Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

CALCIPARINE SOUS CUTANEE 12 500 UI/0,5 mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Hémostase et sang
principes actifs: Héparine calcique
laboratoire: Sanofi-Aventis France

Solution injectable SC
Boîte de 2 Ampoules (+ seringues graduées) de 0,5 mL
Toutes les formes
6,68€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 7,50 €

Précautions d'emploi

MISES EN GARDE :
- Devant un patient sous héparine (à dose curative ou préventive) qui présente un événement thrombotique, tel que :
. un accident vasculaire cérébral ischémique,
. un infarctus du myocarde,
. une ischémie aiguë des membres inférieurs,
. une embolie pulmonaire,
. une phlébite,
. une aggravation de la thrombose pour laquelle il est traité,
Il faut systématiquement penser à une thrombopénie induite par l'héparine (TIH) et faire pratiquer en urgence une numération des plaquettes (voir rubrique précautions d'emploi).
- En cas de rachianesthésie l'injection de la dose d'héparine préventive doit se faire 6 heures après que les cathéters intrarachidiens aient été enlevés.
Le rapport bénéfice/risque de l'administration de faible dose d'héparine avant une anesthésie locorégionale, intrathécale ou périmédullaire doit être évalué pour chaque patient. Le risque de survenue d'un hématome périmédullaire dépend de la technique utilisée et de l'expérience de l'opérateur. Il augmente dans l'ordre suivant :
. rachianesthésie sans cathéter,
. rachianesthésie avec mise en place de cathéter,
. anesthésie péridurale,
. anesthésie péridurale avec mise en place de cathéter.
PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Situations à risque :
. La surveillance du traitement sera renforcée en cas d'antécédents d'ulcères digestifs, de maladies vasculaires de la choriorétine ou en période postopératoire après chirurgie du cerveau et de la moelle épinière.
La ponction lombaire devra être discutée en tenant compte du risque de saignement intrarachidien. Elle devra être différée chaque fois que possible.
. L'héparine peut freiner la sécrétion d'aldostérone et entraîner de rares cas d'hypo-aldostéronisme avec hyperkaliémie et/ou acidose métabolique. Ceci a été observé particulièrement chez les patients ayant une kaliémie élevée et chez les patients à risque (diabétiques, insuffisants rénaux chroniques, acidose métabolique préexistante, traitement par des médicaments susceptibles d'augmenter la kaliémie tels que les IEC et les AINS). Le risque d'hyperkaliémie augmente avec la durée du traitement et est habituellement réversible. En cas de traitement prolongé, une surveillance de la kaliémie peut être effectuée chez les patients à risque.
- Surveillance plaquettaire :
En raison du risque de TIH, une surveillance de la numération plaquettaire est nécessaire, quelles que soient l'indication du traitement et la posologie administrée.
Pratiquer une numération plaquettaire avant traitement puis deux fois par semaine pendant 21 jours : au-delà de cette période, si un traitement prolongé s'avère nécessaire dans certains cas particuliers, le rythme de contrôle peut être porté à une fois par semaine, et cela jusqu'à l'arrêt du traitement.
- Thrombopénie induite par héparine ou TIH :
. Il existe un risque de thrombopénie grave, parfois thrombosante, induite par l'héparine (héparine non fractionnée et moins fréquemment héparines de bas poids moléculaire), d'origine immunologique dite de type II (voir aussi la rubrique effets indésirables). La TIH est définie par un chiffre de plaquettes < 100000 et/ou une chute relative des plaquettes de 30 à 50% sur 2 numérations successives. Elle apparaît essentiellement entre le 5ème et le 21ème jour suivant l'instauration du traitement héparinique (avec un pic de fréquence aux environs du 10ème jour) mais peut survenir beaucoup plus précocement lorsqu'existent des antécédents de thrombopénie sous héparine. Pour cette raison, ceux-ci seront systématiquement recherchés au cours d'un interrogatoire approfondi avant le début du traitement. En outre, le risque de récidive, en cas de réintroduction de l'héparine, peut persister plusieurs années, voire indéfiniment (voir rubrique contre-indications).
. Dans tous les cas, l'apparition d'une TIH constitue une situation d'urgence et nécessite un avis spécialisé.
. Toute baisse significative (30 à 50% de la valeur initiale) de la numération plaquettaire doit donner l'alerte, avant même que cette valeur n'atteigne un seuil critique. La constatation d'une diminution du nombre des plaquettes impose dans tous les cas :
1) un contrôle immédiat de la numération ;
2) la suspension du traitement héparinique, si la baisse est confirmée voire accentuée lors de ce contrôle.
Dans ces conditions, la conduite à tenir immédiate ne repose pas sur le résultat des tests d'agrégation plaquettaire in vitro ou les tests immunologiques ; en effet, le résultat n'est obtenu dans le meilleur des cas qu'au bout de plusieurs heures. Ces tests doivent cependant être réalisés pour aider au diagnostic de cette complication.
En cas de poursuite du traitement héparinique, le risque de thrombose est majeur ;
3) la prévention ou le traitement des complications thrombotiques de la TIH.
Si la poursuite de l'anticoagulation semble indispensable, l'héparine doit être relayée par une autre classe d'antithrombotique : danaparoïde sodique ou hirudine, prescrits suivant les cas à dose préventive ou curative.
Le relais par l'AVK ne sera pris qu'après normalisation de la numération plaquettaire, en raison du risque d'aggravation du phénomène thrombotique par les AVK.
- Grossesse : l'héparine ne traverse pas le placenta. Aucune malformation ni foetotoxicité de l'héparine n'ont été décrites chez l'animal, ni à ce jour dans l'espèce humaine. Lors de son utilisation chez la femme enceinte, une prudence particulière s'impose en raison des risques hémorragiques utéroplacentaires, particulièrement au moment de l'accouchement. Si une anesthésie péridurale est envisagée, il est nécessaire de suspendre l'héparine.

Interactions avec d'autres médicaments

ASSOCIATIONS DECONSEILLEES :
- Acide acétylsalicylique en tant qu'analgésique et antipyrétique (et, par extrapolation, autres salicylés) (voie générale) :
Augmentation du risque hémorragique (inhibition des fonctions plaquettaires et agression de la muqueuse gastroduodénale par les salicylés).
Utiliser un analgésique antipyrétique non salicylé.
- AINS (voie générale) :
Augmentation du risque hémorragique (inhibition des fonctions plaquettaires et agression de la muqueuse gastroduodénale par les anti-inflammatoires non stéroïdiens).
Si l'association ne peut être évitée, surveillance clinique et biologique étroite.
- Dextran 40 (voie parentérale) :
Augmentation du risque hémorragique (inhibition des fonctions plaquettaires par le dextran 40).
Ajuster la posologie de l'héparine de façon à ne pas dépasser une hypocoagulabilité supérieure à 1,5 fois le témoin, pendant l'association et après l'arrêt du dextran 40.
ASSOCIATIONS FAISANT L'OBJET DE PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Acide acétylsalicylique en tant qu'anti-agrégant plaquettaire, autres anti-agrégants plaquettaires (ticlopidine, clopidogrel, antagonistes du récepteur GP IIb/IIIa plaquettaire, dipyridamole) :
Possibilité de majoration du risque hémorragique. Surveillance régulière.
- Thrombolytiques :
Possibilité de majoration du risque hémorragique. Surveillance régulière.

Grossesse et allaitement

Grossesse :
L'héparine ne traverse pas le placenta.
Aucune malformation ni foetotoxicité de l'héparine n'ont été décrites chez l'animal, ni à ce jour dans l'espèce humaine.
Lors de son utilisation chez la femme enceinte, une prudence particulière s'impose en raison des risques hémorragiques utéroplacentaires, particulièrement au moment de l'accouchement.
Si une anesthésie péridurale est envisagée, il est nécessaire de suspendre l'héparine (voir rubriques contre-indications et mises en garde et précautions d'emploi).
Allaitement :
L'héparine n'étant pas excrétée dans le lait maternel et ne passant pas la barrière digestive, l'allaitement est possible.

Comment ça marche ?

- Injectée par voie sous-cutanée, la solution concentrée d'héparine calcique diffuse lentement dans la circulation sanguine.
- Après passage dans la circulation, une partie des molécules d'héparine administrée est neutralisée par de nombreux facteurs (facteur plaquettaire 4, protéines sanguines dont le fibrinogène, système réticulo-endothélial) et éliminée par captation cellulaire. Le surplus est éliminé par les reins. Aux doses normales d'utilisation, les reins n'interviennent pas dans l'élimination de l'héparine. La partie restante subit une dilution dont la valeur varie suivant le volume plasmatique et en particulier l'hématocrite et s'associe au cofacteur de l'héparine (antithrombine).
- Après injection d'une dose efficace par voie sous-cutanée, l'activité de l'héparine apparaît après un délai de l'ordre de 30 à 60 min, atteint un taux maximum entre 120 et 150 min et disparaît après une durée de 8 à 14 heures selon les sujets. La demi-vie apparente est de 4 heures environ.
Ces différents paramètres de neutralisation, d'élimination, d'association aux cofacteurs varient d'un sujet à l'autre et chez un même sujet d'un moment à l'autre.