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Hépatite B : une pénurie de vaccins touche la France

Publié par : rédaction Onmeda (10. mars 2017)

© Shutterstock

Considérée comme un problème de santé majeur par l’OMS, l’hépatite B (VHB) suscite actuellement de nombreuses interrogations. Non pas parce qu’elle provoque plus de 680.000 décès par an dans le monde, mais parce que son traitement est aujourd’hui délicat. Pour cause : une pénurie de vaccin.

En France, la majorité des individus est protégée de l’infection grâce à la vaccination réalisée chez l’enfant. Néanmoins, de nombreuses personnes ne sont pas immunisées et restent exposées au virus au cours de leur vie. Peuvent alors se développer une cirrhose, une insuffisance hépatique ou encore un carcinome hépatocellulaire.

Cela dit, sur les 300 000 cas recensés d'hépatite B en France, la moitié ne nécessite pas de traitement. En effet, une fois sur deux, la maladie est bien supportée et ne provoque que de légers symptômes. On parle alors, pour les personnes concernées, de porteurs "inactifs". Le risque existe lorsque la maladie devient chronique  (Les maladies chroniques sont des affections de longue durée qui en règle générale évoluent lentement)

Depuis le mois de janvier 2017, de nombreux pays, dont la France, sont confrontés à une importante pénurie du vaccin contre l’hépatite B destinés aux adultes. Pire encore, cette situation pourrait durer toute l’année 2017. En réponse à ces tensions d’approvisionnement récemment mises en lumière par plusieurs associations de patients, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP), a défini les populations prioritaires à vacciner.

Quelles sont les populations prioritaires ?

« La distribution des vaccins destinés aux adultes a été réservée aux établissements de santé. Ils peuvent être dispensés aux patients non-hospitalisés prioritaires, sur prescription médicale » a-t-il déclaré. Parmi eux, on retrouve notamment :

  • Les professionnels de santé soumis à la vaccination obligatoire (ainsi que les élèves ou étudiants)
  • Les militaires
  • Des patients en attente de greffe
  • Des patients dialysés ou présentant une insuffisance rénale chronique
  • Les personnes ayant des relations sexuelles avec des partenaires multiples
  • Les usagers de drogues par voie parentérale (c'est-à-dire les formes d'introduction de drogues dans l'organisme autre que par la voie digestive)
  • Les personnes amenées à résider en zones de moyenne ou de forte endémie

Les autres personnes souhaitant alors se vacciner devront attendre.

L’hépatite B est une maladie du foie due à un virus très contagieux, qui peut se transmettre par le sang ou par les relations sexuelles. Touchant environ 300 000 personnes en France, elle guérit dans plus de 90 % des cas mais peut être grave.

Comment expliquer cette pénurie de vaccins ?

En 2016, le laboratoire Sanofi Pasteur MSD a arrêté la commercialisation du vaccin Genhevac B. Quelques mois plus tôt, le laboratoire Glaxo SmithKine, qui produit le vaccin Engerix B20 a rencontré « un problème technique de production », pour plusieurs mois. Ce vaccin s’adressant particulièrement aux personnes de 16 ans et plus, était censé approvisionner environ 80% du marché français.

Or la fabrication d’un produit biologique, tel un vaccin, est un processus long et complexe (au minimum 18 mois). Par conséquent et malgré des reports de prescription vers l’autre vaccin contre l’hépatite B, Hbvaxpo (MSD Vaccins), la trouvaille d’alternative reste délicate.

L’Agence nationale de sécurité du médicament envisagerait l’importation des vaccins émanant d’autres pays européens. Le but ? Utiliser ces doses et économiser le vaccin Engerix B20. Pour rappel, la vaccination contre l’hépatite B est recommandée chez tous les nourrissons.

Auteur : Thibault Verron 

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