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Méningiomes intracrâniens : les causes

Publié par : rédaction Onmeda (17. juillet 2017)

Les méningiomes se développent au niveau de la méninge, c’est à dire de la membrane qui recouvre et protège le cerveau, situé juste dessous le crâne.

Plusieurs facteurs de risques de développement d’un méningiome ont été suspectés, mais leurs rôles ne sont pas toujours très clairs.

L’exposition à des radiations ionisantes

On parle alors de méningiomes radio-induits.

Les méningiomes radio-induits sont connus depuis de nombreuses années et ont été décrits notamment chez les survivants des bombes atomiques d’Hiroshima et Nagasaki, avec un risque significatif d’apparition de tumeurs cérébrales lié à la dose d’irradiation reçue. Ce risque était d’autant plus important lorsque l’exposition ionisante était survenue durant l’enfance. Actuellement, les rares méningiomes radio-induits se rencontrent chez les patients ayant eu un cancer traité par irradiation crânienne dans l’enfance.

Formes génétiques

Quelques cas de formes familiales ont été décrits, et certaines pathologies comme la neurofibromatose sont associées à des méningiomes, ce qui suggère une origine génétique (mutation du gène suppresseur de tumeurs NF2). Ces cas génétiques de méningiomes restent rarissimes, et le dépistage familial de méningiome n’est pas effectué.

Facteurs hormonaux

On sait que les méningiomes sont deux fois plus fréquent chez les femmes que chez les hommes, et que ces tumeurs peuvent augmenter de volume lors de la puberté, la grossesse et la ménopause.

Les récepteurs à progestérone sont retrouvés dans plus de 80% des méningiomes et l’action de la progestérone sur ces récepteurs pourrait expliquer le risque d’augmentation de taille des méningiomes pendant la grossesse.

Le rôle fonctionnel de ces récepteurs hormonaux sur la croissance des méningiomes n’est cependant pas prouvé. Les études sont contradictoires, et l’utilisation de traitement hormonal substitutif lors de la ménopause, ou la contraception orale, n’augmenterait pas le risque de méningiome.

Actuellement seul deux médicaments semblent augmenter le risque de croissance de méningiome : l’acetate de Megestrol et l’acétate de ciprotérone (Androcur®).

Plusieurs cas cliniques ont en effet décrit des cas de méningiomes multiples avec l’utilisation prolongée ou à forte dose de l’un de ces 2 médicaments, deux agonistes de la progestérone, notamment chez l’homme transsexuel, ou chez la femme luttant contre l’hyperpilosité.

L’arrêt de ces 2 médicaments peuvent permettre un diminution de la taille tumorale.

Rôles des ondes électromagnétiques ?

Concernant l’exposition quotidienne aux ondes électromagnétiques (téléphones mobiles, nouvelles technologies de communications...), la question du risque de développer des tumeurs cérébrales a été posée. Les deux principales études actuelles étudiant l’impact de l’utilisation du téléphone mobile sur le développement tumoral ne retrouvent pas d’association entre l’exposition à des ondes électromagnétiques et risque de développer un méningiome. Ces premiers résultats sont donc rassurant, mais nécessitent, par précaution, de poursuivre les investigations dans les années à venir, en étudiant notamment le risque à long terme d’une exposition de ces ondes lors de l’enfance.

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