Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

DEXAMBUTOL INH 400 mg/150 mg

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 22.07.2008

Médicament générique du Classe thérapeutique: Infectiologie - Parasitologie
principes actifs: Ethambutol, Isoniazide
laboratoire: Serb

Comprimé pelliculé
Boîte de 50
Toutes les formes
4,66€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 5,48 €

Précautions d'emploi

MISES EN GARDE :
- En cas d'insuffisance rénale, adapter la posologie de l'éthambutol en fonction de la clairance de la créatinine, en raison du risque de surdosage par accumulation.
- L'isoniazide peut provoquer des crises épileptiques en cas de surdosage (acétyleurs lents) ou sur terrain privilégié. Une surveillance étroite et l'administration concomitante d'anticonvulsivants sont essentiels en cas de risque.
PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Liées à l'éthambutol :
. La prescription d'éthambutol devra toujours être précédée d'un examen ophtalmologique comportant une étude de l'acuité visuelle, du champ visuel, de la vision des couleurs et du fond d'oeil.
Un deuxième examen oculaire sera pratiqué entre le 15ème et le 21ème jour de traitement, un troisième au deuxième mois, puis un autre tous les deux mois.
Le moindre signe de névrite optique exigera la suspension immédiate du traitement par l'éthambutol.
Les troubles régressent habituellement en quelques mois. On surveillera tout particulièrement les porteurs de lésions oculaires antérieures, les alcoolo-tabagiques, les diabétiques, les malades traités conjointement par le disulfirame, les anti-inflammatoires, les antipaludéens de synthèse.
Il faut savoir que l'insuffisance rénale et le surdosage sont les deux facteurs essentiels dans la genèse des névrites optiques de l'éthambutol. Il convient donc de vérifier la posologie prescrite et de l'adapter éventuellement en fonction du bilan rénal (urée, créatininémie, clairance à la créatinine). Le bilan rénal sera fait avant traitement.
- Liées à l'isoniazide :
. Hépatotoxicité : la toxicité hépatique possible de l'isoniazide (en particulier au cours des trois premiers mois de traitement, et surtout en association avec la rifampicine et le pyrazinamide) doit entraîner une surveillance régulière des fonctions hépatiques : dosage hebdomadaire le premier mois, puis mensuel les mois suivants des transaminases, ou d'autres tests de cytolyse.
Une élévation modérée (< 3 fois la normale) ne nécessite pas l'interruption du traitement.
Si l'augmentation du taux des transaminases est plus importante, il est nécessaire d'arrêter immédiatement le traitement.
. Neuropathies périphériques :
- examen clinique neurologique régulier,
- prudence particulière d'administration chez l'éthylique,
- administration de pyridoxine (vitamine B6).
. Insuffisance rénale sévère : réduire la dose, adapter la posologie à partir de l'isoniazidémie.
- Grossesse : les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène de l'isoniazide et de l'éthambutol. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.
En clinique, l'utilisation de l'isoniazide et de l'éthambutol au cours d'un nombre limité de grossesses n'a apparemment révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier à ce jour. Toutefois, des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer les conséquences d'une exposition en cours de grossesse. En conséquence, l'utilisation de ce médicament ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire, tout en sachant que, chez la femme enceinte, le traitement efficace d'une tuberculose active doit être maintenu tel qu'il était prescrit avant la grossesse. Une association avec la pyridoxine est souhaitable du fait de la présence d'isoniazide. Lorsqu'il est administré en fin de grossesse, ce traitement peut entraîner des hémorragies post-natales chez la mère et l'enfant en raison de la présence de l'isoniazide. Le risque hémorragique est augmenté en association avec la rifampicine. Une prévention par la vitamine K1 per os chez la mère dans le mois précédant l'accouchement, et un apport adapté au moment de la naissance chez le nouveau-né, semblent efficaces.
- Associations nécessitant des précautions d'emploi : aluminium (sels et hydroxydes) ; glucocorticoïdes ; kétoconazole ; phénytoïne ; pyrazinamide ; rifampicine (et par extrapolation, autres inducteurs enzymatiques) ; anesthésiques volatils halogénés.

Grossesse et allaitement

Grossesse :
Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène de l'isoniazide et de l'éthambutol. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.
En clinique, l'utilisation de l'isoniazide et de l'éthambutol au cours d'un nombre limité de grossesses n'a apparemment révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier à ce jour. Toutefois, des études complémentaires sont nécessaires pour évaluer les conséquences d'une exposition en cours de grossesse.
En conséquence, l'utilisation de ce médicament ne doit être envisagée au cours de la grossesse que si nécessaire, tout en sachant que, chez la femme enceinte, le traitement efficace d'une tuberculose active doit être maintenu tel qu'il était prescrit avant la grossesse.
Une association avec la pyridoxine est souhaitable du fait de la présence d'isoniazide.
Lorsqu'il est administré en fin de grossesse, ce traitement peut entraîner des hémorragies post-natales chez la mère et l'enfant en raison de la présence de l'isoniazide. Le risque hémorragique est augmenté en association avec la rifampicine. Une prévention par la vitamine K1 per os chez la mère dans le mois précédant l'accouchement, et un apport adapté au moment de la naissance chez le nouveau-né, semblent efficaces.
Allaitement :
L'isoniazide et l'éthambutol sont faiblement liés aux protéines plasmatiques et le passage dans le lait maternel est démontré, avec des concentrations équivalentes aux concentrations plasmatiques maternelles.
Dans la mesure où il existe un risque potentiel de défaut d'acétylation chez le nouveau-né et compte tenu de la neurotoxicité et de l'hépatotoxicité de l'isoniazide, l'allaitement est déconseillé.

Effet sur la conduite de véhicules

L'attention est appelée, notamment chez les conducteurs et les utilisateurs de machine sur les risques de troubles visuels (baisse d'acuité, diminution du champ visuel et dyschromatopsie d'axe rouge-vert) attachés à l'emploi de ce médicament.

Comment ça marche ?

L'ETHAMBUTOL :
- L'absorption digestive est rapide. Le pic plasmatique est atteint au bout de 2 à 3 heures.
L'absorption orale est de l'ordre de 75-80%.
L'absorption n'est pas modifiée par la prise d'aliments.
Elle est, par contre, diminuée de 10 à 30% en cas de prise d'anti-acides.
L'absorption digestive de l'éthambutol est réduite d'au moins 40 à 50% chez la majorité des sujets HIV+.
- La demi-vie d'élimination est de 9 à 12 heures.
L'éthambutol est éliminé principalement par voie urinaire dans les 24 premières heures qui suivent l'administration orale. L'élimination de l'éthambutol est à 80 % rénale. La part de la clairance métabolique est d'environ 8 à 15%.
La demi-vie d'élimination augmente donc en cas d'insuffisance rénale.
- L'éthambutol se concentre électivement dans les hématies à des taux qui peuvent être deux fois supérieurs aux taux sériques. Il diffuse largement et rapidement dans la plupart des tissus et en particulier dans le parenchyme pulmonaire à des concentrations supérieures à la CMI de la plupart des souches de bacilles tuberculeux. Les macrophages alvéolaires peuvent en contenir des concentrations 7 fois supérieures aux concentrations extracellulaires.
Ceci explique un volume de distribution de l'ordre de 6 L/kg.
L'ISONIAZIDE :
Après administration orale, le pic de concentration maximale est atteint entre 1 heure et 2 heures après ingestion. A la 3ème heure, le taux sérique efficace doit être compris entre 1 et 2 microgrammes/ml.
Diffusion excellente dans les tissus, les organes, la salive, les crachats, les fèces et dans tous les secteurs interstitiels, cérébrospinal, péritonéal et pleural.
L'isoniazide passe la barrière placentaire. La concentration dans le lait est identique à celle du plasma.
METABOLISME :
L'isoniazide est métabolisé essentiellement par acétylation en acétylisoniazide. Ce métabolisme est stable chez un sujet donné et génétiquement déterminé. La demi-vie de l'isoniazide peut varier chez des sujets différents de 1 h à 6 h ; deux pics de fréquence dans une population permettent de distinguer les "inactivateurs lents" et les "inactivateurs rapides". La détermination de la vitesse d'acétylation permettrait d'administrer à chaque sujet la plus petite dose active : cette dose est de l'ordre de 3 mg/kg pour les acétylateurs lents et de l'ordre de 6 mg/kg pour les acétylateurs rapides.
L'acétylisoniazide est hydrolysé en acétylhydrazine qui est, en partie, transformé en un métabolite instable qui serait responsable de l'hépatotoxicité de l'isoniazide.
ELIMINATION :
- par voie urinaire sous forme active, 10 à 30% (acétylateurs rapides ou lents),
- par voie biliaire sous forme métabolisée.

Dexambutol Inh existe aussi sous ces formes

Dexambutol Inh