Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ALTIM 3,75 mg/1,5 mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Anti-inflammatoires
principes actifs: Cortivazol
laboratoire: Sanofi-Aventis France

Suspension injectable
Boîte de 1 Seringue préremplie de 1,5 ml
Toutes les formes
4,64€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 5,46 €

Précautions d'emploi

MISES EN GARDE :
- Ce médicament contient de l'alcool benzylique pouvant induire des réactions toxiques chez le nourrisson et l'enfant de moins de 3 ans.
- Du fait d'une diffusion systémique potentielle, il faut prendre en compte certaines contre-indications des corticoïdes par voie générale, en particulier si les injections sont multiples (plusieurs localisations) ou répétées à court terme :
. certaines viroses en évolution (notamment hépatite, herpès, varicelle, zona),
. états psychotiques encore non contrôlés par un traitement,
. vaccins vivants.
- La corticothérapie peut favoriser la survenue de diverses complications infectieuses.
- Des injections multiples (plusieurs localisations) ou répétées à court terme peuvent entraîner des symptômes cliniques et biologiques d'hypercorticisme.
- L'injection locale de corticoïdes peut déséquilibrer un diabète, un état psychotique, une hypertension artérielle sévère.
- L'attention est attirée chez les sportifs, cette spécialité contenant un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
- La prise concomitante de cortivazol avec du sultopride ou des vaccins vivants atténués est déconseillée (voir rubrique interactions).
- Les corticoïdes oraux ou injectables peuvent favoriser l'apparition de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle). Ce risque est augmenté lors de la co-prescription avec des fluoroquinolones et chez les patients dialysés avec hyperparathyroïdisme secondaire ou ayant subi une transplantation rénale.

- Mises en garde spécifiques à la voie épidurale :

Les éléments suivants ont été identifiés comme facteurs de risque d’effets indésirables neurologiques graves :
. Injection foraminale radioguidée,
. Injection sur rachis opéré.

PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Il est nécessaire d'observer une asepsie rigoureuse.
- L'administration devra être prudente chez les patients à risque élevé d'infection, en particulier les hémodialysés ou les porteurs de prothèse.
- Ne pas injecter en intratendineux.

Interactions avec d'autres médicaments

- Les risques d'interactions des glucocorticoïdes avec d'autres médicaments sont exceptionnels par voie injectable locale dans les circonstances usuelles d'emploi. Ces risques seraient à considérer en cas d'injection multiples (plusieurs localisations) ou répétées à court terme.
- L'hypokaliémie est un facteur favorisant l'apparition de troubles du rythme cardiaque (torsades de pointes, notamment) et augmentant la toxicité de certains médicaments, par exemple la digoxine. De ce fait, les médicaments qui peuvent entraîner une hypokaliémie sont impliqués dans un grand nombre d'interactions. Il s'agit des diurétiques hypokaliémiants, seuls ou associés, des laxatifs stimulants, des glucocorticoïdes, du tétracosactide et de l'amphotéricine B (voie IV).
ASSOCIATIONS DECONSEILLEES (voir rubrique mises en garde et précautions d'emploi) :
- Sultopride :
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
- Vaccins vivants atténués :
Glucocorticoïdes (voies générale et rectale) : risque de maladie vaccinale généralisée éventuellement mortelle.
ASSOCIATIONS FAISANT L'OBJET DE PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Anticoagulants oraux :
Glucocorticoïdes (voies générale et rectale) : impact éventuel de la corticothérapie sur le métabolisme de l'anticoagulant oral et sur celui des facteurs de la coagulation. Risque hémorragique propre à la corticothérapie (muqueuse digestive, fragilité vasculaire) à fortes doses ou en traitement prolongé supérieur à 10 jours.
Lorsque l'association est justifiée, renforcer la surveillance : contrôle biologique au 8ème jour, puis tous les 15 jours pendant la corticothérapie et après son arrêt.
- Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques (carbamazépine, fosphénytoïne, phénobarbital, phénytoïne, primidone) :
Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité des corticoïdes par augmentation de leur métabolisme hépatique par l'inducteur : les conséquences sont particulièrement importantes chez les addisoniens traités par l'hydrocortisone et en cas de transplantation. Surveillance clinique et biologique : adaptation de la posologie des corticoïdes pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.
- Autres hypokaliémiants :
Risque majoré d'hypokaliémie.
Surveillance de la kaliémie ou si besoin correction, notamment en cas de traitement de digitalique.
- Digitaliques :
Hypokaliémie favorisant les effets toxiques des digitaliques.
Corriger auparavant toute hypokaliémie et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.
- Insuline, metformine :
Glucocorticoïdes (voies générale et rectale) : augmentation de la glycémie, avec parfois acidocétose, par diminution de la tolérance aux glucides due aux corticoïdes.
Prévenir le patient et renforcer l'autosurveillance glycémique, surtout en début de traitement. Adapter éventuellement la posologie de l'antidiabétique pendant le traitement par les corticoïdes et après son arrêt.
- Isoniazide :
Décrit pour la prednisolone : diminution des concentrations plasmatiques de l'isoniazide. Mécanisme invoqué : augmentation du métabolisme hépatique de l'isoniazide et diminution de celui des glucocorticoïdes.
Surveillance clinique et biologique.
- Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes (sauf sultopride) : (amiodarone, amisulpride, bépridil, chlorpromazine, cisapride, cyamémazine, diphémanil, disopyramide, dofétilide, dropéridol, érythromycine IV, halofantrine, halopéridol, hydroquinidine, ibutilide, lévomépromazine, luméfantrine, méthadone, mizolastine, moxifloxacine, pentamidine, pimozide, quinidine, sotalol, spiramycine IV, sulpiride, thioridazine, tiapride, véralipride, vincamine).
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire et notamment de torsades de pointes. Corriger toute hypokaliémie avant d'administrer le produit et réaliser une surveillance clinique, électrolytique et électrocardiographique.
- Rifampicine :
Diminution des concentrations plasmatiques et de l'efficacité des corticoïdes par augmentation de leur métabolisme hépatique ; les conséquences sont particulièrement importantes chez les addisoniens traités par l'hydrocortisone et en cas de transplantation.
Surveillance clinique et biologique, adaptation de la posologie des corticoïdes pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt.
- Sulfamides hypoglycémiants :
Glucocorticoïdes (voies générale et rectale) : élévation de la glycémie, avec parfois acidocétose, (diminution de la tolérance aux glucides due aux corticoïdes).
Prévenir le patient et renforcer l'autosurveillance glycémique, surtout en début de traitement. Adapter éventuellement la posologie de l'antidiabétique pendant le traitement par les corticoïdes et après son arrêt.
- Topiques gastro-intestinaux, anti-acides et charbon :
Décrit pour la prednisolone, la dexaméthasone. Diminution de l'absorption digestive des glucocorticoïdes.
Prendre les topiques gastro-intestinaux et anti-acides à distances des glucocorticoïdes (plus de 2 heures, si possible).
ASSOCIATIONS A PRENDRE EN COMPTE :
- Antihypertenseurs sauf bêtabloquants :
Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).
- Curares non dépolarisants :
Avec les glucocorticoïdes par voie IV : risque de myopathie sévère, réversible après un délai éventuellement long (plusieurs mois).
- Fluoroquinolones :
Possible majoration du risque de tendinopathie, voire de rupture tendineuse (exceptionnelle), particulièrement chez les patients recevant une corticothérapie prolongée.

Grossesse et allaitement

Grossesse :
Aucune étude de tératogenèse animale n'a été effectuée avec des corticoïdes administrés par voie locale.
Néanmoins, les études concernant la prise de corticoïdes per os chez la femme enceinte n'ont pas mis en évidence de risque malformatif supérieur à celui observé dans la population générale.
En conséquence, ce médicament peut être prescrit pendant la grossesse si besoin.
Allaitement :
L'allaitement est possible en cas de traitement par ce médicament.
Cependant, le risque des corticoïdes par voie systémique est à considérer en cas d'injections multiples (plusieurs localisations) ou répétées à court terme.

Comment ça marche ?

Effet retard de 1 à 6 semaines.