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Diabète de type 1 : les traitements

Publié par : rédaction Onmeda (24. octobre 2017)

Le diabète de type 1 est une maladie nécessitant un engagement permanent et une participation active du patient pour la gestion du traitement.

L’objectif est de parvenir à un compromis acceptable entre le fait d’assurer une qualité de vie la plus libre possible pour le patient et la prévention des complications aigues ou chroniques de la maladie. L’éducation thérapeutique, visant à l’autonomisation maximale du patient, est en conséquence une étape importante après le diagnostic et un accompagnement psychologique reste primordial comme pour toute maladie chronique.

L'insuline :

Le traitement de référence du diabète de type 1 reste l’apport d’insuline plusieurs fois par jour pour tenter d’imiter au mieux de la sécrétion physiologique normale, à savoir une diffusion massive au moment des repas et continue en dehors.

Actuellement le moyen le plus répandu est l’injection sous cutanée avec un stylo pré rempli d’analogues d’insuline humaine (insulines génétiquement modifiées) dont il existe 2 grands types complémentaires :

  • dites « rapides », ayant une action quasiment immédiate (10 minutes) et de courte durée (2 à 4h), utiles pour faire redescendre rapidement le taux de glucose après un repas.
  • d’action lente appelée « basale » qui restent actives pendant 24 heures et assurent la présence permanente d’insuline dans le sang tout au long de la journée, comme chez un individu non diabétique.

L’insulinothérapie « optimisée » ou « basal-bolus »

L’insulinothérapie dite « optimisée » ou « basal-bolus » comprend donc trois à quatre injections quotidiennes d'insuline et au moins quatre contrôles de la glycémie, d’où la nécessité d'un suivi médical rapproché au début du traitement. Les injections peuvent se faire au niveau du ventre, des cuisses, des fesses ou bras.

L'insulinothérapie fonctionnelle

Une méthode personnalisée appelée « insulinothérapie fonctionnelle » peut également être proposée et vise à éduquer le patient diabétique afin qu’il puisse adapter sa dose d’insuline à son mode de vie (type d’activité physique, composition du repas, stress..) pour améliorer la stabilité et l’équilibre de son diabète.

L’insuline peut aussi être administrée grâce à une pompe à insuline qui perfuse de manière continue via un cathéter sous-cutané relié à un pousse-seringue miniaturisé (de la taille d’un téléphone portable fixé à la ceinture ou au soutien-gorge) notamment lorsque le diabète est très instable, les patients avec une variabilité d’horaires importante ou nécessitant un contrôle strict de leur diabète (complications oculaires ou rénales, les femmes désireuses de débuter une grossesse).

Il peut exister plusieurs freins à une bonne adhésion au traitement :

  • la peur des hypoglycémies (surtout nocturnes) ;
  • la crainte de prendre du poids ;
  • le refus des contraintes (auto-surveillance, régime, injection), en particulier au moment de l’adolescence ;
  • les schémas d’insuline inadaptés à la physiologie ou aux modes de vie ;
  • les erreurs techniques : injections trop profondes ou trop superficielles, réalisées toujours au même endroit et responsables de lipodystrophies (nodules sous cutanés) qui gênent la bonne absorption de l’insuline.

Les traitements complémentaires

Actuellement, on ne parle plus de « régime diabétique » mais bien d'alimentation équilibrée adaptée aux diabétiques, associant des féculents (sources de glucides), légumes (sources de fibres) et protéines.

Afin de limiter l’hyperglycémie qui suit un repas, sont à privilégier :

  • Les glucides avec un index glycémique bas sont à privilégier : légumineuses en alternance avec les pommes de terre, les pâtes, le riz, la semoule, les pois chiche et les céréales;
  • en association aux fibres qui ralentissent leur absorption, diminuent le taux de cholestérol et régularisent le transit intestinal :  légumes, fruits avec peau, pain/pates/farines/riz complets, légumes secs,...
Les produits dits « allégés » sont parfois trompeurs car allégés en glucides mais enrichis en lipides ou en autres nutriments et sont au final normalement caloriques.

L’activité physique peut tout à fait être poursuivie mais rend nécessaire l’adaptation des doses d’insuline et de l’alimentation. En général, il faut diminuer la dose d’insuline correspondant à la période d’activité ainsi que manger plus si l’exercice n’est pas prévu (ou si son intensité le justifie) et toujours veiller à avoir avec soi du sucre et une collation supplémentaire.

Dans de rares cas, il peut être envisagé chez les patients en insuffisance rénale terminale et dont le diabète est très déséquilibré une greffe de pancréas, souvent associée à une greffe de rein. Elle nécessite en revanche un lourd traitement immunosuppresseur (antirejet), aux conséquences parfois plus nocives que le diabète lui-même.

Moins coûteuse et moins risquée, la transplantation des îlots de Langerhans est encore au stade expérimental, mais la procédure est complexe car il est difficile de protéger les cellules bêta dans un environnement qui ne leur est pas destiné.

Les perspectives d’avenir encore à l’étude

  • des analogues d’insuline de très longue durée d’action (plusieurs jours)
  • de l'insuline inhalée ou par patch percutané
  • des pompes « patch » jetables ou « intelligentes » rétro-contrôlées par un capteur de glucose sous-cutané (pancréas artificiel)
  • la transplantation de cellules souches

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