publicité

publicité

MICI : les complications

Publié par : rédaction Onmeda (23. mai 2017)

Il existe des complications liées à la durée d’évolution et des complications plus aigues.

En cas de maladie de Crohn

Pour la maladie de Crohn, les principales complications sont la fistulisation avec l’apparition d’abcès intra-abdominaux ou ano-périnéaux. L’évolution peut également se faire vers la sténose qui peut être soit inflammatoire soit fibreuse.

Le principal risque de la sténose est l’occlusion digestive, c'est-à-dire l’obstruction complète de la lumière intestinale empêchant le transit et provoquant des vomissements, un arrêt des selles et des gaz et des douleurs abdominales importantes.

Dans cette catégorie, on peut décrire le syndrome de Koenig qui est le reflet d’une sténose intestinale se traduisant par des douleurs localisées souvent à droite ou en péri-ombilicale et cédant dans une débâcle de selles et de gaz.

En cas de rectocolite hémorragique (RCH)

Pour la rectocolite hémorragique, la principale complication aigue est la colite aigue grave.

Il s’agit d’une urgence médico-chirurgicale qui peut engager le pronostic vital à court terme et  dont la prise en charge thérapeutique est très codifiée. Elle survient chez 10 à 15 % des patients atteints de RCH.

Elle peut être inaugurale ou survenir durant le suivi de la maladie. Son diagnostic repose sur des critères clinico-biologiques (score de Truelove et Witts ou score de Lichtiger).

En cas de colite aigue grave

La colite aigue grave a ses propres complications. Il s’agit de la colectasie, la perforation, l’hémorragie digestive sévère et le décès. La prise en charge initiale en dehors de complication repose sur un traitement médicamenteux et en cas d’échec de celui-ci, une chirurgie sera envisagée.

Les MICI exposent à des complications à long terme. Il s’agit du risque de développer un cancer colorectal ou un cancer de l’intestin grêle.

Ce risque est d’autant plus élevé que l’évolution est longue, l’atteinte est étendue et la maladie mal contrôlée. C’est pour cette raison que des coloscopies de surveillance (dépistage) associées à des biopsies systématiques sont réalisées.

Le risque de cancer colorectal est plus élevé en cas de cholangite sclérosante primitive associée à la MICI et un dépistage annuel est proposé dès la première année d’évolution.

En vidéo : Des bactéries contre les MICI ?

Des travaux de recherche récents, permettraient-ils de proposer enfin un traitement efficace aux patients souffrant d'une rectocolite ulcéreuse hémorragique ou d'une maladie de Crohn ? La réponses en vidéo...

Vous souhaitez réagir, partager votre expérience ou poser une question ? Rendez-vous dans nos FORUMS Ventre et digestion ou Un médecin vous répond !

A lire aussi :

> Selles noires ou de couleur suspecte : que faire ?
> Le cancer du colon expliqué en vidéo
> Douleurs intestinales : ce qu'il faut savoir



✖ FermerNous utilisons des cookies pour personnaliser le contenu du site internet, afficher des publicités personnalisées, proposer des fonctions de partage vers les réseaux sociaux et analyser le trafic du site internet. Certaines informations sont partagées avec des partenaires d’omeda. En poursuivant la navigation sur le site, vous acceptez l’utilisation des cookies. Pour plus d’informations et pour paramétrer les cookies, cliquez ici.