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Les méningiomes intra-crâniens

Publié par : rédaction Onmeda (17. juillet 2017)

Les méningiomes sont des tumeurs cérébrales en général bénignes qui se développent à partir des méninges, c’est à dire l’enveloppe du cerveau. Ce sont les tumeurs intra-crâniennes les plus fréquentes, avec les gliomes. Elles représentent jusqu’à 35% des tumeurs cérébrales chez l’adulte.

Le recours de plus en plus fréquent aux examens radiologiques a augmenté le nombre de méningiomes de découverte fortuite (c’est à dire au hasard, car sans symptôme).

Ces tumeurs apparaissent souvent après 50 ans, mais il n’est pas rare de découvrir des méningiomes chez l’adulte plus jeune.

Chez l’enfant, les méningiomes sont rarissimes, l’incidence des méningiomes augmentant avec l’âge.
Il existe également une nette prédominance féminine. Les méningiomes sont 2 fois plus fréquent chez les femmes.

Les méningiomes, à la différence des gliomes, n’infiltrent pas directement le cerveau, mais le repoussent, pouvant entrainer une compression plus ou moins importante de celui-ci.

Les tailles sont très variables, de quelques millimètres à plus de 10 cm dans certains cas. En général « solitaire », les méningiomes peuvent être multiples chez certains individus.

Les facteurs de risques au développement des méningiomes ne sont pas très clairs.

Les radiations ionisantes (comme la radiothérapie cérébrale dans l’enfance) sont à ce jour les seuls facteurs de risque bien établis concernant les méningiomes.

Le facteur hormonal pourrait jouer un rôle dans la prolifération des cellules méningiomateuses, mais ce rôle n’est pas certain.

La prédisposition génétique est décrite comme un facteur de risque possible mais reste rarissime, et se rencontre la plupart des cas dans le cadre des Neurofibromatoses de type II. Les formes familiales de méningiomes sans neurofibromatose sont exceptionnelles.

Les études actuelles sur les traumatismes crâniens, les ondes électromagnétiques et téléphoniques, n’ont pas montré d’augmentation du risque de développer un méningiome.

Les méningiomes restent dans la grande majorité des cas des tumeurs bénignes (95% des cas) avec une croissance lente même si les taux de croissance peuvent varier de manière importante d’un patient à l’autre.

Certains méningiomes vont grossir rapidement, alors que d’autres, au contraire vont rester stable toute la vie ou évoluer très lentement.

C’est pour cela que tous les méningiomes découverts ne sont pas à traiter :

  • Les petits méningiomes de découverte fortuites et sans retentissement sur la santé seront simplement surveillés, en général par une IRM annuelle.
  • Les petits méningiomes qui évoluent pourront être traités par radiochirurgie, alors que d’autres, plus volumineux, seront opérés en neurochirurgie.

Au final, le pronostic d’un méningiome intracrânien dépendra surtout de sa localisation, de son volume, et du retentissement sur certaines zones du cerveau (motricité, langage, nerfs crâniens,…) mais reste de bon pronostic dans la grande majorité des cas.

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Auteur : Dr Louis-Marie Terrier