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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

LAMICTAL INSTAURATION DU TRAIT 25 mg

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 08.09.2005

Médicament générique du Classe thérapeutique: Neurologie-psychiatrie
principes actifs: Lamotrigine
laboratoire: Glaxosmithkline

Comprimé
Boîte de 21
Toutes les formes
10,21€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 11,03 €

Précautions d'emploi

- La lamotrigine peut aggraver certaines formes rares de crises myocloniques.
- L'introduction d'un médicament anti-épileptique peut, rarement, être suivie d'une recrudescence des crises ou l'apparition d'un nouveau type de crise chez le patient, et ce indépendamment des fluctuations spontanées observées dans certaines maladies épileptiques. En ce qui concerne la lamotrigine, les causes de ces aggravations peuvent être : une modification du traitement anti-épileptique concomitant ou une interaction pharmacocinétique avec celui-ci, une toxicité ou un surdosage. Il peut ne pas y avoir d'autre explication qu'une réaction paradoxale.
- En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.
- Risque cutané :
. Des éruptions cutanées ont été signalées lors de traitements par la lamotrigine. Elles surviennent généralement dans les 8 premières semaines de traitement.
Si la majorité des éruptions sont bénignes et transitoires, des effets cutanés parfois graves, pouvant mettre en jeu le pronostic vital, comme le syndrome de Stevens-Johnson et le syndrome de Lyell (nécrolyse épidermique toxique) ont été rapportés (voir effets indésirables).
Chez l'adulte, le risque d'éruption cutanée grave est de 1 pour 1000.
Ce risque est plus élevé chez l'enfant que chez l'adulte : au cours des études cliniques, l'incidence des éruptions ayant conduit à une hospitalisation est de l'ordre de 1 pour 300 à 1 pour 100. C'est pourquoi, chez l'enfant de 2 à 12 ans, ce traitement est réservé aux formes sévères des épilepsies partielles ou généralisées, réfractaires aux thérapeutiques anti-épileptiques habituelles.
. En cas de survenue d'une éruption cutanée, il est indispensable de procéder rapidement à son évaluation et à l'arrêt du traitement par la lamotrigine, sauf si l'éruption observée est imputée de façon formelle à une autre cause, non médicamenteuse.
. Facteurs de risque :
selon les données actuelles, il existe une forte corrélation entre le risque de survenue d'une éruption cutanée et :
. une posologie initiale trop élevée,
. une augmentation trop rapide de la posologie,
. l'association au valproate de sodium qui double la demi-vie de la lamotrigine (voir posologie et mode d'administration).
L'ASSOCIATION AU VALPROATE DE SODIUM DOIT ETRE EVITEE. ELLE SERA RESERVEE AUX SITUATIONS CLINIQUES QUI L'IMPOSENT, LORSQUE LE BENEFICE ATTENDU L'EMPORTE SUR LE RISQUE.
. Quelle que soit la nature du médicament associé, il est recommandé dans tous les cas :
. d'utiliser la lamotrigine avec précaution en cas d'antécédents de toxidermie aux autres anticonvulsivants,
. de respecter les posologies initiales,
. de procéder à une augmentation progressive en respectant les paliers définis pour l'adaptation des doses (voir posologie et mode d'administration),
. de renforcer la surveillance cutanée,
. de surveiller attentivement les patients pendant les 8 premières semaines de traitement.
- Réactions d'hypersensibilité :
. Des réactions d'hypersensibilité : fièvre, éruption cutanée (parfois sévère avec syndrome de Lyell ou de Stevens-Johnson), atteinte hépatique, altération de la fonction rénale, atteinte hématologique, adénopathies, oedèmes de la face, conjonctivites, ont été rapportées.
. Ce syndrome d'hypersensibilité général d'expression clinique variable peut conduire, dans de rares cas, à une coagulation intravasculaire disséminée (CIVD) et à une défaillance multiviscérale.
. Il est important de noter que des réactions précoces d'hypersensibilité (fièvre et adénopathies, conjonctivite) peuvent être annonciatrices d'une éruption cutanée sévère alors que les premiers symptômes cutanés ne sont pas encore observés.
. Devant un patient présentant un signe précoce évocateur d'hypersensibilité, il est recommandé de :
. l'évaluer cliniquement,
. interrompre immédiatement le traitement si aucune autre étiologie ne peut être établie,
. pratiquer une numération formule sanguine et un bilan hépatique.
- Modalités d'arrêt du traitement :
Comme pour tous les autres médicaments anti-épileptiques, l'arrêt brutal du traitement par la lamotrigine peut entraîner une recrudescence des crises d'épilepsie.
Pour éviter ce risque et à moins qu'un problème de tolérance (éruption cutanée sévère par exemple) n'oblige à l'arrêt immédiat du traitement, il est recommandé de réduire progressivement la posologie de la lamotrigine sur une période de deux semaines. Selon les cas, un traitement transitoire par un anti-épileptique à effet rapide peut s'avérer nécessaire.
- Folates :
La lamotrigine est un faible inhibiteur de la dihydrofolate réductase et pourrait interférer avec le métabolisme des folates. Toutefois les données de surveillance du traitement par la lamotrigine pendant une année n'ont pas montré de baisse des taux sanguins de folates ni de signes hématologiques d'anémie par carence folique en rapport avec le traitement. D'autre part, aucune modification de la concentration globulaire en folates n'a été observée chez les patients traités sur une période allant jusqu'à 5 ans (voir grossesse et allaitement).
- Insuffisants rénaux :
Chez les insuffisants rénaux des études en administration unique n'ont pas révélé de modifications des concentrations plasmatiques en lamotrigine. Cependant une accumulation du métabolite glycuroconjugué est à prévoir et des précautions d'emploi doivent être prises pour ces patients.
- Sujets âgés (de plus de 65 ans) :
La pharmacocinétique de la lamotrigine a été étudiée dans cette population et ne diffère pas significativement de celle de la population de moins de 65 ans. Cependant, il est recommandé d'utiliser la lamotrigine avec précaution dans cette population.
- Insuffisants hépatiques :
Les posologies (initiale, augmentation progressive et entretien) doivent généralement être réduites d'environ 50% chez les patients présentant une insuffisance hépatique modérée (Child et Pugh grade B) et d'environ 75% chez les patients présentant une insuffisance hépatique sévère (Child et Pugh grade C).
Cependant, les posologies utilisées lors de l'augmentation progressive des doses et la posologie d'entretien peuvent être ajustées en fonction de la réponse clinique du patient.
- Grossesse :
. Risque lié à l'épilepsie et aux anti-épileptiques : tous anti-épileptiques confondus, il a été montré que dans la descendance des femmes épileptiques traitées, le taux global de malformations est de 2 à 3 fois supérieur à celui (3% environ) de la population générale ; bien que l'on constate une augmentation du nombre d'enfants malformés avec la polythérapie, la part respective des traitements et de la maladie n'a pas été réellement évaluée. Les malformations le plus souvent rencontrées sont des fentes labiales et des malformations cardiovasculaires. Par ailleurs, l'interruption brutale du traitement anti-épileptique peut entraîner une aggravation de la maladie préjudiciable à la fois à la mère et au foetus.
. Risque lié à la lamotrigine : les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces. En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de la lamotrigine lorsqu'elle est administrée pendant la grossesse.
. Compte tenu de ces données :
. Si une grossesse est envisagée : elle représente l'occasion de peser à nouveau l'indication du traitement. Dans l'épilepsie, si c'est possible, la lamotrigine, anti-épileptique non tératogène chez l'animal (voir supra), sera prescrite en monothérapie, au moins pendant le début de la grossesse.
. Pendant la grossesse : un traitement anti-épileptique efficace par la lamotrigine ne doit pas être interrompu, l'aggravation de la maladie étant préjudiciable à la fois à la mère et au foetus.
. Surveillance et prévention : la prévention par l'acide folique des anomalies du tube neural, chez les femmes enceintes traitées par d'autres anti-épileptiques, n'est pas étayée à ce jour ; toutefois, compte tenu de l'effet bénéfique de cette supplémentation observée dans d'autres situations, celle-ci est recommandée chez les femmes enceintes traitées par la lamotrigine, 2 mois avant et 1 mois après la conception. Un diagnostic anténatal spécifique doit être proposé même aux femmes supplémentées en acide folique.
- Association faisant l'objet de précautions d'emploi : carbamazépine.

Grossesse et allaitement

Grossesse :
- Risque lié à l'épilepsie et aux anti-épileptiques :
Tous anti-épileptiques confondus, il a été montré que dans la descendance des femmes épileptiques traitées, le taux global de malformations est de 2 à 3 fois supérieur à celui (3% environ) de la population générale ; bien que l'on constate une augmentation du nombre d'enfants malformés avec la polythérapie, la part respective des traitements et de la maladie n'a pas été réellement évaluée.
Les malformations le plus souvent rencontrées sont des fentes labiales et des malformations cardiovasculaires.
Par ailleurs, l'interruption brutale du traitement anti-épileptique peut entraîner une aggravation de la maladie préjudiciable à la fois à la mère et au foetus.
- Risque lié à la lamotrigine :
Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène. En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours d'études bien conduites sur deux espèces.
En clinique, il n'existe pas actuellement de données suffisamment pertinentes pour évaluer un éventuel effet malformatif ou foetotoxique de la lamotrigine lorsqu'elle est administrée pendant la grossesse.
- Compte tenu de ces données :
. Si une grossesse est envisagée :
Elle représente l'occasion de peser à nouveau l'indication du traitement.
Dans l'épilepsie, si c'est possible, la lamotrigine, anti-épileptique non tératogène chez l'animal (voir supra) sera prescrite en monothérapie, au moins pendant le début de la grossesse.
. Pendant la grossesse :
Un traitement anti-épileptique efficace par la lamotrigine ne doit pas être interrompu, l'aggravation de la maladie étant préjudiciable à la fois à la mère et au foetus.
. Surveillance et prévention :
La prévention par l'acide folique des anomalies du tube neural, chez les femmes enceintes traitées par d'autres anti-épileptiques, n'est pas étayée à ce jour ; toutefois, compte tenu de l'effet bénéfique de cette supplémentation observée dans d'autres situations, celle-ci est recommandée chez les femmes enceintes traitées par la lamotrigine, 2 mois avant et 1 mois après la conception.
Un diagnostic anténatal spécifique doit être proposé même aux femmes supplémentées en acide folique.
Allaitement :
La lamotrigine passe dans le lait maternel et peut exposer le nouveau-né, compte tenu de son poids, à des doses importantes de lamotrigine. Les effets indésirables de la molécule imposent de ne pas prendre un tel risque. L'allaitement est contre-indiqué.

Effet sur la conduite de véhicules

L'attention est attirée sur une inaptitude possible à conduire des véhicules ou à utiliser des machines résultant soit d'une maladie épileptique non contrôlée, soit d'effets indésirables neurologiques tels que vertiges, troubles visuels et somnolence, dus à l'association de la lamotrigine avec d'autres médicaments anticomitiaux.

Comment ça marche ?

Absorption :
La lamotrigine est rapidement et complètement absorbée au niveau gastro-intestinal avec un effet de premier passage hépatique négligeable. Le pic plasmatique est atteint environ 2,5 heures après l'administration orale du produit. La nourriture retarde le pic de concentration plasmatique d'environ 1,5 heure mais sans modifier la quantité absorbée.
La pharmacocinétique est linéaire jusqu'à 450 mg, correspondant à la plus haute dose unitaire testée.
Il existe une grande variation interindividuelle des concentrations plasmatiques à l'état d'équilibre mais les concentrations pour un même individu varient peu.
Distribution :
Le taux de liaison de la lamotrigine aux protéines plasmatiques est de 55%. Il est peu vraisemblable qu'un déplacement de la liaison de la lamotrigine aux protéines plasmatiques entraîne un effet toxique. Le volume de distribution est de 0,92 à 1,22 L/kg.
Métabolisme :
La clairance moyenne de l'adulte sain est de 39 + - 14 ml/mn. La lamotrigine est métabolisée en dérivés glycuroconjugués éliminés dans les urines. Moins de 10% sont excrétés inchangés dans les urines. Seulement 2% environ des métabolites sont excrétés dans les fèces.
La clairance et la demi-vie d'élimination sont indépendantes de la dose administrée. La demi-vie moyenne d'élimination chez l'adulte sain est de 24 à 35 heures.
L'UDP glycuronyltransférase est l'enzyme responsable du métabolisme de la lamotrigine.
Dans une étude chez des sujets atteints du syndrome de Gilbert, la clairance apparente moyenne était réduite de 32% par rapport au groupe contrôle mais les valeurs restaient dans les valeurs limites de la population générale.
La lamotrigine induit son propre métabolisme de façon modérée et dose-dépendante.
D'autre part, la lamotrigine ne semble pas affecter la pharmacocinétique des autres anti-épileptiques et les données suggèrent que les interactions entre la lamotrigine et les médicaments métabolisés par les enzymes du cytochrome P450 sont peu probables.
Elimination :
La demi-vie de la lamotrigine est grandement affectée par les comédications anti-épileptiques. La demi-vie moyenne est réduite approximativement à 14 heures avec des inducteurs enzymatiques comme la carbamazépine et la phénytoïne et augmente à 70 heures en moyenne quand la lamotrigine est administrée avec du valproate de sodium seul.
La clairance ajustée au poids du corps est plus grande chez les enfants entre 2 et 5 ans que chez les enfants plus âgés et les adultes.
La demi-vie est généralement plus courte chez les enfants que chez les adultes avec une valeur moyenne d'approximativement 7 heures quand elle est administrée avec des inducteurs enzymatiques comme la carbamazépine et la phénytoïne et augmente à des valeurs moyennes de 45 à 50 heures quand elle est administrée avec du valproate de sodium seul.
Sujets âgés :
Les résultats d'une analyse pharmacocinétique de population incluant des patients épileptiques jeunes et âgés ayant participé aux mêmes essais cliniques, montrent que la clairance de la lamotrigine n'est pas modifiée de façon cliniquement significative dans les deux populations. Après administration de dose unique, la clairance apparente diminue de 12% et passe de 35 ml/min chez les patients jeunes (20 ans) à 31 ml/min chez les patients de 70 ans. Après un traitement de 48 semaines, elle diminue de 10% et passe de 41 ml/min chez les patients jeunes à 37 ml/min chez des patients âgés.
De plus, les paramètres pharmacocinétiques de la lamotrigine ont été étudiés chez 12 volontaires sains âgés après administration d'une dose unique de 150 mg. La clairance moyenne chez les patients âgés (0,39 ml/min/kg) se situe dans l'intervalle des valeurs moyennes de clairance (0,31 à 0,65 ml/min/kg) obtenues au cours de 9 essais réalisés chez des patients jeunes, après administration d'une dose unique allant de 30 à 450 mg.
Insuffisants rénaux :
Il n'y a pas eu d'expérience clinique concernant le traitement par la lamotrigine chez les insuffisants rénaux.
Les études de pharmacocinétique utilisant une dose unique chez les sujets ayant une insuffisance rénale indiquent que la pharmacocinétique de la lamotrigine est peu affectée mais que les concentrations plasmatiques du métabolite glucuronoconjugué principal sont multipliées environ par 8 du fait de l'insuffisance rénale.
Insuffisants hépatiques :
Une étude de pharmacocinétique en dose unique a été réalisée chez 24 patients ayant une insuffisance hépatique d'intensité variable et chez 12 volontaires sains. La clairance apparente médiane de la lamotrigine est de 0,31, 0,24 et 0,1 ml/min/kg chez des patients ayant une insuffisance hépatique de grade A, B et C (Child Pugh Classification) et de 0,34 ml/min/kg chez les volontaires sains. Chez les patients ayant une insuffisance hépatique de grade B ou C, la posologie devrait généralement être réduite (voir posologie et mode d'administration).

Lamictal Instauration du Trait existe aussi sous ces formes

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