TDA/H chez l’adulte : les causes

Publié par : Dr. Ada Picard (01. septembre 2017)

Le TDA/H est un trouble psychologique qui repose sur des anomalies du fonctionnement cérébral structurel et neurobiologique. Ces anomalies sont favorisées par des causes à la fois génétiques et environnementales.

Les anomalies cérébrales du TDA/H

Sur le plan structurel, les études d’imagerie pointent des anomalies principalement au niveau du lobe frontal cérébral (cortex cingulaire antérieur et cortex préfrontal) mais aussi au niveau du cervelet et du corps calleux. D’autres zones cérébrales (cortex pariétal, amygdale) pourraient également être atteintes, selon certaines recherches scientifiques. L’atteinte de ces zones cérébrales explique le manque de flexibilité cognitive et les difficultés d’organisation et de gestion des émotions caractéristiques du TDA/H.

Ces anomalies de structure seraient liées à un défaut de fonctionnement de la Dopamine et de la Noradrénaline, deux neurotransmetteurs - sorte d’hormones servant de messagers entre les neurones - impliqués, respectivement, dans la motivation et la réaction au stress.

À savoir : Certaines de ces anomalies cérébrales peuvent se réduire avec l’âge, tandis que d’autres persistent à l’âge adulte. Ce qui explique que certains symptômes du TDA/H chez l’enfant (comme l’hyperactivité) s’atténuent à l’âge adulte tandis que d’autres apparaissent en premier plan (comme les difficultés d’organisation). Cette plasticité cérébrale justifie l’influence du contexte environnemental (et donc de la prise en charge) sur le devenir d’une personne TDA/H, adulte comme enfant.

Les causes du TDA/H adulte

Les causes déclenchantes du TDA/H chez l’adulte sont encore mal connues. Comme chez l’enfant, elles sont à la fois génétiques et environnementales. Néanmoins, il existe probablement quelques nuances entre le TDA/H chez l’enfant et chez l’adulte. Car si ce dernier est le plus souvent la continuité du trouble dans l’enfance, il peut parfois apparaître sans antériorité.

Autrement dit, on pourrait devenir TDA/H à l’âge adulte, sans avoir eu de symptômes étant enfant.

En guise d’explication, on peut supposer une part de responsabilité environnementale plus importante dans la forme adulte, que dans celle de l’enfant. Dans tous les cas, il est habituel de retrouver un ou plusieurs membres de la famille (parents, frères et soeurs ou encore oncles et tantes) concerné(s) par le TDA/H, que ces derniers aient été diagnostiqués ou non.

Parmi les causes environnementales suspectées (mais non encore prouvées !) on trouve : une alimentation trop riche en sucre, une sur-stimulation environnementale et sensorielle, un stress chronique (au travail par ex.), les pesticides, l’excès d’écrans (tablette, jeux video, etc.), etc.

Pour certains chercheurs, la somnolence diurne excessive – voire la narcolepsie - pourrait également être une des causes du TDA/H chez l’adulte.

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