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Somnambulisme : traitements et conseils

Publié par : rédaction Onmeda (03. octobre 2017)

De nombreux enfants vivent ponctuellement des épisodes de somnambulisme alors qu’on ne retrouve aucun élément qui ait déclenché ces symptômes. Il est donc difficile de diagnostiquer le somnambulisme car on peut parler de :

  • épisode de somnambulisme (qui met en avant l’aspect aiguë de la “crise”) ou de
  • somnambulisme (qui renvoie à un trouble et donc à une notion de chronicisation).

Il est important de faire cette distinction car une chronicisation des épisodes peut avoir comme conséquence de la violence, de l’agitation voire des troubles sociaux.

Ce diagnostic doit aussi être un diagnostic différentiel entre somnambulisme et terreur nocturne (avec fuite induite par la peur) car la symptomatologie peut être semblable alors que la prise en charge ne le sera pas. Un élément peut permettre de trancher du côté de la terreur nocturne : le cri de panique.

D’autres troubles peuvent être similaires ou confondus avec le somnambulisme, comme par exemple :

  • le trouble du comportement lié au sommeil paradoxal (qui survient plutôt en dernière partie de nuit),
  • les éveils confusionnels,
  • certaines formes d'épilepsie

Il est donc important de mettre en place un diagnostic sûr. Pour cela, il existe les centres sommeils (par exemple) dans certains hôpitaux qui permettent de faire le point sur le sommeil de la personne.

Pour les enfants, il est souvent suffisant de rencontrer l’enfant et les parents lors de quelques entretiens. Ainsi, des traitements médicamenteux ne sont que très rarement nécessaires.

Dans tous les cas, il est primordial que le professionnel qui rencontre la personne souffrant de somnambulisme lui apporte des conseils concernant l'hygiène de vie.

Quelques conseils pratiques

1) Le sujet devra éviter les stresseurs, notamment ceux qui peuvent induire un mauvais sommeil (stresseurs psychologiques ou physiques).

Ainsi, nous dormons moins bien lorsque nous sommes dans un état émotionnel sensible (colère, tristesse etc.); cela renvoie aux stresseurs psychologiques.

De la même manière, certaines choses peuvent stresser notre corps et l'empêcher de bien dormir. Par exemple, le café peut entraîner une accélération du cœur et la lumière bleue (produite par nos écrans de télévision, de tablette, de téléphone etc.) détraque notre rythme interne (appelés rythmes circadiens) via nos canaux visuels.

2) Il est nécessaire de réduire le manque de sommeil, et donc, de rétablir des rythmes circadiens (rythme éveil-sommeil de 24 heures) stables.

3) L’environnement (chambre) peut aussi être modifié afin de garantir la sécurité de la personne : Sécuriser une pièce peut éviter le risque d’accident ou de chute.

  • Il faut donc veiller à ne pas laisser des objets potentiellement dangereux ou tranchants au sol.
  • De même, il est nécessaire de fermer les fenêtres mais aussi les portes.
  • Finalement, par mesure de sécurité, il faudrait penser à ne pas laisser une chaise proche d’une fenêtre ouverte car il existe de rares cas de défenestration.
  • On préférera aussi proposer une chambre en rez-de-chaussée à une personne souffrant de somnambulisme.

Et les thérapies ?

Des thérapies plus complexes sont parfois à envisager. Ainsi, il est possible de proposer des psychothérapies afin d'appréhender les pensées et les représentations que la personne a de ses symptômes.

L’hypnose peut aussi être efficace dans ce genre de cas.

Finalement, des traitements médicaux (benzodiazépines) seront prescrits pour les cas les plus complexes, dangereux ou récurrents mais ce n‘est pas un traitement de première intention.

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