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Est-ce que ma femme doit voir un psy analyste ou un psy comportemental?

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  • Est-ce que ma femme doit voir un psy analyste ou un psy comportemental?



    Bonjour je vous sollicite à nouveau pour avoir vos avis.

    Ma femme est en dépression lourde depuis un an et demi environ.
    A cette date là, elle a commencé à voir un psychiatre analyste. Elle le voit toujours mais les progrès ne sont pas flagrants.

    Cette semaine, elle a vu une psychiatre comportementale et elle lui a donnée une multitude de conseils pratiques pour changer son attitude vis à vis des autres (et en particulier sa mère).

    Ma femme est consciente qu'elle a été mal-traitée lorsqu'elle était petite. L'analyse lui fait repenser à tout cela en permanence.

    Est-ce que l'analyse peut encore lui apporter quelque chose alors qu'elle est consciente de son enfance?

    Est-ce que le fait d'être toujours en dépression, malgré cette prise de conscience signifie qu'elle a encore quelque chose à trouver?

    Est-ce qu'en modifiant son comportement, son mal ne va pas être transféré ailleurs?


    Merci d'avance pour vos réponse et témoignages.

  • Bonjour



    Je n'ai pas de réponses très précises à apporter à toutes vos questions (la dépression étant vécu trop diféremment d'une personne a l'autre) mais ce que je peux dire, c'est ceci :
    on ne trouve pas forcément la bonne personne du premier coup. Ainsi, lorsque l'on ne sent aucune évolution avec un psy, peut-etre faut il en changer, tout simplement. Je sais que c'est difficile quand on connait bien son medecin, il y a une certaine culpabilité à aller voir ailleurs, c'est pourtant parfois la seule solution. Peut-etre devrait-elle se demander ce dont elle a envie, ce qui lui manque avec ce médecin. Ensuite, pour avoir des conseils, c'est très difficile, on ne peut pas vraiment conseiller un psy, c'est tellement personnel, mais la plupart des médecins généralistes le font, tout comme les homéopathes (aller en voir un ne fera jamais de mal, sachez-le, c'ets par un homéo que j'ai commencé, puis par une analyse traditionnelle).
    Le problème de la mère est dans doute le plus grand problème des femmes dépressives, et je sais de quoi je parle ! On recherche toujours la mère idéale (qui n'existe pas, sinon ce serait si simple!). Il n'y a pas de solution miracle pour arriver à se détacher complètement des maux de notre enfance, d'une mère trop agressive, ou trop couvante, ou trop… tout. Les mères sont toujours TROP !
    Que l'analyse lui fasse tout ressortir n'est pas une mauvaise chose. On pense qu'en oubliant les maux, on les efface, mais c'est complètement faux. Ils ressortent toujours, d'une manière ou d'une autre. Le mieux est encore de les laisser s'échapper, surtout ne rien retenir (allez lire les différents posts sur la dépression à ce propos).
    Etre consciente de son enfance ne veut pas dire grand chose. On est toutes ou presque, conscientes de ce qui nous a fait souffrir, mais s'il suffisait de le savoir pour que ça se guérisse, justement, on le saurait. Je suis quant à moi très lucide sur ce qui me fait souffrir, et pourtant, ça ne passe pas comme ça. Plus on est lucide, plus on sait ce qui ne va pas et plus le problème devient "cernable", donc plus facilement traitable. Avoir conscience de son enfance, comme vous dites, c'est comprendre ce qui nous fait souffrir à l'age adulte, et c'est déja beaucoup de le savoir, ça aide à déterminer le problème à traiter.
    Oui elle a encore quelque chose à trouver, sans aucun doute. Trouver n'est pas le mot exact. disons que des déclics doivent encore se produire. Si elle sait pourquoi elle a souffert (maltraitance), alors des portes devraient s'ouvrir peu à peu, plus ou moins vite, encore faut-il être avec le bon médecin. Si elle essaye autre chose, c'est déjà pas mal, ne pas rester rivé à son médecin est une bonne chose. Les déblocages peuvent ne pas se faire, c'est très compliqué. Il faut non seulement avoir conscience de ses problèmes mais aussi avoir REELLEMENT envie de les traiter. Consciemment, on se dit qu'on veut s'en sortir, tout le monde vous le dira; mais inconsciemment, on peut aussi se positionner en VICTIME, et c'est le début du "sur-place". Longtemps j'ai cru que je ne me considérais pas comme victime, puis j'ai découvert tout le contraire. C'est assez complexe à expliquer, mais si vous dicutez avec votre femme, peut-être vous en dira-t-elle plus. Les enfants battus se positionnent souvent en victime, et ce n'est pas la meilleure attitude à adopter pour avancer dans sa guérison. On se dit qu'on a été battu donc on n'est pas responsable de notre vie. Alors que la vie est une suite de choix, que forcément on choisit de vivre au-dessus de ça ou de rester coincé dans sa position de victime. Je sais que le dire a l'air simple mais en prendre conscience peut être très long. L'essentiel est de comprendre cet état de fait, la victimisation. Très important !
    Enfin, sur la modification de comportement, je ne comprends pas très bien ce concept, si vous pouviez m'éclairer. On ne modifie pas un comportement en qq jours me semble-t-il.
    En tout cas, le fait que vous veniez ici pour exposer le problème de votre femme est très louable, bravo pour cette démarche, le mieux que vous ayez à faire pour l'aider est de s'armer de patience, de ne pas rentrer dans le jeu de la dépression à votre tour, en la plaignant par exemple, et continuez à parler tant que vous pouvez le faire. C'est important d'avoir un soutien, on s'en rend compte… souvent après.
    Courage et continuez à avancer, à voir autre chose, d'autres médecins, restez ouverts sur l'extérieur et vous finirez par trouver qqchose qui vous convient, à tous les deux. Bonne chance et tenez-nous au courant.
    Amicalement.
    Melilo

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    • Pour moi (pour brad)
      Le problème



      vient aussi de ce que l'on veut guérir vite. je sais combien on est pressé de guérir, croyez-moi, et pourtant, c'est avec de la patience et beaucoup de temps que les choses se remettent en place. Il est vrai que s'attaquer au plus dur par un thérapie puis revenir vers une analyse pour compléter le travail me parait aussi une bonne solution, quand on n'a pas le courage d'aborder une analyse traditionnelle. L'essentiel est de ne pas soigner que la partie visible de l'iceberg, comme tu dis Kiki, sinon ça sert à rien.
      Peux-tu Kiki, m'expliquer ce qu'est une thérapie comportementale ? Et la cognitive ? C'est la même chose ? Merci de m'éclairer, juste pour savoir.

      Commentaire


      • Pour moi (pour brad)




        mon psy fait les deux pour moi et je pense que sait indispensable pour mon avancé, mais tu connais mon histoire.

        Tiens une anecdote, cette après midi je passe chez ma mère, elle est tous les samedis avec son amie et n'aime pas que je passe

        J'apporte des petits chocolats pour chacune ma mère (oui tu sais que j'aime etre toute seule bla bla avec mon amie...)
        Et son amie qui ouvrait son cadeau, quand elle sait apperçu exuses et moi toujours pareil maman, bon tu vas bien je vois bye.

        Tu vois quand ta femme réussira se genre de chose, elle sera sauvé, fait lui lire cela.

        Noor

        Commentaire


        • Et bien
          Ben



          moi j'ai apprécié l'analyse, personne ne te force à parler de ta mère ou de ton enfance, même si malgré toi, c'est ce qui ressort (il y a donc bien un petit lien entre vie d'enfant et vie d'adulte…). C'est cela qui m'a permis de comprendre comment je fonctionnais, et je peux dire que c'est important de bien se connaître. Je ne dénigre pas les autres thérapies, je ne connais pas. Mais réduire l'analyse à sa mère et son enfance (même si, je répète, ce sont souvent les deux gros pôles de notre vie de femme), je ne suis pas tout à fait d'acc.
          Et tu fais quoi en comportementale ? Tu peux me raconter qq séances ?

          Commentaire


          • Bonjour
            Bonsoir melilo



            Merci tout d'abord pour tes nombreux conseils.

            Ma femme ne sent aucune évolution avec son psy. Elle a peur de lui et n'ose donc pas se dévoiler à lui. Pour moi, l'analyse ne peut donc pas avancer. Mais, elle a aussi peur de le laisser et pour corser le tout la ps qu'elle a vu souhaite qu'elle termine son analyse avec de venir la voir... (on boucle).

            Pour les maux de son enfance, elle ne les oublie pas, elle ne les refoule pas, bien au contraire. Avec l'analyse, elle y pense 24H/24H 7j/7.

            Pour ne pas rester VICTIME, elle doit faire des choix, être active. Aujourd'hui, elle n'y arrive pas, elle n'en a pas la force. Je pense réellement qu'elle a envie de changer cet état de fait. La psy comportementale, lui a donné en quelques minutes des petites armes pour changer son comportement.
            Voici un exemple précis : un psy comportementaliste lui a décrit pourquoi sa mère la harcelait au téléphone. Du coup, il l'a décupabilisée et demandé de ne plus répondre ou de lui raconter des histoires sur son emploi du temps. Ce n'est peut-être pas grand chose pour toi à première vue, mais pour ma femme c'était une grande bouffée d'oxygène!

            Que veux-tu dire par "ne pas rentrer dans le jeu de la dépression à votre tour, en la plaignant" par exemple"?

            Enfin, merci pour ton soutien et tes encouragements. On en a bien besoin (elle comme moi).
            Brad

            Commentaire


            • Pour moi (pour brad)
              Une thérapie comportementale tout de suite et une analyse ensuite



              ,c'est aussi ce que je pense.

              Une amie de ma femme lui a dit un jour. Tout le monde devrait commencer une psychothérapie lorsque tout va bien.
              Mais en réalité, les choses ne se passent pas ainsi.

              "GUERIR VITE", je crois bien que c'est le premier désir de quelqu'un qui est en dépression. On verra le reste après.
              Le psy de ma femme, lui a dit la même chose que le tien mot pour mot. Au lieu de mettre en garde pourquoi n'incitent-t-ils pas à faire les deux en même temps? On-t-ils peur de perdre des clients?

              Pour le transfert, on verra plus tard...

              Merci de m'avoir fait partager ton expérience kiki
              Brad

              Commentaire


              • Pour moi (pour brad)
                Contre les idées obsessionnelle, autre chose que prozac?



                Le psy de ma femme lui a dit le seul moyen de ne plus avoir d'idées obsessionnelles, c'est de prendre prozac à haute dose.

                Si le rebirth marche avertis nous (je viens de faire quelques recherche, il ne semble pas que ce soit une secte, mais cela ressemble à une technique comme la sophrologie).
                S'il permettait de se passer des effets secondaires du prozac, cela serait vraiment formidable.

                As-tu penser à faire une thérapie comportementale?

                A Marina et merci de ton témoignage.

                Commentaire


                • Pour moi (pour brad)
                  Tu as 2 psy en un



                  Je pense aussi que cela est indispensable d'avancer sur le présent, pendant que l'on comprend son passé. Si on n'avance pas, je pense que très rapidement on se met à reculer.
                  La vie est pentue!

                  Par contre Noor, je n'ai pas bien compris la fin de ton histoire avec ta mère. Peux-tu me réexpliquer?

                  A Noor
                  Brad

                  Commentaire


                  • Tu as 2 psy en un
                    Et bien




                    ma mère faisait des histoires comme quoi je venais et que c'étais le jour de sa copines, comme une enfant.
                    Donc je suis parti, lui disant qu'elle n'avait pas changer, si c'est ma mère qui fait c'est bon, si c'est moi toujours de schoses à redire.
                    En un mot, elle veut toujours avoir raison.

                    Noor

                    Commentaire


                    • Et bien
                      Et si l'analyse avait quand même servit à quelque chose?



                      Le psy de ma femme lui a dit que lui ne disait rien et que toutes les révéltations ne venaient pas de lui mais de ma femme.

                      Je ne suis pas expert en psychothérapie, mais peut-être, est-ce une méthode qui donne la possibilité aux personnes de faire sortir des choses. Une fois les choses sorties, les patientes en ont marre de les faire sortir, veulent du concret, jouent sur leur comportement et guérissent.

                      Est-ce que c'est cela la méthode?
                      Pour ma femme, comme pour toi j'ai l'impression, cela s'est passé comme cela. Je trouve cette méthode longue. Mais peut-être est-elle moins longue que d'autres méthodes et plus bénéfiques pour l'avenir. Qu'en penses-tu?

                      A marina
                      Brad


                      Commentaire


                      • Analyste/comprtementaliste



                        Avec un psychanalyste, l'analyse dure longtemps, voire très longtemps... parce que le principe numéro un du psychanalyste, c'est qu'on n'enlève pas la soufrance comme ça, il faut du temps.

                        Le but d'une analyse, ce n'est pas de "guérir" mais d'apprendre à vivre avec sa souffrance, apprendre à vivre et à faire avec le symptome. Certains psychanalystes très dogmatiques (ils sont pas tous comme ça!) pensent qu'il ne faut surtout pas toucher au symptome et à ses manifestations, puisque de tout façon quand on l'enleve le fond du probleme n'est pas résolu. Ce qui est important c'est d'apprendre à "faire avec".

                        Evidemment dans le cas de pathologies "lourdes" ou de grande souffrance psychologique (grave dépression avec envie de suicide, TOC, maniaco-dépression...), le fait de vouloir "respecter le symptome" devient completement absurde.

                        Les méthodes comportementales "s'attaquent" directement au symptome et ne cherchent pas à résoudre le fond du probleme. le psy sera donc plus actif pendant les séances et "accompagnera" plus la personne en souffrance pour l'aider à se débarasser des manifestations envahissantes de celle ci.

                        Moi ce que j'en pense c'est qu'il faut éviter les psys dogmatiques qui ne s'intéresse soit qu'aux manifestations du symptome, soit qui font carrément une croix sur le symptome ("ne pas y toucher"!). Surtout à éviter. Dans le cas d'une grave dépression ou d'un TOC on ne peut pas nier que le sujet souffre et c'est important de trouver des solutions pour réduire sa souffrance, l'aider à mieux attaquer le quotidien. En plus c'est parfois salvateur en sens propre du terme. Mais il ne faut pas non plus nier qu'un "probleme de fond" existe et qu'il faudra apprendre à vivre avec (il est là, ça c'est passé, on n'y peut rien...) même si ça prend du temps de l'admettre et de prendre suffisemment de distance avec celui-ci.

                        C'est sans doute une bonne chose que votre femme ai vu un comportementaliste, d'ailleurs qu'en a t'elle pensé de cette séance? Peut être que quand elle ira mieux et qu'elle aura trouvé plus de solutions concretes (enfin, comportementales) à sa dépression, elle pourra plus facilement se replonger dans l'analyse avec un psychanalyste, ou seule (si elle pense avoir les clés en elle même).

                        Bon courage a vous deux et bonne route!

                        Commentaire


                        • Et bien
                          La contre-manipulation



                          Je comprends! Ma femme la souvent fait avec sa mère. Exemple :

                          Sa mère appèle pour la troisième fois de la journée, puis ne parle pas et par dessus le marché écoute à peine ce que dit ma femme.
                          Ensuite au bout de quelques instants, sa mère dit bon allez maintenant je vais travailler..
                          Alors pour punir sa mère elle rallonge la communication jusqu'à plus soif. Quand sa mère est bout elle lache le morceau et lui dit au revoir. Ainsi elle est tranquille pour une paire d'heure.

                          Mais la contre-manipulation demande beaucoup d'efforts et d'énergie. Cette énergie, elle n'en a plus aujourd'hui pour faire cela.

                          Ta méthode est bonne avec ta mère. Pourvu qu'elle comprenne les leçons!

                          A Noor
                          Brad

                          Commentaire


                          • Bonsoir melilo
                            Brad,



                            Allez, on se tutoie. Pas de quoi pour mes "conseils". Ca n'est que du récit d'expériences vécues, rien de plus. Mais ça peut aider à comprendre certains point parfois. A te lire, je me dis que ta femme doit ressentir énormément de culpabilité pour pas mal de choses, ce qui semble être le point sensible des enfants maltraités. C'est fou quand on y pense, on se sent coupable et en plus, on se sent victime. Mais c'est bien là tout le problème. Il faut absolument qu'elle arrive à dire à sa nouvelle psy qu'elle ne souhaite pas continuer l'analyse et arriver à "quitter" ce psy dont, visiblement, elle ne peut se détacher. Je comprends tout à fait, j'ai eu beaucoup de mal à dire que j'arrêtais moi aussi. Il m'a fait revenir trois fois pour en être bien sûre. Ce qui est normal, et moi je n'avais pas peur de lui, alors j'imagine combien ça doit être difficile pour ta femme (donne-lui un petit nom, ce sera plus sympa que "ta femme"). Il faut pourtant qu'elle coupe le cordon d'avec ce psy, sinon, comment faire pour la suite ? Si en plus, elle n'avance pas dans son analyse, inutile de perdre ses sous et son temps. Le fait qu'elle n'ose pas se dévoiler est aussi un frein absolu à l'analyse. C'est pourquoi on a besoin de se sentir confiant, sinon, faut arreter tout de suite !! Essaye de lui donner la force d'arrêter, pour l'instant. Si elle commence à ressentir des choses qu'elle n'ose pas exprimer, ça va pas aller du tout. Elle doit dire à sa thérapeute qu'elle veut arrêter et qu'elle n'y arrive pas. Avouer ses faiblesses est un grand pas vers la déculpabilisation.
                            Quand je disais de ne pas refouler ses maux, je voulais dire qu'il faut se dévoiler entièrement. Et visiblement, elle ne le fait pas, y penser ne sert à rien, sinon à ruminer et retourner le problème dans sa tête. J'espère que tu me comprends bien. Je ne l'accable pas, loin de moi cette idée ! mais tant qu'elle ne sera pas complètement à l'aise pour TOUT dire à quelqu'un, ça risque de freiner. Tout comme le fait de considérer comme victime. Il faut arriver à un certain stade pour le comprendre. Mon ami ne cessait de me dire que je me positionnais en victime et moi, je disais que non, mais je m'en suis rendu compte que tard, beaucoup plus tard. Mais ça vient, avec le temps, on se reconnaît non plus en tant que victime mais en tant que personne ayant souffert, point. Et ça change beaucoup de choses. Je pense que le fait d'en parler régulièrement peut aider, d'abord à envisager ce fait-là (comme l'a fait mon ami, car avant, jamais j'avais envisagé que je me considérais comme victime), puis ensuite à comprendre qu'effectivement on se considère comme tel. Reste plus que le travail à faire pour ensuite s'en débarrasser. Mais une fois qu'on en a pris conscience (le plus long), ça va plus vite.
                            Pour les petites bouffées d'oxygène que lui offre sa psy, ne crois pas que ça ne me semble rien, je sais ce que c'est que de recevoir une petite bouffée d'air pur quand tu vis dans le brouillard depuis des mois !! Et j'en suis fort contente pour elle. Sans doute a-t-elle trouvé là une solution, c'est pourquoi elle doit s'y consacrer et laisser tomber ce psy qui ne sert à rien (aurait-elle fait un gros transfert de son papa ???).
                            Quant au dernier point, je voulais te dire d'essayer de rester extérieur à tout ça, tout en l'aidant et la soutenant. Beaucoup rentrent dans "le jeu" (mot mal choisi, c'est vrai, la dépression n'est pas un jeu) en tombant dans les même travers. Tu dois te protéger (et il faut être fort pour vivre aux cotés d'un dépressif) et surtout garder tes distances par rapport à la dépression. Mais ça a l'air d'aller de ce côté-là.
                            Voilà voilà, pas simple de parler de tout ça hein ! En tout cas, je pense qu'il faut avant tout travailler sur la déculpabilisation, ça m'a l'air primordial chez elle. Et on dirait que le processus est amorcé.
                            Bonne chance. et courage

                            Commentaire


                            • Analyste/comprtementaliste
                              Il ne faut donc pas délaisser l'apect comportement



                              Tout d'abord merci, ysengrain de me faire partager tes connaissances en la matière!

                              Quand j'ai lu ton message, je me suis dit que le psy de ma femme n'était pas bon pour elle. Elle avait déjà réagit il y a quelques mois en disant à son psy et redisant qu'elle aimerait avoir des conseils pratiques.

                              Son psy après de longues semaines lui a dit d'aller voir un psy de couple comportementaliste. On y est allé et on a été agréablement surpris. Il nous a déculpabilisé et donné des armes pour combattre nos familles. C'était super!!!!!

                              Son psy analyste lui dit qu'elle est trop sensible. Malheureusement, cela ne l'aide pas beaucoup à réagir dans la vrai vie!

                              Lorsqu'elle a consulté un psy comportementaliste, elle en est ressortie heureuse car elle en avait appris plus, sur son entourage et sur sa manière d'agir avec, en une séance que pendant 1,5 ans avec son psy analyste.

                              Malheureusement, sa psy comportementale ne veut pas la suivre. Elle dit qu'il faut terminer l'analyse avant. Est-ce pour ne pas piquer un client à un confrère? Je ne sais pas en tout cas, ma femme est décidée à conclure l'analyse avec son psy actuel et suivre une psycothérapie comportementale.

                              Je ne pense pas que le psy de ma femme soit dogmatique. Au juste je ne sais pas bien ce qu'il est parce qu'il ne parle pas!!!!!!!!!!!!!!!!
                              Noor me disait que son psy analyste était aussi comportementaliste et qu'il ne la laissait pas sans armes. Y-a-til beaucoup de psy analysto-comportementaliste?

                              Son psy a réduit sa souffrance en lui donnant du prozac uniquement. Je ne suis pas contre les médicaments au contraire. Mais, je pense que c'est une erreur que de donner des médicaments sans rien d'autre! De plus, pour qu'une analyse soit efficace, son psy lui a dit qu'il fallait avoir 2 séances par semaine. Or, il ne peut la prendre que tous les 10 jours environ!!!!!!!!

                              Je suis d'accord, lorsque tu dis qu'il faut du temps pour comprendre le symptome et l'accepter. encore faut-il ne pas que s'y attarder à 100%!

                              Pour finir, je trouve marrant que tu dises "replonger dans l'analyse" car c'est exactement se qu'il s'est passé. Ma femme a tellement plongé qu'elle a faillit se noyer!

                              Merci encore pour ton coup de main et tes encouragements
                              Brad


                              Commentaire






                              • Juste une petite précision. Moi, l'analyse m'a suffi et m'a même mise sur le bon chemin. Je n'ai pas eu besoin de la compléter. Alors quand tu dis que c'est inutile une fois qu'on a compris, je m'indigne (mais gentiment, rassure-toi) car si tu crois qu'il suffit de se dire "j'ai eu tel traumatisme, je souffre" pour en être débarrassé, eh bien tu te trompes. On comprend des choses des années après. Des choses dont on était persuadé et qui tombent, te laissant désarmé, comme tout plein de certitudes. Les "Ah ben j'croyais", j'ai connu ça pendant des semaines. Des années de fausse vie qui se révélaient à moi. Alors faire une analyse peut être la solution pour certains, pour d'autres non. Il n'y a pas UNE méthode, sinon on le saurait ! Voilà, je voulais juste remettre l'analyse à sa bonne place.
                                PS : Il y a aussi de mauvais analystes… et de mauvais patients !!!

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                                • Ben baboony
                                  Tout va bien



                                  Nous voilà d'accord. Je n'ai pas eu l'impression de stagner, au contraire, j'avançais vitesse Grand V. Puis je demander aux intéressés, ayant suivi une analyse, si vous avez l'impression que c'est l'analyse qui ne vous convenait pas ou alors l'analyste ? Ca m'intéresse, car un bon analyste a l'air tellement difficile à trouver… Moi j'ai eu de la chance, et de bons conseils.

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                                  • A ton avis brad



                                    Est-ce que le fait d'aller toutes les semaines chez un analyste pour ressasser sa souffrance présente et passée, en prenant conscience de ses failles et blessures profondes peut VRAIMENT aider qq'un à ne plus être en dépression ?

                                    Oui si le psy ou le thérapeute (bien que tu aies du mal à entendre le fait qu'il existe d'autres formes de soutien...) propose de travailler sur des objectifs concrêts... mais aucune amélioration possible si elle passe des mois à repasser le même film en boucle...

                                    Alors NON ! le fait d'être toujours en dépression même en ayant conscience de ce qui ne va pas ne signifie pas forcément qu'elle ait encore des choses à découvrir...
                                    Mais tout simplement qu'elle est en train de se détruire à petit feu parce que RIEN ne se passe concrêtement, physiquement... parce qu'elle n'est plus actrice de sa propre vie, qu'elle n'a plus sa capacité à faire des CHOIX conscients et personnels...
                                    et je trouve ça TRES grave...

                                    Une thérapie comportementale pourrait être bien dans le sens où ta femme devra se mobiliser vers des objectifs concrêts et à court terme comme sortir, apprendre à dire non aux parasites, apprendre à faire des choses pour elle, reprendre goût à la vie par des moyens qu'elle aura choisi ELLE et non pas son entourage ou son psy...

                                    Bien sûr que si personne ne l'aide à DIGERER une fois pour toutes ce qui lui reste en travers de la gorge au point de l'empêcher de vivre... son mal se baladera, de en fort jusqu'à ce que...





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                                    • A ton avis brad
                                      A mon avis,



                                      je pense comme toi. Hein???!!quoi, je pense comme draupadi (plaisanterie).
                                      Aujourd'hui, je n'ai pas vu beaucoup d'intérêt à l'analyse. Elle a coulée ma femme.
                                      Le seul intérêt que j'y ai vu, c'est que ma femme avait une écoute autre que moi. Par contre, pour les personnes qui n'arrivent pas à comprendre leur passé ou à l'exprimer, cela peut être intéressant.
                                      J'ai toujours entendu qu'un mauvais psy (ou une méthode mal adaptée) pouvait faire des dégâts terribles.
                                      Je pense que ma femme n'a plus grand chose à découvrir de son passé. Ce qu'elle sait est déjà suffisant pour dire que son enfance ne lui a pas permise de s'épanouir, ni de se développer.

                                      Dans l'analyse, c'est vrai aussi qu'elle se repose sur le psy complètement. Elle aimerait que son psy l'accompagne plus comme le ferait un bon père. Or comme son psy ne s'intéresse pas à se qu'elle dit... Elle peut attendre longtemps.
                                      Comme tu le dis, elle n'est plus ACTRICE.

                                      Il ne reste plus qu'à trouver maintenant un bon psy comportemental qui lui donne des objectifs, des conseils, des armes et qui lui donne la force de tout mettre en oeuvre petit à petit.

                                      Tu parles de digestion, par l'analyse? (plaisanterie, j'ai compris ton allusion)

                                      A Brad


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                                      • Brad,
                                        Plus que du récit



                                        Tes messages sont plus que du récit. Tu tires des conclusions à partir de choses vécues. Je les prends donc comme des conseils.

                                        Pour les enfants violés, j'avais entendu par exemple, qu'il se sentait coupable de ce qu'il leur était arrivé (qu'elles étaient attirantes,etc...). Pour ma femme qui a été mal-traitée, sa mère lui a fait du mal, lui fait encore du mal aujourd'hui et elle a peur de la blesser!!!!
                                        Pour couronner le tout, son psy lui a dit qu'elle était un paratonnerre et que c'est pour cela que dès qu'il y avait une tension à déverser, c'était pour elle. C'est bien une remarque qui risque de la culpabiliser encore plus, car c'est de sa faute. C'est UNE VICTIME!

                                        Au fait, ma femme préfère rester anonyme, c'est pour cela que j'utilise "ma femme". Si je lui donnait un autre nom, cela me ferait bizarre. Je pourrais utiliser un petit nom. Je vais voir.

                                        Lorsque tu parles de cordon et de transfert, cela me semble évident! Comme ses parents l'ont mal-traités, il ne faut pas la pousser 2 fois pour qu'elle adopte de nouveaux parents : son papa psy, sa maman chef,... La rupture est en effet plus dure. Par contre, si elle voit une psy, elle a peur de faire un transfert sur sa mère et se rebeller. Est-ce possible?

                                        Pour moi, en effet, c'est très dur! C'est aussi très dur de rester lucide, logique et cohérent (même si je suis scientifique et informaticien). Quand on est confronté tout le temps au problème, les seules épaules que j'ai sont : notre psy de couple et ces discussions sur le forum. Le fait de confronter des expériences vécues permet de prendre du recul sur notre expérience actuelle.

                                        Encore donc un grand merci à toi et à toutes.
                                        Brad




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                                        • A mon avis,
                                          !!!



                                          ATTENTION !! Le psy n'est pas un père et ce serait une erreur que de le vouloir. Il est là pour guider la personne à aller vers une façon de penser, de découvrir des choses, en aucun cas pour accompagner et remonter le moral ou faire des bisous !! Ce n'est pas un père qui lui faut, c'est apprendre à vivre avec celui qu'elle a (ou qu'elle n'a plus…). Ne mélangeons pas tout, l'analyse est le travail du patient et du patient seul. L'analyste n'a pas à intervenir une seule fois. Sinon, ce n'ets pas une analyse, c'est une demi-heure de soutien moral, et là, on ne parle plus de la même chose.
                                          Et découvrir son passé, ce qu'on a construit sur ce passé, ça ne se finit jamais, jamais jamais, il faut le savoir… Mais il arrive un moment où l'on peut vivre sans savoir, comme une grande ! Ta femme n'a pas encore trouvé ce moment.

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                                          • Non j'men va pas !
                                            Ce qu'aurait du faire un bon analyste pour toi et pour ma femme :



                                            - ne pas utiliser de méthode passive
                                            ------------------------------------
                                            Pour toi marina comme pour ma femme, vous avez recueilli les informations de votre passé, analysé le(s) problème(s) et tiré des conclusions comme font de bons scientifiques.
                                            L'analyse que vous avez suivies, consistait donc ni plus ni moins à expliquer ce que vous avez comprises de la situation. Tu me dis si je me trompe, mais à 99% vous aviez vu juste. Plus l'analyse durait et plus vous expliquiez à votre psy votre situation. Ma femme en plus est une grande bavarde et comme la séance dure 20-25mn, les semaines passent très vite et le chmilblique est au même point et son état de moins en moins bon. En plus, elle contrôle tout ce qu'elle dit pour ne pas dire de bêtises au psy, alors....

                                            - chercher derrière votre façade
                                            --------------------------------
                                            L'hypnose, les tests des dessins,... sont des techniques qui permettent aux psy d'en apprendre plus et plus vite.
                                            Le psy de ma femme attend les lapsus!!!!!!! Il en a eu un en un an et demi....
                                            Si le subconscient ne parle pas naturellement, il me semble qu'il y a des méthodes pour le laisser s'exprimer.

                                            - agir vite pour ne pas perdre la confiance en soi
                                            --------------------------------------------------

                                            Comment peut-on garder confiance en soi, lorsque l'analyse sure si longtemps? Pendant l'analyse, ma femme s'est progressivement mise en attente de solutions miracles qui ne venaient pas.

                                            - donner les armes morales avant les armes chimiques
                                            ------------------------------------------------
                                            Je ne suis pas contre prozac! Mais, j'aurais aimé qu'il donne des armes pour se défendre par le comportement avant les médicaments. Il me semble qu'en un an et demi d'entraînement, on peut en faire des choses.
                                            Comment peut-on dire : sans prendre prozac à forte dose, vos idées obsessionnelles ne sortiront pas de votre tête? Et s'il avait remplit la tête ma femme d'armes, il n'y aurait peut-être plus eu de place pour des obsessions superflues?


                                            C'est décidé! Demain je change de métier et je me lance psy! (plaisanterie).
                                            Je respecte les psy car ils ont un métier très dur. Il devrait certainement plus s'adapter à leurs clients.


                                            En tout cas, marina, tiens nous au courant sur ta psycothérapie comportementale. Elle ne pourra pas te faire de mal, elle!

                                            Brad

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                                            • Adeline@aufeminin.com



                                              je vous conseille à poursuivre la psychanalyse pour votre femme,il faut être patient,je sais c'est peut etre long mais il faut etre patient moi meme je vois un psy et croyez moi c'est efficace

                                              bon courage

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                                              • Adeline@aufeminin.com
                                                Peut-etre est-ce un bon psy?



                                                Avec le psy de ma femme malheureusement, ce n'est pas efficace.
                                                IL n'arrive pas à voir derrière sa façade.
                                                Je suis pour l'analyse, mais plus tard et avec un autre psy.
                                                En quoi est-ce que l'analyse est efficace pour toi?
                                                Es-tu en dépression lourde? Prends-tu du prozac?
                                                Merci de nous donner des raisons de croire en l'analyse.
                                                Brad

                                                Commentaire


                                                • Bonsoir chat46
                                                  Fonçons!!!!!!!!!!!!!!



                                                  Tu me redonnes espoir aussi. Du concret!!! Tout de suite!!!! Tiens moi au courant pour le rebirth.

                                                  On voit notre psy de couple jeudi et ma femme voit son analyste vendredi. Pour la fin de la semaine, on devrait y voir plus clair.

                                                  De plus, j'espère avoir une solution pour prozac.
                                                  Depuis qu'elle est passée à 2 médicaments par jour, ce n'est plus la joie.
                                                  Elle ne veut plus dormir la nuit de peur de faire des cauchemards et le jours elle dort. En plus, je veille à ce qu'elle prenne ses médicaments à la bonne heure sinon, elle a des crises de paniques impressionnantes.
                                                  Actuellement, je ne vois plus beaucoup d'avantage à ce qu'elle garde le prozac.
                                                  Tu as réussit à t'en passer, tu as de la chance.

                                                  Pour voir derrière la façade, oui ma femme est fermée, elle contrôle son langage. De plus, elle a peur que ce qu'elle voit dans ses souvenir sont le fruit de son imagination. Elle a peur d'attribuer de nouveaux actes de mal-traitance à sa mère qui n'en seraient pas en réalité.....

                                                  J'ai déjà essayé l'homéopathie pour un rhum, cela a marché correctement. Pourquoi pas pour la dépression? Tiens moi au courant aussi.

                                                  Ma femme a aussi une forte envie de réaliser ses projets. Mais elle ne passe pas à l'acte. Elle à le frein à main serré à fond et les roues qui tournent à grande vitesse. D'où la surchauffe du moteur...

                                                  Elle a suivit les discussions et aimerait vivement changer de psy. Elle est d'accord avec quasiment toutes les opinions exprimées sur la discussion. Par contre, je pense qu'elle a peur de laisser son psy actuel. On verra vendredi, elle va lui demander de conclure l'analyse si elle en a la force.
                                                  Par contre, moi j'ai beaucoup évolué depuis le début de la discussion. Je me dis que la situation à assez duré et qu'il faut changer. Pour ma femme (comme pour moi), de toute façon, je ne vois pas comment cela pourrait être pire qu'aujourd'hui!!

                                                  Je serais aussi curieux de connaître d'autres méthode de guérison. Par contre, je serais hésitant à pousser ma femme sur des méthodes moins connues (mais peut-être bien plus efficaces).

                                                  A Marina et j'ai très bon espoir pour toi pour demain matin.
                                                  Brad.

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