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Cyclothymie : les symptômes

Publié par : Dr. Ada Picard (22. février 2017)

Les symptômes sont variables d’un moment et d’un environnement à l’autre. La personne cyclothymique peut vivre des affects dépressifs un jour et être en super forme le lendemain.

Dans le DSM-5 (Manuel de classification des maladies mentales) la cyclothymie se définit par l’association de ces différents points :

  • L’alternance de symptômes d’hypomanie – humeur très excitée et dynamique – de symptômes dépressifs – tristesse et découragement – et d’humeur neutre.
  • Il n’y a pas de syndrome dépressif, c’est-à-dire que les phases dépressives durent moins de deux semaines. Il n’existe également pas de syndrome maniaque, c'est-à-dire de grande excitation de l’humeur et de projets surdimensionnés pendant plus d’une semaine.
  • Ces symptômes durent plus de 2 ans (ou 1 an pour les enfants et adolescents) et la personne n’a pas connu de période sans symptômes pendant plus de 2 mois.
  • Ces symptômes entraînent une souffrance ou des difficultés relationnelles, professionnelles, familiales, etc.

On peut dire que la personne cyclothymique est une personne hypersensible, autant aux stimulations internes (état de fatigue, etc.) qu’externes, qui maitrise moins ses émotions que la plupart des gens. Et qui dit moindre maîtrise des émotions, dit moindre maîtrise des comportements. Ces derniers peuvent être surprenants voire inquiétants pour les proches. Cependant, cela ne signifie pas forcément que la personne cyclothymique est fondamentalement instable.

Il est important de différencier un trouble de la personnalité borderline d’une cyclothymie. Ils peuvent cependant être associés. Tandis que la personnalité borderline se caractérise par un trouble identitaire impliquant des angoisses profondes (parfois délirantes), la cyclothymie se définit par les fluctuations d'humeurs. Elle peut s’associer à de l’anxiété mais sans que la structure identitaire ne soit altérée.

Autre diagnostic parfois associé, mais dont les critères diffèrent : le TDA/H ou encore le haut potentiel intellectuel. Dans le TDA/H, il existe un déficit attentionnel qui implique une difficulté de gestion des émotions. Dans le haut-potentiel intellectuel (HPI) on retrouve une hypersensibilité qui peut occasionner des sautes d’humeur et une difficulté de gestion des émotions. Cependant, que ce soit pour le HPI ou pour le TDAH, les symptômes de la cyclothymie ne sont pas forcément présents.

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