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Lombalgie : les traitements

Publié par : rédaction Onmeda (22. mars 2017)

Lombalgie aiguë

Le paracétamol (Doliprane, Efferalgan, Dafalgan…) est souvent prescrit en première intention. Il ne faut pas hésiter à en prendre suffisamment (3, voire 4 grammes par jour en espaçant les prises d’au moins 4 heures).

Les anti-inflammatoires (AINS) sont souvent utilisés et ont une efficacité généralement supérieure au paracétamol. Il n’est pas recommandé de les poursuivre au-delà de 8 à 14 jours sans réévaluation clinique.

Le repos au lit ne doit plus être prescrit. Il est autorisé si l’intensité de la douleur est telle qu’elle l’impose, mais pour une durée la plus brève possible, et intermittent plutôt que continu.  En effet la reprise des activités est à faire dès que possible : il n’y a pas de risque de se blesser davantage, au contraire.

La rééducation n’est pas conseillée dans la première semaine. Elle peut être utile en cas de lombalgie récidivante, en privilégiant un programme actif (et pas de simples massages).

Les manipulations vertébrales ostéopathiques ont montré leur efficacité à court terme dans les 6 premières semaines d’évolution. Les infiltrations dans la colonne vertébrale n’ont a priori pas d’indication dans la lombalgie aigue en l’absence de sciatique.

Lombalgie chronique

Quand la douleur s’installe et perdure, la prise en chage doit se faire en traitant la douleur d’une part mais également les facteurs psychosociaux sous-jacents.

Les antidouleurs de niveau 1 (paracétamol) ou 2 (association paracétamol et morphiniques faibles) sont proposés, éventuellement associés à  des AINS (mais sans perdre de vue deurs effets indésirables digestifs ou cardiovasculaires qui augmentent lorsqu’ils sont utilisés de manère prolongée). Des antidépresseurs peuvent être utiles s’il existe un syndrome dépressif associé.

Les infiltrations de corticoïdes peuvent être indiquées en deuxième intention en cas d’arthrose lombaire associée. Elles peuvent être réalisées au cabinet du médecin, ou sous contrôle radiographique ou scannographique ce qui assure une administration plus précise.

La ceinture de soutien lombaire voire un corset sur mesure peuvent parfois être indiqués. Contrairement à une idée reçue, on ne se démuscle pas avec une ceinture lombaire. Cependant, l’idéal est de renforcer sa musculature, à la fois vertébrale et abdominale.

Des programmes multidisciplinaires, véritables « écoles du dos », ont été développés. Ils associent une prise en charge médicale (gestion des traitements, éducation), rééducation, thérapie comportementale, réentraînement à l’effort. Ces programmes permettent un retour au travail pour envion 60% des patients, sans avoir toujours d’effet très net sur la douleur d’ailleurs. On voit donc tout l’enjeu à prévenir le passage à la chronicité de la lombalgie.

L’exercice physique régulier est souvent le gage de la réussite. Il faut lutter contre les fausses croyances (telles que le repos est indispensable, l’évitement d’activités avec la crainte de se faire mal, la douleur vécue comme un signal de danger…) qui entraînent dans une spirale d’entretien de la douleur.

La place de la chirurgie est limitée, mais pas totalement absente. L’arthrodèse consiste à bloquer deux ou plusieurs vertèbres, partant du principe que c’est un disque précis qui est source des douleurs. L’indication doit être prudente car si la chirurgie du rachis soulage souvent bien les douleurs de sciatique, elle est moins constamment efficace sur la douleur du dos.

La prothèse discale est une technique séduisante, qui permet de conserver la mobilité du segemnt rachidien. C’est cependant une méthode encore peu pratiquée. Dans tous les cas il n’y a jamais urgence à se faire opérer, il est important d’avoir bien compris le but de l’intervention et ses modalités pratiques.

A voir : des exercices pour muscler le dos en vidéo

Suivez les conseils de notre coach qui vous montre des exercices pour muscler le dos. Bon à savoir : en plus de pratiquer des exercices pour muscler le dos, il est aussi très important de renforcer ses muscles abdominaux.

Vous souhaitez réagir, apporter votre témoignage ou poser une question ? Rendez-vous dans nos FORUMS Dos ou Un médecin vous répond !

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