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Diabète de type 1 : les symptômes

Publié par : rédaction Onmeda (24. octobre 2017)

Les symptômes du diabète de type 1 dans sa forme typique sont de début rapide et brutal :

  • Des urines fréquentes et abondantes (polyurie), le corps tentant d’éliminer l’excès de sucre dans les urines
  • Une soif anormale (polydipsie) pour compenser la perte d’eau dans les urines
  • Une fatigue générale intense,
  • Un amaigrissement et une fonte musculaire, malgré un appétit conservé
  • Une plus grande susceptibilité aux infections.
Seule une mesure de la glycémie veineuse analysée en laboratoire permet de déterminer avec certitude le diabète (souvent franchement élevée) :
  • >1,26g/l à jeun
  • >2g/l à n’importe quel moment de la journée

Dans la moitié des cas, la révélation est plus explosive et se manifeste par une acidocétose : en l’absence de glucose pour alimenter plusieurs organes (en particulier le cerveau et le cœur), l’organisme est obligé d’utiliser les graisses comme carburant et produit des substances toxiques nommées « corps cétoniques ».
Il s’agit d’une solution de secours néfaste pour l’organisme qui conduit à une acidification du PH sanguin, se manifestant par des douleurs abdominales, une hypothermie, voire un coma.

Le diagnostic

Le diagnostic peut être clinique si l’hyperglycémie est associée à la triade classique : maigreur/amaigrissement + cétose + âge <35ans ou passe par la détection des autoanticorps circulants dans le sang chez les personnes dont la glycémie est élevée.

Au moins l’un des auto-anticorps circulants suivants est détectable dans 97 % des cas au diagnostic : anticorps anti-GAD (qui s’observent à tout âge et persistent pendant toute la durée de l’évolution), anticorps anti-IA2 et/ou anticorps anti Zn-T8. Cet outil diagnostic permet de distinguer le diabète de type 1 des autres formes de diabète, et d’adapter le traitement en conséquence.

Peu de temps après un diagnostic de diabète de type 1, certaines personnes vivront ce que l’on appelle le phénomène de la « lune de miel ».

Cette période transitoire, est marquée par une diminution importante des besoins en injection d’insuline. Il s’explique par la sécrétion d’une certaine quantité d’insuline par quelques cellules du pancréas restantes encore saines. Il est dans ce cas possible d’équilibrer initialement les glycémies avec de très faibles doses d’insuline, voire d’arrêter transitoirement ce traitement. Elle dure en moyenne de six à neuf mois, mais peut durer jusqu’à deux ans. Il faut néanmoins prévenir les patients et leur famille qu’il s’agit d’une rémission temporaire et non d’une guérison.


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