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Trouble de la personnalité borderline ?

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  • Trouble de la personnalité borderline ?



    ...
    Il subsiste de sentiment de ne
    n être à ma place,
    de ne pas être capable d'être heureuse ,
    de rien gérer meme interieurement.
    Déjà hospitalisée quatres fois en 2010 , les medecins se sont , comme souvent, contentaient de parler de dépression massive.
    A 14ans , je posais la question :
    -"Papa , tu pensais que c'était ca la vie ?"
    J'étais déjà tellement decue...
    Insomnies.
    A 14ans, mon medecin ne trouvait plus d'autres solutions que des cachets pour dormir. Ils disait que je me posais des questions QUI N'EXISTAIENT PAS.
    Toujours à 14ans, mes premières auto mutilations.
    C était comme une réponse à la douleur que je ressentais , à la peur .
    Premiers pas chez les psychologues... sans succès.
    Je cachais désormais mon mal être aux autres et cultivais seule ce côté sombre grandissant en moi. L'art de cacher ma tristesse derrière l'humour etait devenu ma spécialité.
    Soyons honnête, qui as envie davoir pour amie une déprimée ?
    Sourire. Toujours sourire. Comme je savais bien leur mentir...
    A 18ans, la drogue.
    Rien ne pouvais me faire plus rêver que de m'évader de cette vie juste pour une soirée. Loin de tous mes tourments, de toutes ces questions qui tournent en boucle dans ma tête, je m'envolais. J'étais bien plus en quête des sensations liees aux drogues dures . Speed , pillules, cocaïne. Mon échappatoire. Et qu'importe les risques, le lendemain, la santé, la descente...pour une nuit de repis.
    A 19ans , mes premières pensées suicidaires.
    A 20 ans, après l'abandon de celui qui m'avait fait rêver et comblé pendant un temps ma dépendance affective, je revis un traumatisme lié a mon enfance et a l'abandon. Privée de ma seule source de bonheur, je sombre.
    Refus de manger, scarifications de plus en plus violentes, idees suicidaires.
    Premier sejoir en hôpital psychiatrique.
    Je ressort avec quelque anxiolitiques.
    Deuxième sejour. On manonce solennellement que je ne vis pas simplement une perte difficile mais une depression majeure qui cache un profond mal etre.
    Je n'ai plus la foi. Je m'effondre. Chaque minute me semble interminable. Au milieu des violents, des anorexiques, des coleriques, des autistes, des déprimés, on exige de moi une amélioration.
    La psychiatre :" -qu'allez vous faire pour aller mieux ?"
    Est ce vraiment la bonne question face a quelqu'un qui aspire a mourir ?
    Quand je lui répond que je ne sais pas, elle dit :
    -"vous perdez votre temps et vous me faite perdre le mien."
    Alors que je suis au fond dun trou, que tout me semble noir et que je culpabilise simplement du fait d'exister, celle qui est censée m'aider mecrase un peu plus.
    Premiers anti depresseurs.
    Je ne sais plus marcher jusqu'à mon lit d'hôpital. Le lendemain je m'évanoui au reveil et m'urine dessus.
    Alors cest ca nous aider a aller mieux ?
    Nous bourrer de cachets pour nous rendre incapable de penser ?
    Qu'importe, au point où jen était...
    Sortie de l'hôpital, je deviens violente, de plus en plus lunatique. Je ne gère plus rien. Tantôt legume, tantôt hystérique. Je casse tout , je menace , jhurle...
    Je finis dans une clinique spécialisée avec un traitement beaucoup trop important pour ma corpulence mais qui, parait il , est necessaire.
    Apres quelques mois hors de l'hôpital et sous traitements, je ne sais plus qui je suis .
    Je suis accro autant aux anxiolitiques, quaux anti depresseurs et aux somniferes.
    Accident de voiture. Endormie au volant.
    Tremblements, perte d'identité, je decide de tout arrêter contre avis des medecins.
    Si rien ne va mieux, alors a quoi bon ?

    Depuis , je cherche une explication.
    Cachée dans l'alcool depuis plus de trois ans, je ments a mes proches en cachant une partie de moi meme derangeante.
    Et hier...
    Je tombe sur un article sur les troubles de la personnalité borderline.

    Qui peux se diagnostiquer seul une maladie?
    Bien sûr personne mais les points communs sont nombreux.

    -des sentiments chroniques de vide
    -une capacité réduite à prévoir les conséquences de ses actes
    -une perturbation de lidentité (remise en question de projets ou de sentiments certains, questionnement sur soi, difficultés à analyser son ressenti)
    -une tendance à idéaliser puis à dévaloriser lautre
    -une instabilité dans les relations interpersonnelles (changements fréquents damis, de partenaire, de milieux professionnels, tendance à la manipulation, etc.)
    -des efforts effrénés pour éviter les abandons
    -des comportements impulsifs, dangereux, dauto-mutilation ( consommation abusive dalcool ou de drogues)
    -des idées et des gestes suicidaires

    ( on trouve aussi une difficulté a gerere la colere et une impression de complot mais ces deux derniers ne semblent pas me concerner.)

    A ceux qui connaissent cette maladie ,
    A ceux qui ont des troubles de la personnalité,
    A ceux qui ont limpression de ne pas "vivre",
    J'attends vos avis.

  • Re: Trouble de la personnalité borderline ?

    Avis

    Je suis moi-même borderline, j'ai reçu le diagnostic il y a quelques années. C'est encore difficile par moment. Mes symptômes empirent quand je vis du stress alors je dois faire attention. Est-ce que tu as reçu ce diagnostic toi aussi ou tu te questionne à ce sujet? Écris-moi et je vais essayer de te répondre du mieux que je peux. En fait, borderline n'est pas une maladie, c'est un trouble de la personnalité. Il n'y a pas de médicament pour ça, mais on peut apprendre à le gérer pour ne pas qu'il prenne le dessus de notre vie.

    Commentaire


    • Re: Trouble de la personnalité borderline ?

      Help her?! :triste:

      Bonjour,

      Première fois sur ce forum ou plutôt sur Un forum!!
      Je suis inquiète....
      Une personne de mon entourage présente des symptômes de trouble de la personnalité, enfin je pense!!!
      Elle vit en couple est régulièrement elle dijoncte!!!

      Difficulté à s'entendre avec les autres
      Déviation du comportement
      Constance du comportement déviant
      Comportement inflexible
      Irritabilité
      Hostilité
      Manipulation
      Crainte
      Exigence
      Instabilité
      Changement marqué de lhumeur
      Faible estime de soi
      Hypersensibilité à la critique
      Colère( extrême)
      Difficultés de fonctionnement
      Impulsivité

      Elle a deux enfants. j'ai vraiment peur pour elle, son couple et ses 2 enfants.

      Nous avons déjà essayer de lui en parler mais elle se braque et crois a un complot.

      je ne sais pas comment aborder le sujet pour qu'elle consulte un spécialiste.

      Quelqu'un peux m'aider?

      Merci d'avance

      Commentaire


      • Re: Trouble de la personnalité borderline ?

        Avis
        Comme je te comprends stella

        Stelllamania...
        Mon amie souffre exactement de la même chose..j ai l impression que c est elle qui a écrit..
        Je suis a bout de force ...je n arrive plus a la calme ...je vis un vrai calvaire. Je l aime plus que tout et elle me détruit sans sans rendre compte...
        Et elle ne veut rien entendre ni se faire soigner...
        Je ne sais plus quoi faire ...
        Aidez moi

        Commentaire


        • Re: Trouble de la personnalité borderline ?

          Perdue !!

          ma fille souffre de dépression avec beaucoup de points décrivant le trouble borderline. Elle est allée voir un psy pour la première fois et lorsqu'elle lui a dit qu'elle pensait être borderline il lui a rit au nez en disant que ce sont les délinquants les drogués que ce n'est pas ça !! je ne sais plus quoi faire !!! son mal être date de l'adolescence et son état s'est empiré depuis qu'elle vient de terminer ses études, J'ai bien envie de l'accompagnée lors de son prochain RDV mais le psy ne va peu être pas m'accepter vue qu'elle est majeure!! Je suis d'autant plus inquiète qu'en lisant tout ce que l'on peut trouver sur borderline je vois ma fille ! Je me demande si cette "maladie" est vraiment bien connue de tous les psy ???

          Commentaire


          • Re: Trouble de la personnalité borderline ?

            Mon amie souffrait de cette maladie et s’est suicidée…

            Depuis ce jour-là, je cherche à comprendre son geste.
            Je l’aimais…

            Elle avait réussi à maîtriser ses émotions et lorsque nous nous sommes rencontrés, j’ai été très marqué par son enthousiasme et sa joie de vivre…


            « Avoir une personnalité borderline n’est pas un drame en soi… car après avoir acquis une bonne conscience de ses vulnérabilités, les traits de personnalité d’hier générateurs de difficultés (trouble relationnel, chaos intense, sentiment de vide, rage, etc.) deviennent des générateurs de potentialités (intelligence émotionnelle, hypersensibilité, passion, authenticité, spontanéité, compassion, etc.). »
            — Prof. Évens Villeneuve,Chef du Programme de traitement des Troubles sévères de personnalité, Institut universitaire en santé mentale Robert-Giffard (CA)
            "


            Ainsi, elle connaissait son état et avait réussi à contrecarrer sa maladie, en faisant beaucoup de voyages, en sortant sans cesse, en lisant, en allant voir des expos, en allant au cinéma, en faisant du sport, etc…

            Elle " bougeait " sans cesse.

            C’est ce qui m’a plu chez elle et elle m’a entraîné dans sa vie. Je l’ai suivie par amour. Nous étions très heureux ensemble et vivions des moments intenses, dans tous les domaines, ainsi que sur le plan sexuel.

            Elle était épanouie, heureuse, pleine de vie.

            Une impression de vivre dans un TGV de la vie avec elle.

            À plusieurs reprises, j’ai vu qu’elle pouvait avoir des réactions impulsives et j’ai mis cela sur le compte de sa personnalité. Parfois, elle ressentait un " malaise ", dans la foule, pensant que quelqu’un qui frottait son nez se moquait d’elle. Il lui arrivait aussi de faire des crises de panique où elle n'arrivait plus à faire la part de choses...
            Bref, il y a eu des moments particuliers qui aurait dû me mettre " la puce à l’oreille " .

            Je n’ai jamais imaginé qu’elle souffrait de cette maladie…

            ET ELLE NE M’EN A JAMAIS PARLÉ, NE ME L’A JAMAIS AVOUÉ…


            Bref, l’amour, notre relation forte, notre façon de vivre ne m’a pas permis de " détecter " sa maladie.

            Et c’est tout le drame de notre histoire, entre son silence et ma naïveté, s’est construit le drame de son suicide.

            « Germaine Guex insiste sur ce qu’elle appela d’abord la névrose d’abandon (1950), puis syndrome d’abandon, pour décrire l’état d’enfants alors appelés caractériels, terme qui recouvrait plus une contre-attitude qu’une réelle volonté explicative. Il s’agissait d’enfants qui avaient généralement subi un abandon plus ou moins précoce qui se manifestait par une insécurité affective et un besoin constant d’obtenir à tout prix des preuves d’amour pour assurer une certaine sécurité (avidité affective insatiable). L’abandonné écrivait-elle, aspire au sentiment de fusion avec un autre être (la mère) et non au sentiment de relation qu’il ne conçoit même pas. Elle rejoint ainsi les observations d’Hélène Deutsch à propos des personnalités de type borderline. G. Guex souligne aussi que ces personnes ne supportent guère la cure type analytique mais qu’il faut aménager un cadre qui soit adapté à leur niveau de fonctionnement. Le cruel paradoxe de ce dispositif défensif est que l’avidité se conclut souvent pour le sujet par des rejets réels, tellement le besoin exprimé tyrannise les objets ( personnes ) ».


            Oui, à un certain moment, j’ai éprouvé une sorte " d’emprisonnement " et un besoin de prendre du temps pour moi, de liberté, de voir d’autres personnes, et je l’ai exprimé à mon amie.

            Et ça a été le début de notre fin…

            Tout d’abord, elle a immédiatement et impulsivement décidé de partir de la maison et après une discussion longue, j’ai fini par comprendre qu’elle avait alors décidé de partir pour se suicider. J’ai réussi, je ne sais comment, à la retenir et elle a fini par admettre qu’il nous fallait aller voir un psy.

            À partir de là, notre relation a basculé dans une sorte de cauchemar duquel est advenu son suicide.

            Le psy qu’elle avait déjà vu n’a rien vu de sa pathologie et a résumé son discours sur le suicide par " chantage affectif ". Il ne m'a pas mis en garde contre cette possibilité et a banalisé cet épisode.

            À partir de là, j’ai continué à exprimer mes besoins et à les vivre.

            Et cependant, pour elle, c’était impossible d’imaginer une relation plus distante avec moi.

            Elle est entrée dans une déprime qu’elle a réussi à me cacher et dont je n’imaginais pas l’ampleur. Une après-midi, après avoir " espionné " mes moyens de communication, elle a vu que je commençais à me détacher d’elle.

            Et dans la soirée qui a suivi, elle a décidé de mettre fin à ses jours.

            Elle m'a avoué avoir espionné mon ordinateur et nous avons alors parlé durant une heure pendant laquelle elle m’a caché sa volonté d’en finir…

            « Ils sont souvent conscients de l’intensité de leurs réactions émotionnelles négatives et, bien qu’ils ne puissent pas réguler leurs émotions, ils peuvent les cacher complètement. Cela peut avoir un impact négatif sur les individus souffrant de Trouble de personnalité borderline, car ces émotions avertissent leur entourage de la présence d’une situation problématique, mais ils ne les expriment pas. ».

            Elle voulait quitter la maison, et le plus rapidement possible.
            Ce soir-là, elle m’a berné, nous nous sommes embrassés, enlacés, et elle m’a dit de ne pas m’inquiéter, qu’elle partait chez quelqu’un mais en refusant de dire où. En partant, nous nous sommes promis de nous envoyer des SMS. Ce que nous avons fait.

            Parmi ceux-ci (les SMS), un aurait dû me faire comprendre son choix. Je ne l’ai pas compris. Il était tard dans la nuit. Je me suis endormi.

            En fait, elle avait décidé d’en finir. Ce qu’elle fit. Le lendemain matin, la police m’informait de sa mort par suicide avec des médicaments à 80 kms de notre lieu d’habitation.

            Evidemment, aujourd’hui, avec le recul, je comprends tout cela, ses réactions, ses actes, sa décision et éprouve beaucoup de mal à vivre sans elle.

            Je veux témoigner ici pour montrer que cette maladie est sournoise et que lorsqu’on pense la « maîtriser » , on reste néanmoins très fragile.

            En tout cas je dirais à ceux qui savent leur maladie, qui l'ont identifiée, dites-le à votre ami ou amie lorsque vous les rencontrez. Par respect pour eux ou elles, et aussi pour leur permettre de faire un choix.
            Dites-le aussi si vous le comprenez en étant déjà avec quelqu’un pour que celui-ci ou celle-ci puisse vous aider, si elle ou il le souhaite…

            Aujourd’hui, je dois " vivre " avec sa mort suicidaire et la culpabilité qui en découle.

            Ce n’est pas un cadeau d’amour. ( Elle disait m’aimer plus que tout ).
            Elle me laisse avec ce drame sur les épaules. Avec tous ces remords qui me taraudent du matin au soir.

            Dans un mot, elle me demande " pardon " pour son acte. Pardon qu’il est difficile d’accorder car son absence et surtout la manière dont elle a créé ce « vide » est dramatique pour celui qui reste…

            dominique
            Dernière modification par dom11, 02.05.2016, 01h20.

            Commentaire


            • Re: Trouble de la personnalité borderline ?

              bravo et merci de ce très joli témoignage
              Dr Sophie D'AGUANNO,
              Médecine générale,
              N° RPPS: 11000 14 463 83
              Cet avis ne peut en aucun cas se substituer à une consultation médicale.
              Pour plus de précisions, rendez-vous sur .France Médecin.

              Commentaire

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