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Diabète de type 1 : les complications

Publié par : rédaction Onmeda (24. octobre 2017)

Un traitement bien suivi permet le plus souvent d’obtenir des profils glycémiques qui se rapprochent de glycémies normales, et d’éviter le développement des complications à long terme.

Apparaissant en cas de déséquilibre prolongé du diabète (souvent après 10 à 20 ans d’évolution), ces complications peuvent évoluer silencieusement et passer inaperçues au début, principalement dues à une atteinte de la paroi des vaisseaux sanguins qui apportent le sang vers les organes.

La microangiopathie diabétique

La microangiopathie diabétique est l’atteinte des petits vaisseaux sanguins et regroupe :

  • la néphropathie diabétique (atteinte des petits vaisseaux des reins),
  • la rétinopathie diabétique (atteinte de la rétine, fine membrane essentielle à la vue qui recouvre la partie arrière de l’œil pouvant entrainer à terme une baisse de la vision) et
  • la neuropathie diabétique (atteinte des nerfs se traduisant par des douleurs sans cause apparente ou par une perte de sensibilité au froid ou au chaud, au toucher, à la douleur).

La macroangiopathie diabétique

La macroangiopathie diabétique est l’atteinte des gros vaisseaux sanguins : artères des membres inférieurs, du cœur et du cerveau.

En plus de l’hyperglycémie, d’autres facteurs de risque cardiovasculaires peuvent favoriser l’apparition de ces complications (hypertension artérielle, cholestérol, tabac) et doivent donc aussi être pris en charge.

La diaboulimie

La mise sous insuline favorise l’utilisation du glucose et entraine donc une reprise de poids rapide après le diagnostic. Un verdict de la balance que beaucoup d’adolescentes qui prennent de l’insuline vivent comme un choc refusent alors de suivre leur traitement.

Le terme « diaboulimie », utilisé par les britanniques, est en fait une contraction de « diabète » et « boulimie » désignant les personnes diabétiques de type 1 qui diminuent leurs doses d’insuline pour perdre du poids, ou du moins éviter de regrossir.

Les jeunes femmes diabétiques auraient deux fois plus de risques de souffrir d’un trouble du comportement alimentaire que leurs homologues non diabétiques (10% seraient atteints par une anorexie ou une boulimie).

Le danger n’est pas immédiat lorsque les doses sont diminuées modérément, mais le déséquilibre glycémique peut conduire 10 ou 20 ans plus tard au développement des complications du diabète.

En revanche, en cas d’arrêt total de leurs injections d’insuline, les conséquences peuvent être dramatiques (le manque d’insuline génère un déséquilibre glycémique obligeant leur corps à puiser dans leurs réserves de graisses, et entraîne ainsi une trop forte production d’acétone pouvant conduire au coma).

Comportement le plus souvent caché, quelques signes peuvent cependant éveiller les soupçons de l’entourage (perte de poids, nausées et vomissements).

Il est possible de s’appuyer sur les associations de patients (FFD : Fédération française des diabétiques, AJD : Aide aux Jeunes Diabétiques) et une consultation chez un psychologue ou un psychiatre spécialisé dans les troubles du comportement alimentaire peut aider à dénouer la situation.

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