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Kyste pilonidal : les traitements

Publié par : rédaction Onmeda (29. juin 2017)

Les traitements en cas d’abcès

Le traitement de la forme aigue est chirurgical avec un drainage de l’abcès en urgence, c’est à dire que l’on retire tout ce qu’il y a dans l’abcès. Ce traitement a pour objectif d’évacuer le pus sous pression pour soulager la douleur et arrêter la progression de l’infection.

Un rendez-vous très rapide doit être pris avec le chirurgien ou se rendre directement aux urgences si cela n’est pas possible. L’incision est faite sous anesthésie locale ou non et pas forcément au bloc opératoire. Ce geste est peu douloureux et va soulager instantanément le patient.

Le chirurgien va ensuite nettoyer et désinfecter. Cependant le kyste est toujours présent seul l’abcès a été traité et il existe donc un risque de récidive à tout moment.

Il peut persister un petit écoulement pendant 1 à 2 jours, nécessitant de mettre une protection. La reprise des activités habituelles est rapide, généralement 2 à 3 jours.

Un traitement en 2 étapes

Dans tous les cas le chirurgien vous proposera une nouvelle convocation pour traiter le kyste et ainsi éviter les récidives.

Pourquoi ne pas tout faire en même temps ? C’est à dire drainer l’abcès et retirer le kyste sur une même opération.

La plupart du temps, le chirurgien préfère drainer l’abcès en urgence et s’occuper du kyste après. Car le traitement de l’abcès et du kyste dans un même temps aboutit souvent a une plaie plus importante que lorsque celui-ci est réalisé « à froid » ; c’est à dire une fois que le kyste n’est plus infecté.

Si la plaie est plus importante cela va augmenter la durée de cicatrisation et va gêner le patient dans ses activités pendant un certains temps.

Et les antibiotiques? Il peuvent donnée une accalmie de quelques jours, le temps d’obtenir un rendez vous chez le chirurgien mais ne doivent pas être utilisés comme traitement seul.

Les autres mesures tels que les pansements alcoolisés pour faire « murir » l’abcès, les pommades antibiotiques locales sont sans efficacités. Certains peuvent même être dangereux comme les AINS (anti inflammatoires non stéroïdiens) qui vont entraîner une diminution des défenses immunitaire pour se battre contre l’infection.

L’opération du kyste pilonidal

Voici quelques explications sur le déroulement de l’opération d’un kyste pilonidal :

Le plus souvent il s’agit d’une chirurgie ambulatoire le patient entre le matin et sort au maximum le soir.

Le patient est endormit complètement « sous anesthésie générale » on retire toute les fossettes inflammatoires, les trajets fistuleux responsables des infections.

On laisse ensuite la peau se refermer petit à petit avec des soins quotidiens c’est ce que l’on appelle la cicatrisation dirigée. Cette cicatrisation va durer 6 à 10 semaines. Cette phase de cicatrisation est assez longue mais le patient peut reprendre ses activités en général au bout de quelques jours à une semaine.

Toutefois, pendant toute cette phase de cicatrisation, il y a aura des soins infirmiers tous les jours puis tous les 2 jours ainsi que des consultations de contrôle chez le chirurgien. Cette technique chirurgicale est la plus courante et obtient un taux de récidive à moins de 5%

Certains praticiens réalisent des sutures ou des lambeaux pour refermer l’ouverture. Mais ce ne sont pas les techniques les plus courantes car associées à des risques de complications ou de récidives trop élevés.

Le traitement par sonde laser

Depuis peu de temps, une nouvelle technique a fait son apparition : le traitement par sonde laser, on applique une sonde laser sur le kyste et on va brûler sa paroi.

La cicatrisation est rapide, la plaie superficielle et ne nécessite pas de soins particuliers, le patient peut reprendre ses activités 2 à 3 jours plus tard.

Cette technique présente beaucoup d’avantage et risque de révolutionner la prise en charge chirurgicale du kyste pilonidal. Attention, il existe un risque d’échec nécessitant le passage au drainage chirurgical habituel.

Le traitement des formes chroniques

En cas de forme chronique : l’intervention chirurgicale est parfois inévitable surtout si cet écoulement est très ancien.

Si il existe uniquement une fossette asymptomatique sans induration, sans écoulement, il faut savoir qu’il existe un risque de kyste pilonidal mais sans certitude. Il n’y a aucun traitement préventif à réaliser. De même il est inutile de se raser ou s’épiler en prévention.

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