publicité

publicité

Thyroïdite : les symptômes

Publié par : rédaction Onmeda (14. mars 2017)

Les symptômes diffèrent selon le type de la thyroïdite. Elle peut être asymptomatique ou entraîner des symptômes à la fois d’hyperthyroïdie et d’hypothyroïdie.

Habituellement, les thyroïdites auto-immunes présentent une évolution de 4 à 6 mois classiquement en trois phases successives :

  • Hyperthyroïdie brève, se traduisant notamment par une intolérance à la chaleur, une nervosité, des palpitations et tremblements des extrémités, amaigrissement involontaire et fatigue.
  • Hypothyroïdie avec une fatigabilité anormale aux efforts de la vie courante, une frilosité et une prise de poids inexpliquée ainsi que parfois des fourmillements des mains ou pieds.
  • Euthyroïdie (retour à la normale) dans 80 % des cas (les 20 % restants conservent une hypothyroïdie résiduelle).

La Thyroïdite d’Hashimoto se distingue par la présence d’un goitre (augmentation de volume de la thyroïde) ferme, symétrique et indolore.

La thyroïdite subaiguë de De Quervain, et la thyroïdite infectieuse commencent par des symptômes classiques de syndrome grippal associant fatigue, courbatures et fièvre. Ensuite, des signes d’inflammation (chaleur, rougeur) et des douleurs spécifiques apparaissent au niveau du cou, pouvant irradier jusque dans les mâchoires et les oreilles. Un goitre douloureux apparaît brutalement, pouvant entrainer une gêne lors de la déglutition et des changements de voix. Cette thyroïdite évolue en quelques semaines vers une hypothyroïdie transitoire puis elle guérit le plus souvent.

Comment se confirme le diagnostic ?

En plus de l'analyse des symptômes physiques, une prise de sang permet de réaliser un bilan thyroïdien. Il s'agit de déterminer les taux des hormones produites par la glande thyroïde (FT3 et FT4) et celui de la TSH (hormone fabriquée par la glande hypophyse et qui contrôle leurs sécrétions).

Le diagnostic de l’hyperthyroïdie peut être confirmé par une TSH basse et des hormones thyroïdiennes FT3 et FT4 normales ou augmentées. Dans l'hypothyroïdie, c'est l'inverse : la TSH est élevée et les FT3 et FT4 normales ou abaissées.

Une recherche d'anticorps antithyroïdiens sert à la recherche d’une origine auto-immune. En effet, une concentration élevée d'anticorps anti-thyropéroxydase (anti-TPO) est présente dans plus de 90 % des cas lors d’une thyroïdite d’Hashimoto et dans 50 % des thyroïdites du post-partum. La présence de taux d’anticorps antithyroïdiens élevés est un facteur de risque de persistance de l’hypothyroïdie.

Cette prise de sang permet également de déterminer s'il y a une infection révélée par un nombre de globules blancs, particulièrement élevé dans la recherche d’une thyroïdite infectieuse.

Parfois, un examen d'imagerie (échographie ou scintigraphie thyroïdienne) sera prescrit afin de visualiser le goitre et d'y repérer d’éventuels nodules à surveiller.

Vous souhaitez réagir, partager votre expérience ou poser une question ? Rendez-vous dans nos FORUMS Hormones et Thyroïde ou Un médecin vous répond.

À lire aussi :

Le dérèglement hormonal : symptômes et traitements
L'hyperthyroidie
Les maladies auto-immunes