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4 aliments à (ne pas) consommer pour avoir une belle peau

Publié par : Dorothee Gebele (15. février 2018)

© iStock

Qui ne rêve pas d’avoir une belle peau saine, lisse et pure ? Crèmes, peelings, maquillage, voire chirurgie esthétique… Tous les moyens sont bons pour atteindre l’objectif ultime : le teint parfait. Pourtant, il existe un moyen moins onéreux et plus simple d'améliorer son grain de peau : choisir les bons aliments !

Il faut savoir que la qualité de notre peau dépend de nombreux facteurs : le tabagisme, une trop forte exposition au soleil, un manque de sommeil ou un stress permanent … L’impact néfaste de tous ces éléments sur notre peau est bien connu. Mais saviez-vous que l’alimentation joue également un rôle important quand il s’agit d‘afficher un teint frais et rayonnant ?

En effet, certains aliments et nutriments peuvent influer directement sur la qualité de notre grain de peau. Voici 4 exemples.

 

1. Tomates, poivrons et carottes pour un joli teint

Les légumes de couleur rouge ou orange contiennent des pigments liposolubles, les « caroténoïdes ». Lorsqu’on consomme régulièrement ces légumes, les pigments se déposent dans la peau et lui confèrent un léger teint orange-rougeâtre. Des études ont montré que ce teint est généralement perçu comme attirant et considéré comme le signe d’une bonne santé.

Bien sûr, pour atteindre cet effet, il ne suffit pas de grignoter une petite carotte de temps en temps. Les participants d'une étude menée en Ecosse ont mangé des légumes rouges ou oranges 3 à 4 fois par jour, et ce pendant 6 semaines, pour voir un véritable changement au niveau de leur teint.

A savoir : les caroténoïdes ne nous apportent pas seulement un joli teint. Le caroténoïde « lycopène», notamment présent dans les tomates, aiderait également à prévenir les rides. Il faciliterait l’action des autres antioxydants, protègerait la peau de l’action des radicaux libres et diminuerait la sensibilité de la peau aux ultraviolets !

D’après la dermatologue, phlébologue et nutritionniste allemande, Yael Adler, le concentré de tomates dépasserait l’efficacité des crèmes les plus chères, grâce à sa haute concentration en lycopène. La bonne nouvelle : on peut intégrer le concentré de tomates dans de nombreux plats, des soupes aux sauces…

2. Certains acides gras et leur effet anti-inflammatoire

L’huile de lin, de colza, l’huile de noix et les poissons gras contiennent des acides gras oméga 3. Ces derniers possèdent des propriétés anti-inflammatoires.

Une consommation suffisante de ces gras permet de diminuer le risque d’inflammation. Par ailleurs, des études indiqueraient que ces graisses peuvent également diminuer des inflammations déjà existantes, et donc soulager les symptômes liés à des maladies inflammatoires de la peau comme la rosacée et l’acné.

Afin de couvrir nos besoins en oméga 3, il est recommandé de consommer 1 ou 2 fois par semaine du poissons gras comme le maquereau, le saumon ou le hareng. Cependant, ces quantités sont probablement loin d’être suffisantes pour ressentir l’effet anti-inflammatoire des oméga 3. Dans les études démontrant l'impact positif de ces derniers, les participants ont consommé quotidiennement des capsules contenant de hautes doses des acides gras oméga 3.

Le saviez-vous ?

3. Le sucre : source de rides et de peau grasse

La peau ferme et lisse de notre jeunesse, nous la devons notamment à deux molécules protéiques : le collagène et l’élastine. Les fibres de collagène sont stables et relativement rigides, alors que les fibres d’élastine sont flexibles comme de minuscules bandes élastiques en caoutchouc. Ensemble, le collagène et l’élastine forment un réseau dense et souple qui confère à la peau élasticité et fermeté.

Une trop grande consommation de sucre peut avoir un effet de « colle » sur ce réseau. Le sucre provenant des aliments passe à travers la paroi intestinale dans le sang, qui transporte le sucre dans les différents organes, dont la peau. Dans la peau, les molécules de sucre peuvent se fixer sur le collagène.

Cette réaction chimique, appellée glycation, a pour effet que des liaisons transversales peuvent se créer entre les fibres de collagène. Résultat : le réseau de collagène est plus rigide et moins flexible. De plus, ces liaisons transversales inhibent la réparation de fibres de collagène abîmées. Et il faut savoir que, plus le réseau contient de fibres de collagène abîmées, plus la peau perd en élasticité. Ce qui a pour conséquence la formation de rides.

Anatomie de la peau : illustration

Une alimentation trop riche en sucre peut également favoriser l’apparition d’acné et d’une peau grasse. Lorsqu’une grande quantité de sucre circule dans le sang, le pancréas sécrète l’hormone insuline.

L’insuline dirige le sucre sanguin vers les cellules du corps, où il est métabolisé en énergie. Cette hormone est donc essentielle pour notre organisme. Cependant, un excédent / surplus en insuline a des effets néfastes : entre autre, il incite les glandes sébacées de la peau à produire plus de graisse, ce qui favorise l’acné.

4. Le lait : allié de l’acné

Lorsqu’on consomme régulièrement du lait de vache, notre corps augmente sa production de l’hormone Insulin-like growth factor, IGF-1. L’effet de l’IGF-1 sur la peau est comparable à celui de l’insuline : cette hormone incite les glandes sébacées de la peau à produire davantage de graisses. Or, lorsque la peau produit plus de graisses que les pores ne peuvent évacuer, ces dernières peuvent se boucher et s’enflammer. Cette obstruction des pores peut entraîner la formation de boutons et favoriser les poussées d’acné.

Pas de panique : Ce n’est pas parce que vous buvez beaucoup de lait que vous aurez forcément des problèmes de peau ! En fait, la tolérance du lait, et des substances qu’il contient, serait surtout une question de prédisposition héréditaire.

Mais si vous avez tendance à avoir des boutons, cela peut être utile de renoncer pendant quelques semaines au lait et aux produits laitiers pour voir si cela a un impact sur vos problèmes de peau.

21 soins et conseils pour une jolie peau :

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Sources et notes

- Weiss, E. et al. : Diet and rosacea: the role of dietary change in the management of rosacea. Dermatology Practical & Conceptual, Vol. 7, Iss. 4, p. 31-37 (Octobre 2017)
- Foo, Y. Z., et al. : The carotenoid beta-carotene enhances facial color, attractiveness and perceived health, but not actual health, in humans. Behavioral Ecology, Vol. 28, Iss. 2, p. 570-578 (Avril 2017)
- Adler, Yael : Dans ma peau. Une enveloppe moins superficielle qu’elle n’en a l’air. Editions Solar.
- Burris, J., et al. : Acne: The Role of Medical Nutrition Therapy. Vol. 113, Iss. 3, p. 416-430 (Mars 2013)
- Whitehead, R. D., et al. : You Are What You Eat: Within-Subject Increases in Fruit and Vegetable Consumption Confer Beneficial Skin-Color Changes. PLoS ONE, Vol. 7, Iss. 3, Art. No. e32988 (Mars 2012)
- Gkogkolou, P., et al. : Advanced glycation end products. Dermato-Endocrinology, Vol. 4, Iss. 3, p. 259-270 (Juillet 2012)
- Melnik, B. C., et al.: Role of insulin, insulin-like growth factor-1, hyperglycaemic food and milk consumption in the pathogenesis of acne vulgaris. Experimental Dermatology, Vol. 18, Iss. 10, p. 833-841 (August 2009)

 

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