Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

DROPERIDOL PANPHARMA 25 mg/ml solution injectable boîte de 10 ampoules de 1 mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Droleptan
Classe thérapeutique: Gastro-Entéro-Hépatologie
principes actifs: Dropéridol
laboratoire: Panpharma

Solution injectable IV
Toutes les formes

Précautions d'emploi

Système nerveux central

Le dropéridol peut accroître la dépression du SNC provoquée par d'autres dépresseurs du SNC. Tout patient soumis à une anesthésie et recevant un puissant dépresseur du SNC ou présentant des symptômes de dépression du SNC doit être étroitement surveillé.

L'utilisation concomitante de métoclopramide et d'autres neuroleptiques peut entraîner une augmentation des symptômes extrapyramidaux et doit être évitée (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

La prudence s'impose chez les patients souffrant d'épilepsie (ou ayant des antécédents d'épilepsie) ou de pathologies prédisposant à l'épilepsie ou aux convulsions.

Cardiovasculaire

Une hypotension légère à modérée et une tachycardie occasionnelle (réflexe) ont été observées après l'administration de dropéridol. Généralement, ces effets disparaissent spontanément. Toutefois, lorsque l'hypotension persiste, le risque d'hypovolémie doit être pris en compte et un remplissage vasculaire doit être réalisé.

Pour les patients présentant des risques réels ou potentiels de troubles du rythme cardiaque, un examen soigneux devra être effectué avant l'administration du dropéridol dans les cas suivants :

·         antécédents de maladie cardiaque symptomatique, notamment une arythmie ventriculaire grave, bloc auriculo-ventriculaire du second ou troisième degré, dysfonctionnement sinusal, insuffisance cardiaque congestive, cardiopathie ischémique et hypertrophie ventriculaire gauche ;

·         antécédents familiaux de mort subite ;

·         insuffisance rénale (en particulier chez les patients sous dialyse rénale chronique) ;

·         bronchopneumopathie obstructive chronique et insuffisance respiratoire ;

·         facteurs de risque de troubles électrolytiques, comme observés chez les patients prenant des laxatifs, des glucocorticoïdes, des diurétiques hypokaliémiants, en association avec l'administration d'insuline dans les situations aigues, ou chez les patients présentant des vomissements prolongés et/ou une diarrhée.

Chez les patients à risque d'arythmies cardiaques, avant d'administrer du dropéridol, il conviendra de mesurer les taux d'électrolytes et de créatinine et d'exclure la présence d'un allongement de l'intervalle QT.

Une oxymétrie continue du pouls doit être réalisée chez les patients présentant ou susceptibles de présenter un risque d'arythmie ventriculaire ainsi qu'au cours des 30 minutes suivant une administration unique par injection intraveineuse

Effets généraux

Afin d'éviter un allongement de l'intervalle QT, il convient d'être prudent lorsque les patients prennent des médicaments susceptibles d'induire un déséquilibre électrolytique (hypokaliémie et/ou hypomagnésémie), par ex. des diurétiques hypokaliémiants, des laxatifs et des glucocorticoïdes.

Les substances qui inhibent l'activité des iso-enzymes (CYP) du cytochrome P450, CYP1A2, CYP3A4 ou les deux, peuvent ralentir la vitesse de métabolisation du dropéridol et prolonger son action pharmacologique. Il convient dès lors d'être prudent lorsque le dropéridol est administré conjointement à des inhibiteurs puissants du CYP1A2 et du CYP3A4 (voir rubrique Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions).

Les patients qui ont, ou sont susceptibles d'avoir des antécédents d'alcoolisme ou qui ont récemment absorbé de grandes quantités d'alcool doivent être soigneusement examinés avant de recevoir du dropéridol.

En cas d'hyperthermie inexpliquée, le traitement doit impérativement être arrêté, car ce signe peut être l'un des éléments d'un syndrome malin rapporté avec les neuroleptiques.

Des cas de thrombo-embolie veineuse (TEV) ont été rapportés avec des médicaments antipsychotiques. Etant donné que les patients traités par antipsychotiques présentent souvent des facteurs de risque acquis de TEV, tous les facteurs de risque potentiels de TEV doivent être identifiés avant et pendant le traitement par dropéridol et des mesures préventives doivent être prises.

La dose doit être réduite chez les personnes âgées (plus de 65 ans) ainsi que chez les personnes présentant une altération de la fonction hépatique ou rénale (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) pour 1 ml, c'est-à-dire qu'il est essentiellement « sans sodium ».

Interactions avec d'autres médicaments

Associations contre-indiquées

Les médicaments connus pour provoquer des torsades de pointes suite à un allongement de l'intervalle QT ne doivent pas être administrés en association avec le dropéridol. 

Exemples :

·         antiarythmiques de Classe IA, par ex. quinidine, disopyramide, procaïnamide,

·         antiarythmiques de Classe III, par ex. amiodarone, sotalol,

·         antibiotiques de type macrolides, par ex. érythromycine, clarithromycine,

·         antibiotiques de type fluoroquinolones, par ex. sparfloxacine,

·         antihistaminiques, par ex. astémizole, terfénadine,

·         certains antipsychotiques, par ex. chlorpromazine, halopéridol, pimozide, thioridazine,

·         antipaludéens, par ex. chloroquine, halofantrine,

·         cisapride, dompéridone, méthadone, pentamidine.

L'utilisation concomitante de médicaments provoquant des symptômes extrapyramidaux, par ex. le métoclopramide et d'autres neuroleptiques, peut accroître l'incidence de ces symptômes et doit donc être évitée.

La consommation de boissons alcoolisées et de médicaments doit être évitée.

Associations faisant l'objet de précautions d'emploi

La prudence est recommandée lorsque le dropéridol est utilisé avec d'autres médicaments susceptibles d'allonger l'intervalle QT.

Pour réduire le risque d'allongement de l'intervalle QT, il convient d'être prudent lorsque les patients prennent des médicaments susceptibles d'induire un déséquilibre électrolytique (hypokaliémie et/ou hypomagnésémie), par ex. des diurétiques hypokaliémiants, des laxatifs et des glucocorticoïdes.

Le dropéridol peut potentialiser l'action des sédatifs (barbituriques, benzodiazépines, dérivés morphiniques). Le même phénomène peut se produire avec des agents antihypertenseurs, et une hypotension orthostatique peut survenir.  Comme les autres sédatifs, le dropéridol peut aggraver une dépression respiratoire provoquée par des opioïdes.

Étant donné que le dropéridol bloque les récepteurs dopaminergiques, il peut inhiber l'action des agonistes dopaminergiques tels que la bromocriptine, le lisuride et la L-dopa.

Les substances qui inhibent l'activité des isoenzymes (CYP) du cytochrome P450, CYP1A2, CYP3A4 ou les deux, peuvent ralentir la vitesse de métabolisation du dropéridol et prolonger son action pharmacologique. Il convient dès lors d'être prudent lorsque le dropéridol est administré conjointement à des inhibiteurs du CYP1A2 (par ex. ciprofloxacine, ticlopidine), des inhibiteurs du CYP3A4 (par ex. : diltiazem, érythromycine, fluconazole, indinavir, itraconazole, kétoconazole, néfazodone, nelfinavir, ritonavir, saquinavir, vérapamil) ou les deux (par ex. cimétidine, mibéfradil).

Grossesse et allaitement

Grossesse

Des données cliniques limitées ont montré qu'il n'y avait pas d'augmentation du risque de malformation.

Le dropéridol ne s'est pas révélé tératogène chez les rats. Les études effectuées chez l'animal sont insuffisantes pour démontrer des effets sur la grossesse et le développement embryonnaire/foetal l'accouchement et le développement postnatal.

Chez les nouveau-nés de mères sous traitement à long terme et à fortes doses de neuroleptiques, on a décrit des troubles neurologiques transitoires de nature extrapyramidale. Dans la pratique, par mesure de précaution, il est préférable de ne pas administrer de dropéridol pendant la grossesse.  Si l'administration est nécessaire en fin de grossesse, il est recommandé de surveiller les fonctions neurologiques du nouveau-né.

Allaitement

Il est connu que les neuroleptiques de type butyrophénone sont excrétés dans le lait maternel ; le traitement par dropéridol doit donc être limité à une seule administration. Une administration répétée n'est pas recommandée.

Fécondité

Les études menées chez les rats mâles et femelles sur la fécondité n'ont mis en évidence aucun effet du dropéridol sur la fécondité (voir rubrique Données de sécurité précliniques). L'effet clinique du dropéridol sur la fécondité n'a pas été établi.

Effet sur la conduite de véhicules

Le dropéridol a une influence importante sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Les patients ne doivent pas conduire de véhicules ou utiliser de machines au cours des 24 heures suivant l'administration de dropéridol.

Comment ça marche ?

L'effet d'une administration intraveineuse unique débute 2 à 3 minutes après l'administration. Les effets tranquillisants et sédatifs tendent à persister pendant 2 à 4 heures, bien que la vigilance puisse être influencée pendant au maximum 12 heures.

Distribution

Après une administration intraveineuse, les concentrations plasmatiques diminuent rapidement au cours des 15 premières minutes ; ce phénomène est indépendant du métabolisme et de la redistribution du médicament. Le taux de liaison aux protéines plasmatiques est de 85 à 90 %. Le volume de distribution est d'environ 1,5 l/kg.

Métabolisme

Le dropéridol est fortement métabolisé par le foie. Il subit une oxydation, une désalkylation, une déméthylation et une hydroxylation par les isoenzymes 1A2 et 3A4 du cytochrome P450 et, dans une moindre mesure, par l'isoenzyme 2C19. Les métabolites sont dépourvus d'activité neuroleptique.

Elimination

L'élimination se fait principalement par métabolisme ; 75 % de la dose sont excrétés par les reins. Seule 1 % de la substance active est excrétée sous une forme inchangée dans l'urine et 11 % dans les fèces. La clairance plasmatique est de 0,8 (0,4 - 1,8) l/min. La demi-vie d'élimination (t1/2β) est de 134 ± 13 min.

Interactions médicamenteuses

Une étude associant l'ondansétron (4 mg) et le dropéridol (1 mg) a montré que leur administration concomitante n'entraînait pas d'interaction pharmacocinétique entre les deux médicaments.

Population pédiatrique

Dans une étude menée chez 12 enfants (âgés de 3,5 à 12 ans), les valeurs du volume de distribution et de la clairance ont été inférieures à celles observées dans la population adulte (0,58 ± 0,29 l/kg et 4,66 ± 2,28 ml/kg*min respectivement) et ont diminué parallèlement. La demi-vie d'élimination (101,5 ± 26,4 min) était semblable à celle observée chez les adultes.