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Dyspraxie : les traitements

Publié par : rédaction Onmeda (09. mars 2017)

Les traitements de la dyspraxie, sauf si elle est très modérée, sont pluridisciplinaires, c’est à dire qu’ils font intervenir différents corps de métiers du soin ou de l’éducation.

Avant de proposer des traitements, la dyspraxie doit être confirmée par un bilan neuropsychologique et psychomoteur. Ce bilan permettra également de rechercher la présence d’autres troubles comme : la dyslexie, la dysphasie, la dyscalculie, le trouble attentionnel avec ou sans hyperactivité, syndrome d’Asperger.

Ce bilan comprend différents tests psychomoteurs, attentionnels, psychologique, intellectuel. Dans la dyspraxie, il existe un fort décalage entre le Quotient Intellectuel (QI) verbal et le QI de performance. Un bilan orthoptique et orthophonique pourront également être nécessaires pour évaluer la nécessité d’un suivi dans ces deux domaines, fréquemment affectés dans la dyspraxie.

Ces différents bilans et suivis devront être coordonnés par le médecin référent : un pédopsychiatre ou un neuropédiatre. 

Une fois la dyspraxie confirmée, les traitements devront être adaptés à l’handicap et à l’environnement. Leurs intérêts sont à la fois de compenser le trouble, mais aussi de l’atténuer. Ces traitements sont de différents types :

  • Aménagements scolaires : présence d’une auxiliaire de vie scolaire (AVS) à temps partiel le plus souvent, aides matérielles : photocopies comme support de leçons, aide orthoptique, usage de stickers colorés, etc. Une chose à retenir : plus il y a de repères visuels, plus l’apprentissage est facilité.
  • Rééducation : la rééducation par un psychomotricien, un ergothérapeute, un orthophoniste, en fonction du besoin estimé par la famille et le médecin référent.
  • Remédiation cognitive : en suivi individuel ou ateliers collectifs, elle permet de travailler les difficultés cognitives et exécutives, comme l’attention et l’organisation des idées. Le remédiation peut également être travaillée avec des logiciels de réalité virtuelle, le jeu, le dessin, la musique, etc.
  • Psychothérapie : les psychothérapies médiatisées, utilisant par exemple le modelage, la peinture ou le théâtre, peuvent être bénéfiques pour ces enfants qui gagnent beaucoup en gestuelle par le développement de l’imaginaire. La relaxation et la méditation de pleine conscience peuvent être aussi une aide non négligeable chez ces enfants, souvent peu attentifs ou stressés par leur difficulté. Les thérapies de groupe sont intéressées pour améliorer les rapports sociaux et la confiance en soi au sein d'un groupe.
  • Équithérapie : l’équithérapie est une thérapie en groupe autour du cheval. Elle a été démontrée comme bénéfique pour la dyspraxie. 

Il ne faut pas non plus hésiter à utiliser des outils ludo-éducatifs, à la fois amusants et stimulants sur le plan psychomoteur. En résumé, la dyspraxie nécessite d’être accompagnée et rééduquée. Le recours à l’imagination, la rééducation, le travail de l’attention, le renforcement positif et l’accompagnement des parents sont les grandes lignes des traitements de la dyspraxie.

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