Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
26/10/2016

LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE MYLAN 20mg/125mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Prinzide
Classe thérapeutique: Cardiologie et angéiologie
principes actifs: Lisinopril + Hydrochlorothiazide
laboratoire: Mylan

ComprimÚ sÚcable
bo¯te de 90
Toutes les formes
15,93€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 16,75 €
Tous les génériques

Précautions d'emploi

Mises en garde spéciales

LIEES AU LISINOPRIL

TOUX

Une toux sèche a été rapportée avec l'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion.

Elle est caractérisée par sa persistance ainsi que par sa disparition à l'arrêt du traitement.

L'étiologie iatrogénique doit être envisagée en présence de ce symptôme. Dans le cas où la prescription d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion s'avère indispensable, la poursuite du traitement peut être envisagée.

RISQUE DE NEUTROPENIE/AGRANULOCYTOSE SUR TERRAIN IMMUNODEPRIME

Des inhibiteurs de l'enzyme de conversion ont exceptionnellement entraîné une agranulocytose et/ou une dépression médullaire lorsqu'ils étaient administrés:

·         à doses élevées

·         chez des patients insuffisants rénaux associant des maladies de système (collagénoses telles que lupus érythémateux disséminé ou sclérodermie), avec un traitement immunosuppresseur et/ou potentiellement leucopéniant.

En cas d'association médicamenteuse multiple, surveiller étroitement la tolérance hématologique et rénale.

Le strict respect des posologies préconisées semble constituer la meilleure prévention de la survenue de ces événements. Toutefois, si un inhibiteur de l'enzyme de conversion doit être administré chez ce type de patients, le rapport bénéfice/risque sera soigneusement mesuré.

ANGIO-ŒDEME (ŒDEME DE QUINCKE)

Un angio-oedème de la face, des extrémités, des lèvres, de la langue, de la glotte et/ou du larynx a été rarement signalé chez les patients traités par un inhibiteur de l'enzyme de conversion, lisinopril inclus. Dans de tels cas, le lisinopril doit être arrêté immédiatement et le patient surveillé jusqu'à disparition de l'oedème.

Lorsque l'oedème n'intéresse que la face et les lèvres, l'évolution est en général régressive sans traitement, bien que les antihistaminiques aient été utilisés pour soulager les symptômes.

L'angio-oedème associé à un oedème laryngé peut être fatal. Lorsqu'il y a atteinte de la langue, de la glotte ou du larynx, pouvant entraîner une obstruction des voies aériennes, une solution d'adrénaline sous-cutanée à 1/1000 (0,3 ml à 0,5 ml) doit être administrée rapidement et les autres traitements appropriés visant à assurer la liberté des voies aériennes doivent être appliqués.

La prescription d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion ne doit plus être envisagée par la suite chez ces patients (voir rubrique Contre-indications).

Les patients ayant un antécédent d'oedème de Quincke non lié à la prise d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion ont un risque accru d'oedème de Quincke sous inhibiteur de l'enzyme de conversion.

Il a été observé un taux plus élevé de survenue d'angio-oedème chez les patients de population noire traités par IEC comparativement aux autres populations de patients.

HEMODIALYSE

Des réactions anaphylactoïdes (oedèmes de la langue et des lèvres avec dyspnée et baisse tensionnelle) ont également été observées au cours d'hémodialyses utilisant des membranes de haute perméabilité (polyacrylonitrile) chez des patients traités par inhibiteurs de l'enzyme de conversion. Il est recommandé d'éviter cette association.

Grossesse

Les IEC ne doivent pas être débutés au cours de la grossesse. A moins que le traitement par IEC ne soit considéré comme essentiel, il est recommandé aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un médicament ayant un profil de sécurité bien établi pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit être arrêté immédiatement et si nécessaire un traitement alternatif sera débuté (voir rubriques Contre-indications et Grossesse et allaitement).

Double blocage du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA)

Il est établi que l'association d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), d'antagonistes des récepteurs de l'angiotensine-II (ARA II) ou d'aliskiren augmente le risque d'hypotension, d'hyperkaliémie et d'altération de la

fonction rénale (incluant le risque d'insuffisance rénale aiguë). En conséquence, le double blocage du SRAA par l'association d'IEC, d'ARA II ou d'aliskiren n'est pas recommandé (voir rubriques Interactions avec d'autres médicaments et autres formes d'interactions et Propriétés pharmacodynamiques).

Néanmoins, si une telle association est considérée comme absolument nécessaire, elle ne pourra se faire que sous la surveillance d'un spécialiste et avec un contrôle étroit et fréquent de la fonction rénale, de l'ionogramme sanguin et de la pression artérielle. Les IEC et les ARA II ne doivent pas être associés chez les patients atteints d'une néphropathie diabétique.

 

LIEES A L'HYDROCHLOROTHIAZIDE

En cas d'atteinte hépatique, les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent induire une encéphalopathie hépatique. Dans ce cas, l'administration du diurétique doit être immédiatement interrompue.

Précautions d'emploi

LIEES AU LISINOPRIL

ENFANT

L'efficacité et la tolérance du lisinopril chez l'enfant n'ayant pas été établies, son utilisation chez l'enfant est déconseillée.

RISQUE D'HYPOTENSION ARTERIELLE ET/OU D'INSUFFISANCE RENALE (EN CAS D'INSUFFISANCE CARDIAQUE, DE DEPLETION HYDROSODEE, ETC...)

Une stimulation importante du système rénine-angiotensine-aldostérone est observée en particulier au cours des déplétions hydrosodées importantes (régime désodé strict ou traitement diurétique prolongé), chez les patients à pression artérielle initialement basse, en cas de sténose artérielle rénale, d'insuffisance cardiaque congestive ou de cirrhose oedémato-ascitique.

Le blocage de ce système par un inhibiteur de l'enzyme de conversion peut alors provoquer, surtout lors de la première prise et au cours des deux premières semaines de traitement, une brusque chute tensionnelle et/ou, quoique rarement et dans un délai plus variable, une élévation de la créatinine plasmatique traduisant une insuffisance rénale fonctionnelle parfois aiguë.

Un risque similaire existe chez les patients ayant une cardiopathie ischémique ou une insuffisance circulatoire cérébrale, chez lesquels une diminution excessive de la pression artérielle pourrait entraîner un infarctus du myocarde ou un accident vasculaire cérébral.

Dans tous ces cas de figure, la mise en route du traitement doit alors être progressive (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

Chez les patients à risque majoré d'hypotension symptomatique, la mise en route du traitement et l'adaptation posologique doivent être effectuées sous surveillance médicale attentive.

Comme avec les autres vasodilatateurs, le lisinopril doit être administré avec précaution chez les patients avec une sténose de l'aorte ou une myocardiopathie hypertrophique.

SUJET AGE

Chez le sujet âgé, il peut être nécessaire d'utiliser une posologie plus faible (voir rubrique Posologie et mode d'administration), dans le cas où il existe une baisse physiologique de la clairance de la créatinine, mesurée avant la mise en route du traitement (voir rubrique Mises en garde et précautions d'emploi Mises en garde spéciales et précautions particulières d'emploi liées à l'hydrochlorothiazide). La posologie est ajustée ultérieurement en fonction de la réponse tensionnelle, a fortiori en cas de déplétion hydrosodée, afin d'éviter toute hypotension de survenue brutale.

INSUFFISANCE RENALE

En cas d'insuffisance rénale (définie par une clairance de la créatinine inférieure ou égale à 80 ml/min), le traitement est initié par une posologie initiale faible, puis celle-ci est éventuellement ajustée en fonction de la réponse thérapeutique.

Chez ces malades et chez ceux atteints de néphropathie glomérulaire, la pratique médicale normale comprend un contrôle périodique du potassium et de la créatinine (voir rubrique Posologie et mode d'administration).

SUJET AYANT UNE ATHEROSCLEROSE CONNUE

Puisque le risque d'hypotension existe chez tous les patients, on sera particulièrement prudent chez ceux ayant une cardiopathie ischémique ou une insuffisance circulatoire cérébrale, en débutant le traitement à faible posologie.

HYPERTENSION RENOVASCULAIRE

Le traitement de l'hypertension artérielle rénovasculaire est la revascularisation.

Néanmoins, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion peuvent être utiles aux malades présentant une hypertension rénovasculaire dans l'attente de l'intervention correctrice ou lorsque cette intervention n'est pas possible.

Le traitement doit alors être institué avec une dose faible et une surveillance de la fonction rénale et de la kaliémie doit être exercée, certains patients ayant développé une insuffisance rénale fonctionnelle, réversible à l'arrêt du traitement.

AUTRES POPULATIONS A RISQUE

Chez les patients en insuffisance cardiaque sévère (stade IV) ou chez les patients diabétiques insulino-dépendants (tendance spontanée à l'hyperkaliémie), l'instauration du traitement se fera sous surveillance médicale avec une posologie initiale réduite.

Ne pas interrompre un traitement par bêta-bloquant chez un hypertendu atteint d'insuffisance coronarienne: l'IEC sera ajouté au bêta-bloquant.

STENOSE AORTIQUE/CARDIOMYOPATHIE HYPERTROPHIQUE

Comme avec tous les vasodilatateurs, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion doivent être administrés avec prudence chez les patients ayant une obstruction à l'éjection du ventricule gauche.

REACTIONS ANAPHYLACTOIDES LORS DE DESENSIBILISATION PAR DES PIQURES D'HYMENOPTERES

Des patients recevant des IEC lors de désensibilisation avec du venin d'hyménoptère ont rarement présenté des réactions anaphylactoïdes potentiellement fatales. Ces réactions furent évitées en arrêtant provisoirement le traitement par IEC avant chaque désensibilisation.

REACTIONS ANAPHYLACTOIDES LORS D'APHERESES DES LDL

Des réactions anaphylactoïdes peuvent également survenir lors d'aphérèse des LDL.

ANEMIE

Une anémie avec baisse du taux d'hémoglobine a été mise en évidence chez des patients transplantés rénaux ou hémodialysés, baisse d'autant plus importante que les valeurs de départ sont élevées. Cet effet ne semble pas dose-dépendant mais serait lié au mécanisme d'action des inhibiteurs de l'enzyme de conversion.

Cette baisse est modérée, survient dans un délai de 1 à 6 mois puis reste stable. Elle est réversible à l'arrêt du traitement. Celui-ci peut être poursuivi chez ce type de patients, en pratiquant un contrôle hématologique régulier.

INTERVENTION CHIRURGICALE

En cas d'anesthésie, et plus encore lorsque l'anesthésie est pratiquée avec des agents à potentiel hypotenseur, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion sont à l'origine d'une hypotension.

L'interruption thérapeutique, lorsqu'elle est possible, est donc recommandée l'avant-veille de l'intervention pour les inhibiteurs de l'enzyme de conversion à durée d'action longue, comme le lisinopril.

LIEES A L'HYDROCHLOROTHIAZIDE

EQUILIBRE HYDROELECTROLYTIQUE

Natrémie

Elle doit être contrôlée avant la mise en route du traitement, puis à intervalles réguliers par la suite.

Tout traitement diurétique peut en effet provoquer une hyponatrémie, aux conséquences parfois graves. La baisse de la natrémie pouvant être initialement asymptomatique, un contrôle régulier est donc indispensable et doit être encore plus fréquent dans les populations à risque représentées par les sujets âgés, a fortiori dénutris, et les cirrhotiques (voir rubriques Effets indésirables et Surdosage).

Kaliémie

La déplétion potassique avec hypokaliémie constitue le risque majeur des diurétiques thiazidiques et apparentés. Le risque de survenue d'une hypokaliémie (< 3,5 mmol/l) doit être prévenu dans certaines populations à risque représentées par les sujets âgés et/ou dénutris et/ou polymédiqués, les cirrhotiques avec oedèmes et ascite, les coronariens, les insuffisants cardiaques. En effet, dans ce cas, l'hypokaliémie majore la toxicité cardiaque des digitaliques et le risque de troubles du rythme.

Les patients présentant un espace QT long à l'ECG sont également à risque, que l'origine en soit congénitale ou médicamenteuse. L'hypokaliémie (de même que la bradycardie) agit alors comme un facteur favorisant la survenue de troubles du rythme sévères, en particulier des torsades de pointes, potentiellement fatales.

Dans tous les cas, des contrôles plus fréquents de la kaliémie sont nécessaires. Le premier contrôle du potassium plasmatique doit être effectué au cours de la semaine qui suit la mise en route du traitement.

CALCEMIE

Les diurétiques thiazidiques et apparentés peuvent diminuer l'excrétion urinaire du calcium et entraîner une augmentation légère et souvent transitoire de la calcémie.

Une hypercalcémie franche peut être en rapport avec une hyperparathyroïdie méconnue. Interrompre le traitement avant d'explorer la fonction parathyroïdienne.

GLYCEMIE

L'effet hyperglycémiant des diurétiques thiazidiques et apparentés est modeste. Néanmoins chez le diabétique, le contrôle de la glycémie doit être systématique.

ACIDE URIQUE

La déplétion hydrosodée induite par les thiazidiques réduit l'élimination urinaire d'acide urique. Chez les patients hyperuricémiques, la tendance aux accès de goutte peut être augmentée: la posologie sera adaptée en fonction des concentrations plasmatiques d'acide urique.

FONCTION RENALE ET DIURETIQUES

Les diurétiques thiazidiques ne sont pleinement efficaces que lorsque la fonction rénale est normale ou peu altérée (évaluée par exemple par le calcul de la clairance de la créatinine à partir de la créatininémie). Chez le sujet âgé, la valeur de la clairance de la créatinine doit être réajustée en fonction de l'âge, du poids et du sexe du patient, selon la formule de Cockcroft*, par exemple:

* Clcr = (140-âge) x poids

0,814 x créatininémie

avec

·         l'âge exprimé en années,

·         le poids en kg,

·         la créatininémie en micromol/l.

Cette formule est valable pour les sujets de sexe masculin, et doit être corrigée pour les femmes en multipliant le résultat par 0,85.

L'hypovolémie, secondaire à la perte d'eau et de sodium, induite par le diurétique en début de traitement, entraîne une réduction de la filtration glomérulaire. Il peut en résulter une augmentation de l'urée sanguine et de la créatininémie.

Cette insuffisance rénale fonctionnelle transitoire peut aggraver une insuffisance rénale préexistante.

SPORTIFS

L'attention des sportifs est attirée sur le fait que cette spécialité contient un principe actif pouvant induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.

LIEES AU LISINOPRIL ET A L'HYDROCHLOROTHIAZIDE

INSUFFISANCE RENALE FONCTIONNELLE

Chez certains hypertendus sans lésion rénale préexistante et dont le bilan biologique témoigne d'une insuffisance rénale fonctionnelle, le traitement sera interrompu et éventuellement repris soit à posologie réduite soit avec un seul des constituants.

HYPOTENSION ET DESEQUILIBRE HYDRO-ELECTROLYTIQUE

Les signes cliniques de déséquilibre hydroélectrolytique, pouvant survenir à l'occasion d'un épisode intercurrent de diarrhée ou de vomissements, seront systématiquement recherchés.

Une surveillance régulière des électrolytes plasmatiques sera effectuée chez de tels patients.

Une hypotension importante peut nécessiter la mise en place d'une perfusion intraveineuse de sérum salé isotonique.

Une hypotension transitoire n'est pas une contre-indication à la poursuite du traitement.

Après rétablissement d'une volémie et d'une pression artérielle satisfaisante, il est possible de reprendre le traitement soit à posologie réduite soit avec un seul des constituants.

KALIEMIE

L'association d'un inhibiteur de l'enzyme de conversion à un diurétique hypokaliémiant n'exclut pas la survenue d'une hypokaliémie, notamment chez les patients diabétiques ou insuffisants rénaux.

Un contrôle régulier du potassium plasmatique sera effectué.

Interactions avec d'autres médicaments

LIEES AU LISINOPRIL

Certains mÚdicaments ou classes thÚrapeutiques sont susceptibles de favoriser la survenue d'une hyperkaliÚmie: les sels de potassium, les diurÚtiques Úpargneurs de potassium, les inhibiteurs de l'enzyme de conversion, les inhibiteurs de l'angiotensine II, les anti-inflammatoires non stÚro´diens, les hÚparines (de bas poids molÚculaire ou non fractionnÚes), la ciclosporine et le tacrolimus, le trimÚthoprime.

La survenue d'une hyperkaliÚmie peut dÚpendre de l'existence de facteurs de risque associÚs.

Ce risque est majorÚ en cas d'association des mÚdicaments suscitÚs.

Associations dÚconseillÚes

+        DiurÚtiques Úpargneurs de potassium: seuls ou associÚs (amiloride, canrÚonate de potassium, spironolactone, triamtÚrÞne), potassium (sels de)

HyperkaliÚmie (potentiellement lÚtale) surtout lors d'une insuffisance rÚnale (addition des effets hyperkaliÚmiants). Ne pas associer d'hyperkaliÚmiants Ó un inhibiteur de l'enzyme de conversion, sauf en cas d'hypokaliÚmie.

+        Estramustine

Risque de majoration des effets indÚsirables Ó type d'oedÞme angio-neurotique (angio-oedÞme).

Associations faisant l'objet de prÚcautions d'emploi

+        AntidiabÚtiques (insulines, sulfamides hypoglycÚmiants).

L'utilisation des inhibiteurs de l'enzyme de conversion peut entra¯ner une majoration de l'effet hypoglycÚmiant chez le diabÚtique traitÚ par insuline ou sulfamides hypoglycÚmiants. La survenue de malaises hypoglycÚmiques semble exceptionnelle (amÚlioration de la tolÚrance au glucose qui aurait pour consÚquence une rÚduction des besoins en insuline). Renforcer l'autosurveillance glycÚmique.

+        DiurÚtiques hypokaliÚmiants

Risque d'hypotension artÚrielle brutale et/ou d'insuffisance rÚnale aiguÙ lors de l'instauration du traitement par un inhibiteur de l'enzyme de conversion en cas de dÚplÚtion hydrosodÚe prÚ-existante.

+        Double blocage du systÞme rÚnine-angiotensine-aldostÚrone

Les donnÚes issues des essais cliniques ont montrÚ que le double blocage du systÞme rÚnine-angiotensine-aldostÚrone (SRAA) par l'utilisation concomitante d'inhibiteurs de l'enzyme de conversion, d'antagonistes des rÚcepteurs de l'angiotensine II ou d'aliskiren est associÚ Ó une frÚquence plus ÚlevÚe d'ÚvÚnements indÚsirables tels que l'hypotension, l'hyperkaliÚmie et l'altÚration de la fonction rÚnale (incluant l'insuffisance rÚnale aiguÙ) en comparaison Ó l'utilisation d'un seul mÚdicament agissant sur le SRAA (voir rubriques Contre-indications, Mises en garde et prÚcautions d'emploi et PropriÚtÚs pharmacodynamiques).

Dans l'hypertension artÚrielle, lorsqu'un traitement diurÚtique prÚalable a pu entra¯ner une dÚplÚtion hydrosodÚe, il faut:

À         soit arrÛter le diurÚtique avant de dÚbuter le traitement par l'inhibiteur de l'enzyme de conversion, et rÚintroduire un diurÚtique hypokaliÚmiant si nÚcessaire ultÚrieurement;

À         soit administrer des doses initiales rÚduites d'inhibiteur de l'enzyme de conversion et augmenter progressivement la posologie.

Dans l'insuffisance cardiaque congestive traitÚe par diurÚtiques, commencer par une dose trÞs faible d'inhibiteur de l'enzyme de conversion, Úventuellement aprÞs rÚduction de la dose du diurÚtique hypokaliÚmiant associÚ.

Dans tous les cas, surveiller la fonction rÚnale (crÚatininÚmie) dans les premiÞres semaines du traitement par l'inhibiteur de l'enzyme de conversion.

LIEES A L'HYDROCHLOROTHIAZIDE

Associations dÚconseillÚes

+        Sultopride

Risque majorÚ de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes (l'hypokaliÚmie est un facteur favorisant).

Associations faisant l'objet de prÚcautions d'emploi

+        MÚdicaments donnant des torsades de pointes (sauf sultopride): antiarythmiques de classe Ia (quinidine, hydroquinidine, disopyramide); antiarythmiques de classe III (amiodarone, dofÚtilide, ibutilide, sotalol); certains neuroleptiques (chlorpromazine, cyamÚmazine, lÚvomÚpromazine, thioridazine, trifluopÚrazine), benzamides (amisulpride, sulpiride, tiapride), butyrophÚnones (dropÚridol, halopÚridol), autres neuroleptiques (pimozide); autres mÚdicaments tels que: bÚpridil, cisapride, diphÚmanil, Úrythromycine IV, halofantrine, mizolastine, moxifloxacine, pentamidine, sparfloxacine, vincamine IV,...

Risque majorÚ de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes (l'hypokaliÚmie est un facteur favorisant).

Corriger toute hypokaliÚmie avant d'administrer le produit et rÚaliser une surveillance clinique, Úlectrolytique et Úlectrocardiographique.

+        Autres hypokaliÚmiants: amphotÚricine B (voie IV), gluco et minÚralocortico´des (voie gÚnÚrale), tÚtracosactide, laxatifs stimulants.

Risque majorÚ d'hypokaliÚmie (effet additif).

Surveillance de la kaliÚmie et, si besoin, correction; Ó prendre particuliÞrement en compte en cas de thÚrapeutique digitalique. Utiliser des laxatifs non stimulants.

+        Digitaliques

HypokaliÚmie favorisant les effets toxiques des digitaliques.

Surveillance de la kaliÚmie et Úventuellement ECG.

+        Metformine

Acidose lactique due Ó la metformine dÚclenchÚe par une Úventuelle insuffisante rÚnale fonctionnelle liÚe aux diurÚtiques et plus spÚcialement aux diurÚtiques de l'anse.

Ne pas utiliser la metformine lorsque la crÚatininÚmie dÚpasse 15 mg/litre (135 micromoles/litre) chez l'homme et 12 mg/litre (110 micromoles/litre) chez la femme.

+        Produits de contraste iodÚs

En cas de dÚshydratation provoquÚe par les diurÚtiques, risque majorÚ d'insuffisance rÚnale aiguÙ, en particulier lors de l'utilisation de doses importantes de produits de contraste iodÚs.

RÚhydratation avant administration du produit iodÚ.

+        CarbamazÚpine

Risque d'hyponatrÚmie symptomatique.

Surveillance clinique et biologique. Si possible, utiliser une autre classe de diurÚtiques.

Associations Ó prendre en compte

+        Calcium (sels de)

Risque d'hypercalcÚmie par diminution de l'Úlimination urinaire du calcium.

+        Ciclosporine

Risque d'augmentation de la crÚatininÚmie sans modification des concentrations plasmatiques de ciclosporine, mÛme en l'absence de dÚplÚtion hydrosodÚe.

LIEES A L'ASSOCIATION

Associations dÚconseillÚes

+        Lithium

Augmentation de la lithÚmie, pouvant atteindre des valeurs toxiques (diminution de l'excrÚtion rÚnale du lithium).

Si l'usage d'un IEC ou d'un diurÚtique est indispensable, surveillance stricte de la lithÚmie et adaptation de la posologie.

Associations faisant l'objet de prÚcautions d'emploi

+        AINS (voie gÚnÚrale), y compris les inhibiteurs sÚlectifs de COX-2, acide acÚtylsalicylique (aspirine) Ó forte dose (≥ 3g/j).

Insuffisance rÚnale aiguÙ chez le malade Ó risque (sujet ÔgÚ et/ou dÚshydratÚ) par diminution de la filtration glomÚrulaire (inhibition des prostaglandines vasodilatatrices, due aux AINS).

Hydrater le malade; surveiller la fonction rÚnale en dÚbut de traitement. Par ailleurs, rÚduction de l'effet antihypertenseur.

+        BaclofÞne

Majoration de l'effet antihypertenseur.

Surveillance de la pression artÚrielle et adaptation posologique de l'antihypertenseur si nÚcessaire.

Associations Ó prendre en compte

+        Amifostine

Majoration de l'effet antihypertenseur.

+        AntidÚpresseurs imipraminiques, neuroleptiques

Effet antihypertenseur, et risque d'hypotension orthostatique majorÚs (effet additif).

+        Cortico´des, tÚtracosactide (voie gÚnÚrale) (sauf hydrocortisone employÚe comme traitement substitutif dans la maladie d'Addison).

Diminution de l'effet antihypertenseur (rÚtention hydrosodÚe des cortico´des).

+        Alpha-bloquants Ó visÚe urologique: alfuzosine, doxazosine, prazosine, tamsulosine, tÚrazosine

Majoration de l'effet hypotenseur. Risque d'hypotension orthostatique majorÚ.

Grossesse et allaitement

Grossesse

LiÚ au lisinopril

L'utilisation des IEC est dÚconseillÚe pendant le 1er trimestre de la grossesse (voir rubrique Mises en garde et prÚcautions d'emploi). L'utilisation des IEC est contre-indiquÚe aux 2Þmeá et 3Þme trimestres de la grossesse (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et prÚcautions d'emploi)

Les donnÚes ÚpidÚmiologiques disponibles concernant le risque de malformation aprÞs exposition aux IEC au 1er trimestre de la grossesse ne permettent pas de conclure. Cependant une petite augmentation du risque de malformations congÚnitales ne peut Ûtre exclue. A moins que le traitement par IEC ne soit considÚrÚ comme essentiel, il est recommandÚá aux patientes qui envisagent une grossesse de modifier leur traitement antihypertenseur pour un mÚdicament ayant un profil de sÚcuritÚ bien Útabli pendant la grossesse. En cas de diagnostic de grossesse, le traitement par IEC doit Ûtre arrÛtÚ immÚdiatement et si nÚcessaire un traitement alternatif sera dÚbutÚ.

L'exposition aux IEC au cours des 2Þme et 3Þme trimestres de la grossesse est connue pour entra¯ner une foetotoxicitÚ (diminution de la fonction rÚnale, oligohydramnios, retard d'ossification des os du crÔne) et une toxicitÚ chez le nouveau-nÚ (insuffisance rÚnale, hypotension, hyperkaliÚmie) (voir rubrique DonnÚes de sÚcuritÚ prÚcliniques).á En cas d'exposition Ó un IEC Ó partir du 2Þme trimestre de la grossesse, il est recommandÚ d'effectuer une Úchographie foetale afin de vÚrifier la fonction rÚnale et les os de la vo¹te du crÔne. Les nouveau-nÚs de mÞre traitÚe par IEC doivent Ûtre surveillÚs sur le plan tensionnel (voir rubriques Contre-indications et Mises en garde et prÚcautions d'emploi).

LiÚ Ó l'hydrochlorothiazide

Les donnÚes concernant l'utilisation de l'hydrochlorothiazide pendant la grossesse, et particuliÞrement pendant le 1er trimestre, sont limitÚes. Les Útudes animales sont insuffisantes.

L'hydrochlorothiazide traverse la barriÞre placentaire. Compte-tenu du mÚcanisme d'action pharmacologique de l'hydrochlorothiazide, son utilisation au cours des 2Þme et 3Þme trimestres de la grossesse peut diminuer la perfusion foeto placentaire et entra¯ner des effets foetaux et nÚonataux tels qu'un ictÞre, un dÚsÚquilibre Úlectrolytique et une thrombopÚnie.

L'hydrochlorothiazide ne doit pas Ûtre utilisÚ pour traiter l'oedÞme gestationnel, l'hypertension gestationnelle ou la prÚÚclampsie en raison du risque de diminution de la volÚmie et de l'hypoperfusion placentaire, sans effet bÚnÚfique sur l'Úvolution de la maladie.

L'hydrochlorothiazide ne doit pas Ûtre utilisÚ pour traiter l'hypertension artÚrielle essentielle chez les femmes enceintes sauf dans les rares cas o¨ aucun autre traitement n'est possible.

Allaitement

LiÚ au lisinopril

En raison de l'absence d'information disponible sur l'utilisation de LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE MYLAN 20mg/12,5mg, comprimÚ sÚcable au cours de l'allaitement, LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE MYLAN 20mg/12,5mg, comprimÚ sÚcable est dÚconseillÚ. Il est prÚfÚrable d'utiliser d'autres traitements ayant un profil de sÚcuritÚ biená Útabli pendant l'allaitement, particuliÞrement chez le nouveau-nÚ ou le prÚmaturÚ.

LiÚ Ó l'hydrochlorothiazide

L'hydrochlorothiazide est excrÚtÚ dans le lait maternel en faibles quantitÚs. Les thiazidiques Ó haute dose, provoquant une diurÞse importante, peuvent inhiber la production de lait. L'utilisation de LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE MYLAN 20mg/12,5mg, comprimÚ sÚcable durant l'allaitement n'est pas recommandÚe. Si LISINOPRIL/HYDROCHLOROTHIAZIDE MYLAN 20mg/12,5mg, comprimÚ sÚcable est utilisÚ au cours de l'allaitement, les doses utilisÚes doivent Ûtre les plus faibles possibles.

Effet sur la conduite de véhicules

Les patients amenÚs Ó conduire des vÚhicules ou Ó utiliser des machines doivent Ûtre attentifs Ó la survenue possible de vertiges.

Comment ça marche ?

LIEES AU LISINOPRIL

Par voie orale, le lisinopril est rapidement absorbÚ.

La quantitÚ absorbÚe reprÚsente 25% de la dose administrÚe, mais il existe une grande variabilitÚ inter-individuelle. L'absorption n'est pas influencÚe par la prise d'aliments.

Le pic de concentrations plasmatiques du lisinopril est atteint entre la 6Þme et la 8Þme heure aprÞs la prise orale (Ó la phase aiguÙ de l'infarctus du myocarde, ce temps est lÚgÞrement plus tardif).

Le lisinopril ne se lie pas aux protÚines plasmatiques (exceptÚ Ó l'enzyme de conversion).

AprÞs administration rÚpÚtÚe de lisinopril en prise unique quotidienne, l'Útat d'Úquilibre est atteint en 2 Ó 3 jours en moyenne. La demi-vie effective d'accumulation du lisinopril est de 12 heures.

Le lisinopril est ÚliminÚ dans les urines sous forme inchangÚe.

Chez l'insuffisant rÚnal, la clairance rÚnale du lisinopril est proportionnelle Ó la clairance de la crÚatinine. Les concentrations plasmatiques de lisinopril sont significativement plus ÚlevÚes chez les patients ayant une clairance de la crÚatinine infÚrieure ou Úgale Ó 70 ml/min.

Il existe un passage des inhibiteurs de l'enzyme de conversion dans le placenta.

LIEES A L'HYDROCHLOROTHIAZIDE

Absorption

La biodisponibilitÚ de l'hydrochlorothiazide varie selon les sujets entre 60 et 80%. Le temps nÚcessaire pour obtenir le pic plasmatique (Tmax) varie entre 1,5 et 5 heures, la moyenne se situant aux environs de 4 heures.

Distribution

La liaison aux protÚines plasmatiques est de 40%.

La demi-vie est trÞs variable d'un sujet Ó un autre: elle est comprise entre 6 et 25 heures.

Elimination

La clairance rÚnale reprÚsente 90% de la clairance totale.

Le pourcentage de produit inchangÚ retrouvÚ dans les urines est de 95%.

Chez les insuffisants rÚnaux et cardiaques, la clairance rÚnale de l'hydrochlorothiazide est diminuÚe, et la demi-vie d'Úlimination augmentÚe. Il en est de mÛme chez les sujets ÔgÚs, avec en outre une augmentation de la concentration plasmatique maximale.

Lisinopril/hydrochloro Mylan existe aussi sous ces formes

Lisinopril/hydrochloro Mylan

Voir aussi les génériques de Prinzide

Lisinopril/Hydrochl Zydus

Lisinopril/Hydrochl Teva

Lisinopril/Hydrochl Ranbaxy

Lisinopril/Hydrochl Arrow

Lisinopril/Hydrochlor Qualimed

Lisinopril/Hydrochloro Mylan

Lisinopril/Hydrochl Biogaran

Lisinopril/Hydrochl EG

Lisinopril/Hydrochl Sandoz

Lisinopril/Hydrochloro Zentiva

Lisinopril/Hydrochl Ratiopharm

Lisinopril/hydrochloro Mylan

Lisinopril/Hydrochl Alter

Lisinopril/Hydrochl Actavis

Lisinopril/hydrochl Arrow