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Je l'ai!!!! article "cruchitude" sur ségo

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  • Je l'ai!!!! article "cruchitude" sur ségo



    bonne lecture, moi, je me suis régalée...

    Cruchitude !
    Cruchitude !

    Pour l'écrivain Marcela Iacub, le principal atout de Ségolène Royal, être femme, est mis au service des préjugés les plus obscurs du machisme.

    Marcela Iacub

    Il y a deux manières par lesquelles une organisation politique peut manifester son mépris des femmes. La première est de ne point du tout leur confier de responsabilités importantes. La seconde est de ne les confier qu'à un certain type de femmes.

    C'est dans ce dernier sens que l'on doit malheureusement interpréter la confiance que le Parti socialiste a mise en novembre dans la candidature de Ségolène Royal. Son principal atout, celui d'être une femme, ne fut pas mis au service d'un véritable changement des habitudes politiques françaises concernant la différence des sexes, mais, au contraire, d'un renforcement des préjugés les plus obscurs que le machisme traditionnel véhicule quant à ce qu'est ou doit être une femme. Cela explique l'engouement du PS pour les positions franchement autoritaires de celle qu'on dénommait alors la Madone des sondages , reprenant ainsi un des symboles les plus archaïques de la respectabilité féminine.

    Son ordre juste , son désir fiévreux de discipline, non pas cependant par seul souci de répression comme la droite, mais pour éduquer, presque par tendresse, ne sont-ils pas en parfaite harmonie avec l'image que les machistes se font d'une femme, être qui, selon eux, est avant tout une maman, et dont l'activité la plus adéquate, en dehors du foyer, est la direction d'une école ou d'une crèche ? N'est-ce pas en sage institutrice qu'elle vient encore de mettre au piquet Arnaud Montebourg pour avoir été indiscipliné en disant des choses impertinentes sur les autorités du parti ?

    Et pensons à sa gestion comme ministre déléguée à l'Education nationale et à la Famille. Souvenons-nous de la célèbre circulaire Royal de 1997, qui avait contraint les autorités des écoles à ne jamais douter de la parole des enfants qui se disaient abusés : au bout de cette décision de Ségolène Royal, il n'y a rien de moins que le scandale d'Outreau. Mais n'est-ce pas le rôle d'une vraie femme, d'une vraie mère aimante que de préférer mettre des milliers d'innocents en prison plutôt que de risquer de laisser un seul enfant être la victime impuissante d'un adulte ? Rappelons-nous ses plaintes à propos du déshonneur des filles qui laissaient voir leur string dans les écoles ou ses nombreuses et insistantes interventions à propos des dangers que les enfants couraient du seul fait de voir une fesse ou un sein sur les écrans diaboliques de la télévision.

    Mais il n'y a pas que cet aspect de mère puritaine et fouettarde qui a séduit les troupes socialistes lorsqu'elles se vantaient d'avoir adoubé une femme comme candidate à la présidence. Elles avaient aussi en tête le fait que les femmes sont différentes des hommes, surtout lorsqu'elles exercent le pouvoir. On adora ainsi l'irrationalité de leur candidate, ses à-peu-près, ses jugements à l'emporte-pièce, la puissance de ses intuitions et de ses émotions, et on salua avec un sourire complice certains comportements populaires qui, au moment le plus haut de sa gloire médiatique, la prirent non pas comme un sujet politique à part entière, mais comme une sorte de sainte miraculeuse capable de guérir les écrouelles : Touchez-la, Madame, Monsieur, elle ne vous demande qu'un vote en échange de ses miracles.

    C'est ainsi que l'on trouva tout naturel que Mme Royal prétende savoir, connaître et s'imprégner des données du monde d'une manière différente de celle des hommes. La démocratie participative prônée par Mme Royal, n'est-ce pas la mise en pratique de ces sortes de contacts surnaturels, de ces face-à-face avec la réalité du désir des gens, même si, pour un observateur impartial, ces rencontres ressemblent plus à des réunions d'alcooliques anonymes qu'à de véritables forums politiques ? Ainsi, la féminité de Mme Royal, avec ces vertus prétendues d'écoute et d'accueil qui émaneraient mystérieusement des chromosomes, n'est que le prétexte et le paravent de la plus primitive des démagogies.

    Mais sans doute ce qui fait le plus mal, ce qui est le plus douloureux pour ceux et celles qui s'intéressent vraiment à l'avenir des femmes, est l'incompétence cruelle de Mme Royal pour la haute fonction à laquelle elle aspire, dont personne, depuis son entrée en campagne, ne doute plus, mais qui n'a semblé en rien perturber ses supporters socialistes. Est-ce si grave de faire l'éloge de l'efficacité et de la rapidité de la justice chinoise en la comparant à la lente et formaliste justice française ? semblent-ils se dire. Après tout, pourquoi une pauvre bonne femme serait-elle en mesure de faire la différence entre une dictature et une démocratie ?

    Elle est la politique du coeur, mais pas de l'esprit. Elle aime, pourquoi faudrait-il en plus qu'elle pense ? Certains de ses premiers supporteurs le disaient avant même qu'elle soit officiellement désignée. Elle sera de toute façon entourée d'une équipe de mâles qui sauront gérer toutes ces choses compliquées pour lesquelles nos pauvres cerveaux de femme ne sont ni prêts ni faits. Certes, vous direz qu'elle a promis une loi sur les violences contre les femmes que son propre parti avait déjà fait voter l'an dernier, et que c'est là quelque chose qu'un pauvre cerveau féminin pourrait au moins maîtriser. Mais ne sait-on pas que les femmes ignorent tout de leurs droits, ce qui les rend doublement victimes ? Mme Royal doit penser qu'il faut donc que la loi bégaie et répète cent fois la même chose pour que les femmes puissent la comprendre.

    Tout cela est désolant. La seule chose que nous puissions désormais attendre de cette candidature dont on est désormais en mesure d'apprécier le caractère ridicule est que les gens finissent par admettre qu'exclure les femmes de la politique ou choisir la plus cruche de toutes pour occuper les plus hautes fonctions sont deux manières de satisfaire les mêmes pulsions ataviques et que leur résultat est parfaitement égal. Alors peut-être pourra-t-on espérer qu'une femme nous impressionne non parce qu'elle est une femme, mais parce que le fait qu'elle soit une femme est entièrement indifférent à la force de ses propositions et à l'évidence de son talent

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    • Merci



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      • P'tit up



        spécialement pour Pashmina

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        • Bah je suis désolée



          mais c'est pas un article objectif ...plein de clichés et de poncifs à charge .
          pas convaincue !



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          • Bah je suis désolée
            Franchement!!!



            Quand je lis cet article, j'essaie de sortir du clivage droite/gauche ou du duel Sarko/Ségo... parce que là n'est pas la question!

            Dès le départ, en tant que femme et féministe, j'ai été gênée par la candidature de Ségo et la façon dont elle était présentée parce que pour moi, le fait qu'elle soit une femme ne doit faire AUCUNE différence, ni en sa faveur, ni en sa défaveur.
            C'est une femme, certes, mais on s'en fiche non??? Or, elle (et ses acolytes) ont par trop souvent brandi cet argument en lui conférant une valeur politique alors que c'est, pour moi, purement sexiste!

            Et ce soir, ce malaise a été confirmé quand je me suis rendue compte qu'elle se plaçait une fois encore sur le terrain du pathos, en bonne mère de famille,(compte le nombre de fois où elle a prononcé le mot "maman") en femme aimante et compatissante (elle a failli verser une petite larme en même temps que l'handicapé venu témoigner) alors qu'elle fait de la politique, pas de l'épandage de bons sentiments!


            Ces idées sont intéressantes, cohérentes mais elle n'y met pas la bonne forme à mon goût et pour moi, un politicien doit avoir des idées, les défendre, argumenter, s'imposer, proposer, reconnaître ses erreurs... Qu'il soit un homme ou une femme, je n'y vois AUCUNE DIFERENCE mais en se plaçant sur le registre de la mère de famille vertueuse au bon coeur, elle enferme les femmes dans un rôle plus que limité et dangereux. Et c'est excatement contre cela que les féministes se sont battues.
            En cela, je suis d'accord avec l'auteure de cet article qui, sans doute l'auras-tu remarqué, ne fait jamais allusion à Sarko et n'entre pas dans la guéguerre qui les oppose.

            Je ne vois dans cet article que le pamphlet d'une féministe qui regrette de voir une femme s'enfermer dans une "cruchitude attitude" plutôt que de faire de la vraie politique.

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            • C'est exactement ça !



              Malheureusement, cette candidature privera les femmes de hautes fonctions politiques pendant des décennies.C'est une régression pour la cause des femmes, c'est évident.

              Il suffit de comparer Ségolène Royal avec Hilary Clinton ou Angela Merkel, par exemple, pour se rendre compte du fossé qui les sépare.

              Je me suis rendue compte de ça assez tôt, lorsqu'un journaliste lui posait une question embarrassante, elle lui répondait "Est ce que vous me poseriez cette question si j'étais un homme ?".

              Mais je n'aurais pas pu l'exprimer aussi bien.

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              • Absolument ok



                AVec toi, en qualité de femme et féministe par atavisme, je te suis sur ce terrain. Nous saurons qu'il n'y aura plus de différences intellectuelles (et non physiolpgiques) entre les femmes et les hommes le jour où l'on pourra parler des femmes en tant qu'individu comme on le fait aujourd'hui pour les hommes. Nous n'avons nul besoin de la SPF (Société Protectrice des Femmes) pour nous représenter.

                En attendant merci pour l'article, je l'ai copié-collé pour le forwarder par email à certaines de mes connaissances qui ne comprennent pas que je ne cautionne pas Mme ROyal seulement par ce que c'est une femme.

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                • Bah je suis désolée
                  N'estce pas



                  Parce que Mme Royal est elle même une personne remplie de clichés et de poncifs?

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                  • Absolument ok
                    Et oui



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                    Forum-Archive: 2007-02

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