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Rôle des ami(e)s lors d'un deuil

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  • Rôle des ami(e)s lors d'un deuil



    Bonjour,

    Traversant tout récemment un deuil très difficile, je me demande quel est le rôle que jouent les amis? Je ne parle pas de la famille mais vraiment de tous ces gens qui nous entourent avec lesquels on a partagé beaucoup de moments heureux et moins heureux parfois même avec lesquels on a passé plus de temps qu'avec la famille.
    Jusqu'à quel point peut-on espérer être entouré? Quelles ont été vos expériences?
    Je me pose la question car j'ai toujours été très entourée et vu mon état émotionnel actuel je me demande si je dramaise trop, si j'en attends trop des gens surtout que personne autour de moi n'a rien vécu d'aussi dramatique (je parle toujours uniquement au niveau des amis) et que même pour moi il s'agit de mon premier deuil (ma soeur a perdu la vie dans un accident de voiture très brutal il y a 2 mois)
    Les amis sont-ils vraiment une force sur laquelle vous avez pu vous appuyez?
    J'ai l'impression que mes amis sont là, présents mais qu'ils me laissent tous faire les premiers pas. Ils m'appellent pourtant et m'envoient des textos, courriels avec de grands silences entre chaque contact.
    C'est comme s'ils ne savaient pas quoi dire et j'ai une nette impression qu'ils veulent que je fasse les premiers pas. Ils sont donc là si j'ai besoin d'eux, présents mais passifs. Je trouve ça un peu triste. Je me rend compte que les gens ont tendance à fuir le malheur, je ne les condamne pas parce que je suis humaine aussi. Mais pourtant pourquoi les gens sont-ils tellement désemparés face au deuil d'autrui? Ils ne savent pas quoi dire donc silence complet...vaut-il mieux abandonner la personne faute de savoir quoi dire?


    Merci de vos réflexions

  • Il ne faut pas attendre grand chose des autres



    surtout lorsqu'ils n'ont pas vécu un tel drame, et on ne le leur souhaite pas, pour ma part j'ai perdu mon fils unique, et si les témoignages de sympathie ont été nombreux par écrit au moment du drame, le vide s'est fait ensuite autour de moi, par peur ? par égoïsme ? par maladresse ? Si certains membres de ma famille ont été trés présents pendant un laps de temps, désormais ils m'ignorent parce qu'ils ont repris leur vie et ne comprennent pas que la mienne est fichue, deux personnes extérieures à ma famille et à mes amis sont venues spontanément vers moi pour me laisser quelques mois plus tard. J'ai longtemps été révoltée contre ça et puis je me suis fait une raison
    La Maman de Rémi

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    • Il ne faut pas attendre grand chose des autres
      Coco a raison



      Pour les autres, ça passe très vite; Au début ils compatissent, et puis, c'est tout de suite de l'histoire ancienne.

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      • Les amis font ce qu'ils peuvent



        C'est vrai que les gens sont gênés et ne savent pas trop quoi dire face à qq'un qui a subi un deuil. Il ne faut pas leur en vouloir. En général, ils n'osent pas vous en reparler avant que vous ne le fassiez pour ne pas raviver votre peine.
        En plus, on est dans une société où l'on cache la mort : les gens ne meurent quasiment plus chez eux mais à l'hôpital et ils y restent jusqu'à la mise en terre. Tout ce fait vite entre la mort et l'enterrement, c'est très brutal pour les proches.

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        • Coco a raison
          C'est vraiment terrifiant



          Tu as raison asoline, un des copains de mon petit ami, quelqu'un de proche et qui en plus connaissais ma soeur un peu lui a demandé l'autre jour comment j'allais. Et puis mon petit ami lui a brièvement dit que ça ne va pas du tout etc. Alors le copain en question lui répond: Eh ben, je pensais qu'elle remontait la pente, je ne pensais pas que c'était aussi dur!
          Je n'en ai pas cru mes oreilles! PAS SI DUR? Ma soeur est partie, pour toujours!! J'arrive même pas encore à réaliser ce que "toujours" signifie. Cela fait 2 mois aujourdhui exactement. Parfois je me demande comment les gens peuvent déblatérer des choses du genre et je suis déçue pour mon petit ami d'un copain qui se révèle être un parfait idiot...c'est triste. Lorsqu'on perd un grand-parent c'est dur mais on peut au moins se dire que la personne aura vécu, aura vu ses enfants grandir. Alors que perdre un enfant, une soeur, un frère on ne peut rien se dire. Ma soeur n'avait même pas 30ans. Elle n'aura jamais d'enfants, je n'aurai plus de soeur, je me retrouve fille unique et je suis très inquiète pour mes parents qui le vivent très mal.
          Parfois j'aurai envie que la même chose arrivent aux autres à toutes ces personnes qui se permettent d'être aussi désobligeantes envers les endeuillés, pour qu'ils se rendent compte, vraiment compte à quel point c'est un gouffre.

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          • Les amis font ce qu'ils peuvent
            Je ne suis pas d'accord avec toi



            Rémi nous a quittés à l'hôpital mais nous avons voulu reprendre son corps dans l'heure qui a suivi sa disparition malheureusement en raison de formalités administratives difficiles à admettre dans ces cas là son corps ne nous a été rendu que le lendemain soir, c'était un Samedi et les obsèques ont eu lieu le Lundi, et je suis heureuse (même si ce n'est pas le mot approprié) d'avoir pu le voir pendant tout ce temps et je trouve même que je ne suis pas restée assez à ses côtés.
            On ne cache pas la mort bien au contraire, pour la famille et les amis Rémi est vraiment mort, et pour eux la vie continue, pour moi REMI EST DANS MON COEUR IL EST VIVANT ET LE RESTERA JUSQU A MA MORT

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            • C'est vraiment terrifiant
              Mes amis



              doivent êtres exceptionnels, à vous lire! Les miens, comme ma famille, ont été présents tout au long de la maladie de mon mari, et aprés son deces, et maintenant encore, quatre ans aprés.Je n'ai jamais eu de reflexion , si j'ai un coup de blues, surtout aux dates anniversaires, et à certaines occasions comme les communions des enfants par exemple, ils sont toujours là et je sais que je peux compter sur eux. En ce moment je suis immobilisée avec une entorse du genou, je n'ai pas eu besoin de demander quoi que ce soit, ce sont eux qui m'appellent pour me depanner en courses diverses et pour me trimbaler à droite et à gauche;Alors merci à eux et bon courage à vous toutes qui n'avez pas ma chance!

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              • Ce que tu dis est tellement vrai



                j'ai perdu mon copain il y a 10 ans dans un accident de voiture. j'avais une meilleure amie dans le temps. on s'entendait à merveille et on s'aimait fort. mais à ma grance surprise, quand elle a su dans quel cauchemar j'étais plongée, elle ne m'a jamais appelé, jamais, aussi incroyable que cela puisse paraître. dans le temps, j'étais à l'école. quand on s'est revu à la rentrée des classes (mon copain est mort un 1er septembre, la rentrée était quelques jours plus tards), et bien je l'ai revue, on était dans la meme classe. elle n'a jamais fait allusion à cette histoire. je lui ai donc demandé est ce qu'elle n'était pas au courant, elle m'a dit oui. je lui ai demandé "mais pourquoi n'est tu pas venue me voir, ni meme appelée?" elle m'a répondu "je ne savais pas quoi dire".
                tu as raison, les gens ne savent pas quoi dire face à ce genre de situation. c'est dommage qu'ils ne comprennent pas qu'à ces moments là, on a juste besoin d'une présence car la solitude est pire que tout.
                et elle n'est pas la seule à n'avoir pas daignée ne serait ce que de m'appeler.

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                • A compter sur les doigts !



                  J'ai perdu ma fille de 16 ans et demi renversée par une voiture et tuée sur le coup, malgré les tentatives de réanimation du SAMU pendant près d'une heure. Le choc a été violent pour tous et nous avons été pris dans un tourbillon de compassion, de visites, de famille et amis qui sont tous arrivés le soir même du drame (morte à 7 h 15 du matin, nous avons passé tout le midi à prévenir tout le monde, l'après-midi au funérarium, où on a pu voir notre fille qu'à 17 h puis on a établit son faire-part de décès à 18 h15 juste 12 h après avoir embrassé ma fille avant de partir travailler). S'en sont suivis des courriers de soutien et de compassion (plus de 270 !) à l'enterrement, l'église était trop petite (parait-il, moi je ne me rappelle que de très peu de choses...) je me pose même maintenant la question de savoir si les gens ne sont pas venus à l'enterrement par voyeurisme ou curiosité malsaine, histoire de se dire "quel malheur" et puis de rentrer chez eux et de tourner la page. Puis plus grand monde autour de nous. Les amis sur qui on ne comptait pas du tout ont été toujours présents, les plus proches ont disparu comme par enchantement, peur de ne savoir quoi nous dire, peur du malheur, peur de raviver notre douleur ou bloqués .... J'ai lu un jour qu'un véritable ami est celui qui est "capable de souffrir avec toi", ou encore, celui qui ne te demande pas "où, lorsque tu lui demandes de venir". Je pense que c'est vrai. J'ai même perdu ma "soi-disant" meilleure amie d'enfance qui était la marraine de ma fille et qui m'a abandonnée au moment où j'avais le plus besoin d'elle dans ma vie, elle s'est sentie elle-même victime de la perte de sa filleule et a été incapable de gérer ma douleur, "la sienne était plus forte", on ne se contacte plus du tout depuis 2 ans. Il n'y a pas que les bons moments à partager quand on est amis, il faut savoir affronter le malheur, mais ca les gens ne savent pas le faire. Maintenant, après 3 ans et demi, nous recevons en moyenne 2 courriers, 4 textos et 2 coups de téléphone en moyenne lors de l'anniversaire de décès de ma fille. Au début, j'ai été affreusement déçue, maintenant, je m'en suis fait une raison, il y a juste que j'ai peur qu'on l'oublie, je ne veux pas que les gens l'oublient, je trouve cela épouvantable. Nous, évidemment, ca nous fait très chaud au coeur quand on reçoit un petit soutien quelconque, mais elle, je voudrais qu'elle puisse être présente, éternelle dans les pensées des gens, et pourtant, je sais que dans 10, 20 ,30 ans, elle sera oubliée, alors qu'à son départ elle a été recouverte de fleurs et de gentils mots attentionnés, c'est même là que je me suis rendue compte à quel point elle était aimée, qu'elle avait un très grand nombre d'amis et j'ai vu à travers les mots de compassion qu'elle était appréciée de tous.

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                  • A compter sur les doigts !
                    Comme je me reconnais dans la description que tu viens de faire



                    j'ai vécu exactement la même chose je ne comptais plus ni les plaques, ni les fleurs naturelles, artificielles, ni les témoignages de sympathie sur le cahier de condoléances, ni les courriers reçus, et puis si certains membres de ma famille se sont accrochés on va dire une année, les amis disparus du jour au lendemain, aujourd'hui je suis bien seule, je pense que si je n'étais pas là pour faire vivre mon fils à travers moi, il y a bien longtemps qu'il est vraiment mort pour les autres mais pas pour moi, et puis tous ces gens qui te demandent comment tu vas, alors qu'ils devraient savoir qu'aprés une telle épreuve on ne peut plus jamais aller bien, ça me révolte, qui te parlent de leurs soucis "à la con" avec leurs enfants alors que je n'ai plus le mien, comment rester calme !!! je me le demande encore tous les jours
                    La Maman de Rémi

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                    • Les ami(e)s...



                      A la mort de mon père (emporté en 3 semaines par un cancer foudroyant)mes amis ne se sont pas manifestés.Pourtant , 11 jours avant , ils étaient là pour mon mariage...
                      A l'annonce , pour les faire-parts ...personne n'a répondu.Lors de l'enterrement , j'ai vaguement eu droit à un "j'essayerai de venir"...qui n'est jamais venu.C'était pourtant là aussi que j'avais besoin d'eux, pas uniquement dans les moements de joie ou de fête.Je me suis sentie abandonnée et trahie.Seule , une amie du Mans m'a envoyé une lettre de réconfort et de soutien : pourtant , nous venions juste de nous connaître (nouvelle collègue), et elle n'a avit jamais vécu cela auparavant.Mon Amie d'enfance n'a pas envoyé de mot , n'a pas téléphoné , ne s'est pas déplacée , alors que pendant 22 ans elle avait connu et apprécié mon père...
                      Il y est des choses plus fortes que l'amitié:la mort.
                      Que ce soit la peur , l'ignorance ou je ne sais quoi d'autre , j'avais besoin d'avoir mes amis autour de moi.
                      Maintenant , j'ai fait le tri : ils se comptent sur les doigts d'une maiun et s'est tant mieux.
                      Louise

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                      • C'est vraiment terrifiant
                        Je me retrouve dans tous les messages !



                        Extraordinaire, je me retrouve dans presque tous les messages !
                        Comme vous, les amis qui m'ont soutenu se comptent sur les doigts de la main. Ce n'était pas nécessairement ceux sur qui je comptais initialement, il y a eu des surprises. La plupart n'ont rien fait, voire certains ne m'ont plus jamais contactée !
                        Certains jours, je crois que si j'avais pu j'aurais hurlé "mais vous ne voyez pas que j'ai besoin de vous". Je n'ai pas du hurler assez fort
                        Le "comble", c'est que je crois avoir peut être plus reçu de ce forum que de mes amis. Au passage: merci. Ce n'est pas que je souhaite du malheur aux autres mais cela fait plaisir de savoir qu'on n'est pas seuls ni anormal.

                        Ca serait bien que les gens viennent lire qq messages de ce forum. Le pb, c'est que j'ai l'impression que seuls ceux qui ont vécu ça vienne lire...

                        A

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                        • Je me retrouve dans tous les messages !
                          Non pas seulement ce qui vivent ça !



                          Bonjour,

                          non moi je n'ai pas vécu de deuil trés personnellement.
                          Cependant,certaines de mes amies (dont ma meilleure amie) ont perdu leur maman. La cousine de mon mari qui a 25 ans vient de perdre son fils de 5 ans d'un cancer, contre lequel il s'est battu pendant 2 ans ; et mon voisin a perdu sa femme avant-hier soir... Je suis venue là cherchant quoi écrire sur ma carte... et je me rends compte combien on est bête quand on n'a pas vécu de deuil si proche ! Non pas par méchanceté, mais plus par peur de remuer le couteau dans la plaie... Pour la cousine, nous essayons d'aller la voir régulièrement, mais c'est dur pour nous car nous avons un petit garçon de 2 ans, plein de vie, et j'ai honte de lui montrer notre "bonheur"; aussi, je lui ai carrément demandé de me dire les choses dont elle voulait qu'on parle... Si elle souhaitait parler de Mattéo son petit ange, ou au contraire parler d'autres sujets. Pour ma part je lui ai expliqué ma difficulté, et du coup, le dialogue est plus simple, on rit beaucoup, on pleure aussi parfois. Mais c'est vrai que la position des amis ou de la famille est difficile à tenir. Peut-être faudrait-il dire "j'ai envie que vous continuiiez à parler de mon fils, ma soeur, ma femme... parceque ...... " Du coup les personnes seront peut-être moins génées, face à la douleur de l'autre.

                          En attendant merci de vos témoignage, ils m'inciteront à faire encore plus attention aux personnes de mon entourage.

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                          • Bonjour



                            J'ai pu constater après le décès de ma maman en septembre dernier que les amis sur lesquels je croyais pouvoir compter se sont évaporés dans la nature, parce que, suite à cette terrible épreuve, je n'étais plus celle qu'ils avaient connues, rieuse, enjouée, tjrs prêtes à ouvrir sa porte et mettre la table pour une assiette de pâtes à la bonne franquette. J'avais tout de même des circonstances atténuantes, et ils n'ont pas su comprendre. Celle que je croyais ma meilleure amie m'a même repoussée quand je lui ai proposée que l'on fasse le réveillon du jour de l'an ensemble, histoire de ne pas manger son plateau de fruit de mer chacun chez soi. J'en ai pleuré des seaux de larmes. En revanche j'ai appris à découvrir que je pouvais compter sur d'autres amis(es) qui ont été et sont toujours très présents, me soutiennent.

                            Ces difficiles passages de la vie nous aident aussi à faire le tri dans ceux qui nous entourent, et quelquefois c'est pas plus mal.

                            COurage

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                            • Bonjour



                              pareil pour moi, les vrais amis, je les compte maintenant surles doigts d'une main !

                              eux qui se disaient "vrais", plus de nouvelles quasiment. Une "amie" m'a même dit "bah, t'as qu'à faire comme moi, depuis que mon père est mort, je me dis qu'il est parti en voyage et qu'il va revenir". A part que cette fille, elle est tous les jours fourrée avec sa soeur et que j'avais envie delui demander si sa soeur partait, comment elle réagirait????

                              Les gens ne savent pas trop quoi dire, quoi faire, c'est vrai qu'on n'est plus aussi gaie qu'avant, plus aussi insouciente. Est-ce que ça les projette vers un futur qui leur fait peur ? J'en sais rien, mais moi, je sais que j'ai 3 filles (dont ma cousine) sur qui jepeux compter, les autres, fini !

                              Moi aussi, j'envoie des textos aux soit-disant amis , comme tu dis, c'est toujours moi qui fais le premier pas, et souvent, il n'y a pas de suite. ALors, j'ai décidé de faire le tri, mais quand ils reviendront, je ne serai lus là, parce que les amis, c'est pour les bons mais aussi mauvais moments.

                              habanita

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                              • Je pense...



                                que surtout les proches n'osent pas...

                                Il y a presque un mois (le 6 avril), un enseignant, un collègue, un ami est décédé d'une crise cardiaque (il a été mon maître d'apprentissage l'an dernier pour devenir fleuriste et m'a beaucoup aidé pendant cette première année où je gère une boutique). J'ai vraiment eu le sentiment de perdre comme un 2e père. ca a été d'autant plus dur qu'il avait 43 ans, une femme, des enfants de 14 Ã* 8 ans... A ses obsèques, on a beaucoup parlé Ã* sa femme qui était évidemment anéantie... elle a beaucoup dit "surtout n'hésitez pas Ã* venir nous voir Ã* la maison"... On se voyais souvent car il était très fédérateur et très famille. Et j'ai pas encore eu le temps de passer la voir, mais je pense que je le ferai quand je pourrai d'ici 1 ou 2 mois...

                                Ce que je veux dire Ã* travers celà, c'est que je me suis posée la question si sa propistion était juste polie ou réèlle. Mais je pense que dans ces moments là, on ne dis pas les choses par politesse. Mais je me suis posé la question... Et aussi je pense que les gens n'osent pas, car malgré tout le drâme d'un décés, la vie va et continue... malgré tout. Et je pense que les proches ou amis ont peur d'être "heureux" ou "bien" face Ã* ce que peuvent vivre des gens en deuil. Encore plus quand c'est brutal comme décés. Et de nos jours, on ne sait pas quoi dire. Tu sais, je réfléchis pas mal Ã* ça, car dans le cadre de mon travail, je suis souvent confrontée aux familles en deuil, et je me suis beaucoup posé la question sur le "quoi dire" aux familles ? C'est difficile de trouver la bonne attitude et les bons mots, car on a peur d'en faire trop ou trop peu

                                Je te souhaite beaucoup de courage


                                Tinote

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                                • Je pense...
                                  Et moi je pense que ..........



                                  L'éducation y est pour beaucoup.
                                  Nous avons toujrs reçus de nos parents, et plus particulièrement de notre maman, une éducation dans laquelle il était dit qu'on ne laisse pas tomber ses amis, ses copains, sa famille, surtout lorsqu'il arrive und drame comme celui-ci. Et donc que l'on soit présent, à l'écoute, un p'tit toc toc de temps en temps sans vouloir s'imposer, mais pour leur rappeler qu'on est là. Et le jour des funérailles d enotre maman, nous lui avons rendu un hommage et fait la promesse de mettre en pratique, tout au long de notre vie, ce qu'elle nous avait enseigné. Elle nous disait que cette façon qu'elle avait de donner de son temps, était sa façon de pratiquer sa foi.
                                  Une amie a perdu son papa dans les mêmes circonstances que notre maman 5 mois après, et discrètement de temps en temps je suis passée la voir 5, 10 mn, elle avait besoin de parler de ça avec quelqu'un qui connaissait. J'ai compris qu'on se faisait du bien mutuellement. Et ça nous a encore plus rapprochées. Il faut être présent encore plus dans ces douloureux moments, pendant, après, c'est vitale, réconfortants. Et moi ça m'a beaucoup manqué.

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                                  • Et moi je pense que ..........
                                    Je sais pas trop...



                                    où l'éducation influence, où est le naturel ?

                                    Je pense surtout que c'est notre culture qui fait que les gens n'osent pas... En France, la mort est cachée, dissimulée, du coup les familles et amis ne peuvent plus faire leur deuil correctement...

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                                    • Je pense...
                                      Je pense que.....



                                      il n'y a rien à dire, on attend juste une petite attention, du genre un texto, un petit courrier ou un ... une date fatidique (anniversaire de décès, anniversaire du défunt, Noël, fête des mères), juste un "on pense bien à vous en ce jour", c'est pas grand chose, mais crois-moi, ça fait énormément plaisir.On le sait très bien que les gens sont "bloqués", qu'ils ont peur de nous montrer leur bonheur, ou de raviver notre douleur mais on a besoin de chaleur humaine, car si on vit encore, on est mort dedans, et si tout le monde nous abandonne, on se sent trop seule et oubliée. Je pense qu'il faut savoir affronter les gens endeuillés, en leur montrant une certaine compassion, le plus dur est quand les gens font semblant de rien, il faut juste nous dire "et toi, comment tu te sens ?", accompagné d'un gros bisou et c'est tout, on n'en demande pas plus, on lève les épaules, et c'est nous qui arrivons à changer de sujet, mais on a eu un signe de chaleur humaine, le plus petit soit-il. Mais ne jamais dire "bonjour, ça va ?" ou encore "salut, ça va bien ?" : c'est terrible à entendre, car ça n'ira jamais plus bien, il y a des gens qui nous demandent aussi si ça va mieux ? Pourquoi ça irait mieux, on en a pris à perpétuité et on va souffrir toute notre vie durant. Le plus terrible c'est que les gens ne voient pas notre mal, et qu'ils pensent qu'on va mieux que sous le seul prétexte qu'on est là, qu'on arrive à travailler ou accomplir les tâches quotidiennes, alors quand elles nous voient mal, elles disent "ah, mais je pensais que tu allais mieux !". On serait dans un fauteuil roulant qu'on aurait plus d'attention et de soutien des gens, moi ça m'énerve que les gens n'imaginent pas une seule seconde la vie qu'on mène quand on a perdu un enfant, je ne le souhaite pas à mon pire ennemi, mais j'aimerais qu'ils prennent ma place une journée pour qu'ils comprennent la douleur, pour qu'ils sachent surtout nos besoins, nos envies de relations humaines, de compassion, et surtout de ne pas avoir peur de nous parler de notre enfant disparu, même si il n'y a plus rien à dire de "neuf", il y a toujours un petit souvenir à entendre avec plaisir, ça le fait vivre encore, et je suis sûre que j'apprendrais des choses que je ne savais pas de sa vie, des moments qu'elle a vécus et j'aimerais les connaître, mais personne ne me parle jamais plus d'elle, même ses amis, copines, elles ont peur de venir nous voir et je voudrais tant qu'elles me racontent des anecdotes et des moments qu'elles ont vécu ensemble et que je ne connais pas. La vie est bien triste au milieu de tous ces gens qui ne comprennent rien.............

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                                      • Je me retrouve dans tous les messages !
                                        Difficile de trouver les mots qui soulagent...



                                        le frère de mon amie s'est pendu avant-hier, elle est très malheureuse, elle se culpabilise.sa peine me touche beaucoup,quand je l'ai au téléphone, je l'écoute beaucoup, mais quand vient mon tour de parler, je ne sais pas quoi lui dire, j'ai peur de la blesser, j'ai peur de ne pas savoir de quoi je parle, de ne pas la comprendre, d'être inutile...je n'avais jamais compris à quel point des gestes simples et sincères pouvaient être nécessaire.le 14 juin, c'est son anniversaire et ça aurait aussi été celui de son frère, elle ne veut pas qu'on lui souhaite, mais je ne manquerai pas de lui envoyer un petit mot pour lui dire que je pense à elle en ce triste jour...merci de partager votre souffrance et de faire grandir ceux qui ont la chance ne pas (encore ) avoir connu la perte d'un être cher

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                                        • Une amie doit être toujours présente
                                          Se sentir inutile ...



                                          Je ne sais pas par quoi commencer ... mon fiancé vient de perdre son frère la nuit dernière. Il avait 24 ans, un super avenir devant lui, une santé de fer ... puis cet appel de l'hopital ... un comas et 3 jours après son coeur s'arrête suite à un rare cas de leucémie que personne n'a vu venir. La vie est parfois si injuste.

                                          Je ne sais pas quoi faire ... je me sens completement inutile, je voudrais lui parler, le conforter mais j'ai peur de ne pas trouver les bons mots ... que lui dire à part que je suis là pour lui s'il a besoin de quoi que ce soit? que faire à part de le prendre dans mes bras?

                                          Je me retrouve dans une situation quasi identique. Winny, as tu trouvé des réponses à tes questions?

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                                          • Ce que tu dis est tellement vrai
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                                            bonjour ma meilleure amie vient de perdre son ami dans un accident de voitures et je la soutien du mieux que je peux j'ai toujours été là du début de son coma à la fin mais aujourd'hui elle n'arrive pas à surmonter et je ne sais plus quoi faire elle me dit qu'elle aimerait en parler avec d'autres personnes comme elle alors j'aurai aimé savoir si ça te dit de parler de ton expérience avec elle ce serait sympa merci de me répondre

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                                            • Une amie doit être toujours présente



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                                              • C'est vraiment terrifiant
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                                                slt tu as t a fait raison 2ce ke tu as dis moi j ai perdu mn tres chér pére il ya 2mois dans 1accident de voiture il été avec ma soeur elle est hospitalisé depuis le jours de l accident et moi je n arrive pa a imaginé ma vie sans mn pére il été ts pr moi ......et franchemant personne ne pourra ressentir 7douleur c il na pa vécu le mm drame .......

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                                                • L'attitude des amis,et même des proche (la fuite )



                                                  L'attitude en générale face au deuil et la fuite,les amis la famille il ne save pas quoi dire ou quoi faire,on se retrouve seule malgré nous,sais la triste réalité.
                                                  Quand dans fond tous se que l'on désire et d'être écouté, et d'être entouré,bien sur on a tendance a se retiré des gens qui nous entoure, mais dans le fond de notre coeur on chercher une épaule pour pleuré,et personne n'arrive a décodé notre détresse.
                                                  Alors les gens qui nous entoure dise si tu a besoin je suis la,au lieu de resté la simplement.

                                                  La personne qui est en deuil se sens abondonner plus souvent qu'autrement,je sais de quoi je parle car je le vie moi même,sais la triste réalité on dois se reconstruire sois même et souvent allez chercher de l'aide auprès de gens qui vive la même chose.
                                                  voila je devais le sortir de moi car je suis frustré de l'attitude des gens face au deuil.

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