Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

ICAZ LP 2,5 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cardiologie et angéiologie
principes actifs: Isradipine
laboratoire: Daiichi Sankyo France Sas

Gélule à libération prolongée
Boîte de 30
Toutes les formes
12,54€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 13,36 €

Précautions d'emploi

Il est recommandé d'adapter la posologie chez les personnes âgées, les insuffisants rénaux ou hépatiques et les insuffisants cardiaques chroniques ( voir rubrique Posologie et mode d'administration ).

Des précautions doivent être prises chez les patients ayant une maladie du noeud sinusal confirmé ou fortement suspecté et qui ne sont pas appareillés avec un pacemaker.

Prendre des précautions particulières en cas de faible pression systolique ou de sténose aortique sévère.

Une crise angineuse peut survenir principalement chez des patients présentant une cardiopathie ischémique. La fréquence, la durée et la sévérité des crises angineuses peuvent se majorer lors de l'initiation du traitement ou lors de la majoration de la posologie.

ICAZ LP 2,5 mg, gélule doit être arrêté en cas de réaction d'hypersensibilité à ce médicament.

Interactions avec d'autres médicaments

Associations déconseillées

+ Dantrolène

Avec le dantrolène administré par perfusion: chez l'animal des cas de fibrillations ventriculaires mortelles sont constamment observés lors de l'administration de vérapamil et de dantrolène IV.

L'association d'un antagoniste du calcium et de dantrolène est donc potentiellement dangereuse. Cependant, quelques patients ont reçu l'association nifédipine et dantrolène sans inconvénient.

Associations faisant l'objet de précautions d'emploi

+ Itraconazole, kétoconazole

Risque majoré d'effets indésirables, notamment d'oedèmes, par diminution du métabolisme hépatique de la dihydropyridine.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de la dihydropyridine pendant le traitement par l'itraconazole ou le kétoconazole et après leur arrêt.

+ Anticonvulsivants inducteurs enzymatiques (carbamazepine, fosphenytoine, phenobarbital, phenytoine, primidone, etc.)

Diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique par l'inducteur.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le traitement par l'inducteur et après son arrêt.

+ Rifampicine

Diminution des concentrations plasmatiques de l'antagoniste du calcium par augmentation de son métabolisme hépatique.

Surveillance clinique et adaptation éventuelle de la posologie de l'antagoniste du calcium pendant le traitement par la rifampicine et après son arrêt.

+ Baclofène

Majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique.

Surveillance de la pression artérielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nécessaire.

Associations à prendre en compte

+ Bêta-bloquants (sauf esmolol)

Hypotension, défaillance cardiaque chez les patients en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée (addition des effets inotropes négatifs). Le bêta-bloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive.

+ Bêta-bloquants dans l'insuffisance cardiaque (bisoprolol, carvédilol, métoprolol, nébivolol)

Hypotension, défaillance cardiaque chez les malades en insuffisance cardiaque latente ou non contrôlée (effet inotrope négatif in vitro des dihydropyridines plus ou moins marqué et susceptibles de s'additionner aux effets inotropes négatifs des bêta-bloquants). La présence d'un traitement bêta-bloquant peut par ailleurs minimiser la réaction sympathique réflexe mise en jeu en cas de répercussion hémodynamique excessive.

+ Amifostine

Majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique.

+ Antidépresseurs imipraminiques, neuroleptiques

Majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique.

+ Alphabloquants à visée urologique (sauf doxazosine)

Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique majoré.

+ Doxazosine

Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique sévère.

+ Antihypertenseurs alpha-bloquants

Majoration de l'effet hypotenseur. Risque majoré d'hypotension orthostatique.

+ Minéralocorticoïdes

Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).

+ Glucocorticoïdes (sauf hydrocortisone en traitement substitutif)

Diminution de l'effet antihypertenseur (rétention hydrosodée des corticoïdes).

+ Dérivés nitrés et apparentés

Majoration du risque d'hypotension, notamment orthostatique.

Grossesse et allaitement

Grossesse

Les études réalisées chez l'animal n'ont pas mis en évidence des effets tératogènes et foetotoxiques de l'isradipine.

En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de l'isradipine lorsqu'elle est administrée pendant la grossesse.

En conséquence, l'utilisation de l'isradipine est déconseillée pendant la grossesse.

Allaitement

L'isradipine passe dans le lait maternel. En conséquence, par mesure de précaution, il convient d'éviter, si cela est possible, l'administration de ce médicament chez la femme qui allaite.

Effet sur la conduite de véhicules

Il n'y a pas de données sur les effets d'ICAZ LP 2,5 mg, gélule sur la capacité à conduire des véhicules ou à utiliser des machines. Compte-tenu qu'avec les inhibiteurs des canaux calciques, des vertiges peuvent apparaître surtout en début de traitement, les patients doivent être prudents s'ils conduisent des véhicules ou manipulent des machines.

Comment ça marche ?

Absorption

Après 90 à 95 % d'absorption par le tractus gastro-intestinal, ICAZ LP 2,5 mg, gélule subit un effet de premier passage hépatique important induisant une biodisponibilité comprise entre 16 et 18 %. Pour des doses allant jusqu'à 20 mg, le pic de concentration plasmatique et l'AUC présentent une relation linéaire avec la dose.

Environ 50 % de l'isradipine contenue dans ICAZ LP 2,5 mg, gélule sont absorbés dans les 10 heures et le pic de concentration plasmatique est atteint au bout de 5 à 7 heures après administration. Le pic de concentration plasmatique (Cmax) est de 1 ng/ml pour une dose unique d'ICAZ LP 2,5 mg, gélule et de 1,8 ng/ml à l'état d'équilibre.

L'ingestion d'une gélule avec l'alimentation entraîne une légère élévation du pic de concentration plasmatique et augmente la biodisponibilité d'ICAZ LP 2,5 mg, gélule d'environ 20 %.

Distribution

L'isradipine est liée environ à 95 % aux protéines plasmatiques et le volume apparent de distribution est de 283 l.

Biotransformation

L'isradipine est biotransformée de façon importante au niveau hépatique par désestérification et aromatisation du noyau dihydropyridine. Les métabolites de l'isradipine constituent les 95 % de la dose de la molécule-mère. In vitro, aucun de ces métabolites ne contribue à l'effet cardiovasculaire de l'isradipine. Aucune molécule inchangée n'est détectée dans les urines.

Elimination

La clairance totale de l'isradipine est de 43 l/heure. Son élimination est biphasique, avec une demi-vie de 8,4 heures. Environ 60 à 65 % de la dose administrée est excrétée dans les urines et 25 à 30 % dans les selles.

Populations spéciales

Les résultats ont montré qu'il n'y avait pas de corrélation entre la fonction rénale et la pharmacocinétique, à la fois une augmentation et une diminution de la biodisponibilité ont été observées chez les patients présentant une fonction rénale altérée. La biodisponibilité a été rapportée comme plus élevée chez les personnes âgées et chez les patients ayant une fonction hépatique altérée, valeurs atteignant jusqu'à 37 %.