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Batton-nous contre l'excision et la lapidation des femmes.

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  • Batton-nous contre l'excision et la lapidation des femmes.



    Il y a en moyenne une excision de jeune fille toutes les 4 minutes dans le monde. Sachant que l'excision est pratiquée avec des objets non stérilisés et mal aiguisés, le clitoris et les petites lèvres ne sont pas tranchées net mais sciés (il parait qu'on commence par les petites lèvres et qu'on termine par le clitoris). Cela engendre encore plus de douleur et allonge la durée de l'excision. Celle-ci dure environ 10 minutes. Donc, si la jeune fille crie pendant ces 10 minutes, on peut dire que les cris de l'excision résonnent dans arrêt dans le monde.

  • C'est une pratique courante



    L'ignorance mais aussi l'extreme pauvrete de ces femmes qui se refilent le couteau, de mere en fille, en sont pour beaucoup dans la perpetration d'une activite qui, si jadis, etait consideree comme salutaire pour le bien etre de la femme, n'en demeure pas moins aujourd'hui, un crime d'autant plus grave qu'il porte a l'integrite physique et morale des couches les plus vulnerables de la societe

    Elle a tout juste huit ans, une camisole multicolore et des nattes sur la tete. Cachee derriere un grenier, elle observe avec mefiance les etrangers qui debarquent. Curieuse, elle fait le tour du vehicule. Puis, avec un sourire craintif, elle court prevenir les villageois.

    Cela se passe a Manda Djalgodjey ou Manda peule, en face de Manda Zarma. Le maigre village ebloui de lumiere se trouve a quelques kilometres de Belleykoira, au c?ur du Gorouol. Une piste difficile en saison des pluies, rendue encore plus ardue par la mare qui ceinture le village aux trois quarts et dans laquelle flottent les cadavres d'une dizaine d'anes emportes par la force des eaux.

    Avec Kourki, Boukary Kouara, Yatacala, Manda constitue l'un des solides bastions de l'excision a l'ouest du pays. Le village a ete visite a maintes reprises par des equipes du Cadelt (Programme de developpement local Tillaberi) et celles du Coniprat (Comite nigerien sur les pratiques traditionnelles nefastes). Sans succes. Les villageois cachent bien leur jeu. Impossible de leur tirer le moindre renseignement sur l'excision. La chance serait-elle au rendez-vous, cette fois-ci ?

    Chapelet a la main, le visage grave et la barbe soignee, le chef de village s'avance avec circonspection. Vetu du traditionnel boubou des Nigeriens, Boureima Seydou, debout devant la mare, egrene les richesses de sa communaute : 14 familles, des champs de mil, des troupeaux de vaches, de moutons, de chevres, de poules, les enfants dont une partie etudie le Coran ; l'autre va a l'ecole du village voisin (meme si l'instituteur fait defaut), les femmes qui accouchent a la maison parce le centre de sante le plus proche est a Belleykoira, l'infirmier souvent absent et les produits toujours manquants

    Absolument tout. Sauf les sujets qui fachent. Notamment l'excision. Et, c'est a contrecoeur que le marabout se resout en a faire cas.

    L'excision, ici ? Impossible ! Bien que c'est une tres grande honte pour toute femme peule qui n'est pas excisee, aujourd'hui, la pauvrete fait que les gens n'ont plus les moyens de pratiquer ca , affirme avec le plus grand serieux le chef de village. C'est vrai, rencherissent, en echo, un peu plus loin, les deux matrones qui, tres difficilement, acceptent de parler d'un sujet qu'elles affirment avoir abandonne depuis plus de 14 ans Mais comment faire confiance a Fati Mounkaila, 44 ans et fati Idrissa, 52 ans, lorsqu'elles affirment, en un ch?ur ou se melent peurs, mauvaise foi et quelques bons arguments, qu'elles ont definitivement enterre les couteaux et ne vivent plus que de la vente des galettes et de travaux champetres ?

    Mauvaise foi : parce que si l'on controle systematiquement toutes ces fillettes en age d'aller a l'ecole et qui se tiennent a distance de nous, les resultats seraient effarants , affirme le guide, un natif de la zone. Un jugement que confirme l'attitude, mal a l'aise, de Fati, la plus degourdie des deux exciseuses. Suivant le regard de l'etranger, elle avance prudemment : en fait, si vous voyez une fille excisee, c'est qu'elle n'est pas d'ici et, est venue avec sa chose La peur serait-elle ce qui empeche a ces femmes de parler d'une pratique qui a cours depuis la nuit des temps mais dont le sujet est toujours entoure d'opacite ? Une chose saute aux yeux : l'ignorance mais aussi l'extreme pauvrete de ces femmes qui se refilent le couteau, de mere en fille, en sont pour beaucoup dans la perpetration d'une activite qui, si jadis, etait consideree comme salutaire pour le bien etre de la femme, n'en demeure pas moins, aujourd'hui, un crime d'autant plus grave qu'il porte atteinte a l'integrite physique et morale de ce que la societe a plus vulnerable : la mere et la fille. Un crime aujourd'hui inacceptable pour une societe qui consacre dans sa loi fondamentale le caractere sacre de la vie et de la personne humaine, qu'il importe a l'Etat de preserver par tous les moyens. Sans perdre pour autant de vue la detresse de toutes celles qui, par heritage, ignorance ou necessite, ont embrasse un metier qui ne doit plus avoir droit de cite.

    Le Cadelt qui intervient dans la zone du Gorouol depuis 1998, ne decouvre le phenomene de l'excision qu'en fin 1999. Lors d'une de nos missions de terrain, une femme m'a approche pour me faire cas d'une femme en travail pendant deux semaines, sans succes. Par la suite, j'apprends qu'elle est decedee pendant son transfert a l'hopital , explique Hadjara Boubacar, chargee des questions Genre au niveau de ce programme de la cooperation suisse au Niger. Mais lorsqu'elle veut en ... les bouchent se cousent. Intriguee, l'animatrice mene sa petite enquete. Elle se rend alors compte de la monstruosite d'un phenomene auquel elle n'avait pas accorde d'attention : sur dix femmes, une seule a son premier bebe. Soit l'enfant meurt a la naissance, soit la mere qui decede, ou tous les deux

    Cette fois-ci lorsque ses questions se font insistantes, les femmes finissent par reconnaitre : c'est a cause de l'excision .

    L'excision ? Cette pratique qui consiste en l'ablation d'une partie ou de la totalite des organes genitaux de la femme et que l'animatrice croyait rangee dans l'album fane des souvenirs ! Erreur. Plus de 40 exciseuses sont denombrees lors d'une seule sortie dans le Gorouol, notamment dans les villages de Boukary Kouara, Yatacala, Kourki, Manda

    Un chiffre qui reflete l'ampleur du phenomene et emmene le Cadelt a changer son fusil d'epaule.

    En effet, comme partout au Niger, les femmes constituent la majorite dans sa zone d'intervention. De plus, c'est sur cette armee de combattantes fideles au poste que le programme compte le plus pour mettre en branle les energiques actions de sauvetage de cette region sinistree. Car les maigres recoltes engrangees, tous les bras valides quittent pour les centres urbains, laissant dans ces villages desoles, les femmes sur lesquelles reposent les charges familiales. Deja meurtries par les incessantes corvees, traumatisees par la faim, comment pourraient-elles alors faire valablement face, si elles sont encore frappees par cette calamite ? faut-il le souligner ? L'OMS (Organisation mondiale de la sante) distingue quatre type d'excision : celle dite de type I qui consiste a enlever le prepuce et le gland du clitoris ; celle de type II qui consiste a couper le prepuce, le clitoris, une partie ou la totalite des petites levres ; celle de type III (forme la plus severe et qui ne se rencontre qu'en Afrique de l'Est). Appelee infibulation, elle consiste a couper le clitoris, les petites et grandes levres, et, en cas d'absence du mari, a coudre tout le sexe. Quitte a le decoudre a son retour. Il y a aussi celle de type IV qui consiste a introduire des substances corrosives dans le vagin ou a etirer le clitoris jusqu'a ce qu'il prenne des proportions enormes

    Bref, le Cadelt qui n'est pas specialiste en la matiere fait appel au Comite nigerien sur les pratiques traditionnelles nefastes (Coniprat), une ONG qui s'est illustree dans la lutte contre ces abominables pratiques.

    Apres avoir sillonne la zone dans tous les sens, le Coniprat parvient a cerner les villages ou subsiste encore cette pratique barbare. Mais impossible d'aller plus loin. Dans cette execrable galere, le Coniprat a vite fait de se rendre a l'evidence. Personne n'est tout a fait blanc : ni les hommes qui soutiennent mordicus qu'une femme non excisee est impure, impropre, donc infrequentable ; ni les meres qui estiment que cette operation empechent a leurs filles de deconner avant le mariage ; ni les filles elles-memes dont la honte, les quolibets, les rires moqueurs de leur classe d'age les poussent a se porter volontaires

    La chose est si ancree dans les m?urs que nous avons meme vu une femme mariee a Niamey, mere de trois gosses, revenir au village se faire exciser , explique Hadjara. Elle n'arrivait plus a supporter les railleries de ses paires.

    L'ignorance est certainement pour beaucoup dans la perpetuation de cette abomination qui ne se justifie en aucune maniere. L'enclavement aussi. La plupart des villages ne sont accessibles qu'en tout terrain qui s'embourbent facilement des que tombe la moindre goutte de pluie. De telle sorte que les campagnes de sensibilisation ne penetrent jamais profondement l'arriere-pays.

    A une centaine de kilometres de la, a travers des champs de mil ou de niebe assoiffes, des hameaux abandonnes ou des animaux morts, faute d'une herbe qui se fait desirer, sur des pistes de fortune, veritables traquenards sur lesquelles pas ame ne vive, Amar Singue, adosse a la frontiere du Burkina Faso. Une fine pluie tombe ce matin-la sur ce village d'agropasteurs peuls. L'heure est aux preoccupations champetres. Pas ame ne vive dans les ruelles du village. Le chef recoit avec une extreme mefiance. D'avoir parcouru toute cette distance pour venir s'entretenir avec les femmes lui parait forcement suspect. Avec aplomb, il dira d'ailleurs que notre contact a voyage.

    En face du marche, le batiment crepi rouge qui fait office de caisse est tenue par une petite fille tres cool. Assise derriere le guichet ou elle recoit d'ordinaire les clients, Kadidiatou Seydou s'exprime avec une rare franchise : c'est l'un des villages les plus touches. Des femmes viennent meme du Burkina pour faire exciser leurs enfants

    L'une des rares filles du village a avoir depasse le niveau du certificat d'etudes, la gerante de la caisse s'est illustree lors d'une tournee de sensibilisation du Cadelt, en soutenant publiquement et contre l'avis de son pere, imam et chef de village, qu'a Amar Singue, il y a toujours l'excision. Une temerite qui n'a pas manque de dechainer les foudres du paternel. Vous voyez les consequences d'envoyer les enfants a l'ecole ? , a-t-il fulmine, en prenant l'assistance a temoin. Avant de se tourner vers les membres de la mission : tout ca, c'est de votre faute. Aujourd'hui, vous nous dites de ne pas exciser nos filles ; demain, vous nous direz de ne plus circoncire nos garcons !

    Impossible de faire comprendre au marabout ferme comme une huitre que nulle part, en Islam, il n'est question d'excision. Pas plus que la projection d'un film sur l'excision, un chef-d'?uvre d'horreurs, ne lui fait tirer que cette interrogation : comment des femmes peuvent-elles se laisser filmer comme ca ?

    Chez ces marabouts qui ont un pouvoir extraordinaire sur le reste de la communaute, la seule issue, affirme Mahamadou Aboubacar, c'est de sensibiliser non seulement les chefs, les hommes, mais surtout les femmes. Tres souvent, c'est a l'insu meme des hommes que cela se passe. La femme pretexte une visite a ses parents et s'en va avec sa fille. A son retour, cette derniere est deja excisee , dit le superviseur d'alphabetisation. Tout juste la trentaine, les traits fins, la degaine nonchalente, Mahamadou Aboubacar qui est egalement para juriste, gerant de la case de sante, est, aujourd'hui l'un des deux brigadiers de surveillance , forme par le Coniprat pour la zone de Amar Singue. Une tache loin de tout repos qui lui vaut aujourd'hui l'ire des villageois : si nous avions su que c'est pour nous trahir, nous n'aurions jamais donne ton nom A la perte de confiance s'ajoutent la difficulte de se deplacer dans une zone vaste et enclavee et aussi l'impossibilite de mettre la main sur Lossel et Lobel, les deux exciseuses attitrees du coin et qui officient de maniere foraine.

    Ou peut-on les rencontrer justement ? Quasiment impossible, repond Mahamadou Aboubacar. Lossel est decedee ; et Lobel, des qu'elle apprend que vous etes la dans ce cadre, elle disparait

    L'animateur est arrive pourtant a coincer cette insaisissable femme. Mais ses questions precises ont vite fait de lui mettre la puce a l'oreille. De plus, des villageois sont partis lui dire que je cherche a la faire arreter et son fils m'a menace en ces termes : si jamais, on arrete ma mere, ce sera toi ou moi

    Imperturbable, le jeune n'en poursuit pas moins le combat, convaincu, dit-il, de la justesse de la cause : comment peut-on oter a un etre humain un attribut que Dieu lui a donne ? meme s'il reconnait la vanite de ses efforts : ce n'est pas facile de faire partir comme ca du jour au lendemain une tradition qui a plus de mille ans Quelle est la solution alors ? Il faut sensibiliser et ensuite appliquer la loi, avec severite

    Mais cette sensibilisation, previent-il, doit passer necessairement par les gens du terroir car en brousse, les gens ont plus confiance a leurs proches qu'aux autres .

    Mais ils ne mesestime pas pour autant la contribution des autres, surtout ceux qui sont erudits en islam et qui peuvent brandir des contre arguments de poids face aux marabouts de la region , afin de convaincre definitivement les populations. Un verrou a deja saute : deja, ils acceptent que ce n'est pas le coran qui dit ca Il faut, dit-il continuer sur cette lancee, en leur expliquant toutes les consequences.

    Le probleme de Amar Singue, c'est que le chef de village est en meme temps le plus grand marabout du coin. Il est tres craint et il est pour l'excision. Tant que ce ne sera pas lui qui dira aux gens de cesser, ils vont continuer a la pratiquer , affirme Hadjara qui sait de quoi elle parle. Lors d'un de leurs entretiens, il lui aurait repondu en substance : si j'avais su que tu n'etais pas excisee, je n'allais meme pas perdre mon temps a causer avec une femme impure

    A la sortie de Amar Singue, au milieu des champs de mil plantes dans un terrain lisse ou au gre des rares touffes d'herbes, des campements, des hameaux, des caravanes en transhumance eclairent cette difficulte de combattre l'excision : celle de populations nomades, en mouvement, plus alertes que les messages de sensibilisation. Ce qui fait dire a certains, sans doute un peu trop decus par le train ou vont les choses, que c'est impossible de venir a bout de l'excision.

    Cependant les choses sont entrain de bouger. A Deya Hondo, par exemple, beaucoup de parents, aujourd'hui, n'hesitent plus a reconnaitre que leurs filles n'arrivent plus a trouver des maris parce qu'elles sont excisees Les raisons ? C'est une femme a la bouche edentee qui finira par la lacher : les hommes les fuient parce qu'ils sont partis a la Cote et ils ont goute aux filles non excisees. Depuis lors, ils trouvent nos filles froides

    Ailleurs, a Goungo, et bien avant que ne commence cette campagne de sensibilisation, c'est un drame qui est a l'origine de l'abandon de ce geste criminel par l'exciseuse du village. Situation desormais devenue banale : une femme en travail et qui n'arrive pas a accoucher. Il s'agit du premier enfant. Certainement que l'uterus ligature par l'excision ne pouvait permettre au nouveau ne de sortir. On court chercher l'exciseuse pour qu'elle fasse, de nouveau, une entaille. Mais comme l'enfant est deja engage, elle le blesse a la tete avec son couteau. Ce dernier perdra beaucoup de sang et decedera. Geste fatal qui a tellement bouleverse la pauvre femme qu'elle a jete le couteau en jurant qu'on ne la reprendrait plus. Avec les lames et les canifs rouilles qu'elles utilisent, c'est carrement de l'assassinat , reagit Hadjara avec une vive emotion.

    Loin de ces tragedies, au chef-lieu d'arrondissement. Pour etre precis, au centre de soins integres (CSI) de Tera, chez Niandou Bouli et Idrissa Boureima, respectivement sage femme, presidente de l'antenne sous regionale de Coniprat et infirmier, vice-president de l'antenne. Grace aux missions d'identification et de sensibilisation , ils connaissent le probleme comme personne. Et constatent les degats. Notamment les difficultes d'uriner, les plaies qui cicatrisent mal ou les orifices qui se ferment totalement et dont il faut encore exciser lors des premiers accouchements , des operations faites, au village, dans les conditions que l'on sait et qui entrainent inexorablement la mort du nouveau-ne et de sa mere.

    Ils reconnaissent cependant que, de plus en plus, la question de l'excision n'est plus taboue et que la prise de conscience commence a se faire jour. En sus de la loi qui vient d'etre votee au parlement, en mai dernier, et qui sanctionne desormais les exciseuses recidivistes et leurs complices, des efforts sont aussi entrain d'etre fait sur le terrain. Il s'agit notamment de la reconversion des exciseuses dument identifiees et qui acceptent d'abandonner volontairement la pratique. Ainsi et apres une formation en gestion, le Coniprat a accorde, en 2000, une ligne de credit pour des exciseuses repenties afin qu'elles puissent exercer une activite beaucoup plus honorable. Sept exciseuses du Gorouol ont deja beneficie de cet appui. Mais ce n'est pas suffisant. Et que la vigilance doit etre de mise. A travers notamment l'erection des garde fous dans les villages : la formation de brigadiers villageois de surveillance.

    Mais les deux benevoles ne cachent pas que le probleme fondamental reste le manque de moyen de deplacement pour quadriller un territoire aussi vaste que l'arrondissement de Tera. Ce qui fait que certaines zones comme le canton de Diagorou ou sevit l'excision, ne sont pas encore touchees. Pire l'absence de materiel de sensibilisation dignes de ce nom limite la portee de leurs actions. Sans oublier l'extreme porosite des frontieres qui fait que, des deux cotes de celles-ci, et en fonction des opportunites, les femmes vont dans un sens ou dans l'autre, pour faire exciser leurs enfants. D'ou, peut-etre, la necessite d'harmoniser les legislations en matiere de lutte contre l'excision et surtout de coordonner la lutte contre cette barbarie qui ne doit en aucun cas continuer.

    Ibbo Daddy Abdoulaye, Les Echos du Sahel, trimestriel specialise dans le monde rural et le developpement, N 013, aout 2003


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    • Je ne comprends pas



      On parle toujours de la pauvreté de ces gens, mais pourquoi alors font-ils des enfants, s'ils savent d'avance qu'ils vont être malheureux, encore plus pauvre et ne trouveront pas de travail.
      J'ai 28 ans, et je n'ai pas d'enfants, car je n'ai rien à offrir à un petit être pour le moment. Pas de situation financière stable, rien du tout. Et les gens de là-bas ont encore bcp moins que moi et font des gosses tout le temps ? Leur manque t'il pas quelque chose dans la tête pour faire des gamins si égoïstement ???

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      • Bravo



        de tout mon hetre avec vous...cela me degoutte o plus o point et me rend violent contre ces pauvrs primates qui cossionnent ces actes barbares.A QUAND 1 LOI INTERNATIONALE QUI INTERDIRAIS CETTE IGNOBLE COUTUME!!

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