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Arthrose lombaire : le diagnostic

Publié par : rédaction Onmeda (17. janvier 2017)

Le diagnostic d’arthrose lombaire repose sur la radiographie.

La radiographie associe, à des degrés variables :

  • Un pincement du disque, c’est la discarthrose, qui reflète la destruction du cartilage ;
  • Une densification (ou condensation) de l’os situé sous le cartilage sur les plateaux vertébraux ;
  • Une hypertrophie de l’os à la jonction os-cartilage (c’est l’“ostéophyte”, ou “bec de perroquet” dans le langage courant).

L’ostéophytose est la plus fréquente des lésions radiographiques observées dans l’arthrose lombaire. 

Certains comptes rendus radiologiques ont, involontairement, un impact très négatif : les mots “dégénératif”, “évolué”, “étagés” renvoient à un sentiment d’irrémédiabilité. Il ne faut pas hésiter à faire part de ses inquiétudes à son médecin traitant

Les techniques d'imagerie moderne peuvent être utiles au diagnostic d'arthrose lombaire en particulier pour en évaluer le retentissement ou pour discuter la réalisation d’une infiltration. Le scanner, en permettant des coupes horizontales, a un intérêt certain pour l'étude de certaines articulations mal explorées autrement (articulaires postérieures). L'imagerie par résonance magnétique (IRM) est un examen de seconde intention pour évaluer un canal lombaire rétréci, ou dans les cas où il existe une discordance entre l’intensité des symptômes et la radiographie.

À quel rythme faut-il refaire des radiographies pour suivre l’évolution d’une arthrose lombaire ?

Il n’y a pas de consensus à ce sujet. Si la symptômatologie ne se modifie pas, il n’y a pas d’intérêt à renouveler l’examen. Si une aggravation survient, cela peut être utile de refaire les radiographies et/ou de les compléter par scanner ou IRM. Dans tous les cas, il faut rapporter à votre médecin les clichés successifs, qui seuls permettent d’apprécier une éventuelle évolution.

C’est actuellement la radiographie simple qui permet de poser le diagnostic d’arthrose lombaire et d’en suivre l’évolution. Scanner ou IRM sont des examens de seconde intention, qui peuvent être indiqués en cas de difficulté diagnostic, avant un geste d’infiltration, ou pour discuter d’une intervention.

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