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Mâle-être pitoyable...

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  • Mâle-être pitoyable...



    Je mappelle Jean-Michel, je vais sur 46 ans, le 21 juin prochain ; je tente une description la plus réaliste possible de ce que je vis depuis toujours finalement, sans jamais avoir trouvé la clé du problème, aussi freudien soit-il ;

    Je tente ce descriptif en essayant dêtre le plus proche de ma réalité, en essayant de ne pas sombrer dans la théâtralisation, la complaisance, le cynisme, la victimisation, conscient que dans ma vie de tous les jours, tous ces termes sont présents plus ou moins.

    Je souffre dun mal-être physique, simplement, bêtement, avec tout le côté illusion qui y est attaché ; à mon âge, je souffre dun mal-être proche de celui des adolescents qui se cherchent, se découvrent ; côté soin, jai arpenté les couloirs des psychologues, psychiatres et psychanalystes depuis plus de 20 ans ; cette errance aura été un moindre mal, tout simplement parce que lanalyse correspond à ce que je suis ; mais jamais à ce jour, je nai trouvé la clé à ce mal-être physique, jamais je nai trouvé lapaisement.

    Les causes de ce mal-être proviennent dun schéma assez classique dune enfance ou jai fait ce que jai pu, où je me suis construit avec les outils mis à ma disposition ; il nest pas intéressant dans mon propos de relater la violence de mon enfance car il est des enfances bien plus violentes en ce monde qui nengendre pas systématiquement ce mal-être, ce nest que mon histoire personnelle ; tout au plus en parler car lorigine est sans doute dipienne, liée au couple de mes parents en tous cas ; à ma mère plus précisément ; pour faire court et ne pas sombrer dans la psychanalyse de comptoir, je dirais que je suis encombré par lidéal physique masculin que jai cru percevoir chez ma mère, hanté par ses railleries vis-à-vis du corps de mon père, corps de mon père qui nest pas loin bien sur du mien, idéal amplifié, interprété, déduit, de ma mère auquel, bien entendu je ne correspond pas ; je ne mattarde pas sur le contexte, car bien sur, outre limportance de celui-ci, cette construction est mienne et jaurais pu lintégrer dans dautres circonstances ; tout est interprétation, malentendu, construction personnelle et ne peut engager mes parents qui ont fait ce quils ont pu avec ce quils étaient.

    Lidéal projeté, imaginé mais intégré de ma mère, côté purement physique, est celui, assez classique, de lhomme viril, musclé et ma croyance au pouvoir dun corps très bien fait envers la gente féminine est désespérément indétrônable ; on peut dire aujourdhui que pour moi, la réussite personnelle est davoir un corps hors normes, bien développés musculairement, un physique dimensionné, séducteur, sensuel, le type de corps masculin mis en exergue aujourdhui dans tous les supports médiatiques de notre société où lon représente le corps de lhomme ; je suis convaincu que davoir un tel physique est une clé de la réussite personnelle, un accomplissement, une fin en soi, un objectif, que lhomme correspondant à ces critères physiques a un pouvoir, a le pouvoir suprême sur les femmes, en termes de séduction. En terme de bien-être, si javais ce corps, je baignerais dans le bien-être permanent, sans aucun soucis narcissique, maccommodant même dune part dillusion (il est normal que certaines femmes napprécient pas mon beau corps dapollon, on ne peut pas plaire à tout le monde, certaines femmes préfèrent la banalité physique, etc.) je serais très suffisant, auto-suffisant, je serais convaincu davoir un pouvoir sur toutes les femmes, même celles qui diraient ne pas aimer mon physique, je serais capable de conclure quelles se mentent à elles-mêmes ; je serais capable, fort de mon physique implacable, irréprochable, parfait, de minstaller dans une fausse modestie, dêtre ce beau type bien foutu mais qui ne le montre pas, qui ne se met pas en valeur, de consoler qui voudra, dans un parcours de mal-être, qui me dirait : toi, tu ten fou, tu es beau etc. en lui répondant mais non, il ny a pas que cela dans la vie, et puis moi aussi jai des défauts ; Je serais en tous cas convaincu dêtre lidéal de toutes les femmes et dieu que je serais bien dans ma peau

    Bref, je serais un gros con.

    Il y a une connotation comique dans ce que je raconte, je serais même pire que cela, il y a lévocation même que je serais dans lillusion, lauto suffisance, je pourrais en rire moi-même si je navais réellement inscrite en moi cette croyance ; oui, je rêve dêtre ce gros con. Etre ce type dhomme est un idéal pour moi.

    Il y a la raison, je suis malheureusement raisonnable, le contraire eut été plus simple à vivre. Toute ma vie, jai rejeté mon physique, mon apparence, toute ma vie jai rêvé dêtre, toute ma vie est basé là-dessus ; jai lapidé ma vie professionnelle, ma vie familiale, mon mariage, mes relations avec les femmes à cause de cette croyance ; jai été malheureux toute ma vie à cause de cela ; et ce rien que de le dire.

    Mon corps est on ne peut plus banal, je nai rien dextraordinaire ; je passe ma vie à projeter également cet idéal sur toutes les femmes qui croisent mon chemin ; forcément, elles maiment en saccommodant de la pauvreté de mon physique, voire même en rêvant dun autre corps quand elles sont dans mes bras ; je ne peux pas être aimé tel que je suis ; je vous laisse imaginer les conséquences sur la vie privée, les discussions interminables, les prises de têtes où je tente désespérément dobtenir une telle confirmation Cest pitoyable et jai honte de moi. Quand mon histoire actuelle se terminera, et elle ne peut que se terminer, je prends la résolution de vivre seul ; là, je ne ferais plus de mal, là, jaurais aussi moins mal.

    Jai pendant longtemps eu limpression quà force de soin, je trouverais la solution, que tout cela évoluerais dans le bon sens ; il se produit certainement dinfimes changements que je ne peux voir, mais je ne suis même pas à lentrée du tunnel ; je nai plus despoir de changer cet idéal erroné et dêtre enfin en paix avec ce que je suis.

    Et pourtant, la vie est si belle. Et pourtant, je suis tant dautres choses


  • Et pourtant....



    ma fille aura 38 ans le 21 juin votre récit pourrait au féminin correspondre à ce que vit ma fille.à 20 ans elle s'est mise dans la tête le culte du corps tout tournait autour de son apparence.elle qui est élancée , belle 1,75, m 58kg se sentais mal et nous faisait payer son mal être. maintenant elle a 3 enfants ,elle est toujours aussi belle ,mais arrive maintenant à se pourrir la vie en cherchant d'autres maux.en tant que maman j'en souffre énormément.J'ai une autre fille adoptive qui elle est handicapée aux jambes par de graves brûlures elle a subit plusieurs opérations et se déplace toujours en béquille.elle est un rayon de soleil, accepe son physique.c'est pourquoi le mal est plus profond et un conseil il faut se faire aider par un psy.comme vous dites la vie est si belle,ouvrez les yeux sur le monde et tout ira mieux

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