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Manger des sushis : quels sont les risques de parasitose ?

Publié par : rédaction Onmeda (15. juin 2017)

© Shutterstock

Manger des sushis est devenu habituel, mais qui se soucie des risques de parasitoses ? Pourtant, de nombreuses études médicales nous alertent sur cette éventualité.

Il n’est pas question d’arrêter de déguster votre sashimi favori, mais quelques précautions à prendre avant leur consommation s’avèrent essentielles pour votre santé.

La consommation de poisson cru n’est pas sans risque et de nombreuses espèces de vers peuvent venir coloniser notre système digestif.

Larves d’anisakis et troubles intestinaux

En 2007, deux rapports, présentés à l’American College of Gastroenterology, avaient déjà signalé l’augmentation des cas d’anisakiose aux États-Unis. Le succès de la cuisine japonaise semble en être l’une des raisons principales.

Les larves d’anisakis sont ingérées à l’occasion de la consommation de fruits de mer ou de poissons, crus ou insuffisamment cuits.

Bien qu’elles ne puissent survivre longtemps dans l’organisme humain, elles occasionnent des troubles digestifs très douloureux sous forme :

Ces symptômes s’avèrent tellement forts qu’ils obligent les malades à se rendre au service des urgences.

Il arrive aussi que le diagnostic puisse tarder, car les troubles observés sont pris pour une appendicite ou toute autre pathologie ayant des manifestations similaires. Une occlusion intestinale peut venir compliquer le tableau.

Dans la majorité des océans et des mers, on retrouve un pourcentage de poissons parasités très élevé. Par contre, les élevages semblent un peu plus épargnés.

Le Diphyllobothrium des poissons d’eau douce

Long d’une dizaine de mètres à l’âge adulte, ce ver plat provoque une maladie parasitaire nommée diphyllobothriose. Il fait partie de la famille des ténias, comme le ver solitaire, hébergé chez le porc.

Siégeant dans les voies digestives, cette parasitose entraîne des douleurs au niveau de l’abdomen et provoque des diarrhées. Parfois, on observe l’apparition d’une anémie. Les symptômes se déclarent environ un mois après l’infestation.

Le Diphyllobothrium, appelé encore ténia du poisson, peut subsister pendant plusieurs années dans l’organisme et entraîner des troubles durant tout son cycle de vie.

L’homme se contamine en ingérant des poissons d’eau douce (lotte, perche ou brochet) crus ou insuffisamment cuits.

Cryptosporidiose et coquillages contaminés

Le parasite Cryptosporidium s’apparente au groupe des protozoaires et se rencontre principalement dans les végétaux crus. L’eau étant l’agent de contamination, on le retrouve aussi dans les fruits de mer tels que les huîtres ou les moules.

Une fois que l’organisme humain est infecté par ces parasites, les symptômes se déclarent après une semaine environ. Diarrhée, fièvre et vomissements prédominent. La cryptosporidiose peut donner lieu à des complications chez les personnes immunodéprimées.

Il est conseillé de bien laver fruits et légumes avant de les consommer et d’éviter les coquillages crus.

Manger des sushis sans risque de parasitoses demande quelques mesures de précautions assez simples à mettre en place.

L’Anses (agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) recommande de congeler le poisson cru durant sept jours. Cependant, l’efficacité de cette méthode n’est que partielle et des larves peuvent survivre.

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Auteur : Véonique Michelan

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