publicité

publicité

3 choses à faire pour mieux vivre avec une douleur chronique

Publié par : Dr. Ada Picard (17. octobre 2016)

© Shutterstock

Il y a le « aïe » que l’on associe à la douleur aigue. Et le « … » associé à la douleur chronique. La douleur aigue est un concept simple : on a mal, on identifie la cause, et on la soigne. La douleur chronique c’est plus compliqué… Le plus souvent on "prend sur soi". Parfois, on oublie. Et souvent, on en pâtit. Voici 3 conseils tous simples qui peuvent nous aider.  Non pas à interrompre la douleur, mais à "vivre" avec, plus en sérénité.


Lui donner un petit nom

Lorsque l’on souffre de douleur chronique, celle-ci – qu’on le veuille ou non - fait partie de notre vie. Alors quitte à vivre avec un intrus sous son toit, mieux vaut l’accueillir et lui laisser une place. Histoire de le maîtriser et de ne pas le laisser envahir notre espace : notre corps en l’occurrence.

Alors, première chose à faire, on lui donne un petit nom. « Miss Douleur » par exemple. Pourquoi ? Car tout ce qui est identifié, est plus facile à gérer.

L’apprivoiser

Maintenant que nous avons baptisé notre douleur, essayons de l’apprivoiser.. Accueillons-la doucement. Laissons-lui un peu de place à l’intérieur de notre corps. Comment ? En l’acceptant, simplement. Ça fait mal, ok. Mais si on lutte contre elle, on risque de renforcer son hostilité.

Lorsque l’on essaye de supprimer une douleur, nos muscles se contractent, nos pensées s’agitent, et la douleur devient plus offensive. Si on fait la paix avec, elle se calme. Et on évite, ainsi, tout un tas de tensions périphériques inutiles.

Communiquer

Ah cette douleur… On lui a donné un nom, on l’a accueilli, et maintenant ? Si elle toque à notre porte (par exemple, si un mal de ventre se pointe en pleine réunion) on lui ouvre la porte et on écoute ce qu'elle a à dire. Si Miss douleur est là, c’est qu’elle a ses raisons. Il n'est pas toujours facile d'identifier les causes d'une douleur, et de trouver les bonnes réponses. Mais plus on accueille et on écoute sa douleur, plus on est à même de trouver les bonnes réponses : celles qui l'apaisent, et surtout, qui NOUS apaisent.

Il est toujours possible d'agir sur une portion de la douleur. Par exemple sur les tensions périphériques d'une douleur. Ou sur la fatigue voire la déprime, grandes copines de la douleur ! La réponse peut être diverse et variée : prendre quelques respirations, avaler un anti-douleur, s’auto-masser, changer de position, etc. Tout dépend de la douleur.  

Et on n’oublie pas, tout ceci, on le fait avec bienveillance. Sinon, rebelote, Miss Douleur va faire sa crise, et rameuter ses copines. Alors on est sympa avec elle…et avec nous-mêmes !


À voir aussi :

- Les antalgiques : ces anti-douleurs !

Vous souhaitez réagir, partager votre expérience ou poser une question ? Rendez-vous sur nos FORUMS Douleurs