Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

GONADO CHORIONIQUE ENDO 1 500 UI/1 mL

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 06.06.2012

Médicament générique du Classe thérapeutique: Endocrinologie
principes actifs: Lyophilisat : , Gonadotrophine chorionique
laboratoire: Msd France

Poudre et solvant pour solution injectable
Boîte de 6 Ampoules de poudre + 6 Ampoules de solvant de 1 ml
Toutes les formes
10,71€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 11,53 €

Précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

L'attention des sportifs sera attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

Chez la femme :

· Il existe un risque accru de grossesses multiples après induction de l'ovulation par des préparations contenant des gonadotrophines.

· Les taux de fausses couches chez les femmes poursuivant un traitement de procréation médicalement assistée sont plus élevés que dans la population non traitée.

· Après utilisation des techniques de reproduction assistée (TRA), l'incidence des malformations congénitales peut être légèrement plus élevée qu'après conceptions naturelles. Ceci peut être dû à des différences dans les caractéristiques des parents (ex. : âge de la mère, caractéristiques du sperme) et à un risque accru de grossesses multiples.

Précautions d'emploi

Chez les femmes :

· Etant donné que les femmes infertiles suivant des techniques d'assistance à la procréation, notamment des FIV, présentent souvent des anomalies tubaires, l'incidence des grossesses extra-utérines peut être augmentée. Il est important de confirmer par une échographie précoce si la grossesse est intra-utérine.

· Hyperstimulation ovarienne non souhaitée :

Chez les patientes traitées pour stérilité en association avec les FSH ou la hMG et dans le but d'induire une ovulation, le produit devra être employé sous stricte surveillance médicale. Un suivi attentif des taux d'estradiol et de la réponse ovarienne, basé sur l'examen échographique, est recommandé avant et pendant le cycle de stimulation.

Le syndrome d'hyperstimulation ovarienne peut devenir un effet indésirable grave caractérisé par de volumineux kystes ovariens proches de la rupture et la survenue d'une ascite dans un tableau clinique de dysfonctionnment circulatoire (voir rubrique Effets indésirables). En cas de réponse ovarienne excessive pendant la phase de stimulation, il est recommandé de supprimer l'administration d'hCG et de conseiller aux patientes d'éviter toute possibilité de grossesse.

· Les femmes présentant des facteurs de risque généralement reconnus de thrombose, tels qu'un antécédent personnel ou familial, une obésité sévère (indice de masse corporelle > 30 kg/m2) ou une thrombophilie connue, peuvent présenter un risque augmenté d'évènements thromboemboliques veineux ou artériels, au cours ou après traitement par gonadotrophines. Chez ces femmes, les bénéfices d'un traitement par FIV doivent être comparés avec les risques.

· L'injection d'hCG peut induire un test de grossesse faussement positif pendant 8 à 15 jours selon la dose injectée. La réalisation d'un nouveau test quelques jours plus tard est recommandée en cas de doute.

· Des tumeurs bénignes et malignes de l'ovaire et d'autres organes de la reproduction ont été rapportées chez les femmes ayant eu recours à plusieurs traitements médicaux pour traiter l'infertilité. Il n'a pas encore été établi si un traitement par gonadotrophines augmente ou non le risque de ces tumeurs chez les femmes infertiles.

Chez les hommes :

Le traitement par hCG augmente la production d'androgènes. Par conséquent les patients présentant une insuffisance cardiaque latente ou manifeste, une insuffisance rénale ou une hypertension artérielle doivent être maintenus sous stricte surveillance médicale dans la mesure où l'augmentation de la production d'androgènes peut parfois entraîner une aggravation ou une récurrence de ces affections.

L'hCG doit être utilisée avec prudence chez les jeunes garçons pré-pubères pour éviter une maturation épiphysaire  ou une maturation sexuelle précoce. La maturation du squelette doit être surveillée régulièrement.

Interactions avec d'autres médicaments

Aucune étude d'interaction n'a été réalisée.

Grossesse et allaitement

Les gonadotrophines sont actuellement utilisés comme inducteurs de l'ovulation, en association avec les analogues de la GnRH, en vue d'obtenir une grossesse. La grossesse ne représente donc pas une indication de ces produits.

Toutefois, l'expérience montre que certaines femmes, après induction de l'ovulation lors d'un précédent cycle, développent une grossesse sans en avoir connaissance et entreprennent de ce fait une nouvelle stimulation ovarienne.

Les données actuellement disponibles sur les effets de cette classe de produits au cours de la grossesse sont les suivantes : chez l'animal, les études effectuées n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.

En clinique, l'utilisation des gonadotrophines, sur des effectifs limités de grossesses exposées, n'a apparemment révélé aucun effet malformatif ou foetotoxique particulier à ce jour. Toutefois, des études complémentaires sont nécessaires pour vérifier les conséquences d'une exposition en cours de grossesse.

Comment ça marche ?

· L'hCG est une glycoprotéine hydrosoluble.

· Après administration orale l'hormone est détruite par les enzymes gastro-intestinales, mais

elle conserve son activité après l'injection intramusculaire. En clinique humaine,

l'administration doit être faite exclusivement par voie intramusculaire.

Sa durée d'action et son métabolisme sont encore mal précisés.