Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

CATAPRESSAN 0,15 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cardiologie et angéiologie
principes actifs: Clonidine
laboratoire: Boehringer Ingelheim

Comprimé sécable
Boîte de 30
Toutes les formes
3,69€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 4,51 €

Précautions d'emploi

Mises en garde

Il faut prévenir les patients de ne pas arrêter le traitement sans avis médical. Il faut éviter l'arrêt brusque du traitement qui pourrait entraîner une remontée trop rapide (effet rebond) de la tension artérielle, notamment dans les cas d'hypertensions sévères et de posologies égales ou supérieures à 6 comprimés par jour.

A la suite d'un arrêt brusque du CATAPRESSAN à forte dose, des cas d'agitation, de palpitations, une élévation rapide de la pression artérielle et de la fréquence cardiaque, une nervosité, des tremblements, des céphalées et des nausées, ainsi que quelques rares cas de poussées hypertensives réactionnelles ayant entraîné des complications d'ordre cardiaque ou neurologique ont été signalés.

Lors de l'arrêt d'un traitement par CATAPRESSAN, la dose doit être réduite progressivement sur 2 à 4 jours.

S'il est nécessaire d'interrompre un traitement de longue durée associant un bêtabloquant et la clonidine, il faut d'abord arrêter progressivement le traitement bêtabloquant, puis la clonidine.

La reprise orale de la thérapeutique à la posologie antérieure met fin aux poussées hypertensives. Si une maîtrise plus rapide de ces poussées hypertensives s'impose, la réintroduction du CATAPRESSAN par voie parentérale ou une perfusion intraveineuse d'agents alpha-inhibiteurs permet de ramener la pression artérielle à des valeurs normales.

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

La clonidine ne doit pas être utilisée chez les enfants et les adolescents compte tenu de l'insuffisance de données de sécurité et d'efficacité.

En particulier, lors de l'administration concomitante de clonidine et de méthylphénidate, en dehors de l'utilisation validée par l'Autorisation de Mise sur le Marché, chez les enfants atteints de troubles déficitaires de l'attention avec hyperactivité, des effets indésirables graves, incluant des décès, ont été observés sans qu'un lien formel entre le traitement et le décès ait pu être établi. L'utilisation de la clonidine dans cette association n'est donc pas recommandée.

Précautions d'emploi

L'action antihypertensive est accrue par l'association de diurétiques, et par l'association avec d'autres antihypertenseurs (bêta-bloquants, alpha-méthyl-dopa, vasodilatateurs (dihydralazine), diazoxyde, et inhibiteurs de l'enzyme de conversion).

Comme pour tout produit éliminé en majeure partie par voie urinaire, la posologie de CATAPRESSAN sera adaptée chez les insuffisants rénaux.

Chez le sujet âgé ou en cas d'athérosclérose, la baisse de la tension artérielle ne doit être ni trop importante, ni trop rapide ; en conséquence, la posologie sera progressive et prudente.

Prudence chez les personnes atteintes de la maladie de Raynaud ou de thromboangéite oblitérante (quelques cas d'un syndrome de Raynaud ont été mentionnés).

Comme avec tout traitement hypertenseur, le traitement par CATAPRESSAN exige une surveillance particulièrement étroite en cas d'insuffisance cardiaque ou de maladie coronarienne sévère.

Il faut utiliser CATAPRESSAN avec prudence chez les patients présentant une brady-arythmie légère à modérée (par exemple bradycardie sinusale), des troubles de la circulation cérébrale ou périphérique, une dépression, une polyneuropathie et une constipation.

En cas d'hypertension due à un phéochromocytome, aucun effet thérapeutique du CATAPRESSAN n'est attendu.

Les patients qui portent des lentilles de contact doivent être informés que le traitement par CATAPRESSAN peut diminuer la sécrétion lacrymale.

Interactions avec d'autres médicaments

De nombreux médicaments peuvent entraîner une bradycardie. C'est le cas des anti-arythmiques de classe Ia (quinidiniques, disopyramide), des bêtabloquants, de l'amiodarone et du sotalol pour les anti-arythmiques de classe III, du diltiazem et du vérapamil pour les anti-arythmiques de classe IV, du bépridil, de la digoxine, de la clonidine, de la guanfacine, de la méfloquine et des anticholinestérasiques.
ASSOCIATION CONTRE-INDIQUEE :
Sultopride :
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
ASSOCIATIONS DECONSEILLEES :
- Désipramine, imipramine (antidépresseurs imipraminiques) :
Inhibition de l'effet antihypertenseur de la clonidine (Antagonisme au niveau des récepteurs adrénergiques).
- Alcool :
Majoration par l'alcool de l'effet sédatif de ces substances.
L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite de véhicules et l'utilisation de machines. Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
- Bêtabloquants dans l'insuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol) :
Diminution centrale du tonus sympathique et effet vasodilatateur des antihypertenseurs centraux préjudiciables en cas d'insuffisance cardiaque traités par bêtabloquants et vasodilatateurs.
ASSOCIATIONS NECESSITANT DES PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Baclofène :
Majoration de l'effet hypertenseur, surveillance de la tension artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.
- Bêtabloquants (sauf esmolol) :
Augmentation importante de la pression artérielle en cas d'arrêt brutal du traitement par l'antihypertenseur central. Eviter l'arrêt brutal du traitement par la clonidine.
- Médicaments susceptibles de donner des torsades de pointes (sauf sultopride voir contre-indications).
. anti-arythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide),
. anti-arythmiques de classe III (dofétilide, ibutilide, sotalol),
. Neuroleptiques donnant des torsades de pointes : certains neuroleptiques phénothiaziniques (chlorpromazine, cyamémazine, lévomépromazine, thioridazine, trifluopérazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride), butyrophénones (dropéridol, halopéridol), autres neuroleptiques (pimozide),
. autres médicaments tels que : bépridil, cisapride, diphémanil, érythromycine IV, mizolastine, vincamine IV, halofantrine, moxifloxacine, pentamidine, luméfantrine, véralipride.
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
ASSOCIATIONS A PRENDRE EN COMPTE :
- Corticoïdes (voie générale + tétracosactide) sauf l'hydrocortisone utilisée comme traitement substitutif dans la maladie d'Addison :
Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes et des AINS).
- Neuroleptiques :
Risque d'hypotension orthostatique majoré (effet additif).
- Autres dépresseurs du SNC antidépresseurs sédatifs [amitriptyline, doxépine, miansérine, mirtazapine, trimipramine, antihistaminiques H1 sédatifs, barbituriques, hypnotiques, dérivés morphiniques (analgésiques, traitements de substitution, antitussifs), neuroleptiques, benzodiazépines et anxiolytiques autres que benzodiazépines, antihypertenseurs centraux, autres : baclofène, pizotifène, thalidomide] :
Majoration de la dépression centrale. L'altération de la vigilance peut rendre dangereuses la conduite automobile ou l'utilisation de machines.
- Vérapamil, diltiazem :
Troubles de l'automatisme et trouble de la conduction auriculoventriculaire par addition des effets indésirables.
- Alphabloquants à visée urologique (alfuzosine, doxazosine, prazosine, tamsulosine, térazosine) :
Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique sévère.
- Antihypertenseurs alphabloquants :
Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique sévère.
- Amifostine :
Majoration de l'effet antihypertenseur.
- Antidépresseurs imipraminiques (sauf désipramine et imipramine) :
Effet antihypertenseur et risque d'hypotension orthostatique majorée (effet additif).
- Pilocarpine :
Risque de bradycardie excessive (addition des effets bradycardisants).

Grossesse et allaitement

Grossesse :
Les études effectuées chez l'animal ont mis en évidence un effet tératogène dans une espèce, à doses maternotoxiques et suprathérapeutiques.
En clinique, l'utilisation de la clonidine au cours d'un nombre limité de grossesses n'a apparemment révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier à ce jour.
Toutefois, des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer les conséquences d'une exposition en cours de grossesse.
Chez le nouveau-né de mère traitée au cours du troisième trimestre de grossesse, des poussées hypertensives transitoires ont été observées.
En conséquence, il est préférable de ne pas utiliser la clonidine au cours des deux premiers trimestres de la grossesse ; son utilisation au cours du troisième trimestre ne doit être envisagée que si nécessaire, et toujours en traitement de deuxième intention.
Allaitement :
La clonidine passe dans le lait maternel, il est donc préférable d'éviter d'allaiter en cas de traitement. Cependant en cas d'allaitement, une surveillance du nouveau-né est conseillée.

Effet sur la conduite de véhicules

L'attention est attirée chez les conducteurs de véhicules et les utilisateurs de machines, sur les risques de somnolence attachés à l'emploi de ce médicament.

Comment ça marche ?

Après administration orale de CATAPRESSAN, l'absorption est bonne et la concentration plasmatique maximale est obtenue après 1 à 3 heures.

Dans la fourchette de doses allant de 100 à 600 µg, les principaux paramètres pharmacocinétiques (Cmax, AUC, t1/2) sont proportionnels à la dose.

Il n'y a pas d'effet de premier passage. CATAPRESSAN franchit la barrière hémato-encéphalique. La clonidine passe le placenta.

La clonidine se distribue rapidement et largement dans les tissus. Le taux de liaison aux protéines plasmatiques est de 30-40%. La diffusion tissulaire se fait préférentiellement au niveau du cerveau, et à un moindre degré au niveau du rein, du foie et de la rate.

La demi-vie plasmatique de la clonidine est en moyenne d'environ 13 heures ; elle est comprise entre 10 et 20 heures. Elle peut s'allonger jusqu'à 41 heures en cas de perturbation grave de la fonction rénale.

CATAPRESSAN est éliminé à raison de 65% par voie urinaire. Environ 20% de la dose totale sont excrétés dans les selles.

La pharmacocinétique de la clonidine n'est influencée ni par la prise de nourriture ni par l'origine du patient.

24 heures après l'administration, l'excrétion atteint 50% de la dose ingérée, pour être totale au bout de 5 jours.

CATAPRESSAN est éliminé en majeure partie sous forme inchangée (40-60% de la dose).

Plusieurs métabolites ont cependant été mis en évidence, le principal étant un dérivé parahydroxy sans activité hypotensive.