Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

CILEST 0,25mg/0,035mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Contraception et interruption de grossesse
principes actifs: Norgestimate, Ethinylestradiol
laboratoire: Janssen Cilag

Comprimé
Boîte de 1 Plaquette de 21
Toutes les formes

Précautions d'emploi

Mises en garde spéciales :

Si la présence d'une des maladies/facteurs de risque ci-dessous est avérée, il faudra évaluer les bénéfices d'une utilisation de CILEST par rapport aux risques potentiels de chaque patiente en particulier et en discuter avec elle avant qu'elle ne décide de commencer à utiliser CILEST. Dans le cas d'une aggravation, d'une exacerbation ou de l'apparition pour la première fois d'une de ces maladies ou facteurs de risque, il est important d'insister auprès de la patiente sur le besoin de prendre contact avec un médecin qui décidera de continuer CILEST ou non.

1) Risque thrombo-embolique artériel et veineux :

Avant la prescription d'une contraception orale estroprogestative, il importe de rechercher systématiquement les facteurs de risque thromboembolique artériel et veineux et de prendre en compte les contre-indications ou précautions d'emploi.

La survenue de symptômes suivants, pouvant faire craindre l'imminence d'une complication, impose l'arrêt du traitement : céphalées importantes, prolongées et inhabituelles, troubles oculaires (perte soudaine partielle ou totale de la vue et diplopie), élévation de la tension artérielle, signes cliniques de phlébite (douleur et/ou oedème unilatéral dans une jambe) et d'embolie pulmonaire (essoufflement soudain, quinte de toux soudaine sans cause évidente), douleur sévère aigüe dans la poitrine avec radiation possible dans le bras gauche, aphasie ou trouble de l'élocution, vertiges, collapsus avec ou sans crise focale, faiblesse ou engourdissement très marqué et touchant soudainement un côté ou une partie du corps, perturbations de la motricité, douleurs abdominales aiguës.

Il faut considérer un risque plus important de thromboembolie dans les suites de couches.

Une augmentation de la fréquence ou de la gravité des céphalées (ce qui peut annoncer un incident vasculaire cérébral) peut motiver un arrêt immédiat des contraceptifs estroprogestatifs.

Certains facteurs biochimiques peuvent indiquer une prédisposition  héréditaire ou acquise à une thrombose veineuse ou artérielle ; il s'agit de la résistance à la protéine C activée (PCa), l'hyperhomocystéinémie, la déficience en antithrombine-III, la déficience en protéine C, la déficience en protéine S, des anticorps antiphospholipidiques (anticorps anticardiolipine, lupus anticoagulant).

- Risque thrombo-embolique veineux

L'utilisation de tout contraceptif oral combiné (COC) augmente le risque thromboembolique veineux par rapport à une non-utilisation. L'augmentation du risque thromboembolique veineux est plus élevée pendant la première année d'utilisation d'un contraceptif oral estroprogestatif.

Chez les utilisatrices de contraceptifs oraux faiblement dosés en estrogène (contenant moins de 50 µg d'éthinylestradiol), sans facteur de risque thromboembolique veineux connu, les études épidémiologiques ont montré que l'incidence d'un accident thromboembolique veineux était comprise entre environ 20 cas pour 100 000 années-femmes (pour les utilisatrices de COC contenant du lévonorgestrel) et 40 cas pour 100 000 années-femmes (pour les utilisatrices de COC contenant du désogestrel ou du gestodène). Chez les non-utilisatrices, ce risque est de 5 à 10 cas pour 100 000 années-femmes  et de 60 cas pour 100 000 grossesses. Dans 1 à 2 % des cas ces accidents thromboemboliques veineux sont d'évolution fatale.

Le risque thromboembolique veineux avec CILEST par rapport aux autres COC n'est pas connu.

Chez les utilisatrices d'une contraception orale, de très rares cas de thrombose d'autres vaisseaux sanguins ont été observés, par exemple des veines et artères hépatiques, mésentériques, rénales, cérébrales ou rétiniennes. Il n'existe pas de consensus sur la relation entre la survenue de ces accidents et l'utilisation de contraceptifs hormonaux.

Le risque thromboembolique veineux augmente avec:

· l'âge ;

· l'obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m²) ;

· l'intervention chirurgicale, l'immobilisation prolongée et le post-partum :

En cas d'intervention chirurgicale importante ou de toute intervention chirurgicale au niveau des jambes prévue, il convient d'interrompre l'estroprogestatif un mois à l'avance et de ne le reprendre que deux semaines au moins après la reprise totale de la mobilité.

En cas d'immobilisation prolongée, le traitement sera également interrompu et il est conseillé de ne pas recommencer avant 2 semaines après la reprise totale de la mobilité ;

En post-partum jusqu'au retour de couche, il est souhaitable d'utiliser une autre méthode contraceptive (contraception mécanique ou contraception orale progestative microdosée).

· Les antécédents familiaux ;

En cas d'antécédents familiaux thrombo-emboliques veineux (ayant touché un frère ou une soeur ou un parent de moins de 50 ans) il peut être utile, avant la prescription de la contraception estroprogestative, de rechercher une anomalie favorisant la thrombose veineuse. En cas de suspicion de prédisposition héréditaire, il convient de demander l'avis d'un spécialiste avant de prescrire une contraception orale ;

· La responsabilité des varices et des thrombophlébites superficielles dans la survenue ou l'aggravation d'une thrombose veineuse n'est pas établie ;

- Risque thrombo-embolique artériel

Le risque thrombo-embolique artériel associé à la prise de contraceptifs oraux augmente avec l'âge et le tabagisme. C'est pourquoi les femmes de plus de 35 ans sous contraceptif oral doivent impérativement cesser de fumer.

Le risque thromboembolique artériel augmente avec :

· l'âge : le risque thrombotique artériel augmentant avec l'âge, le rapport bénéfice/risque de cette contraception devra être réévalué individuellement à partir de 35 ans ;

· le diabète ;

· les dyslipidémies ;

· l'obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m²),

· certaines affections cardiovasculaires : HTA (> 140/90 mm Hg), coronaropathies, valvulopathies cardiaques, troubles du rythme thrombogènes, fibrillation auriculaire ;

· les antécédents familiaux : 

En cas d'antécédents familiaux thrombo-emboliques artériels (ayant touché un frère ou une soeur ou un parent de moins de 50 ans) il peut être utile, avant la prescription de la contraception estroprogestative, de rechercher une anomalie favorisant la thrombose artérielle.

2) Cancers :

· Gynécologiques

Une méta-analyse regroupant les données de 54 études internationales a mis en évidence une légère augmentation du risque de cancer du sein chez les utilisatrices de contraceptifs oraux.

L'augmentation du risque ne semble pas dépendante de la durée d'utilisation ni de l'existence de facteurs de risque tels que la nulliparité et les antécédents familiaux de cancer du sein. Cette augmentation est transitoire et disparaît 10 ans après l'arrêt de son utilisation.

La surveillance clinique plus régulière des femmes sous contraceptif oral, permettant un diagnostic plus précoce, pourrait jouer un rôle important dans l'augmentation du nombre de cancers du sein diagnostiqué.

Certaines études épidémiologiques ont rapporté une augmentation du risque de cancer du col de l'utérus chez les utilisatrices à long terme de contraceptifs oraux, cependant, ce résultat n'est pas établi avec certitude et pourrait être attribuable aux comportements sexuels et autres facteurs tels que les papillomavirus humains (HPV).

· Autres cancers

Dans de rares cas, des tumeurs bénignes du foie, et encore plus rarement, les tumeurs malignes du foie ont été rapportées avec l'utilisation de contraceptifs oraux. Dans des cas isolés, ces tumeurs ont conduit à des hémorragies intra-abdominales potentiellement mortelles. Une tumeur hépatique doit être envisagée lors du diagnostic différentiel si une douleur abdominale supérieure, un élargissement du foie ou des signes d'hémorragies intra-abdominales se produisent chez les femmes prenant des contraceptifs oraux.

3) Autres pathologies :

Chez les femmes atteintes d'hypertriglycéridémie ou ayant des antécédents familiaux d'hypertriglycéridémie, un risque accru de pancréatite peut survenir en cas d'utilisation d'une contraception orale.

Bien que de légères augmentations de la pression artérielle aient été rapportées chez de nombreuses femmes sous contraceptifs oraux, une augmentation cliniquement significative est rare.  Il n'a pas été établi de relation absolue entre l'utilisation de contraceptifs hormonaux et une hypertension clinique. Cependant, si une hypertension soutenue significative apparait au cours d'utilisation d'un contraceptif oral, il est prudent d'arrêter le contraceptif et de traiter l'hypertension. Le contraceptif oral pourra être repris lorsque l'on obtiendra des valeurs normales de pression artérielle grâce à un traitement anti-hypertenseur.

Le développement et l'aggravation des troubles suivants ont été rapportés dans le cas de l'utilisation d'un contraceptif oral ou pendant la grossesse, sans qu'il existe de preuves d'une relation avec l'utilisation de contraceptifs hormonaux : ictère et/ou prurit liés à une cholestase; formation de calculs biliaires, porphyrie, lupus érythémateux systémique, syndrome hémolytique et urémique ; chorée de Sydenham ; herpès gestationis ; perte de l'audition liée à une otosclérose.

Chez les femmes présentant un angioedème héréditaire, les estrogènes exogènes peuvent induire ou aggraver les symptômes d'angioedème.

Des perturbations aigues ou chroniques de la fonction hépatique peuvent nécessiter l'interruption de l'utilisation des contraceptifs oraux jusqu'à ce que les marqueurs de la fonction hépatique reviennent à la normale. Après une hépatite, la réintroduction du contraceptif oral doit se faire au minimum  trois mois après que les tests de la fonction hépatique soient de retour à la normale. La récidive d'un prurit lié à une cholestase, survenu lors d'une grossesse antérieure ou de l'utilisation antérieure de stéroïdes sexuels, nécessite l'arrêt des estroprogestatifs.

Bien que les contraceptifs oraux puissent avoir un effet sur la résistance périphérique à l'insuline et sur la tolérance au glucose, il n'y a aucune preuve d'un besoin de modifier les schémas thérapeutiques chez les diabétiques utilisant un contraceptif oral. Toutefois, les femmes diabétiques doivent être étroitement surveillées lorsqu'elles prennent un contraceptif oral.

Des cas d'aggravations de maladie de Crohn et de rectocolite hémorragique ont été observés sous contraceptifs oraux.

Des cas d'aggravations de dépression endogène et d'épilepsie ont également été observés sous contraceptifs oraux.

Un chloasma peut survenir, en particulier chez les femmes ayant des antécédents de chloasma gravidique. Les femmes ayant une prédisposition au chloasma sous contraceptifs oraux doivent éviter de s'exposer au soleil ou aux rayons ultra-violets.

Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).

Toutes ces informations doivent être prises en compte lors de la prescription de ce contraceptif oral.

Toutes ces informations doivent également être prises en compte lors du choix de la méthode contraceptive.

Précautions d'emploi :

Examen/consultation médicale

· Avant de débuter ou de recommencer CILEST, il est nécessaire d'effectuer un examen médical complet (y compris les antécédents familiaux) et d'éliminer toute grossesse éventuelle. La pression artérielle doit être mesurée et un examen physique doit être effectué en se guidant sur les contre-indications (voir rubrique Contre-indications) et les mises en garde (voir la rubrique Mises en garde et précautions d'emploi). Il faut également demander à la patiente de lire attentivement la notice utilisée et d'accepter les conseils donnés. La fréquence et la nature des examens suivants doivent se baser sur des directives établies et doivent être adaptées à chaque patiente.

· En cas d'absence d'hémorragie de privation, il convient de rechercher une grossesse.

· En cas d'association avec la lamotrigine, une surveillance clinique et une adaptation de la posologie de la lamotrigine pourront être nécessaires lors de la mise en route d'une contraception orale et après son arrêt (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

· Les contraceptifs hormonaux ne protègent pas contre le VIH (SIDA) ni contre les autres maladies sexuellement transmissibles.

· Tests biologiques : Certains paramètres biologiques sont susceptibles d'être affectés par les contraceptifs hormonaux :

o les paramètres biochimiques hépatiques, de la thyroïde, des fonctions surrénaliennes et rénales,

o des augmentations des taux de protéines comme par exemple les protéines de liaison des corticoïdes ou le taux de lipides/lipoprotéines,

o les paramètres du métabolisme des glucides,

o les paramètres de la coagulation et de la fibrinolyse.

Les changements restent généralement dans la fourchette normale de laboratoire.

Efficacité réduite

L'efficacité du contraceptif oral peut être réduite en cas d'oubli de comprimés (voir rubrique Posologie et mode d'administration), en cas de vomissements (voir rubrique Posologie et mode d'administration) ou d'utilisation concomitante d'autres médicaments (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Les médicaments à base de plante contenant du millepertuis (Hypericum perforatum) ne doivent pas être utilisés lors du traitement par CILEST à cause du risque de diminution des concentrations plasmatiques et des effets cliniques réduits de CILEST (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Contrôle d'un cycle réduit

Avec tous les contraceptifs oraux, des saignements irréguliers (des métrorragies et des spottings) peuvent apparaître, plus particulièrement pendant les premiers mois d'utilisation. Ils cessent en général spontanément et il n'y a pas lieu d'interrompre le traitement. Si ces saignements persistent ou apparaissent pour la première fois après une utilisation prolongée et des cycles précédemment réguliers, des causes non hormonales doivent être considérées et des mesures adéquates de diagnostic s'imposent pour exclure une éventuelle grossesse ou une cause organique ou cancéreuse. Ces mesures peuvent inclure un curetage.

Chez certaines femmes, l'hémorragie de privation peut ne pas survenir entre deux plaquettes. Si le COC a été pris conformément aux instructions décrites à la rubrique Posologie et mode d'administration, il est peu probable que la femme soit enceinte. Toutefois, si le COC n'a pas été pris conformément aux instructions avant la première hémorragie de privation ou en cas d'absence de deux hémorragies de privation, une grossesse doit être exclue avant de continuer l'utilisation des COC.

Interactions avec d'autres médicaments

Il est recommandé de se référer à l'information produit de chaque médicament en cas d'utilisation concomitante de plusieurs médicaments.

Associations contre-indiquées

+ Millepertuis

Diminution des concentrations plasmatiques du contraceptif hormonal, en raison de l'effet inducteur enzymatique du millepertuis, avec risque de baisse d'efficacité voire d'annulation de l'effet dont les conséquences peuvent être éventuellement graves (survenue d'une grossesse).

Associations déconseillées

+ Ritonavir, nelfinavir

Risque de diminution de l'efficacité contraceptive par diminution des concentrations en contraceptif hormonal.

Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique (préservatif ou stérilet), pendant la durée de l'association et un cycle suivant.

+ Inducteurs enzymatiques

Anticonvulsivants (phénobarbital, phénytoïne, fosphénytoïne, primidone, carbamazépine, oxcarbazépine); rifabutine; rifampicine; névirapine et efavirenz. Diminution de l'efficacité contraceptive par augmentation du métabolisme hépatique du contraceptif hormonal par l'inducteur. Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de l'association et un cycle suivant.

+ Lamotrigine

Risque de diminution des concentrations et de l'efficacité de la lamotrigine par augmentation de son métabolisme hépatique.

Eviter de mettre en route une contraception orale pendant la période d'ajustement posologique de la lamotrigine.

+ Modafinil

Risque de diminution de l'efficacité contraceptive pendant le traitement et un cycle après l'arrêt du traitement par le modafinil en raison de son potentiel inducteur enzymatique. Utiliser des contraceptifs oraux normodosés ou une autre méthode contraceptive.

+ Topiramate

Pour des doses de topiramate ≥ 200 mg/jour : risque de diminution de l'efficacité contraceptive par diminution des concentrations en estrogènes. Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique.

Associations faisant l'objet de précautions d'emploi

+ Bosentan

Risque de diminution de l'efficacité contraceptive par augmentation du métabolisme hépatique du contraceptif hormonal. Utiliser une méthode contraceptive fiable, additionnelle ou alternative pendant la durée de l'association et un cycle suivant.

+ Griséofulvine

Risque de diminution de l'efficacité contraceptive par augmentation de son métabolisme hépatique. Utiliser de préférence une autre méthode contraceptive, en particulier de type mécanique, pendant la durée de l'association et un cycle suivant.

+ Lamotrigine

Risque de diminution des concentrations et de l'efficacité de la lamotrigine par augmentation de son métabolisme hépatique. Surveillance clinique et adaptation de la posologie de la lamotrigine lors de la mise en route d'une contraception orale et après son arrêt.

Grossesse et allaitement

Grossesse

Ce médicament n'est pas indiqué pendant la grossesse.

Les études épidémiologiques n'indiquent aucun risque accru de malformation congénitale chez les enfants nés de femmes ayant utilisé des contraceptifs hormonaux avant la grossesse.

En clinique, à la différence du diéthylstilbestrol, les résultats de nombreuses études épidémiologiques permettent d'écarter, à ce jour, un risque malformatif des estrogènes seuls ou en association, en début de grossesse.

Par ailleurs, les risques portant sur la différenciation sexuelle du foetus (en particulier féminin), risques décrits avec d'anciens progestatifs très androgénomimétiques, n'ont pas lieu d'être extrapolés aux progestatifs récents comme celui présenté dans cette spécialité, nettement moins voire pas du tout androgénomimétiques.

Allaitement

En cas d'allaitement, l'utilisation de ce médicament est déconseillée en raison du passage des estroprogestatifs et/ou de leurs métabolites dans le lait maternel.

Si la femme désire allaiter, un autre moyen de contraception doit être proposé.

Effet sur la conduite de véhicules

CILEST n'a aucun effet connu sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Comment ça marche ?

Le norgestimate est actif par lui-même et par ses métabolites: le 17-déacétyl-norgestimate et le norgestrel. Il est rapidement absorbé et intensivement métabolisé. Le pic plasmatique du norgestimate est atteint en 1 heure, celui du 17-déacétyl-norgestimate en 2 heures. La demi-vie du 17-déacétyl-norgestimate est de 16-17 heures.

L'éthinylestradiol est rapidement absorbé. Le pic plasmatique est atteint en 1 à 2 heures. La demi-vie de l'éthinylestradiol est comprise entre 6 et 20 heures. L'éthinylestradiol est excrété dans les urines et les fèces sous forme inchangée et sous forme de métabolites.