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Une plongée en abîme qui ne trouve pas sa fin

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  • Une plongée en abîme qui ne trouve pas sa fin



    Bonjour à tous,

    Voilà, je viens de m'inscrire il n'y a pas longtemps de cela, et c'est la première fois que j'ose m'exprimer sur mes ressentis de la sorte.
    Tant bien même cela reste anonyme, c'est quand même difficile d'en parler, mais il faut que je me lance...

    Tout a commencé depuis... le début de mon existence. Depuis le moment où j'ai pu avoir conscience de mon existence et à me forger mes premiers souvenirs du moins, je peux dire, au début de la primaire.

    Je me suis toujours sentie à part, différente des autres.
    Bien sûre, à cet âge là, on se fait des amis, j'en avais, mais de là ne vient pas le problème.
    Il y a un sentiment de tristesse et de mal être constant qui m'a toujours suivi. Je n'ai jamais eu le rêve "commun" des petites filles de mon âge, pas de "je voudrais devenir princesse, chanteuse, actrice,...". Mon but a toujours était de devenir avocate. Pour le prestige... pour l'argent.
    Issue d'une famille modeste, j'ai toujours pensé à l'argent. Pas de manière obsessionnelle, plutôt comme une fin en soi, un but. Je n'en ai jamais voulu à mes parents pour cela, c'est justement pour les aider que j'en ai fait mon but.
    C'est comme si, j'avais perdu, ou plutôt jamais eu, ce "petit quelque chose" qui fait tout de l'enfant, la naïveté.
    Pas que je l'ai refoulé, je l'ai "oublié".

    Arrivée au collège sans redoubler et sans difficultés, à nouveau le processus de rencontre et de formation des groupes d'amis, encore une fois, pas de problèmes.
    Mais, brusquement, un stress énorme m'a envahi, la peur de l'échec, de décevoir, de mal faire (ce qui m'empêcher souvent de prendre la parole par crainte de donner une mauvaise réponse, même si le but était de pouvoir se tromper pour mieux apprendre et comprendre.).
    J'avais des amis avec qui je m'entendais très bien, avec qui je sortais, et pourtant, je me sentais si seule, sentiment toujours présent d'ailleurs.
    Puis les insomnies sont arrivées, tous les soirs, quelque chose que mes parents ne comprenaient pas. Son origine, seule moi la connaissais, je ne voulais pas leur faire du mal, pour pas qu'ils se sentent coupables, parce qu'après tout, ce n'était pas leur faute. Ainsi, je me retrouvais souvent à dormir avec ma mère, comme une manière de me sentir plus en sécurité, me faire maternée comme une enfant, cet âge où on a pas à se soucié de grand chose.

    Mais cela s'est prolongé durant toutes mes années collèges (bien évidemment, je ne dormais plus avec ma mère). Et quand je réussissais à m'endormir, je faisais des cauchemars.

    Vint le lycée, une période que je ne revivrais pour rien au monde.
    Mes parents avaient fait une dérogation pour que j'aille au collège qui était derrière chez moi, à 5 min à pieds.
    Du coup, lors des choix de lycées, comme le lycée affecté à cette ville n'était pas dans mon secteur (je vis à la bordure d e deux villes, donc le collège n'était pas dans ma ville et donc pas du même secteur), je me suis retrouvée dans un autre lycée que celui de tous mes amis, et où je ne connaissais personne.

    Affaiblie par ce mal être constant, plus le coup dur d'être séparée de ceux que je connaissais, je me suis renfermée sur moi-même, et me faire des amis m'étais devenu impossible. Je trainais bien avec des gens de ma classe, mais ils trouvaient que je ne parlais pas assez, que je ne faisais jamais la discussion. Du coup, ça n'a jamais était plus loin de des élèves de ma classe. J'ai vécu cela pendant toute mes années lycée. Sauf au début terminale.

    J'étais en première quand mon frère ainé de 26 ans a été retrouvé mort dans des circonstances plus que douteuses en Espagne. Ce n'étais pas une destination, pas un lieu de travail. Il était militaire, gradé au rang supérieur des simples soldats, il en étais fier, servir son pays, mais à quel prix ?
    Il s'est vu accordé une chambre individuelle, des responsabilités, et des coups de fils surveillés... Quand il a appelé mon père pour lui dire qu'il avait entendu quelque chose qu'il n'aurait pas dû entendre... c'était déjà la fin pour lui. Les incohérences étaient flagrantes, d'où la non affirmation définitive sur les raisons de sa mort de la part du légiste. Mais quoi faire ? Attaquer l'armée ? Inutile qu'on se le dise tous.
    J'étais très proche de mon frère, et, en retrouvant dans ses affaires un livre sur l'intelligence émotionnelle, je me dis que mon frère était surement le seul qui aurait pu me comprendre, si seulement je l'avais su plus tôt...

    Après cela, mes parents se sont séparés et je suis parties vivre avec ma mère à La Réunion, où j'ai passé le meilleur début d'année au lycée, début terminale. Je m'étais faite des amis, on s'entendais très bien, on rigolais, comme si on se connaissait depuis longtemps... à en pleurer quand je suis repartie en France en Janvier. Je n'ai pu passer aucunes fêtes de fin d'année avec ma mère.
    On vivait provisoirement chez mes grands-parents, le temps de trouver un logement. Mais la cohabitation avec la belle-mère de ma mère devenait impossible, elle m'engueulait pour des fenêtres que je fermées un peu pour éviter que les moustiques rentrent trop. Avec m soeur, on dormait sur leur véranda fermée, sur des matelas par terre, alors qu'il y avait une chambre de libre.
    Depuis, ma mère s'est installée avec son nouvel ami, avec ma soeur. Sa belle-mère annonçant récemment également qu'elle ne nous a jamais aimé et qu'elle faisait ç a seulement pour le père de ma mère, qui n'a osé prononcer mot quand elle nous traité comme des moins que rien quand on vivait chez eux.

    Mais je n'ai jamais eu de réelle affection pour eux, ne les voyant presque jamais, je ne ressentais même pas le besoin d'avoir des grands-parents présents, c'était et c'est comme "accessoire".

    De retour en France, j'ai fini mon année dans la même situation que lors de mes premières années au lycée, seule.
    J'ai réussis à avoir mon bac sans que le jury intervienne sur ma note, ou m'envoi au rattrapage (un peu plus de 10).
    Je suis aujourd'hui en première année de Fac, en Droit.

    Mais je n'arrive pas à me mettre au travail. Je déprime, mon lot quotidien depuis mon enfance, durant laquelle ma mère m'a apprise qu'elle n'était pas heureuse de sa vie, qu'elle l'est seulement de nous avoir eu nous.
    Je me demande parfois si ce n'est pas s tristesse que je ressentais depuis petite.
    Avec ma mère, on s'entend très bine, on se soutient dans tout, on est mères et filles, confidentes et meilleures amies tout à la fois. Mais je n'ose pas lui faire du mal en lui disant que je ne vais pas bien, que j'ai pensais depuis longtemps et tellement de fois à mettre fin à tout ça.
    Mais c'est parce que je pense à elle, à ma famille que je neveux pas, comment survivraient-ils à la mort d'un de leur enfant encore une fois, à celle de leur soeur ?
    J'aimerais être aussi égoïste, mais je me le refuse.

    Alors je me referme, je garde les apparences, je souris, je ris... Mais combien de temps pourrais-je supporter cela ?
    Je suis sur le point d'imploser, je ne sais plus comment gérer tout ça.

    J'ai bien pensé à toutes solutions : positiver, prendre la vie plus légèrement, plus joyeusement, me dire que des choses biens vont arrivées... Sans résultats.
    Parler à un psychologue ? Je n'en ai pas besoin, je sais faire ma propre analyse sans que quelqu'un me demande de le faire séance sur séance. Positiver ? Je n'y arrive même pas.
    Il est donc inutile de me parler de toutes les méthodes telles que la thérapie, me diriger vers Dieu, positiver, m'intéresser aux lectures qui se veulent sois disant être vecteur d'encouragement ou autre.

    Comment faire ? Comment continué à vivre comme ça ?

    Merci pour ceux qui ont bien voulu me lire.

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