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Question posée sans doute plusieurs fois sur le hiv

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  • Question posée sans doute plusieurs fois sur le hiv



    j'ai eu une aventure avec un homme. Relation sexuelle et fellation sans préservatif (je sais que je n'aurais pas du)

    mais je voulais savoir combien de temps je devais attendre avant de faire une prise de sang, on me dit entre 1 et 3 mois
    qui peut me renseigner véritablement ?

    merci à vous

  • Alors



    il FAUT courir aux urgences dans les heures qui suivent. Là, tu peux avoir une trithérapie préventive pour essayer d'empêcher le virus de s'installer.
    Après, il y a 3 tests à faire : au bout d'1 mois, de 3 mois et de 6 mois. S'ils sont tous les 3 négatifs, tu as eu beaucoup de chance.
    Il faut aussi faire des tests type hépatite, syphilis, gonocoques...
    Dendappa

    Commentaire


    • Alors
      Même si le monsieur m'a dit



      qu'il était sain ?

      j'ai un peu peur tout d'un coup

      Commentaire


      • Même si le monsieur m'a dit
        Le truc



        c'est qu'il peut te dire n'importe quoi... Donc, bof, bof... Mieux vaut faire les tests...
        Dendappa

        Commentaire


        • Le truc
          Ça ne me remonte pas plus le moral



          MAIS,

          je te remercie beaucoup pour tes réponses, merci à toi Dendappa

          Commentaire


          • Ça ne me remonte pas plus le moral
            Désolée



            de ne pas te remonter le moral... Le mieux c'est que tu ailles le plus vite possible aux urgences pour en discuter avec un médecin...
            Dendappa

            Commentaire


            • Désolée
              Chat



              Que faire alors si vous craignez d'avoir contracté le sida suite par exemple à l'oubli ou à un accident de préservatif ? Dans les premières heures qui suivent le rapport, le virus peut-être encore contrôlé et n'a pas le temps de vraiment se diffuser puis de muter pour devenir irréversible : il est encore possible d'agir pour le détruire à condition de mesurer les risques pris lors de l'exposition possible. Il est important de se rendre dans un service d'urgence pour mettre en place un programme d'action. Mais ce n'est que quand le risque est majeur que vous devez vous inquiéter et envisager la pilule "anti Sida" qui n'a rien d'une pilule d'extasie. J'entends par rapport à risque un rapport avec une personne qui aurait des chances d'être porteuse du virus en raison de multipartenaires, de prise de drogue par intraveineuse ou de pratiques multiples sans protection ni précaution. Il est bien sûr difficile d'évaluer ces risques dans la situation d'une rencontre suivie d'un rapport où l'on laisse peu de place à la réflexion et à la prise de conscience de ce à quoi on s'expose. C'est pourquoi, la confiance ne suffit pas et que la "pilule anti SIDA" est envisageable seulement après les conseils de professionnels de plannings familiaux, de médecins traitants ou de centres hospitaliers!

              Le TEST DE DEPISTAGE "ELISA" doit être une première mesure envisagée pour soi et son partenaire même s'il ne sert qu'à vérifier et non à vérifier pour pouvoir éventuellement agir : la prescription est facile et rapide, les résultats sont en général connus sous 72 h à une semaine et sûrs à plus de 98%, puisqu'ils sont vérifiés le plus souvent par deux laboratoires différents. Par ailleurs, le test de dépistage est gratuit ou remboursé selon les recours envisagés.

              Il faut savoir que le virus n'est détectable qu'à partir du 11ème jour. Il est à ce moment là trop tard pour envisager une solution. Ne vous étonnez donc pas que le test ne soit pratiqué que 3 semaines après le rapport contaminant, sachant qu'il faut attendre la période de primo-infection pour que le virus disséminé dans l'organisme soit actif et détectable dans le sang. A la base, le VIH se situe dans les ganglions. On appelle ce test, le test Elisa. Autrefois, il fallait attendre 3 mois pour que le test soit fiable.

              Ne pas être "séropositif" après le 11ème jour (dans la mesure où il est impossible de le vérifier) ne signifie pas que l'on n'est pas contaminé, mais que la charge virale n'est pas assez forte pour témoigner de la présence réelle ou supposée du virus !! Aujourd'hui dès le 20ème jour, on estime que le premier test est déjà assez fiable, mais il est recommandé d'en faire un second trois mois et un troisième dans les 6 mois après, par précaution puisque le vih pendant la primo-infection peut se révéler selon la nature et la résistance de l'organisme entre le 14ème et le 30ème jour après le rapport à risque! Faire un test immédiatement après l'infection ou le risque d'infection serait donc stérile! Bien que cela puisse sembler contraignant, procéder à 3 tests est la seule manière de valider à 100% les résultats de sérologie. Ensuite des précautions d'usage et d'hygiène basiques et enfin dans les cas les plus sérieux la prise de la pilule anti-sida qui correspond à un traitement quasi complet du sida pendant les premiers temps d'action du virus.

              Pour plus de confidentialité dans vos démarches, vous pouvez également vous rendre dans un Centre d'Information et de Dépistage Anonyme et Gratuit du Sida (CIDAG). Il y en a au moins un dans chaque département. On peut y trouver des documents et des renseignements sur le VIH, mais également y effectuer un test. "Pas besoin d'ordonnance, ni d'être à jeun et il n'est pas forcément nécessaire de prendre rendez-vous (se renseigner par téléphone auparavant). Au cours de l'entretien avec un médecin ou un(e) infirmier(e), on peut exposer sa situation personnelle et poser des questions. On étudie alors la nécessité d'un test et, le cas échéant, un prélèvement sanguin est pratiqué. Le résultat est remis ( en général une semaine après le test) par un médecin avec lequel on peut à nouveau évoquer sa situation et envisager les dispositions à prendre selon le résultat."

              En complément des tests qui ne feront que signaler un état, il faut savoir qu'il existe la solution extrême de la "pilule du lendemain" pour le SIDA qui permet par un traitement de choc sur le modèle de la tri/multithérapie d'attaquer le virus à la souche s'il est supposé présent dans l'organisme pour stopper son développement et donc l'éradiquer peut-être (à prendre pendant un mois) ! Car contrairement à ce que prétendait une autre membre prêtant à confusion, la pilule du lendemain contre le sida, faussement appelée pilule anti sida, existe, même si son nom est inapproprié et qu'il vaudrait mieux parler de pilule préventive contre le sida. Ne confondons pas avec la pilule du lendemain prévue pour les grossesses qui n'a rien à voir. J'ai été choquée de lire les commentaires approbatifs qui applaudissaient ce membre parce qu'il disait que la "pilule antisida, c'était n'importe quoi et ça n'existait pas"! C'était probablement du second degré pour remettre les choses à leur vraie place.

              Qu'est-ce alors que la "Pilule anti-sida" que l'on devrait intituler trithérapie de prévention ou traitement antirétroviral d'urgence ? C'est UNE SOLUTION D'EXTREME URGENCE DE PREVENTION pour éviter le développement et la diffusion du virus du sida dans l'organisme après un rapport ou un comportement dont les risques de contamination sont supérieurs à 90-95%. C'est un traitement thérapeutique basé sur une dose antirétrovirale plus faible que celle administrée aux malades du sida et aux séropositifs, qui agit pour PREVENIR, c'est-à-dire limiter le virus et éventuellement le détruire si celle-ci est administrée dans les premières heures après l'exposition (IMPERATIVEMENT dans les 48h).

              Comme le rappelle xomuc, la pilule contre le SIDA, à savoir le syndrôme d'immunodéficience acquise, n'existe pas évidemment car cela signifierait qu'une pilule soigne le syndrôme quand il s'est manifesté ! Le Sida est la phase où le virus agit et où des maladies opportunistes apparaissent ce qui fait que le taux de T4 (lymphocytes= globules blancs = déffences immunitaire) est inférieur à un certain seuil. La séropositivité, en revanche, signale que l'organisme a été en contact avec le virus responsable du Sida qui est présent dans votre corps et dans vos anticorps. Ces personnes sont souvent asymptomatiques, elles ne manifestent donc aucun symptome de maladie dans les premiers temps et ce parfois, pendant des mois selon le mode de contamination et les réactions de l'organisme.

              Le danger principal de la séropositivité est qu'elle n'est pas toujours détectée par ceux qui sont porteurs du virus, d'autant que les symptômes peuvent ne durer que quelques jours à quelques semaines et qu'on les apparente à un état pseudo grippal ou mononucléosique. En ordre d'apparition les plus fréquent, fiévre (> à 38), fatigue et état fébrile (douleurs articulaires et musculaires, céphalée, boufée de chaleurs), Adénopathies multiples = ganglions = (Adénopathie peut être précoce (avant tout autre chose) ou retardée(après d'autres symptomes), érythèmes (rougeurs)à la base des membres, au visage ou au cou, dégradation des muqueuses (buccale, vaginale anale), troubles digestifs, troubles cérébraux (paralysie, méningites) et troubles du comportement.


              La pilule n'est PAS UNE SOLUTION MIRACLE, mais une prévention ultime quand il y a eu défaut de préservatif ou échanges de seringues non stérilisées. Certains conjoints qui souhaitent avoir un enfant avec une personne malade y recourent notamment. Pour les personnes contaminées par l'échange de seringue, le risque est encore plus rapide puisque le sang est le vecteur le plus rapide pour la diffusion, alors que par le lait, le sperme ou les sécrétions vaginales agissent dans les 11 jours.

              Ce traitement est proche du traitement classique que ce soit dans la régularité et dans l'obligation de la prise pendant plusieurs semaines à heure fixe. Comme toute trithérapie, il peut être très difficile à supporter au cours de la prise avec des effets secondaires lourds (diarrhées, vomissements, fièvre, douleurs abdominales...) qui amènent à réfléchir à son usage. Pour bénéficier de ce traitement antirétriviral remboursé, il doit y avoir des risques majeurs de contamination qui ne se bornent pas à la crainte d'avoir pu faire une fellation sans préservatif avec un inconnu!

              Cette pilule est connue dans certains services précurseurs sur le sujet et validée par quelques centres notamment à Paris, Toulouse, mais elle reste très peu utilisée spontanément par les médecins qui préfèrent plutôt dédramatiser et rappeler que certaines pratiques comme la fellation sans protection n'est risquée que dans moins de 2% de cas !

              L'essentiel face à un rapport à risque est de prévenir et de se calmer : prendre conscience du danger pour ne plus s'exposer inconsciemment, prendre les mesures de vérification par les tests dans les temps qui conviennent, éviter les rapports dans les jours qui suivent pour ne pas exposer d'autres personnes. Il ne sert à rien de paniquer, puisque le rapport à risque signe déjà le début d'un danger qui peut devenir irréversible.


              A une époque, la rumeur des seringues sur les plages avait créé la panique tout comme un hoax qui circulait sur le net et prétendait que des petits malins déposaient des seringues sur les sièges des cinémas parisiens. Il ne faut jamais oublier que le virus du sida n'est pas résistant au froid, à l'air libre : le virus meurt dans les quelques minutes qui suivent son exposition. Ne paniquez pas alors que ce risque est infinitésimal.

              Evaluez BIEN les risques pris pour les présenter au médecin de façon claire et sans omission : toute précision peut être essentielle pour apprécier la situation justement. Plus facile à dire qu'à faire ? Certes, mais il ne faut pas oublier non plus que le pire a déjà été commis et que rien ne le changera si ce n'est une bonne prise en charge qui orientera vers des mesures sûres. Il peut être plus simple de contacter un médecin qui ne nous suit pas et qui prendra en considération la situation de manière peut-être plus objective.

              Dans l'attente d'un vaccin qui n'est pas prêt de voir le jour en l'état actuel des recherches, malgré des avancées significatives sur des antigènes révélés en Inde, plusieurs tests cliniques sont menés sur des patients volontaires, homosexuels et hétérosexuels, sains, au Cambodge, en Afrique et dans deux villes d'Amérique, concluent à des résultats pour l'instant prometteurs pour une véritable pilule anti sida. Cette annonce a été faite en Mars 2004 par le Président de Family Health International, Willard CATES jr : "Ce programme ne sera pas unique en son genre. A brève échéance, une 2ème étude sera lancée par le National Institute of Health, sur 1000 prostituées cambodgiennes et 400 homosexuels et bisexuels à Atlanta et San Francisco."




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              Forum-Archive: 2004-102004-11

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