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HPV : tout savoir sur les Papillomavirus

Publié par : rédaction Onmeda (26. décembre 2017)

© Shutterstock

Appelés HPV (Human Papilloma Virus) ou plus rarement PVH (Papilloma Virus Humain), les Papillomavirus sont une famille de virus pouvant affecter aussi bien les hommes que les femmes. Très contagieux et résistants, les Papillomavirus sont le plus souvent bénins. Néanmoins, sur plus d’une centaine de Papillomavirus, environ une quarantaine peuvent infecter les organes génitaux et se révéler dangereux pour la santé.
Comment se transmettent ces HPV ? Quelles sont les maladies liées à ces virus ? Comment les traiter et s’en prémunir ?

Les Papillomavirus sont très nombreux et infectent la peau ou les muqueuses. Ils peuvent toucher certaines parties de la peau, de la bouche, la région anale ou encore les organes génitaux internes et externes.

Certains HPV ne causent ni maladie, ni symptômes : ils restent dans l’organisme de façon “dormante” ou ils finissent par disparaître complètement. D’autres génèrent des symptômes souvent qualifiés de bénins comme des verrues sur la peau ou les organes génitaux (condylomes).

Mais, sur la centaine de Papillomavirus existants, près d’une quinzaine est néfaste pour la santé. Ce sont les HPV oncogènes pouvant entraîner des lésions précancéreuses, voire des cancers, dont le plus fréquent est le cancer du col de l’utérus.

La transmission du Papillomavirus

Les HPV situés dans la région génitale ne se transmettent que par contact sexuel. Il s’agit de l’infection sexuellement transmissible la plus répandue au monde.

Concrètement, la transmission peut aussi bien avoir lieu par voie cutanée (caresse, utilisation de linge de toilette contaminé) que par voie sexuelle (rapport vaginal, oral ou anal).

Contrairement à d’autres infections ou maladies sexuellement transmissibles, le Papillomavirus n’est pas présent dans la salive, le sang ou le sperme.

Les jeunes filles sont le plus à risque

C’est généralement au début de la vie sexuelle que le Papillomavirus se transmet. Selon plusieurs travaux de recherches, ce sont les jeunes filles qui sont le plus à risque.

Une étude menée auprès d’étudiantes a révélé que 70% d’entre elles étaient porteuses du Papillomavirus. Mais cela ne signifie pas qu’elles vont développer une maladie liée à ces HPV.

Près de 90% des personnes contaminées par un Papillomavirus vont spontanément l’éliminer dans les 2 à 3 ans grâce à leur système immunitaire naturel.

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Quels sont les risques du Papillomavirus ?

1) Les condylomes

Sous ce nom scientifique se cachent des petites verrues externes, généralement causées par les HPV 6 et 11. Elles sont souvent appelées condylomes ou crêtes de coq ou même végétations vénériennes. Plus gênantes que dangereuses pour la santé, elles sont, en revanche, très contagieuses !

On retrouve ces condylomes :

  • chez la femme : vulve, pubis, périnée, anus ou plus rarement sur la racine des cuisses ou le sillon inter-fessier ;
  • chez l’homme : prépuce, urètre, région péri-anale, pubis ou racine des cuisses.

Quel traitement contre les condylomes ?

Il existe de nombreux traitements contre les condylomes. Si les lésions sont peu nombreuses, une destruction physique (cryothérapie, laser, etc.), ou un traitement topique comme une crème antivirale peuvent être indiqués.

Si les lésions sont nombreuses, des solutions immunostimulantes peuvent être prescrites en complément ou non d’une crème antivirale.

Ces traitements devant être adaptés à chaque cas particulier, il est impératif de consulter son médecin traitant.

2) Le cancer du col de l’utérus

C’est le risque le plus souvent mis en avant lorsque l’on parle de Papillomavirus. Le cancer du col de l’utérus peut être causé par les HPV 16 et 18 car ils peuvent entraîner des lésions au niveau du col de l’utérus. La gravité de ces lésions est variable selon les personnes mais surtout selon les dysplasies, c’est-à-dire la proportion des cellules se développant anormalement dans la muqueuse.

Si chez certaines personnes elles finissent par diminuer voire disparaître, chez d’autres, elles évoluent vers un stade précancéreux, voire cancéreux.

Entre la contamination et le diagnostic d’un cancer du col de l’utérus causé par un Papillomavirus, il se passe en moyenne 15 ans.

Quel traitement contre le cancer du col de l’utérus ?

Selon la gravité des lésions et le stade du cancer, différents traitements peuvent être indiqués :

  • Les lésions peuvent être détruites par vaporisation laser ou cryothérapie.
  • La partie du col de l’utérus touchée par la lésion peut être retirée par conisation.
  • Le col de l’utérus et l’utérus peuvent être retirés par voie chirurgicale.
  • Des séances de chimiothérapie ou de radiothérapie peuvent être prescrites.

Impossible de prédire quel sera le traitement choisi. C’est au médecin de choisir la solution la plus adaptée à la patiente.

3) Le cancer du vagin

Les Papillomavirus peuvent également infecter la muqueuse vaginale et, à l’instar du cancer du col de l’utérus, causer des lésions pouvant dégénérer vers un cancer du vagin.

Quels traitements contre le cancer du vagin ?

A l’image du cancer du col de l’utérus, les traitements du cancer du vagin dépendent de l’avancée de la tumeur. Ainsi peuvent être indiquées :

  • des solutions chirurgicales,
  • des séances de radiothérapie et/ou
  • des séances de chimiothérapie.

Seul le médecin peut déterminer quel traitement est le mieux adapté à sa patiente.

4) Le cancer anal

Très rare, le cancer anal peut également être causé par un Papillomavirus. Il suffit que les muqueuses anales soient infectées, que des lésions surviennent et que des dysplasies apparaissent pour que le cancer se déclare.

Quels traitements contre le cancer anal?

A l’image du cancer du col de l’utérus et du cancer du vagin, les traitements du cancer anal dépendent de l’avancée de la tumeur. Il peut s'agir de :

  • solutions chirurgicales,
  • séances de raditothérapie et/ou
  • séances de chimiothérapie.

Seul le médecin peut déterminer quel traitement est le mieux adapté à son patient.

Comment se protéger des Papillomavirus ?

1) Des rapports sexuels protégés

Malheureusement, il n’existe pas de protection parfaite contre les Papillomavirus. Le préservatif ne protège qu’en partie contre une contamination au HPV car ce dernier est présent sur toute la zone génitale. Néanmoins, il est indispensable de se protéger des autres infections et maladies sexuellement transmissibles !

2) La vaccination contre certains HPV

Pour les jeunes filles entre 11 et 14 ans n’ayant pas encore démarré leur vie sexuelle, deux vaccins existent contre plusieurs types de HPV dont les HPV 16 et 18. Il convient d’en parler au médecin traitant ou au gynécologue.

Actuellement, la vaccination ne protège pas contre tous les Papillomavirus et sa durée d’action dans le temps n’est pas connue précisément. Il est donc indispensable de continuer les dépistages en se rendant chez le gynécologue pour un frottis.

3) Le frottis

Cet examen n’est pas une manière de se prémunir contre les Papillomavirus. Néanmoins, il est indispensable à la santé d’une femme car il permet de déceler au plus tôt d’éventuelles lésions ou maladies du col de l’utérus.

Plus un cancer est pris en charge tôt, plus les chances d’en guérir sont élevées.

La question gynéco en vidéo : A partir de quel âge faire un frottis ?

Le frottis cervico-vaginal est un examen qui permet de dépister le cancer du col de l'utérus. A partir de quel âge doit-on faire un frottis et à quelle fréquence ? Nous avons demandé à l'expert...

Auteur : Dounia Malki

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