Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ENTEROPATHYL 500 mg

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 22.09.2009

Médicament générique du Classe thérapeutique: Gastro-Entéro-Hépatologie
principes actifs: Sulfaguanidine
laboratoire: Merck Medication Familial

Comprimé
Boîte de 20
Toutes les formes

Précautions d'emploi

MISES EN GARDE :
- Si au bout de 2 jours de traitement la diarrhée persiste, la conduite à tenir devra être réévaluée et la nécessité d'une réhydratation orale ou par voie intraveineuse devra être envisagée.
- En cas de diarrhée infectieuse avec des manifestations cliniques suggérant un phénomène invasif, recourir à des antibactériens à bonne diffusion systémique.
PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Réservé à l'adulte.
- Le patient devra être informé de la nécessité de :
. se réhydrater par des boissons abondantes, salées ou sucrées, afin de compenser les pertes de liquide dues à la diarrhée (la ration quotidienne moyenne en eau de l'adulte est de 2 litres) ;
. s'alimenter le temps de la diarrhée,
. en excluant certains apports et particulièrement les crudités, les fruits, les légumes verts, les plats épicés, ainsi que les aliments ou boissons glacés,
. en privilégiant les viandes grillés, le riz.
- Associations nécessitant une précaution d'emploi : chlorpropamide, tolbutamide ; méthotrexate ; warfarine.

Interactions avec d'autres médicaments

Par analogie avec le sulfaméthoxazole, le sulfafurazole et le sulfaméthizol et en raison de la variabilité d'absorption de la sulfaguanidine :
ASSOCIATIONS DECONSEILLEES :
- Méthénamine :
Précipitation cristalline dans les voies urinaires (favorisée par l'acidification des urines).
- Phénytoïne :
Augmentation des taux plasmatiques de la phénytoïne jusqu'à des valeurs toxiques (inhibition de son métabolisme).
Utiliser de préférence une autre classe d'anti-infectieux, sinon surveillance clinique étroite, dosage des taux circulants de phénytoïne et adaptation éventuelle de sa posologie pendant le traitement par les sulfamides anti-infectieux et après son arrêt.
ASSOCIATIONS NECESSITANT UNE PRECAUTION D'EMPLOI :
- Chlorpropamide, tolbutamide :
Hypoglycémie sévère. Mécanisme invoqué : déplacement des liaisons aux protéines plasmatiques.
Prévenir le malade et renforcer l'autosurveillance sanguine. Adapter éventuellement la posologie des sulfamides hypoglycémiants pendant le traitement anti-infectieux et après son arrêt.
- Méthotrexate :
Augmentation des effets et de la toxicité hématologique du méthotrexate : augmentation des concentrations sériques de méthotrexate par déplacement de sa liaison aux protéines plasmatiques par certains sulfamides.
Dosage des taux circulant de méthotrexate. Adaptation posologique si nécessaire pendant l'association et après son arrêt.
- Warfarine :
Augmentation de l'effet anticoagulant oral et du risque hémorragique. Mécanisme invoqué : déplacement des liaisons aux protéines plasmatiques.
Surveillance du taux de prothrombine et surveillance de l'INR. Adaptation de la posologie de l'anticoagulant oral pendant le traitement anti-infectieux et 8 jours après son arrêt.

Grossesse et allaitement

Grossesse :
Il n'y a pas de données fiables de tératogenèse chez l'animal.
En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de ce médicament lorsqu'il est administré pendant la grossesse.
Chez des nouveau-nés exposés in utero et présentant un déficit en G6PD, des hémolyses ont été rapportées. Par ailleurs, des cas d'ictère nucléaire, après exposition maternelle en fin de grossesse, ont été rapportés avec les sulfamides à demi-vie longue, du fait de l'immaturité des systèmes détoxifiant la bilirubine chez le nouveau-né.
En conséquence, l'utilisation de ce médicament est déconseillée pendant la grossesse.
Allaitement :
L'allaitement est contre-indiqué dans le cas où la mère ou l'enfant présente un déficit en G6PD, afin de prévenir la survenue d'hémolyses.
Avec les sulfamides à demi-vie longue, des ictères nucléaires ont été rapportés chez le nouveau-né.
En conséquence, l'allaitement est contre-indiqué lorsque le nouveau-né a moins d'un mois.
Au-delà de cet âge, l'allaitement est déconseillé en cas de traitement par un sulfamide.

Comment ça marche ?

ABSORPTION :
La sulfaguanidine est faiblement absorbée (20 pour cent). Cependant, son absorption peut être augmentée chez les sujets présentant une pathologie digestive.
DISTRIBUTION :
Les sulfamides traversent les barrières placentaire et méningée et passent dans le lait maternel. Le taux de fixation de la sulfaguanidine aux protéines plasmatiques est de 25 pour cent.
BIOTRANSFORMATION :
Les sulfamides sont essentiellement métabolisés au niveau du foie. Les dérivés acétylés formés sont inactifs et peu solubles dans l'eau. Le degré d'acétylation de la sulfaguanidine est de 20 à 25 pour cent.
EXCRETION :
Les sulfamides et leurs dérivés acétylés sont éliminés majoritairement au niveau rénal.
En dehors de l'élimination rénale, il existe d'autres voies mineures d'élimination : la bile, la salive, le lait maternel et la sueur. La clairance, chez l'homme, de la sulfaguanidine est de 50 ml/min.

Enteropathyl existe aussi sous ces formes

Enteropathyl