Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ERY Gé 500 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Infectiologie - Parasitologie
principes actifs: Erythromycine
laboratoire: Bouchara-Recordati

Comprimé
Boîte de 20
Toutes les formes
3,31€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 4,13 €
Tous les génériques

Précautions d'emploi

Ce médicament est adapté à l'adulte et l'enfant à partir de 25 kg (soit environ à partir de 8 ans).
- Une diarrhée importante survenant pendant ou après un traitement par érythromycine doit faire évoquer la possibilité d'une colite pseudomembraneuse dont quelques rares cas ont été rapportés avec l'érythromycine comme avec pratiquement tous les antibiotiques.
- Des cas exceptionnels de sténose hypertrophique du pylore ont été rapportés chez des nouveau-nés sans que le mécanisme n'en ait été établi.
- En cas d'insuffisance hépatique, l'administration d'érythromycine n'est pas recommandée. Si elle est nécessaire, elle justifie alors une surveillance régulière des tests hépatiques et éventuellement une réduction de posologie.
- Interactions avec les examens paracliniques : l'érythromycine, comme d'autres antibiotiques peut interférer dans les dosages urinaires de catécholamines par fluorescence. Cette interférence peut s'observer principalement avec les techniques non chromatographiques, et dans une moindre mesure, après séparation chromatographique.
- Allaitement : l'érythromycine passe dans le lait maternel ; une diarrhée, de l'irritabilité ont pu être observées chez l'enfant allaité. En conséquence, par mesure de précaution il convient d'éviter d'allaiter pendant la durée du traitement.

Interactions avec d'autres médicaments

ASSOCIATIONS CONTRE-INDIQUEES :
- Alcaloïdes de l'ergot de seigle vasoconstricteurs (dihydroergotamine, ergotamine) :
Ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (diminution de l'élimination hépatique des alcaloïdes de l'ergot de seigle).
- Cisapride :
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes (diminution du métabolisme hépatique du cisapride).
- Pimozide, Bépridil :
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
- Mizolastine :
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
ASSOCIATIONS DECONSEILLEES :
- Dopaminergiques (bromocriptine, cabergoline, pergolide) :
Augmentation des concentrations plasmatiques du dopaminergique avec accroissement possible de son activité ou apparition de signes de surdosage.
- Buspirone :
Augmentation des concentrations plasmatiques de l'anxiolytique par diminution de son métabolisme hépatique.
- Carbamazépine :
Augmentation des concentrations plasmatiques de carbamazépine avec signes de surdosage par inhibition de son métabolisme hépatique.
Il est possible d'utiliser d'autres macrolides dont l'interférence au plan clinique est actuellement considérée comme minime ou nulle. Cependant dans la maladie des Légionnaires, l'érythromycine reste l'antibiotique de référence ; en cas d'utilisation de cet antibiotique, une surveillance clinique avec contrôle des concentrations plasmatiques de carbamazépine est souhaitable en milieu spécialisé.
- Ciclosporine, tacrolimus :
Augmentation des concentrations plasmatiques de l'immunodépresseur et de la créatininémie par inhibition du métabolisme hépatique de l'immunodépresseur.
- Ebastine (antihistaminique H1) :
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment chez les sujets prédisposés (syndrome du QT long congénital), notamment de torsades de pointes (diminution du métabolisme hépatique de l'antihistaminique par le macrolide).
- Théophylline (base et sels) et aminophylline :
Surdosage en théophylline (diminution de son élimination hépatique) plus particulièrement dangereux chez l'enfant.
Il est possible d'utiliser les autres macrolides actuellement considérés comme non interactifs. Cependant dans la maladie des Légionnaires, l'érythromycine reste l'antibiotique de référence, et peut être utilisée sous surveillance clinique étroite avec contrôle éventuel des concentrations plasmatiques de théophylline.
- Triazolam :
Quelques cas de majoration des effets indésirables du triazolam (troubles du comportement) ont été rapportés.
- Toltérodine :
Augmentation des concentrations plasmatiques de toltérodine chez les métaboliseurs lents, avec risque de surdosage.
- Halofantrine :
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Si cela est possible, interrompre le macrolide. Si l'association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée.
- Disopyramide :
Risque de majoration des effets indésirables du disopyramide : hypoglycémies sévères, allongement de l'intervalle QT et troubles du rythme ventriculaire graves, notamment à type de torsades de pointes.
Surveillance clinique, biologique et électrocardiographique régulière.
- Luméfantrine + artéméther :
Risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes.
Si cela est possible, interrompre le torsadogène associé. Si l'association ne peut être évitée, contrôle préalable du QT et surveillance ECG monitorée.
ASSOCIATIONS FAISANT L'OBJET DE PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Alfentanil :
Augmentation de l'effet dépresseur respiratoire de l'analgésique opiacé par diminution de son métabolisme hépatique.
Adaptation de la posologie de l'analgésique opiacé en cas de traitement par l'érythromycine.
- Anticoagulants oraux :
Augmentation de l'effet anticoagulant oral et du risque hémorragique.
Contrôle plus fréquent de l'INR. Adaptation éventuelle de la posologie de l'anticoagulant oral pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.
- Atorvastatine, simvastatine :
Risque majoré d'effets indésirables (concentration-dépendants) à type de rhabdomyolyse (diminution du métabolisme hépatique de l'hypocholestérolémiant).
Utiliser des doses plus faibles d'hypocholestérolémiant. Si l'objectif thérapeutique n'est pas atteint, utiliser une autre statine non concernée par ce type d'interaction.
- Digoxine :
Augmentation de la digoxinémie par augmentation de son absorption.
Surveillance clinique et éventuellement de la digoxinémie pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.
- Lisuride :
Augmentation des concentrations plasmatiques de lisuride avec signes de surdosage dopaminergique (nausées, vomissements, somnolence, asthénie).
Surveillance clinique et adaptation de la posologie du lisuride pendant le traitement par érythromycine.
- Midazolam :
Augmentation des concentrations plasmatiques de midazolam par diminution de son métabolisme hépatique, avec majoration de la sédation, notamment chez l'enfant.
Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie du midazolam pendant le traitement par érythromycine.
- Sildénafil :
Augmentation des concentrations plasmatiques de sildénafil, avec risque d'hypotension.
Débuter le traitement par sildénafil à la dose de 25 mg par jour.
- Vérapamil :
Bradycardie et/ou troubles de la conduction auriculoventriculaire, par diminution du métabolisme hépatique du vérapamil par l'érythromycine.
Surveillance clinique et ECG ; s'il y a lieu, adaptation de la posologie du vérapamil pendant le traitement par l'érythromycine et après son arrêt.
PROBLEMES PARTICULIERS DU DESEQUILIBRE DE L'INR :
De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

Grossesse et allaitement

Grossesse :
En raison du bénéfice attendu l'utilisation de l'érythromycine peut être envisagée au cours de la grossesse si besoin. En effet, malgré des données animales insuffisantes, l'utilisation large de l'érythromycine au cours de la grossesse n'a pas révélé, à ce jour, d'effet malformatif ou foetotoxique.
Allaitement :
L'érythromycine passe dans le lait maternel ; une diarrhée, de l'irritabilité ont pu être observées chez l'enfant allaité. En conséquence, par mesure de précaution il convient d'éviter d'allaiter pendant la durée du traitement.

Comment ça marche ?

La propionyl-érythromycine étant sensible à l'acidité gastrique, quoique moins que l'érythromycine-base, l'ingestion sera faite, autant que possible, en dehors des repas, de préférence 45 minutes avant.
ABSORPTION :
Absorption rapide. L'antibiotique est retrouvé dans le sérum dès la 30ème minute ; le pic sérique survient en moyenne 1 heure et demie (prise de 500 mg) ou 1/2 à 1 heure (prise de 250 mg) après une prise à jeun.
DISTRIBUTION :
- Les paramètres pharmacocinétiques sériques (dosages bactériologiques) sont les suivants :
Après prise de 1 comprimé à 500 mg ou de 2 comprimés à 250 mg :
. Concentration maximale en moyenne : 2 à 3 microgrammes/ml.
. Demi-vie, en moyenne : 3 à 4 heures.
Compte tenu de la rémanence de l'effet antibiotique, la dose journalière peut être donnée en 2 prises, à 12 heures d'intervalle.
- Diffusion humorale et tissulaire : bonne (surtout dans le tissu pulmonaire et la muqueuse bronchique, ainsi que dans les amygdales).
- Les macrolides pénètrent et s'accumulent dans les phagocytes (polynucléaires neutrophiles, monocytes, macrophages péritonéaux et alvéolaires).
Les concentrations intraphagocytaires sont élevées chez l'homme.
Comme pour d'autres macrolides, ces propriétés expliquent l'activité de l'érythromycine sur les bactéries intracellulaires.
- Liaison aux protéines plasmatiques : 92 pour cent.
BIOTRANSFORMATION :
Elle se fait par :
- hydrolyse de l'ester propionique d'érythromycine. Il existe dans le sérum sanguin un état d'équilibre caractérisé par 20 pour cent à 25 pour cent d'érythromycine-base et 80 à 75 pour cent de propionyl-érythromycine.
L'acide propionique est métabolisé, le carbone de la fonction acide étant éliminé par voie respiratoire.
- N-déméthylation de la fraction désosamine de l'érythromycine, qui se fait dans le foie.
EXCRETION :
- Dans l'urine, l'élimination se fait sous formes actives, à des concentrations 10 à 20 fois supérieures aux taux sanguins. Comme dans le sérum, il s'agit pour 1/4 de base et pour 3/4 d'ester propionique. Cependant, la quantité totale éliminée par l'urine n'est que de 1 à 4 pour cent de la dose ingérée chez le sujet normal.
- La plus grande partie de la propionyl-érythromycine absorbée est éliminée dans la bile sous forme de métabolites : N-déméthyl-érythromycine et propionyl-N-déméthyl-érythromycine.

Ery GÉ existe aussi sous ces formes

Ery GÉ

Voir aussi les génériques de Ery GÉ

Ery GÉ