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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

CARBAMAZEPINE TEVA 200 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Tegretol
Classe thérapeutique: Antalgiques
principes actifs: Carbamazépine
laboratoire: Teva Sante

Comprimé sécable
Boîte de 50
Toutes les formes
5,03€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 5,85 €
Tous les génériques

Précautions d'emploi

La prescription de carbamazépine exige que soit soigneusement examiné le rapport risque /bénéfice et nécessite la plus grande prudence dans les conditions suivantes :

· anomalies hématologiques,

· anomalies du métabolisme du sodium,

· insuffisances cardiaque, hépatique et rénale sévères,

· dystrophie myotonique de Steinert : risques de troubles de la conduction cardiaque chez ces patients,

· grossesse et allaitement.

L'utilisation de la carbamazépine n'est pas recommandée en association avec les inhibiteurs de la monoamino-oxydase (IMAO). Les IMAOs doivent être arrêtés au moins 2 semaines ou plus, si le tableau clinique le permet, avant d'administrer la carbamazépine.

Mises en garde spéciales

Des idées et comportements suicidaires ont été rapportés chez des patients traités par des antiépileptiques (AEs) dans plusieurs indications. Une méta-analyse d'essais randomisés, contrôlés versus placebo portant sur des AEs a également montré une légère augmentation du risque d'idées et de comportements suicidaires. Les causes de ce risque ne sont pas connues et les données disponibles n'excluent pas la possibilité d'une augmentation de ce risque pour la carbamazépine.

Par conséquent les patients doivent être étroitement surveillés pour tout signe d'idées ou de comportements suicidaires et un traitement approprié doit être envisagé. Il doit être recommandé aux patients (et leur personnel soignant) de demander un avis médical si des signes d'idées et de comportements suicidaires surviennent.

Il a été observé que la présence du HLA B1502 chez les sujets d'origine thaïlandaise ou Chinoise Han a été fortement associée au risque de réaction cutanée sévère de type syndrome de Stevens Johnson (SJS) ou Nécroses Epidermiques Toxiques (TEN appelé également syndrome de Lyell) lors d'un traitement par carbamazépine. Il est recommandé d'effectuer, dans la mesure du possible, une recherche de cet allèle chez ces sujets avant l'instauration d'un traitement par carbamazépine. Si le résultat de ce test est positif, la carbamazépine ne devrait pas être instaurée chez ces patients, à l'exception des situations où aucune autre alternative thérapeutique n'est envisageable.

Les patients pour lesquels la recherche de l'allèle HLA B1502 est négative ont un risque faible de développer une réaction de type SJS ou Lyell, mais ce risque ne doit pas être négligé.

Les données sont insuffisantes pour préciser si tous les sujets originaires d'Asie du sud-est présentent ce risque majoré.

Dans la population caucasienne la présence de l'allèle HLA B1502 n'a pas été associée à un risque majoré de SJS ou de Lyell.

Tout patient prenant ce médicament doit être informé que l'apparition de fièvre, d'angine, d'éruption cutanée, d'ulcérations buccales, d'apparition spontanée d'ecchymoses, purpura ou pétéchies, nausées, ictère et hépatomégalie, impose d'avertir tout de suite  le médecin traitant.

En présence d'affections cardio-vasculaires, d'affections hépatiques ou rénales sévères et chez le sujet âgé, la carbamazépine doit être utilisée sous surveillance médicale rapprochée. La posologie doit être adaptée à chaque cas.

La carbamazépine peut déclencher ou aggraver les absences. Son utilisation est donc  déconseillée chez les patients présentant des absences.

L'introduction d'un antiépileptique peut, rarement, être suivie par une recrudescence de crises ou de l'apparition d'un nouveau type de crises chez les malades, et ce indépendamment des fluctuations observées dans certaines maladies épileptiques.

En ce qui concerne la carbamazépine, les causes de ces aggravations peuvent être : un choix du médicament qui peut être mal approprié vis à vis des crises ou du syndrome épileptique du patient, une modification du traitement antiépileptique  concomitant ou une interaction pharmacocinétique avec celui-ci, une toxicité ou un surdosage. Il peut ne pas y avoir d'autre explication qu'une réaction paradoxale.

De fortes doses de carbamazépine peuvent être responsables de la réactivation d'une psychose latente et entraîner éventuellement agitation ou confusion chez le sujet âgé.

La carbamazépine est susceptible de diminuer l'efficacité des contraceptifs oraux.

Le millepertuis (Hypericum perforatum) ne doit pas être utilisé en association avec la carbamazépine ; une diminution de la concentration plasmatique de la carbamazépine avec diminution de son efficacité et risque d'apparition de convulsions est possible (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Précautions d'emploi

En cas de glaucome, les patients doivent être informés des risques éventuels associés à l'activité faiblement anticholinergique de la carbamazépine. La pression intra-oculaire doit être régulièrement contrôlée chez ces patients.

De même une surveillance particulière s'impose en cas de rétention urinaire.

Des tests hématologiques et hépatiques doivent être réalisés avant le début du traitement puis une fois par mois pendant les cinq premiers mois de traitement puis deux à quatre fois par an ou lors de l'apparition de signe clinique de toxicité.

Une diminution modérée du nombre des leucocytes ou des thrombocytes, généralement transitoire, est souvent observée au cours du traitement par la carbamazépine.

L'administration de la carbamazépine sera interrompue en cas de manifestations cutanées sévères (incluant les syndromes de Lyell (épidermolyse nécrosante suraiguë), le syndrome de Stevens-Johnson et la pustulose exanthémateuse aiguë généralisée), d'autres réactions sévères d'hypersensibilité, d'altération de la fonction hépatique ou de modification sévère de l'hémogramme (leucopénie, thrombocytopénie) accompagnées de manifestations cliniques. Dans les cas de réactions dermatologiques et de réactions d'hypersensibilité sévères, la réintroduction de la carbamazépine est contre-indiquée.

La prise de boissons alcoolisées est formellement déconseillée, la carbamazépine risquant d'en majorer les effets.

L'arrêt brutal du traitement par la carbamazépine peut précipiter l'apparition de crises. Selon les cas il peut s'avérer nécessaire d'avoir recours à un traitement transitoire par un anti-épileptique à effet rapide.

En raison du risque de photosensibilité, les patients traités par carbamazépine, doivent éviter une exposition excessive au soleil pendant le traitement.

La carbamazépine ne doit pas être administrée de manière concomitante avec le voriconazole, une diminution de son efficacité due à l'induction des enzymes hépatiques par la carbamazépine peut conduire à un échec du traitement par le voriconazole.

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

Interactions avec d'autres médicaments

Les inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO) sont, de par leur structure, apparentés aux antidépresseurs tricycliques. L'utilisation de la carbamazépine n'est pas recommandée en association avec les inhibiteurs de la monoamino-oxydase (IMAO). Les IMAOs doivent être arrêtés au moins 2 semaines ou plus, si le tableau clinique le permet, avant d'administrer la carbamazépine.

Interactions avec les autres antiépileptiques

Les médicaments antiépileptiques responsables d'une interaction avec la carbamazépine : l'acide valproïque, l'éthosuximide, le felbamate, la lamotrigine, le phénobarbital et la phénytoïne. Leur taux plasmatique peuvent varier d'un patient à l'autre et sont généralement bidirectionnels.

Le phénobarbital et la primidone peuvent également induire une diminution du taux plasmatique de carbamazépine.

L'administration concomitante de carbamazépine avec le clobazam, le clonazépam, la primidone, la tiagabine et la flunarizine peut induire des modifications des taux plasmatiques de l'un des anticonvulsivants ou de deux.

Par conséquent, les taux plasmatiques des antiépileptiques doivent faire l'objet d'un contrôle régulier et la posologie doit être adaptée en conséquence.

Modification (diminution) des concentrations plasmatiques d'autres médicaments :

La carbamazépine est un puissant inducteur des enzymes hépatiques responsables du métabolisme de divers médicaments. L'administration concomitante de carbamazépine est susceptible d'augmenter le métabolisme de ces produits et donc, d'en diminuer les concentrations plasmatiques.

Par conséquent, un ajustement de la posologie des substances médicamenteuses mentionnées ci-après, visant à garantir l'obtention de la réponse clinique recherchée, peut être nécessaire en cas d'association notamment lors de l'instauration ou de l'interruption du traitement par la carbamazépine :

Midazolam, alprazolam, corticoïdes (p. ex. prednisolone, dexaméthasone), ciclosporine, tacrolimus, sirolimus, tétracyclines (p. ex. doxycycline), halopéridol, brompéridol, clozapine, rispéridone, quétiapine et autres neuroleptiques, antidépresseurs tricycliques (notamment imipramine, amitriptyline, nortriptyline et clomipramine) méthadone, tramadol, théophylline, digoxine, dihydropyridine par exemple félodipine, hydroquinine, quinidine (surveillance clinique, ECG et contrôle des concentrations plasmatiques), anticoagulants type warfarine, phenprocoumone et dicoumarol, contraceptifs oraux, progabide, inhibiteurs de la protéase par exemple saquinavir (risque de diminution d'efficacité) et indinavir, itraconazole, voriconazole, praziquantel, caspofungine, fentanyl, phénazone, méthylphénidate.

Il est recommandé de ne pas utiliser la carbamazépine en association à la néfazodone, dans la mesure où cette association peut entraîner une diminution importante des concentrations plasmatiques de la néfazodone jusqu'à une perte d'efficacité.

Œstrogènes

Le métabolisme des oestrogènes peut être augmenté par l'administration concomitante d'inducteurs des enzymes du métabolisme, en particulier le CYP450.

L'association de carbamazépine et de contraceptifs oraux n'est pas recommandée (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi), dans la mesure où l'activité du contraceptif peut être réduite, augmentant ainsi le risque de grossesse. Afin de diminuer le risque d'échec d'une contraception, une méthode non hormonale fiable doit être utilisée.

En cas d'association de carbamazépine à des contraceptifs oraux, il peut apparaître subitement des hémorragies intercurrents ou un spotting.

Par ailleurs, la carbamazépine peut affecter le traitement hormonal substitutif.

Effets d'autres médicaments sur la carbamazépine

La rifampicine est un puissant inducteur du CYP 450, diminue les taux plasmatiques de la carbamazépine. D'autre part, elle peut augmenter la concentration plasmatique du métabolite actif de la carbamazépine, l'époxycarbamazépine.

Une diminution du taux plasmatique de carbamazépine peut s'observer en cas d'association avec d'autres inducteurs enzymatiques comme la théophylline, l'adriamycine et le cisplatine.

En raison des interactions potentielles dans le cadre d'une polythérapie antiépileptique, les taux plasmatiques doivent faire l'objet d'une étroite surveillance et la posologie doit être adaptée en conséquence.

Médicaments pouvant augmenter la concentration plasmatique de carbamazépine :

Une augmentation des taux plasmatiques de carbamazépine peut s'observer en cas d'association avec des inhibiteurs du CYP3A4 : les antifongiques azolés (p. ex. itraconazole, kétoconazole, fluconazole), les antibiotiques de la famille des macrolides (p. ex. érythromycine, josamycine et clarithromycine), l'isoniazide, les inhibiteurs calciques (p. ex. vérapamil, diltiazem), l'acétazolamide, le dextropropoxyphène, le propoxyphène, les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (IRSS) : le citalopram, la fluoxétine, la fluvoxamine, la paroxétine (un syndrome sérotoninergique peut être induit), la viloxazine, le danazol, la nicotinamide (chez l'adulte à doses élevées), et possiblement aussi la cimétidine et la désipramine, la néfazodone, la terfénadine.

L'augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine peut entraîner l'apparition de symptômes assimilés à des effets secondaires (p. ex. vertiges, fatigue, instabilité à la marche, diplopie). En présence de ces symptômes, il convient de contrôler les taux plasmatiques de carbamazépine et de réduire la posologie, si nécessaire.

Autres interactions :

L'association de carbamazépine et de neuroleptiques ou de métoclopramide peut s'accompagner d'une plus grande fréquence des effets indésirables neurologiques.

Un risque augmenté de développer un syndrome de Stevens-Johnson existe en cas d'association aux neuroleptiques.

L'association de lithium et de carbamazépine peut entraîner une augmentation des effets neurotoxiques (voir également rubrique Posologie et mode d'administration). Les symptômes de neurotoxicité possibles sont les suivants : instabilité à la marche, ataxie, nystagmus horizontal, hyperréflexie, secousses musculaires. Ces effets neurologiques sont réversibles à l'arrêt du lithium.

L'hépatotoxicité de l'isoniazide peut être augmentée par la carbamazépine.

L'association de carbamazépine et de diurétiques avec les thiazidiques et les diurétiques de l'anse comme l'hydrochlorothiazide et le furosémide peut induire une hyponatrémie accompagnée des symptômes.

L'activité antidiurétique de la desmopressine peut être augmenté par un traitement concomitant avec la carbamazépine. Une surveillance biologique et une adaptation de la posologie de la desmopressine est nécessaire.

La carbamazépine peut réduire l'action des myorelaxants tels que le pancuronium. Un bloc neuromusculaire peut être plus rapidement réversible. Les patients doivent être surveillés en conséquence et la posologie du myorelaxant peut être augmentée si nécessaire.

En cas de traitement concomitant avec l'isotrétinoïne (anti-acnéique), il convient de surveiller les concentrations plasmatiques de carbamazépine car des cas de modification imprévisible de la biodisponibilité de la carbamazépine et de son métabolite actif imputable à l'isotrétinoïne ont été signalés.

La carbamazépine semble augmenter l'élimination des hormones thyroïdiennes et par conséquent augmenter les besoins chez les patients atteints d'hypothyroïdie. Un bilan thyroïdien sera donc pratiqué au début et à l'arrêt du traitement par carbamazépine en cas d'hormonothérapie thyroïdienne substitutive. Un ajustement de la posologie de cette dernière peut s'avérer nécessaire.

L'alcool peut augmenter les effets indésirables neurologiques de la carbamazépine. Les patients doivent donc s'abstenir de consommer de l'alcool pendant la durée du traitement.

Le millepertuis (Hypericum perforatum) peut dans certains cas modifier le métabolisme de la carbamazépine, en raison de l'induction des enzymes du cytochrome P450 (CYP450), en particulier l'isoenzyme CYP3A4. Malgré les résultats rassurants d'une étude bien conduite d'interaction in vivo, l'Hypericum perforatum ne doit pas être utilisé en association avec la carbamazépine. Si le patient reçoit déjà l'Hypericum perforatum, il doit être arrêté. La concentration plasmatique de l'anticonvulsivant doit être surveillée et un ajustement (augmentation) de la dose peut être nécessaire.

L'effet inducteur enzymatique de l'Hypericum perforatum peut persister jusqu'à deux semaines après son arrêt.

Les effets hématotoxiques graves de la clozapine peuvent être augmentés en cas d'association à la carbamazépine.

L'utilisation concomitante de carbamazépine et de jus de pamplemousse peut entraîner une augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine.

L'utilisation concomitante de carbamazépine et de paracétamol peut entraîner une diminution de la biodisponibilité du paracétamol.

Une augmentation de l'hypersensibilité (p. ex. éruptions cutanées, hypereosinophilie) peut apparaître en cas d'association à la procarbazine.

Grossesse et allaitement

Grossesse

Risque lié à l'épilepsie et aux antiépileptiques en général:

Il a été montré que dans la descendance des femmes épileptiques que le taux global de malformations est de 2 à 3 fois supérieure à celui (3 % environ) de la population générale.

Dans la population traitée, on constate une augmentation du nombre d'enfants malformés en cas de polythérapie, cependant la part respective des traitements et de la maladie n'a pas été réellement évaluée.

Les malformations le plus souvent rencontrées sont des fentes labiales et des malformations cardio-vasculaires.

Risque lié à la carbamazépine:

L'expérimentation animale met en évidence un effet tératogène.

Dans l'espèce humaine, le nombre de femmes traitées par la carbamazépine pendant le premier trimestre dans les diverses études prospectives est encore trop limité pour qu'on puisse tirer une conclusion précise en ce qui concerne la réalité de ce risque malformatif. Cependant, quelques études suggèrent la possibilité d'augmentation des anomalies de fermeture du tube neural par exemple spina bifida et myéloméningocèle (le risque atteint 1 % ce qui correspond à un taux 10 fois supérieur à la normale), malformations pour lesquelles un diagnostic anténatal est possible.

Compte tenu de ces données:

La carbamazépine ne peut être utilisée pendant la grossesse qu'après une évaluation soigneuse du rapport risque/bénéfice. Les femmes en âge de procréer doivent être averties de la nécessité de la planification et de la surveillance stricte de toute grossesse.

Si une femme est enceinte ou si une grossesse est envisagée:

· ceci représente l'occasion de peser à nouveau l'indication du traitement;

· dans l'épilepsie, si c'est possible, la carbamazépine sera prescrite en monothérapie, à la dose minimale efficace;

· la surveillance des taux plasmatiques de carbamazépine non liée est recommandée (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Pendant la grossesse, un traitement antiépileptique efficace par la carbamazépine ne doit pas être interrompu, l'aggravation de la maladie étant préjudiciable à la fois à la mère et au foetus.

Surveillance et prévention : la prévention par l'acide folique des anomalies du tube neural, chez les femmes enceintes traitées par la carbamazépine, n'est pas totalement étayée à ce jour; toutefois, compte tenu que la déficience en acide folique due à l'inhibition enzymatique provoquée par la carbamazépine peut contribuer aux anomalies foetales, il peut être bénéfique de prendre de l'acide folique 2 mois avant la conception et pendant la grossesse.

Un diagnostic anténatal spécifique doit être proposé même aux femmes supplémentées en acide folique.

Chez le nouveau-né:

Les inducteurs enzymatiques ont pu provoquer:

· peu fréquemment, un syndrome hémorragique survenant dans les 24 premières heures de la vie chez le nouveau-né de mère traitée. Une prévention par la vitamine K1per os chez la mère dans le mois précédant l'accouchement et un apport adapté au moment de la naissance chez le nouveau-né semblent efficaces;

· rarement, des perturbations du métabolisme phosphocalcique et de la minéralisation osseuse.

Allaitement

La carbamazépine et son principal métabolite, le 10,11-époxycarbamazépine, sont tous les deux présents dans le lait maternel à des concentrations situées entre 25 et 60 % de la concentration plasmatique totale. Compte tenu de la possibilité d'apparition d'effets indésirables non dose dépendants, par précaution, l'allaitement n'est pas recommandé pendant le traitement.

L'allaitement sera interrompu ou de signes de sédation du nourrisson.

Effet sur la conduite de véhicules

La carbamazépine agit de façon importante sur les réactions du patient, notamment en début de traitement. La capacité de réaction du patient peut être altérée encore plus en cas d'utilisation de doses élevées ou d'association de la carbamazépine à d'autres médicaments agissant sur le système nerveux, ou à des boissons alcoolisées. Les patients devront être avertis des dangers que peuvent représenter la conduite de véhicules et/ou l'utilisation de machines (voir également rubriques Posologie et mode d'administration et Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions: association au lithium).

Comment ça marche ?

Absorption

La carbamazépine est pratiquement totalement absorbée après administration sous forme de comprimé.

Le pic plasmatique est atteint dans les 12 heures suivant l'administration d'une dose unique (comprimés).

Le contrôle des convulsions intervient pour des concentrations plasmatiques comprises entre 4 et 12 µg/ml, des taux supérieurs à 20 µg/ml entraînant une aggravation de la symptomatologie. La douleur associée à la névralgie du trijumeau est contrôlée pour des taux plasmatiques compris entre 5 et 18 µg/ml. Les effets indésirables apparaissent à des concentrations plasmatiques supérieures à 8 - 9 µg/ml.

Distribution

Le taux de liaison de la carbamazépine aux protéines plasmatiques est de 70 % à 80 %.

La concentration de la carbamazépine inchangée dans le LCR et la salive représente la partie non liée dans le plasma c'est à dire de 20-30 % de la concentration plasmatique totale. Dans le lait maternel la concentration est de 25-60% de la concentration plasmatique totale. La carbamazépine traverse la barrière placentaire. De plus, la fraction libre est augmentée pendant la grossesse. Le volume apparent de distribution est de 0.8-1.5 L/kg.

Métabolisme

La quasi-totalité de la substance active est métabolisée par le foie. Le principal métabolite est le 10,11-époxycarbamazépine, qui est pharmacologiquement actif. Le cytochrome P4503A4 a été identifié comme la principale enzyme responsable de la formation de ce métabolite. Le 10,11-diol pharmacologiquement inactif est le métabolite final de la biotransformation de la carbamazépine. Chez l'enfant, le métabolisme relativement intensif du produit peut nécessiter l'administration de doses de carbamazépine plus élevées (en mg/kg de poids corporel) pour assurer le maintien de concentrations thérapeutiques efficaces.

Elimination

Seul 1 % environ de la dose administrée est excrétée dans l'urine sous forme inchangée. La plupart est excrétée dans l'urine presque exclusivement sous forme de métabolites; une partie est excrétée dans les fèces.

En monothérapie, après administration d'une dose unique, la demi-vie d'élimination de la substance sous forme inchangée dans le plasma est de l'ordre de 36 heures, tandis qu'après administration réitérée, celle-ci n'atteint en moyenne que 16 à 24 heures, en fonction de la durée du traitement. Chez les patients traités de manière concomitante avec d'autres inducteurs enzymatiques, la demi-vie de la carbamazépine peut être diminuée.

Chez les patients traités de manière concomitante avec d'autres antiépileptiques qui sont également des inducteurs enzymatiques la demi-vie de la carbamazépine peut être diminuée.

Populations particulières

La carbamazépine doit être utilisée avec prudence en cas d'insuffisance rénale.

En cas d'affection hépatique à un stade avancé, le métabolisme de la carbamazépine peut être altéré.

La pharmacocinétique de la carbamazépine n'est pas modifiée chez le sujet âgé, mais son métabolisme peut être influencé par une insuffisance hépatique.

Carbamazepine Teva existe aussi sous ces formes

Carbamazepine Teva

Voir aussi les génériques de Tegretol

Carbamazepine Teva