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Information complète sur la maladie d'alzheimer

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  • Information complète sur la maladie d'alzheimer



    Bonsoir a tous. Je suis une jeune étudiante dans le domaine de Science Infirmière et tout récamment, nous avons fait une recherche sur la maladie d'Alzheimer. Je vous la fait parvenir, en espérant que ca pourra vous aider un peu a en ... sur ce sujet

    Isabelle

    -----------------------------------------------------------------------------

    Pour la majorité des gens, égarer ses clés ou oublier un rendez-vous est une chose exceptionnelle. Mais lorsque lexception devient la règle et que ces oublis nous empêchent de fonctionner adéquatement, il en va de soi quun processus anormal est en voie de développement. La maladie dAlzheimer est une maladie progressive et dégénérative qui détruit des cellules vitales du cerveau. Elle affecte la capacité de penser, de se souvenir, de comprendre et de prendre des décisions. Lorsque lon sait que plus de 52 % des Canadiens connaissent une personne atteinte de la maladie dAlzheimer, on ne peut que constater sa nature prolifique. En effet, la maladie dAlzheimer est reconnue comme la 4e cause de mortalité dans les pays occidentaux. Sa prévalence auprès des populations en fait un sujet chaud et controversé puisquelle demeure encore à ce jour relativement inconnue. Le présent travail va traiter de plusieurs aspects de cette maladie dont; la description physiopathologique, les altérations de la santé, les déterminants de la santé associés à la maladie, les principes et facteurs épidémiologiques, les stresseurs du milieu, les sentiments associés à la maladie, lapproche biomédicale de la santé associée à la maladie, lapproche holiste de la santé associée à la maladie pour se terminer avec les types de prévention.

    Description physiopathologique

    En 1901, le neurologue allemand Alois alzheimer a décrit pour la première fois les manifestations de la maladie qui porte aujourdhui son nom. Initialement diagnostiquée comme une maladie rare affectant les adultes de moins de 65 ans, on se référait à celle-ci par le nom de démence présénile. Mais on a constaté depuis que la maladie dAlzheimer est une maladie dégénérative qui provoque des lésions irréversibles au cerveau. Elle se retrouve à présent au premier rang des causes de la perte de fonctions mentales chez les personnes âgées de plus de 65 ans. Il existe deux types dAlzheimer; la forme sporadique (90 à 95% des cas) et la forme familiale autosomique dominante (5 à 10% des cas). Mais dans les deux cas, lAlzheimer ne fait pas partie du processus normal de vieillissement. Même si les chercheurs ne peuvent sentendre sur le processus menant à la maladie dAlzheimer, tous sont unanimes sur la présence de marqueurs cérébraux chez le cerveau des patients atteints de cette maladie. Cest-à-dire les plaques amyloïdes et la présence décheveaux dans les neurones. En effet, lAlzheimer résulte potentiellement de la rencontre de deux processus dégénératifs distincts; lamyloïdogénèse (ou pathologie APP) qui potentialise le second, la dégénérescence neurofibrillaire (mieux connu sous le nom de pathologie TAU). Lorsque les deux processus se conjuguent, à plusieurs années dintervalle, il en résulte la dégénérescence des cellules nerveuses.

    Amyloïdogénèse

    Le premier processus, lamyloïdogénèse, correspond à un dysfonctionnement dune protéine nommée APP(Amyloid Protein Precursor). Cette protéine étant présente dans toutes les cellules du corps, on peut deviner que son rôle est dune importance capitale. En conséquence à ce dysfonctionnement, les cellules du cerveau rétrécissent ou disparaissent pour être remplacées par des taches denses de formes irrégulières nommées plaques séniles. Ces plaques, toxiques pour les neurones, sont formées par la bi-division de la protéine APP. Dune part aidée par lenzyme beta-secrétase et de lautre par lenzyme gamma-secrétase. Ces deux enzymes sectionnent la protéine APP en fragments qui vont ensuite saccumuler pour former les plaques séniles. Les plaques séniles apparaissent comme des masses sphériques dun diamètre de 5 à 100 micromètres, constituées par un dépôt de substance amyloïde plus ou moins dense. La substance amyloïde est formée de faisceaux de filaments droits qui occupent le domaine extra-cellulaire du tissu nerveux central. Cest ce qui les différencient du second processus puisquelles sont des lésions extra-cellulaires. À léchelle moléculaire, le constituant de base de la substance amyloïde des plaques séniles est un polypeptide dune quarantaine dacides aminés dénommé A. Le polypeptide A dérive de la famille des protéines APP qui peuvent contenir jusquà 770 acides aminés. Lagrégation du peptide amyloïde A, avec son caractère très insoluble et très stable, en association avec dautre co-facteurs, tel quun sang pauvre en apoliprotéines E (apo E), vont former les plaques séniles. Si on sait comment les plaques se forment, on ne sait toujours pas pourquoi. Dautant plus que les chercheurs découvrent parfois, lors dune autopsie, un nombre important de plaques séniles alors que la personne ne manifestait pas le moindre signe de dégénérescence cérébrale.


    Dégénérescence neurofibrillaire

    Le deuxième processus correspond à lagrégation de la protéine TAU sous forme de filaments pathologiques dans le cytoplasme des neurones. Dans une cellule nerveuse saine, la protéine TAU offre un support structurel. Toutefois, dans le cas des patients atteints dAlzheimer, ce support structurel seffondre pour se matérialiser ensuite par la présence décheveaux dans les cellules. Les neurones en dégénérescence neurofibrillaire présentent dans leur cytoplasme des filaments pathologiques appariés en hélice. Ces hélices saccumulent ensuite dans les corps cellulaires des neurones ainsi que dans leurs prolongements neuroniques. Le deuxième processus est donc une lésion intracellulaire. Les filaments en hélice sont constitués par laccumulation de protéines TAU qui contrôlent la polymérisation des microtubules(filaments du cytosquelette). Cest-à-dire quelles contrôlent laction de transformer plusieurs molécules de filaments du cytosquelette en une plus grosse molécule. Au cours de la maladie dAlzheimer, une accumulation anormale des protéines TAU a lieu dans la cellule ce qui provoque la dépolymérisation des microtubules, donc léclatement de la grosse molécule en plusieurs petites molécules. Va sensuivre la dégénérescence neurofibrillaire qui va résulter par la mort neuronale.

    Latteinte neuronale touche préférentiellement les centres de la mémoire et du langage pour gagner progressivement le reste du cerveau et ce en passant par des voies anatomiques plutôt que par diffusion passive. Ainsi, au fur et à mesure que la maladie se développe, on observe la mort de millions puis de milliards de neurones, entraînant lapparition progressive des signes et symptômes cliniques.

    Signes et symptômes cliniques

    La prolifération de la mort des neurones laisse des trous dans le réseau messager du cerveau ce qui entraîne de linterférence dans la communication entre les neurones. De plus, les patients atteints dAlzheimer présentent des quantités moindres du neurotransmetteur acétylcholine impliqué dans les fonctions de la mémoire. Donc, au fur et à mesure que la maladie gagne progressivement chaque région du cerveau, elle peut entraîner la perte de certaines fonctions ou habiletés ce qui résulte en des signes et symptômes. Les gens nidentifient pas toujours les signes comme étant alarmants. Dautre part, ces signes peuvent apparaître graduellement et passer inaperçus justement en raison de la tendance évolutive de la maladie. Depuis la découverte initiale de la maladie par Alois Alzheimer, les chercheurs ont schématisé lévolution de la maladie en trois phases où les signes et symptômes sapparentent en 4 catégories. Vous pourrez observer plus bas un tableau identifiant clairement les signes et symptômes selon le stade daffection ainsi que la durée approximative de chaque phase. Il est important de savoir que la maladie affecte de façon individuelle chaque personne. Ceci est en grande partie dû à la complexité des connections inter-neuronales du cerveau et à limpossibilité davoir deux répliques identiques dun cerveau. Somme toute, lévolution de la maladie amène à la détérioration complète et définitive de certaines fonctions chez le malade.

    Facteurs de risques

    Des facteurs acquis au cours de la vie peuvent modifier positivement ou négativement les risques de lapparition de la maladie dAlzheimer. Limportance relative de ces différents facteurs varie dune recherche à lautre et tous relèvent de la corrélation entre leur présence/absence et lapparition de la maladie. Donc, les facteurs de risques sont plutôt des hypothèses de risques. Voici celles que lon retrouve le plus souvent associées à la maladie dAlzheimer dans les écrits scientifiques:

    LÂge et le sexe.

    Si certains ont plus de risques que dautres dêtre atteins par la maladie dAlzheimer, lâge et le sexe féminin sont les premiers à être pris en considération. En effet, 1 Canadien sur 20 âgés de plus de 65 ans est atteint de la maladie dAlzheimer, dont 1 sur 4 a plus de 85 ans, Deux fois plus de femmes que dhommes sont atteintes dune démence; la maladie dAlzheimer étant la forme la plus courante de démence en représente 64% des cas. Ceci peut partiellement être expliqué par le fait que les femmes vivent plus longtemps que les hommes. Puisque lincidence et la prévalence de la maladie dAlzheimer augmentent avec lâge, elle touchera un nombre grandissant de personnes par laccroissement de lespérance de vie des populations et le vieillissement de limportante cohorte des baby-boomers.

    Les facteurs génétiques, biologiques et environnementaux.

    Chez certaines familles, il existe définitivement un lien entre les antécédents familiaux et la maladie dAlzheimer. En effet, la forme rare et héréditaire de la maladie, la forme familiale autosomique dominante (5% à 10% des cas), est transmise directement dune génération à lautre par un gène dominant. Cependant, certaines autres pistes peuvent être soulignées telles que le syndrome de Down, la présence du gène ApoE sous forme de son allèle e4, insuffisance thyroïdienne, épilepsie, un âge maternel élevé supérieur à 40 ans, un âge maternel précoce inférieur à 19 ans, incidence de certains virus, certains agents polluants, etc. Toutes ces hypothèses causales ont comme dénominateur commun lincertitude. Somme toute, il est clair que les facteurs génétiques, biologiques et environnementaux jouent un rôle important chez les patients potentiels de lAlzheimer.

    Les traumatismes crâniens.

    Certaines études ont montré que les personnes qui ont subi une blessure à la tête avec perte de conscience sont plus susceptibles de développer la maladie dAlzheimer que celles qui nont jamais subi une blessure à la tête.
    Léducation et lactivité intellectuelle.
    Une scolarisation avancée augmente la densité des connections synaptiques ce qui pourrait retarder lapparition des symptômes de la maladie. Dune part, en raison dune plus grande réserve cérébrale et de lautre, en raison des activités éducatives qui contribueraient à stimuler lactivité cérébrale. Il est nécessaire de poursuivre les études sur le niveau déducation comme facteur de protection afin de déterminer si ce sont les études ou dautres facteurs reliés à léducation qui sont en cause.

    Les habitudes alimentaires.

    De façon générale, léquilibre alimentaire pendant lenfance et ladolescence pourrait jouer un rôle prépondérant dans lapparition de cette affection. De plus, certains aliments, comme le poisson et le vin rouge, ont des effets bénéfiques sur lAlzheimer. Lalimentation est donc une avenue importante de recherches éventuelles.

    Lhypertension et le cholestérol.

    Lhypertension systolique et lhypercholestérolémie accroissent le risque daccidents vasculaires cérébraux qui, pour leur part, favorisent les effets des plaques séniles.

    Laluminium.

    Le lien possible entre la consommation deau potable à haute teneur en aluminium et la maladie dAlzheimer fait encore lobjet de recherche. Par contre, dimportantes concentrations cérébrales daluminium ont été rapportées après autopsie dans certains cerveaux de personnes atteintes.

    Thérapie de remplacement hormonal post-ménopause.

    Une étude récente a indiqué que lhormonothérapie combinée dstrogènes (oestrogène et progestérone), chez les femmes âgées de plus de 65 ans, double le risque de la maladie dAlzheimer et de démence vasculaire, sur une période de cinq ans.

    Usage à long terme danti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS).

    Les (AINS) semblent annuler la réaction inflammatoire chronique du cerveau associée à la perte de neurones. Bien que linflammation puisse être une réaction normale du système immunitaire à une blessure ou à une maladie, lAlzheimer par exemple, une inflammation chronique peut provoquer des lésions nerveuses. Hors, certaines recherches ont démontré que les personnes souffrant darthrite traitée à laide de (AINS) sont moins sujettes à la maladie dAlzheimer que celles qui nen souffrent pas.

    Somme toute, certains de ces facteurs interagissent ensemble et conséquemment, une évaluation individualisée de ces facteurs de risque et de protection pour chacun pourrait mener à une stratégie préventive personnalisée. Cette stratégie na pas encore été approuvée par des recherches prospectives mais offrirait toutefois lespoir de retarder lapparition des symptômes de la maladie dAlzheimer, réduisant ainsi significativement la prévalence de la maladie à lintérieur dune génération.

    Les altérations de la santé

    La maladie dAlzheimer affecte tous les aspects individuels de la santé, ce qui crée une disharmonie profonde chez la personne atteinte. En effet, un être totalement fonctionnel va perdre graduellement toutes aptitudes à communiquer, à se mouvoir, à réfléchir, à apprendre et va perdre également la capacité de stabiliser ses humeurs et ses comportements. Les pertes encourues par la personne sont proportionnelles au stade de développement de la maladie et elles sobservent à tous les niveaux. Donc, progressivement, la personne atteinte dAlzheimer régressera dans ses habiletés jusquà devenir totalement incompétente physiquement, psychologiquement et socialement, ce qui résultera en une dépendance totale. La catégorisation des signes et symptômes, telle que présentée dans le tableau précédant, permet de mettre en perspective les pertes physiques, psychologiques et maturationnelles chez la personne souffrant dAlzheimer. Mais quen est-il des dimensions spirituelle et socioculturelle?
    Les déficits observés au niveau individuel peuvent être généralisés aux autres aspects de la personne. En effet, le malade étant incapable daccomplir les tâches simples, en raison dincapacité dapprentissage, dinteraction et de réflexion, perdra éventuellement la notion abstraite de la spiritualité. Hors, ce dépérissement et ces incapacités vont, par conséquent, isoler socialement la personne atteinte. De ce fait, la famille devra alors composer avec la nouvelle réalité que présente lAlzheimer. Cest-à-dire, toute la dimension daide et de dépendance éventuelle et ce, en assurant une sécurité et une qualité de vie maximale pour toutes les personnes concernées. Ce faisant, il sera impératif dassurer léducation et le soutien social de tous les membres impliqués afin déliminer les dommages extensifs que peut provoquer la maladie.
    Avec lavènement dune population vieillissante, les dommages provoqués par lAlzheimer se propageront à de plus grandes masses en ayant des impacts majeurs sur lévolution de certaines générations. LAlzheimer ne peut donc être traité isolément, car elle est un mal sociétaire gagnant de lampleur et de la gravité.

    Les déterminants de la santé associés à lAlzheimer

    Cest en 1974 que la première ébauche dun cadre de référence pour les déterminants de la santé sest matérialisé au Canada, à savoir; le mode de vie, lenvironnement, la biologie humaine et les services de santé. Depuis, de nouvelles connaissances sont venues appuyer ce premier fondement, tout en précisant ses origines et en élargissant sa portée. Les déterminants de la santé sont les principaux facteurs qui influencent la santé de la population. On en dénombre à présent neuf qui seront précisés un peu plus loin. Chacun de ces facteurs est important en lui-même, mais tous sont inter-reliés. Dans le cadre de notre projet, nous avons documenté chacun des déterminants en relation avec la portée quils ont sur la maladie dAlzheimer.

    Le revenu et la situation sociale

    Le revenu est de ce fait le déterminant le plus puissant pour évaluer la santé dune population. Bien quil soit lié à plusieurs facteurs épidémiologiques et politiques, il nest daucune influence sur lapparition de la maladie traitée ici. Car lAlzheimer frappe à tous les niveaux socio-économiques sans restriction. Toutefois, la personne atteinte de la maladie dAlzheimer ainsi que sa famille, doivent faire face aux problèmes et soucis quengendrent la perte de revenu et les coûts élevés des soins. Plutôt que daffecter la manifestation de la maladie, la situation sociale affecte plutôt lévolution de lAlzheimer chez le patient. Pour les gens défavorisés, il est possible de bénéficier dune certaine aide financière. Dans un cas comme dans lautre, il est fort possible que lindividu souffrant de la maladie dAlzheimer doive modifier ses habitudes budgétaires afin daccommoder cette nouvelle dimension.

    Le réseau de soutien social

    Certains experts dans le domaine ont conclu que les relations sociales exercent sur lévolution de la maladie un effet peut-être aussi important que les facteurs de risque potentiels. Le choix de réseaux de soutien social est très vaste pour les gens affectés par lAlzheimer. En 2002, on comptait plus de 60 groupes dentraide. Ces groupes offrent, pour la plupart, de linformation et de lappui pour les personnes en phase initiale de la maladie dAlzheimer et daffections connexes. De cette façon, les personnes atteintes, ainsi que leur entourage, sont mieux armées pour faire face aux ravages que provoque la maladie.

    Le niveau dinstruction

    Telles que précisées précédemment, les causes de la maladie dAlzheimer sont encore inconnues à ce jour. Par contre, le niveau déducation semble jouer un rôle important dans le risque de son apparition. Les personnes nayant pas poursuivi une longue scolarité (moins de 6 ans) ont plus de risques dêtre atteintes. De la même manière, une scolarisation plus importante aurait pour effet de retarder lapparition des premiers troubles. Exploitant les données dune enquête à grande échelle, certains chercheurs français ont à leur tour pu mettre en évidence linfluence du niveau déducation sur la manifestation de lAlzheimer. Mais il reste encore à déterminer de quelle façon et jusquà quel point il peut laffecter.

    Lemploi et les conditions de travail

    Les conditions de travail ont des effets considérables sur la santé, et plus lemployé exerce de contrôle sur sa vie professionnelle, plus il jouit dune meilleure santé. Hors, lemploi et les conditions de travail des gens atteints de la maladie dAlzheimer sont très particuliers. Il arrive très souvent quon leur suspende leur permis de conduire ou quon les licencie en raison dune perte du sens de lorientation, du jugement et de la capacité à se situer dans lespace. Par conséquent, ces facteurs ont une influence directe sur lemploi et la condition de travail. Étant incapable dêtre productifs et constants, les emplois pour les gens atteints de la maladie dAlzheimer se font rares. Perdant alors un réseau de soutient social en milieu de travail et une sécurité économique, les gens atteints de lAlzheimer se voient confrontés à une sombre réalité concernant lévolution et lissue de leur maladie.

    Lenvironnement physique

    La santé dun individu est profondément liée aux divers environnements physiques dans lesquels il évolue. Il faut souligner le logement, lair respiré, leau consommé, la sécurité offerte par la collectivité et le lieu de travail comme environnements physiques et sociaux les plus influents. Tout dabord, leau consommée et le lieu de travail ayant été abordés précédemment, nous documenterons les autres composantes. De fait, un environnement pollué et non sécuritaire peut être néfaste sur lincidence de la maladie. Mais lorsque atteinte dAlzheimer, lenvironnement physique devient très important pour la personne. En effet, sa demeure lui permet de rester en contact avec les événements du passé et les souvenirs. Il est donc nécessaire dapporter certaines modifications à la résidence à des fins sécuritaires. Il est tout aussi important de ne pas imposer trop de restrictions, afin de ne pas troubler le malade et ainsi garder un peu de continuité entre sa vie pré et post-diagnostic.

    Le patrimoine biologique et génétique

    La constitution biologique et génétique de base de lorganisme humain est lun des déterminants fondamentaux de la santé. Elle comprend le patrimoine génétique de la personne, le fonctionnement des divers systèmes de lorganisme, et les processus de développement et de vieillissement. Tel quénoncé précédemment, il est possible détablir un lien direct entre lhérédité et lapparition dune forme rare de la maladie dAlzheimer. En effet, dans 5 à 10% des cas, la maladie est familiale et apparaît de façon précoce chez plusieurs membres de la même famille et ce sur plusieurs générations. Le gène de cette forme familiale a pu être localisé sur le chromosome 21. Mais on a également cité les chromosomes 19, 14 et 1 comme explication possible de lincidence de lAlzheimer. Sajoutent à ce constat plusieurs autres facteurs biologiques tels quidentifier précédemment chez les facteurs de risque. Hors, bien que la génétique joue un rôle prépondérant dans la forme familiale, ce lien devient beaucoup plus abstrait dans la forme la plus courante de lAlzheimer, cest-à-dire la forme sporadique (90 à 95% des cas), qui prime une population éclectique. Mais encore là, le lien génétique ne peut être mis de côté. Cependant, il est connu que les personnes atteintes de cette maladie sont majoritairement des personnes âgées de 65 ans et plus. Outre sa prévalence chez les aînés, lAlzheimer nest pas associé au processus normal de vieillissement. Toutefois, il affecte grandement la qualité de vie de cette tranche dâge.

    Les habitudes de vie et les compétences dadaptation personnelles

    Les habitudes de vie personnelles et autres comportements individuels ont une incidence sur la santé et le bien-être dun individu. Bon nombre des problèmes de santé les plus courants au Canada sont liés à des habitudes de vie malsaines. Bien que les facteurs de risque de lAlzheimer restent encore inconnus à ce jour, il nous est possible de corréler certaines habitudes de vie malsaines à sa morbidité. En effet, les comportements alimentaires, récréatifs, éducatifs et environnementaux inappropriés peuvent faire grimper les chances de souffrir éventuellement de la maladie dAlzheimer. Cependant, une fois atteinte, ce sont les compétences dadaptation personnelles qui deviennent carentielles jusquà disparaître dans la phase avancée de la maladie. Elles deviennent donc un fardeau, car plus les capacités du malade diminuent, plus il requiert de laide. Hors, tout être humain prime lautonomie dune certaine façon. En tant que soignant, nous devons tenter de compenser pour certaines de ces pertes tout en laissant la personne fonctionner avec le plus dautonomie possible. Il serait préférable pour laidant et le patient de mettre en pratique deux principes. Cest-à-dire, la simplicité et la routine.
    Le développement sain durant lenfance

    Il est de plus en plus évident que les expériences vécues durant la période prénatale et pendant la première enfance ont un effet plus puissant et plus durable quil navait dabord été cru sur la santé, le bien-être et les compétences plus tard dans la vie. En septembre 2001, des scientifiques français soulignent que les occupations à lâge adulte ne semblent pas jouer un rôle déterminant sur lapparition de lAlzheimer, contrairement à celles effectuées durant lenfance et ladolescence. Donc la présence de comportements malsains dès lenfance pourrait favoriser lincidence de lAlzheimer à lâge adulte. Mais rien nest encore certains à ce niveau.

    Les services de santé

    Les services de santé, dont le but est de maintenir et de promouvoir la santé, contribuent à létat de santé de la population. Hors, chez le patient atteint dAlzheimer, les services de santé deviennent un prolongement vital de leur quotidien. En effet, par lentremise de son entourage, le patient doit collaborer en tout temps avec ces derniers pour ainsi maintenir une qualité respectable de vie. De plus, une majorité de ces gens vont devoir, à un moment donné, être institutionnalisés en raison de leur état de santé déclinant. Donc, les services de santé contribuent à léducation de lentourage et au support technique et émotionnel de ce dernier. Le patient bénéficie tout autant de lexpertise des services de santé. De ce fait, ils peuvent être retrouvés par lentremise de la société dAlzheimer régionale, les proches, le médecin de famille et les travailleurs sociaux pour ainsi sadapter aux besoins évolutifs de la maladie dAlzheimer.

    Les principes et facteurs épidémiologiques

    La maladie dAlzheimer est une maladie qui touche à toutes les sphères de la société sans aucune restriction. De ce fait, les statistiques mondiales, canadiennes et plus précisément néo-brunswickoises nous permettent de mettre en perspective lincidence et la prévalence de cette maladie à un niveau mondial, national et provincial, mais également selon le statut socioéconomique dune population.

    La réalité du constat que la population mondiale est vieillissante est subversivement propagée. Il y a présentement environ 18 millions de personnes atteintes de cette maladie dans le monde, dont 66% de ces personnes vivent dans les pays en développement. LAlzheimer se manifeste à tout âge, mais il est assez rare de voir des gens âgés de moins de 60 ans en souffrir. Elle gagne en nombre avec le vieillissement des communautés ce qui peut également sobserver chez le taux de mortalité associé à celle-ci. Selon l'étude de la CMM en 2000, la prévalence ponctuelle de la maladie d'Alzheimer et autres démences était de 0,6 % au total. Au-delà de 60 ans, elle était de 5 % chez les hommes et de 6 % chez les femmes. Parallèlement, approximativement 1 % des gens âgés de 65-69 ans sont atteints de lAlzheimer, comparativement à 24% lorsque âgé de plus de 85 ans. Rien ne permet de penser que l'incidence diffère selon les sexes, mais comme les femmes vivent plus longtemps, elles sont évidemment plus nombreuses à souffrir de cette maladie. Sur cette question, on pourrait toutefois préciser que les hommes meurent en général plus jeune et de maladies vasculaires surtout.
    En 2001, environ 238 000 Canadiens étaient atteints de la maladie d'Alzheimer. Sur la base de cette statistique, presque 1 000 personnes par circonscription fédérale étaient possiblement atteintes. Il nous a été possible de constater, à laide des données, que le risque de développer la maladie dAlzheimer était proportionnel à lâge. En effet, 1 Canadien sur 20 âgés de plus de 65 ans est atteint de la maladie d'Alzheimer:1 sur 100 entre 65 et 74 ans; 1 sur 14 entre 75 et 84 ans et 1 sur 4 âgés de plus de 85 ans. Conséquemment, près de 25 % des Canadiens ont un membre de leur famille atteint de cette maladie. Dun point de vu provincial, le Nouveau-Brunswick se situait au 8e rang des provinces canadiennes en rapport à la prévalence de lAlzheimer chez les personnes de plus de 65 ans. Au nombre de 6460, ces personnes souffrant de lAlzheimer au NB représentaient 2.7% de la population totale atteintes au Canada. Néanmoins, si on ne parvient pas à lenrayer, la réalité est à ce point alarmante quon estime à 509 000 canadiens qui en seront atteints en 2031.
    Le nombre de personnes atteintes de la maladie dAlzheimer augmente toujours et se développe rapidement dans les pays comme la Chine, lInde et lAmérique latine. Entre 1990 et 2010, on prévoyait que les cas dAlzheimer dans les pays en développement augmenteraient de 7.4 millionsà 10.2 millions (une hausse de 37%) chez la population âgée de plus de 65 ans. La proportion mondiale des personnes de cette tranche dâge passerait, pour sa part, de 143 millions à 185 millions, une hausse prévue de 30% pour la même période. Du côté des pays développés, la situation ne va pas en saméliorant. Car en 1991, un record de mortalités reliées à lAlzheimer avait été rapporté aux États-Unis dont 13 768 de ces victimes étaient âgées de plus de 65 ans. La même année, lAlzheimer avait été la 11e cause de décès de la population âgée de 65 ans et plus. De nos jours, cette maladie se classe au 4e rang parmi les causes de mortalité, après le cancer, les cardiopathies et les accidents vasculaires cérébraux. Le taux de mortalité spécifique des gens âgés de plus de 85 ans est 19 fois plus grand que les gens âgés entre 65 ans et 74 ans. Enfin, la durée de la maladie varie selon quil sagit de la forme précoce ou tardive, mais en général, elle évolue sur des périodes allant de 1 à 20 ans après lapparition des symptômes. Il faut donc accorder la plus haute priorité à la recherche. Cest pour cela que la Société Alzheimer du Canada a approuvé environ 3,4 millions de dollars en subventions et en bourses pour lannée 2004 seulement.

    Les stresseurs du milieu, le stress et les stratégies dadaptation

    La maladie dAlzheimer, bien quelle fut découverte voilà un siècle, demeure encore à ce jour une maladie incurable. Elle affecte lensemble familial et social immédiat, soit la personne atteinte, la famille et les amis, en générant du stress à plusieurs degrés. Au stade initial de la maladie, les moments émotionnellement aigus, et conséquemment les stresseurs, affectent autant la personne malade que le soignant. La personne atteinte ressent de linquiétude face à lavenir et aux pertes quelle encourt. En effet, la réalité quelle puisse éventuellement devenir totalement dépendante dun proche, dun conjoint ou dun enfant, la laisse impuissante face à lissue de sa maladie. Parallèlement, lenfant qui doit maintenant sadapter à linversion de rôles doit jongler avec ces nouvelles responsabilités. Finalement, dans la position dun conjoint, les rapports intimes étant souvent altérés, le couple doit redéfinir son identité.

    Nous distinguons les stresseurs du milieu par les changements routiniers que doit soutenir la personne atteinte de la maladie. Daprès la société dAlzheimer du Canada (avril 2004), on retrouve parmi plusieurs stresseurs, 10 signes précurseurs de lAlzheimer, qui seront énumérés plus loin dans le texte. Ces signes sont les changements les plus importants quant à la quantité de stress quils peuvent engendrer chez lindividu malade et sur limpact quils auront sur la famille. Bien quils débutent à un degré dintensité amoindri, ils prennent de lampleur parallèlement à lévolution de la maladie; les voici:
    Pertes de mémoire qui nuisent aux activités quotidiennes

    Il nous arrive souvent doublier nos clés, le nom de quelquun ou un numéro de téléphone, mais ces oublis nous reviennent éventuellement. Cependant, pour la personne atteinte dAlzheimer, ces oublis deviennent permanents et ce particulièrement pour ce qui se rapporte aux événements ou aux actions qui font appels à la mémoire à court terme.
    Difficultés à exécuter les tâches familières

    La personne atteinte de la maladie dAlzheimer perd graduellement la capacité daccomplir les tâches familières comme cuisiner, shabiller, écrire, etc.

    Problèmes de langage

    Les mots simples utilisés quotidiennement peuvent tout simplement disparaître du vocabulaire de la personne atteinte. Elle peut également confondre certains mots avec dautres ce qui rend la compréhension du langage difficile.

    Désorientation dans lespace et dans le temps

    La personne atteinte de la maladie peut facilement se perdre dans des endroits qui lui étaient préalablement familiers. Cest pourquoi il nest pas rare quelle ségare dans sa propre rue et donc ne peut retrouver le chemin de la maison. Elle peut également perdre la notion du temps tel que ne plus savoir le jour, le mois ou lannée où elle se retrouve.

    Jugement amoindri

    La personne souffrant dAlzheimer ne reconnaît pas toujours les besoins dhygiène ou de santé inhérents à sa culture. Cest-à-dire quelle ne se lavera pas aussi souvent quà lhabitude, ne prendra pas rendez-vous avec le médecin si nécessaire, outrepassera certains protocoles ce qui pourra résulter en laliénation par ses pairs.

    Difficultés face aux notions abstraites

    Il est très difficile, par exemple, pour la personne atteinte de gérer son argent. Des opérations comme balancer son carnet de chèques peuvent la porter à confusion tel quelle ne comprendra pas les chiffres ou le sens quil leur est donné. La même chose peut sobserver dans la conduite automobile face à lincompréhension des panneaux de signalisation.
    Objets égarés

    La personne atteinte dAlzheimer peut régulièrement égarer des choses comme la télécommande, les clés, etc. Elle peut, par exemple, placer les clés dans le congélateur.

    Changements dhumeur ou de comportement

    La personne souffrant dAlzheimer peut avoir des sautes dhumeurs sans raison apparente. Cest-à-dire, passer de la joie aux pleurs à la colère dans une courte période.

    Changements dans la personnalité

    Il est vrai que la personnalité sadapte et change avec la maturation. Mais pour une personne atteinte dAlzheimer, certains comportements excessifs dominent tels que lapathie, la peur, la méfiance, etc. étant souvent des conduites inhabituelles pour cet individu.
    Perte dintérêt

    Il nest pas rare, pour le commun des mortels, de se lasser de certaines occupations, mais lenthousiasme revient éventuellement. Cependant, les personnes souffrant dAlzheimer doivent être constamment exhortées à prendre part aux activités.

    Ces signes sont le résultat de la mort de millions de neurones et rien ne peut être entreprit pour rétablir les pertes de la personne malade. Néanmoins, certaines choses peuvent être accomplies afin de faciliter les activités quotidiennes de cette personne. Selon Alzheimer Canada, certaines stratégies de communication permettent à la personne atteinte de contrer quelques-uns de ces déficits. En effet, il est possible de préparer lenvironnement en vue de communiquer tel que sassurer quil ny a pas dautres choses en action simultanément comme la télévision ou la radio. Il faut sassurer davoir lattention de la personne et attendre quelle soit prête avant de parler. Il faut un contact visuel; tenez-vous devant elle, regardez-la dans les yeux afin quelle sache que vous vous adressez à elle. De plus, il est impératif de se préparer avant de parler et faire attention à nos agissements, car la personne malade ressentira les malaises. Parler lentement et clairement en ne donnant quun message à la fois facilite léchange. Il est pareillement essentiel de répéter linformation importante en représentant par gestes ce qui se dit. Mais la chose cruciale dans la communication, cest de porter attention à la personne malade.

    Il est avisé de simplifier lenvironnement et les activités du malade tout en encourageant son autonomie. Dans léventualité où il ne peut accomplir certaines tâches, il est recommandé de lui proposer de laide. Par exemple, donner le choix entre deux pantalons plutôt que de le laisser choisir parmi une garde-robe complète. De plus, laide peut prendre la forme dune routine telle quutiliser des rappels écrits, comme des notes ou des dessins, de ce qui se retrouve dans les armoires. Mais la réalité la plus difficile à accepter de la maladie dAlzheimer, est le constat que la situation ne tend pas vers lamélioration. En effet, le moment va venir où la personne atteinte deviendra totalement dépendante et que, par conséquent, la charge deviendra trop lourde pour un soignant seul. Cest à ce moment que la famille songera au placement dans un foyer de soins possédant une équipe soignante professionnelle.

    Les sentiments associés à la maladie

    La maladie dAlzheimer se manifeste dabord par des petits changements comportementaux et par des pertes de mémoire. Éventuellement, ces troubles vont toucher tous les aspects de la personne; sa capacité de penser, de comprendre, de se souvenir, de communiquer et daccomplir des tâches simples. Conséquemment, certains individus sont en état de choc après l'annonce du diagnostic de la maladie d'Alzheimer. Cette annonce entraîne bien souvent de nombreuses émotions telles que la peur, lanxiété, lincrédulité, etc. D'autres ressentiront au contraire un soulagement lorsquils pourront enfin donner un nom à leurs symptômes. Toutefois, il est fondamental que les personnes atteintes de la maladie dAlzheimer soient valorisées. Car, certaines dentre elles peuvent être préoccupées par la façon dont la maladie les affectera et affectera leur cercle social immédiat. Il est primordial de tenir compagnie à ces personnes en raison du sentiment disolement quelles éprouvent. De plus, il faut être conscient quelles ont les même besoins quun individu en santé et paradoxalement, quelles ont des habiletés, des talents et des aspirations avec lesquels elles sefforcent de poursuivre une vie active et autonome. Certains commentaires sassocient aux sentiments que ressentent les personnes atteintes de la maladie dAlzheimer, les voici:

    Déni: Je me dis parfois qu'ils ont fait une erreur et que je n'ai pas la maladie d'Alzheimer. Je suis encore fonctionnel.

    Colère: Mon impuissance me met en colère.

    Anxiété: Je suis effrayé à l'idée de perdre mes capacités.

    Culpabilité: J'éprouve un sentiment de culpabilité, comme si j'étais un poids mort sur le dos de mon époux.

    Frustration: Je commence à parler avec les gens, puis j'oublie de quoi je parle; ça me gêne.

    Peine: Si je fais une erreur, ne me corrigez pas. C'est blessant.

    Humour: Je dois en rire. C'est thérapeutique. Si je ne riais pas, je pleurerais.

    Tristesse: Je sens que c'est la fin de quelque chose.

    Dépression: C'est le désespoir total.

    Solitude: Je ne fais plus partie du cercle, car je suis à l'extérieur.

    Acceptation: Je prends les choses comme elles viennent à ce stade de la maladie.

    Espoir: Il faut lutter. Il faut s'accrocher. Un jour, on trouvera une cure.

    Les proches de personnes atteintes de lAlzheimer sont souvent bouleversés lorsquils apprennent la conclusion du médecin. Lannonce du diagnostic et les changements à venir peuvent leur faire vivre des émotions variées allant de la colère au déni, en passant par la honte, la frustration, la peur, la tristesse et le sentiment de culpabilité. Ces émotions, normales et fréquentes chez ces futurs soignants, peuvent être intermittentes. Dans certains cas, elles peuvent même mener à la dépression. Mais il reste quen ayant des connaissances suffisantes, ces personnes peuvent anticiper les changements à venir. Cest pourquoi léducation est fortement recommandée pour tous les membres de la famille touchée par lAlzheimer. Le plus important pour les soignants naturels ou professionnels, est dencourager lautonomie et la qualité de vie du malade. Car peu importe la façon dont la maladie affecte la personne, il faut la traiter avec dignité et respect. En effet, malgré la perte de certaines capacités, elle continue à avoir des émotions et des sentiments et ce même jusquà la phase terminale de la maladie. Prodiguer des soins à une personne atteinte de la maladie peut cependant épuiser le soignant. Les soignants naturels sont souvent à risque de développer des problèmes physiques et émotifs. Ils se sentent souvent seuls et isolés, car ils doivent accorder beaucoup de leur temps aux soins de la personne souffrant dAlzheimer. Ils peuvent avoir besoin daide à leur tour, mais hésitent souvent à en demander. Ces personnes sont souvent incapables daccomplir toutes les tâches et commissions ménagères. Cela peut, par conséquent, leur créer du stress qui se répercute parfois sur leur santé. Ils ont régulièrement besoin de répit dans les soins quils prodiguent et ont besoin dune oreille attentive. Cest pourquoi il existe des agences communautaires et des services pour aider les personnes qui soccupent des gens atteints de lAlzheimer. Ces services peuvent apporter un soutien dans les travaux ménagés et les soins quotidiens dispensés à la personne malade.
    Il est possible daider une personne qui soccupe dun ami ou dun parent atteint dAlzheimer en lécoutant quand elle se sent dépassée et quelle a besoin de se confier. On peut également soffrir comme soignant temporaire afin quelle puisse sadonner à ses activités habituelles telles que sortir pour faire des courses ou même profiter de moments de tranquillité. Peu importe la forme de soutien que vous offrirez, elle sera probablement appréciée.

    Lapproche biomédicale de la santé associée à lAlzheimer

    La maladie dAlzheimer ne peut être positivement diagnostiquée que par lexamen post-mortem du tissu cérébral. Par conséquent, les médecins basent leur diagnostic sur une évaluation systématique primant lélimination des autres causes possibles des symptômes. Cest pourquoi les médecins parlent plutôt de maladie dAlzheimer probable . Le processus associé au diagnostic comprend plusieurs étapes telles que les antécédents familiaux, lexamen de létat mental, lexamen médical et les examens de laboratoire. Dautres examens sont parfois recommandés, comme par exemple la tacographie (TDM), limagerie par résonance magnétique (IRM), la tomographie démission monophotonique (TESP), la tomographie démission de positons (TEP) et finalement des évaluations psychiatrique et psychologique, mais ces derniers ne sont pas toujours nécessaires pour établir le diagnostic. Les chercheurs essaient à présent délaborer des procédures danalyses qui permettraient démettre un diagnostic précoce de la maladie à laide danalyses durine et de sang. Mais pour linstant, il nexiste aucun marqueur spécifique de cette maladie qui permettrait den confirmer le diagnostic de cette façon. Néanmoins, certaines recherches ont permis de découvrir que les tests neuro-psychologiques, portant sur la remémoration et lattention, pourraient être des prédicateurs de la maladie.

    Les scientifiques portent un intérêt particulier aux traitements de cette maladie. Le but recherché par les médecins étant le ralentissement du processus symptomatique et non léradication causale. Mais, même si les causes demeurent inconnues, les chercheurs commencent à mieux en connaître les conséquences biochimiques. De ce fait, quatre catégories de médicaments existent pour traiter la maladie dAlzheimer, mais seulement deux classes de médicaments spécifiques, représentées par les inhibiteurs de la cholinestérase (I-AchE), permettent une action efficace sur le plan cérébral. À lheure actuelle, plusieurs médicaments sont testés, mais seul lAriceptMC, lExelonMC et le Reminyl, tous des inhibiteurs de la cholinestérase, ont été approuvés pour la vente sous ordonnance au Canada. Ces traitements permettent dobtenir une amélioration transitoire de déficits, mais parfois seule une période de stabilisation est obtenue. Ceci est dû en grande partie à lépuisement de leffet thérapeutique au bout dun à deux ans. Les effets secondaires dus à lutilisation de ces médicaments sont relativement bénins et de courte durée, mais dans certains cas, ils peuvent ralentir le rythme cardiaque, causer des douleurs musculaires, des vertiges et parfois des évanouissements. De plus, même si ces médicaments sont prescrits pour toutes les phases de la maladie, ils perdent de leur efficacité dans léventualité de symptômes aigus. Mais lespoir prime toujours pour la découverte dun traitement efficace, car les progrès dans le domaine de la génétique ouvrent de nouvelles voies dexploration. Toutefois, la plupart de ces travaux en sont encore au stade des recherches fondamentales ou de lexpérimentation animale.

    Lapproche holiste de la santé associée à lAlzheimer

    La maladie dAlzheimer est une maladie relativement encore inconnue à ce jour. Laspect biologique nétant pas lunique facteur à considérer, il est donc important dapprocher la personne atteinte de la maladie dans sa totalité. En isolant les systèmes biologiques du patient et celui-ci de son réseau social, lapproche biomédicale met de côté un aspect primordial du traitement de la maladie dAlzheimer. Cest-à-dire tout laspect émotionnel et dadaptation dont dépend le fonctionnement autonome du patient atteint et de sa famille. De plus, lorsquun traitement est nécessaire, beaucoup de classes thérapeutiques sont à la disposition du médecin. Néanmoins, celui-ci ne peut rien faire sans laide de lentourage du patient, qui rendra compte au fur et à mesure de lévolution, des bénéfices et des effets secondaires de chaque médication. Il nest pas rare de devoir sadapter continuellement à chaque patient. Cest pourquoi linfirmière prime une approche holistique avec ces patients. Elle peut, dans cette optique, leur tenir compagnie et sassurer de leur confort tout en prolongeant les soins à leur famille avec léducation et le réconfort. Il est également important quelle reconnaisse leur individualité et quelle adapte ses interventions en conséquence. Il faut donc quelle sache reconnaître que les réactions dun client sont de nature complexe et ne peuvent être toujours expliquées de façon scientifique. De plus, puisque leffet thérapeutique des médicaments est relativement de courte durée, 1an à 2 ans, il est primordial de développer une approche qui favorise tous les aspects de la personne atteinte.
    Parmi les rôles infirmiers, on observe le rôle autonome dans lequel linfirmière essaie, en collaboration avec le client, de faciliter la mutabilité et lautonomie de celui-ci face à lAlzheimer. Dans sa pratique, linfirmière posera des diagnostics infirmiers en tenant compte de la maladie dans sa totalité afin de comprendre et dintervenir dans les modes intrapersonnels et interpersonnels du malade. Cest pourquoi la sécurité du patient dans son environnement, léducation de la famille face à la maladie et la présence de soutien social pour lensemble client/famille deviendront des diagnostics prioritaires avec lesquels linfirmière guidera ses interventions. Pour se faire, linfirmière prodiguera les soins médicaux nécessaires au patient en plus de le diriger, avec sa famille, vers des organismes de soutien régionaux. La Société dAlzheimer du Canada en est un bon exemple avec un comité provincial à Frédéricton et des comités régionaux à Miramichi, Campbellton et Eal River.

    Les types de préventions

    Les préventions primaires et secondaires étant impossibles, en raison de lignorance des causes de la maladie et de lidentification positive de celle-ci quà lexamen post-mortem du tissu cérébral, le système de soins actuel na dautre choix que de sappuyer sur la prévention tertiaire. Cest-à-dire de réduire au maximum les séquelles que peuvent causer lAlzheimer chez le patient et sa famille. Pour se faire, la Société dAlzheimer du Canada offre un soutien qui couvre tous les aspects de la maladie. En effet, par le biais de sa filiale provinciale (Frédéricton) et de ses filiales régionales (Miramichi, Campbellton, Eal River, etc), le patient et sa famille peuvent recevoir toute linformation nécessaire se rapportant aux traitements en plus du soutien social et informationnel. De plus, cet organisme aborde toute la problématique que peut engendre les soins dune personne atteinte dAlzheimer, ses réactions, les nouvelles découvertes dans le domaine, etc. Elle éduque donc le patient et sa famille au sens large afin de favoriser ladhésion des individus aux principes et attitudes qui régissent positivement la maladie. Somme toute, la Société dAlzheimer du Canada est un organisme qui couvre les aspects physiques, socioculturels, psychologiques, spirituels, situationnels et maturationnels de la maladie. Il est possible de la rejoindre au numéro sans frais 1 800 664-8411 ou sur le site web ... alzheimer.ca. Elle pourra également rediriger les familles vers dautres organismes qui oeuvrent au même titre quelle tels les infirmières extra-murales, les soignant(e)s à domicile, etc.

    Conclusion

    La maladie dAlzheimer est souvent désarmante par ses nombreux symptômes et le fait quelle touche à même la personnalité de la personne malade. Cette maladie découle dune accumulation de déficits associés à une dégradation des cellules nerveuses. De nos jours, les conséquences de ces anomalies sont beaucoup plus connues que les causes, cest pourquoi il ny a pas de réponse médicamenteuse unique. En dépit du coût énorme de la maladie dAlzheimer sur les plans humains et sociaux, lespoir demeure que de meilleurs diagnostics auront un impact significatif sur le nombre de personnes touchées à lavenir ainsi que sur la qualité de vie des personnes présentement touchées. Les agents stressants prolifèrent en grand nombre et justifient souvent des sentiments contradictoires. Mais pour linstant, le focus des interventions demeure le client dans son environnement familial supporté par léducation et lapproche holiste. Lunique voie à adopter pour prévenir la maladie se définit dès la jeune enfance avec de saines habitudes de vies, des environnements physiques non polluants et des comportements socialement adaptés. Toutefois, ces préventions ne sont quhypothétiques et ne peuvent être entreprises à grande échelle. Conséquemment, la seule prévention possible se fait par le biais de linfirmière et le personnel soignant en limitant les séquelles que peut engendrer la maladie dAlzheimer chez les personnes directement impliquées. Elle demeure donc, jusquà preuve du contraire, une maladie irréversible et incurable.




    Références

    Aupetit, H. (1991). La maladie dAlzheimer au quotidien. Paris: Éditions Odile Jacob.

    Cohen, D. et Eisdorfer, C. (1989). Alzheimer le long crépuscule. Montréal: Les Éditions
    de lhomme.

    Hamdy, R. C. et al. (1998). Alzheimers Disease A Handbook for Caregivers (3rd ed.).
    St-Louis: Mosby-Year Book, Inc.

    Lapierre, R. M. (1988). LAlzheimer vivre avec lespoir. Montréal: Les Éditions
    Quebecor.

    Parsons, C. (2004, 18 novembre). Société Alzheimer du Canada. Branchez-vous [En
    ligne]. Disponible : ... alzheimer.ca

    Lévolution de la maladie dAlzheimer: La route à venir. ( ). Toronto, ON : Alzheimer
    Canada.

    Lévolution de la maladie dAlzheimer: En route. ( ). Toronto, ON: Alzheimer Canada.

    Lévolution de la maladie dAlzheimer: À la croisée des routes. ( ). Toronto, On:
    Alzheimer Canada.






  • Beau travail sur l'alzheimer



    http://alzheimerconseils.site.voila.fr/



    mchelle

    Mais cela manque de chaleur humaine, alors que cette maladie détruit le malade et l'aidant.

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