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Dépasser le deuil

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  • Dépasser le deuil



    mon grand frère Stéphane est mort à 39 ans l'an dernier, d'une biopsie au cerveau qui a mal tourné. En 99, c'était mon père, d'une crise cardiaque.

    Comment vous dire ce que je ressens comme vrai mais qu'aucun discours ni argument ne pourra prouver ?
    Nous ne sommes pas ici pour rien, cette vie a bel et bien un sens. Toute réflexion ou, plus intéressant, tout ressenti, toute méditation sur la mort - la notre et celle d'autrui - ne pourra que nous faire progresser dans la découverte/construction de ce sens et nous rendre plus vivants. Et contribuer à ce bonheur simple et profond qui ressemble à la sérénité, l'accomplissement, la paix.

    Beaucoup l'ont dit, on ne le sait peut-être que trop superficiellement : notre civilisation moderne est une conspiration contre toute forme de vie intérieure, pour reprendre les mots de Bernanos. Elle valorise le plus insignifiant, elle étale ses gadgets sur tous les murs et ne nous laisse surtout pas le temps de songer à la seule certitude de cette existence : en même temps que la vie, mes parents m'ont donné la mort. Comment s'étonner alors que tant de gens soient terrassés par la disparition d'un proche. Non seulement la plupart n'y sont nullement préparés, mais on décourage toute tentative d'aborder le sujet en temps habituel. C'est morbide, ça dérange, un ange passe etc.

    Oui, je souffre de l'absence de mon frère, de mon père. Oui, je redoute le décès de ceux qui restent. Mais je n'ai plus d'inquiétude pour ceux qui sont morts. Et je suis plus que jamais sur un chemin. Sincèrement, je vous suggère d'écouter. D'observer le monde, et vous-même, de tout votre coeur. Nous sommes ici plutôt que nulle part. Tant de choses et de possibilités nous sont données. Tant à apprendre. La vie est bien trop généreuse pour nous infliger la mort d'un proche sans nous offrir en même temps le chemin qui nous aidera à grandir à travers ce deuil.
    Oui, je sais, le moins que l'on puisse dire, c'est que c'est dur. Cela paraît souvent impossible, même, de prendre les choses ainsi. Mais je connais pas mal de gens qui sous-estiment leur force. Qui se perdent dans l'"adversité". Et il m'arrive bien sûr d'en faire partie.

    Il y a un sens à tout cela et, même s'il faut un très long parcours pour le découvrir, ce sens n'a rien à voir avec la tristesse. Au contraire.

    Je ne vous parle nullement de religion, ni de croyance toute faite. Je ne recrute pour aucune organisation. J'essaie simplement de partager ce que le peu de silence intérieur que j'ai pu vivre m'a appris.

    Si mes propos vous étonnent, essayez de méditer un peu. Tant de réponses en nous-mêmes. Ou peut-être la contemplation du ciel, ou de votre lien à la terre vous inspirera-t-elle ?

    S'ils vous choquent, je vous prie de m'en excuser. Je sais que trop de douleur peut terrasser et on ne veut surtout rien entendre de ceux qui ne semblent pas pouvoir comprendre. Mais je suis touché par la souffrance désespérée que je lis dans ce forum et je voudrais aider.

    Et si vous pensez pouvoir m'aider à progresser, vos commentaires sont bienvenus.

    Benoît

  • Apprendre



    J'ai beaucoup aimé votre texte. Moi aussi je me dit que nous ne sommes pas là pour rien, et je n'ai pas appris ça suite au décés de mon amour, mais plustôt suite à des longues réfléxions sur la vie, ma vie, les evenemments que j'ai veçus.

    Oui, des fois c'est à travers la souffrance que nous apprenons des choses sur nous, sur la vie. Je dirais meme que à travers la souffrance nous apprenons plus que à travers le bonheur (ça aussi peut choquer des gens) Comme je l'ai déjà dit, le combat avec la souffrance d'avoir perdu l'être cher est dur, difficil, mais nous avons cette force là au fond de nous capable de vincre. J'ai eu peur de perdre ce combat jusq'au jour ou je me suis rendue compte que je suis plus forte que la souffrance, que je peux l'apprivoiser et me je suis dit que j'aller gagner un jour.

    J'ai eu dernieremment la chance de reflechir à tout ce qui m'arrive depuis deux mois, pourquoi j'ai du vivre son décés, qu'est ce que j'ai à apprendre. Je me suis rendue compte que j'ai dèjà appris des choses sur moi, des choses que je ne savais pas, que j'ai rencontré des gens que je n'aurais jamais rencontré et que ces gens là m'ont ouvert d'autre chemins. J'ai pas fini d'apprendre, j'ai encore beaucoup des choses à decouvrir.

    Je savais le jour quand je l'ai rencontré mon amour que ce n'était pas pour rien, j'ai senti qu'avec lui j'aller vivre quelque chose de grand. Je n'ai jamais pensé qu'entre autre je vais passer à travers un deuil, que j'aller vivre son déces. Oui, j'ai veçu quelque chose de grand avec lui et ce n'est pas fini, son déces m'a ouvert un autre chemin. Tout est la pour une raison, tout est relié, tout est la pour nous aider à progresser.

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    • Mais quel sagesse



      Mon Dieu que c'est vrai ce que tu dis ainsi que le message reçu avant le mien. Je n'en reviens pas de voir que ce que vous dites est d'une sagesse. J'ai vécu aussi des moments difficiles. J'ai écris une courte description de ce que j'ai vécu sous le thème (tout le monde meurt autour de moi.) Je vous ai lu et relu puis je me suis dis que vous aviez raison, on a tous à apprendre sur ce qui nous arrive. Je me suis même dis tout ce que vous avez écris mais parfois je tombe dans un état négatif à cause des problèmes qu'a engendrer la mort de mon conjoint. Mon deuil est je crois en partie fait mais est-ce qu'un jour nous allons réelement accepter ce qui nous arrive? Parfois je dirais que oui mais d'autres jours je me dis que je m'enfonce et j'ai de la difficulté à me reprendre en main. Peut être que c'est seulement à cause des problèmes qui s'y rattachent. J'ai trouver une erreur que j'ai faite suite au décès de mon amour. J'essaye de refaire ma vie mais j'ai souvent chercher à retrouvrer dans les autres les qualités qu'il avait et j'ai réalisé que chaque personnes est unique. C'est ce que je trouve le plus difficile car pour moi il était presque parfait. Il était d'une sagesse incroyable et cela m'a fait grandir. Il n'est plus là mais j'applique ce qu'il m'a montrer et même plus car le deuil m'a fais voir aussi d'autres côtés de moi même. En lisant vos textes à vous Benoit et celui de votre première réponse, j'ai ressentie un regain d'énergie et surtout d'amour pour le monde en général, car tout comme moi, vous essayer d'aider les autres et je trouve cela super. Merci de ces bons mots qui ne m'ont surtout pas choqué ni peiné car ils sont remplis de bons sens.

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      • Mais quel sagesse
        Boheur



        Bonjour Ange,

        Il y a de la sagesse dans votre texte aussi. C'est beau de voir qu'il y a des gens qui vont transformer cette experience eprouvante, celle de vivre la mort d'un être cher, dans une belle transformation. Oui, ça peut être une belle transformation, ça nous fait grandir enormement. Je suis au début du deuil (seulement depuis deux mois), mais j'ai decidé le jour ou j'ai pensé avoir touché le fond que je vais me battre jusqu'a ce que je vais gagner, je vais me battre pour transformer cette souffrance dans quelque chose de beau, apprendre des choses sur moi, comprendre pourquoi je dois passer à travers ça. Ce n'est pas facil, c'est la période la plus difficile de ma vie, mais qui jusqu'à date m'a tellement apporté. On peut pas nier les emotions, nous sommes des humaines. C'est grace à ces émotions que nous grandissons.

        Moi aussi j'ai de moments quand j'ai l'impression de m'enfoncer et j'ai peur de ne pas m'en sortir, mais j'ai trouvé le moyen pour depasser ces moments qui sont de plus en plus courts et qui arrivent moins souvent. J'ai encore beaucoup de chemin à faire, mais j'ai confience en moi et je sais que je vais gagner ce combat et que j'aurais appris enormemment des choses sur ma raison d'être sur cette terre.

        Il y a une chose que je veux partager avec vous. La semaine passé j'étais en vacances, j'avais besoin de repos, de reflechir à tout ce qui m'arrive. Quand un être cher nous quite, il s'en va avec une partie de nous, avec notre bonheur. Je ne le nie pas, ils nous quitent avec un morceau de nous. Je me suis dit, pendant les vacances, que je bonheur je devrait être capable le trouver moi aussi.

        Le bonheur s'est relatif, on donne pas tous la meme definition au bonheur. Alors, il doit y avoir quelque chose d'autre qui pourrait m'apporter le bonheur. C'est sur, pas le meme genre de boheur que mon amour m'apportait. Étant donné que mon amour n'est plus là pour m'offrir le bonheur que je connaisais avec lui, je doit trouver ailleur du boheur. Et je l'ai trouvé ce bohneur qui m'a rempli le coeur vide et saignant: le boheur d'être couchée sur le sable, me faire caresser par les vagues, l'odeur de la mer, les étoiles sur le ciel, me promener sur la plage la nuit, la lumiere de la lune qui se reflete dans la mer, le vent qui caresse les palmier, le soleil qui rechauffe mon coeur. Oui, ... est du boheur, du bonheur pur et simple.

        Je suis renvenu avec le soleil dans mon coeur, et, paradoxellement, heureuse, hereuse d'avoir eu la chance de voir ces beautés au tour de moi. Je suis plus legere et mes moments de tristesse passent plus facillement parce que j'ai reussi à remplacer le vid par un bonheur qui me donne des ailes.

        Andréa

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        • J'aimerais tellement comprendre ...



          Papa est décédé d'une crise cardiaque le 7 décembre 2005. Un mois auparavant il avait passé un électrocardiogramme de contrôle, tout allait bien : colère contre la médecine.
          Papa a travaillé plus de 42 ans au fond des mines de potasse, c'était quelqu'un de très fort, qui ne se plaignait jamais.
          Il y a laissé sa santé, un doigt, un coude, une bronchite chronique qui le faisait horriblement souffrir par grosses chaleurs et par gros froids également.
          Ce que je ne comprends pas, c'est pourquoi les gens biens souffrent et nous sont enlevés.
          Je ne pense pas être une mauvaise personne, j'aide les gens que je peux et je souffre sans cesse.
          Chaque jour qui passe me rapproche de ma mort, donc de Papa.
          Comment peut-on grandir à travers un deuil ?
          Ne sommes-nous donc que des pantins entre les mains d'un marionettiste pervers ?
          Je ne comprends plus et je ne vois plus la beauté de la vie.
          Si quelqu'un pouvait me répondre ...
          Ce que je voudrais comprendre, c'est pourquoi on me fait vivre pour souffrir. Qui attend quoi de moi ? On dit toujours qu'on n'est pas là pour rien, d'accord, mais que dois-je faire, que dois-je encore endurer et surtout pour qui ?
          Je ne visualise pas d'avenir pour moi.

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          • J'aimerais tellement comprendre ...
            Reconstruction



            Je souhaitais mettre un mot sur ce forum pour les lecteurs qui suivront. Je trouve touchant tous ces textes qui ont été postés avant. Touchant d'honêteté et d'espoir aussi. Alors je souhaitais juste apporter un mot sur les étapes du deuil. Vous direz peut-être que de la technique au milieu de tant de sentiments, c'est un peu froid. Oui mais ce qui m'intéresse aussi c'est cet espoir qui souffle dans ces quelques lignes. Il est frappant dy voir lidée de reconstruction simmiscer dans chacune de vos phrases, dun autre départ. Cest symptomatique de lavancement dans le deuil et qui laisse entrevoir autre chose, alors quau début et pendant une longue période, cette idée même nest même pas imaginable. Alors toute ces explications pourquoi ? Simplement pour amener une pensée qui suinte dans les étapes du deuil (voir le deuil : http://www.psyenligne.org/Le-deuil_1887338.html).
            Le deuil ce nest pas accepter la mort dun proche, elle est inacceptable. Cest une période qui permet à notre psychisme de digérer les sentiments violents qui en découlent.
            Ce nest pas non plus oublier la personne, elle est inoubliable. Cest lintégrer dans notre croissance, plus profondément.
            Le deuil nous transforme en quelquun de différent, plus vrai, plus juste, plus mur. Cest un processus que lon retrouve dans toute notre vie, nos changements de situation, nos séparations, nos divorces, nos déménagements, nos pardons, dans nos pertes, même les plus petites sans nous en rendre compte. Bien sur il explose dans la mort dun proche, avec toute sa violence. Mais il est aussi présent dans notre vie quotidienne dans de petit évènement. Cest un de nos processus de croissance. Alors on peut imaginer la croissance que peut amener un deuil bien vécu.

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