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La dyspraxie : ce trouble insidieux qui complique la vie des enfants

Publié par : rédaction Onmeda (09. mars 2017)

© Shutterstock

La dyspraxie est un trouble du développement psychomoteur caractérisé par une difficulté d’initiation, de planification et de finalisation d’un geste complexe. Il entraîne un handicap dans la vie quotidienne et dans les apprentissages.

La dyspraxie est un trouble neuro-développemental inscrit dans le manuel diagnostique des maladies mentales (DSM-V) comme un trouble d’acquisition de la coordination. La coordination entre les perceptions sensorielles (notamment le regard) les capacités cognitives (langage, mémoire) et exécutives (attention, planification), et enfin les ressources motrices, n’est pas bonne. Cela entraîne des difficultés dans la réalisation des gestes complexes : écriture, habillement, circulation dans l’environnement, etc. Ces difficultés ne sont pas expliquées pas une difficulté visuelle, auditive ou motrice.

Dans la dyspraxie, les gestes et mouvements sont maladroits, lents et d’efficacité fluctuante. Pour quelle raison ? Parce que ces mouvements, en principe automatisés, ne le sont pas chez la personne dyspraxique. Les mouvements sont appliqués comme si c'était la première fois, sans aise ni fluidité. Si ce trouble de la coordination se comprend d'un point de vue neurologique, il n'en est pas moins dépendant d'éléments environnementaux. Le stress, par exemple, peut favoriser le blocage de la spontanéité du geste, et ainsi favoriser la dyspraxie.

Il existe plusieurs types de dyspraxies qui se manifestent à des degrés variables : difficultés de manipulation, d’imitation, d’assemblage et de construction spatiale, difficultés d’habillage, et même dyspraxies bucco-linguo-faciales (difficulté à souffler, siffler, etc. 

La dyspraxie fait partie des « dys », dits trouble spécifique des apprentissages. Elle concerne environ 5-7 % des enfants en France. Elle est fréquemment associée à un ou plusieurs autres « dys », comme la dyslexie, la dysgraphie ou la dyscalculie. La dyspraxie n’est pas un trouble grave, mais sa prise en charge permet d’éviter des conséquences telles que l’échec scolaire ou la perte d’estime de soi.

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Auteur : Dr Ada Picard, pédopsychiatre à Paris