamment opérée... Nous avons eu presque 3 mois d'acalmie et de bonheur à la maison... avant qu'il ne fasse un infarctus...

                                            J'ai ressenti les mm choses que toi, le même cauchemar...
                                            Je peux juste te dire que tu as raison d'écrire l'histoire de ton petit Adrien, tu as raison de ne pas tourner la page... elle ne se tourne pas!
                                            Nous ne pourrons jamais "passer à autre chose", juste apprendre à vivre sans nos poussins mais la douleur, le manque seront tjs notre quotidien...
                                            Egoïstement, je nous souhaite d'autres bonheurs à venir...

                                            Je t'embrasse!

                                            Delph

                                            Commentaire


                                            • Quelle tristesse



                                              je ne sais quoi te dire... je suis tellement touchée par ton témoignage.... j'en pleure...
                                              courage...
                                              bats toi, vis pour ton fils ...

                                              Commentaire


                                              • Quelle douleur :triste:



                                                je suis en larmes devant mon ordinateur...
                                                je sais pas quoi dire tellement ça me fait mal au coeur cette tragédie qui vous a touchés...
                                                je vous envoie plein de courage

                                                bisous
                                                bambichat

                                                Commentaire


                                                • Une pensée émue pour toi et adrien



                                                  je ne peux rien dire d'autre. trop d'émotion.
                                                  continue à écrire et à mettre des mots sur ta douleur et ton deuil. cela ne peux que t'aider à accepter l'impensable.
                                                  courage
                                                  patricia

                                                  Commentaire

                                                  Publicité

                                                  publicité

                                                  Chargement...
                                                  X