Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ESPERAL 500 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Neurologie-psychiatrie
principes actifs: Disulfirame
laboratoire: Sanofi-Aventis France

Comprimé
Boîte de 1 Tube de 20
Toutes les formes
1,80€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 2,62 €

Précautions d'emploi

MISES EN GARDE :
- Liées au disulfirame seul :
De très rares cas d'hépatites fulminantes ont été rapportés :
Devant des signes évocateurs (asthénie, anorexie, nausées, vomissements, douleurs abdominales ou ictère), un examen clinique et un contrôle biologique des fonctions hépatiques doivent être entrepris immédiatement (voir rubrique effets indésirables).
- Liées à l'association disulfirame-alcool :
. Les patients doivent être informés du risque d'effet antabuse (voir rubrique interactions).
La réaction disulfirame-alcool : cette réaction (effet antabuse) survient chez les patients traités par le disulfirame lors de l'absorption d'alcool, même en petite quantité : prendre garde à la présence d'alcool dans la composition d'autres médicaments (notamment dans les solutions buvables), dans l'alimentation, mais aussi lors de l'utilisation de produits de toilette tels qu'après-rasages et parfums.
. Les symptômes désagréables (bouffées congestives du visage, érythème, nausées et vomissements, sensation de malaise, tachycardie, hypotension) se produisent 10 minutes après l'ingestion d'alcool et durent de 1/2 heure à plusieurs heures.
Des réactions avec l'alcool peuvent survenir jusqu'à 2 semaines après l'arrêt du disulfirame.
Des réactions plus sévères ont été rapportées : troubles du rythme cardiaque, crise d'angor, collapsus cardiovasculaire, infarctus du myocarde, mort subite, dépression respiratoire, accidents neurologiques (confusion mentale, encéphalopathie et convulsions).
- La prise concomitante du disulfirame est déconseillée avec :
. l'alcool et les médicaments contenant de l'alcool,
. l'isoniazide,
. les nitro-5-imidazolés (métronidazole, ornidazole, secnidazole, tinidazole),
. la phénytoïne,
(voir rubrique interactions).
PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Ce médicament ne doit être administré qu'après un examen médical approfondi (clinique et biologique).
Pratiquer un contrôle biologique des fonctions hépatiques, comportant un dosage des transaminases, avant le début du traitement par le disulfirame (voir rubrique contre-indications) puis régulièrement, en particulier pendant les 3 premiers mois de traitement.
L'élévation des transaminases à trois fois la limite normale supérieure impose l'arrêt sans délai et définitif du traitement. Les patients devront alors être suivis étroitement jusqu'à la normalisation du bilan hépatique.
- Le disulfirame doit être utilisé avec précaution chez les patients présentant un eczéma au nickel, en raison d'un risque accru de survenue d'hépatites (voir rubrique effets indésirables).
- Le disulfirame ne doit jamais être administré au malade à son insu.
- L'utilisation de disulfirame est déconseillée pendant la grossesse quel qu'en soit le terme et chez la femme en âge de procréer n'utilisant pas de mesure contraceptive (voir rubrique grossesse et allaitement).
- Association nécessitant des précautions d'emploi : warfarine (et par extrapolation, autres anticoagulants).

Interactions avec d'autres médicaments

ASSOCIATIONS DECONSEILLEES :
- Alcool :
Effet antabuse (chaleur, rougeur, vomissements, tachycardie).
Eviter l'absorption de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
- Isoniazide :
Troubles du comportement et de Ia coordination.
- Nitro-5-imidazolés (métronidazole, ornidazole, secnidazole, tinidazole) :
Bouffées délirantes, état confusionnel.
- Phénytoïne :
Augmentation importante et rapide des taux plasmatiques de phénytoïne avec signes toxiques (inhibition de son métabolisme).
ASSOCIATION NECESSITANT DES PRECAUTIONS D'EMPLOI :
Warfarine (et par extrapolation, autres anticoagulants) :
Augmentation de l'effet anticoagulant oral et du risque hémorragique (diminution de son métabolisme hépatique).

Grossesse et allaitement

Grossesse :
Les données animales ne permettent pas de conclure et les données cliniques sont insuffisantes.
L'utilisation de disulfirame est donc déconseillée au cours de la grossesse quel qu'en soit le terme et chez la femme en âge de procréer n'utilisant pas de mesures contraceptives.
L'apparition d'un effet antabuse important lors de la prise d'alcool peut entraîner des conséquences graves pour le foetus.
Allaitement :
En cas de traitement par le disulfirame, l'allaitement est déconseillé.

Effet sur la conduite de véhicules

Le risque de somnolence en début de traitement peut rendre dangereuse Ia conduite de véhicules ou l'utilisation de machines.

Comment ça marche ?

Après prise orale, I'absorption du disulfirame est rapide mais incomplète (de 70% à 90%). II est rapidement métabolisé : réduction en diéthyl-dithiocarbamate, lui-même éliminé sous forme glucuroconjuguée ou transformé en diéthylamine et en sulfure de carbone. Une partie du sulfure de carbone est éliminée par voie pulmonaire. Les autres métabolites sont éliminés par voie urinaire.

Esperal existe aussi sous ces formes

Esperal