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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

METFORMINE EG 500 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Glucophage
Classe thérapeutique: Métabolisme et nutrition
principes actifs: Metformine
laboratoire: EG Labo

Comprimé pelliculé
Boîte de 90
Toutes les formes
5,77€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 6,59 €
Tous les génériques

Précautions d'emploi

MISES EN GARDE :
Acidose lactique :
La metformine peut entraîner ou favoriser la survenue d'un état d'acidose lactique, complication métabolique entraînant une mortalité élevée en l'absence de traitement précoce. Son incidence peut et doit être réduite par une bonne surveillance des facteurs de risque.
- Circonstances :
. l'insuffisance rénale aiguë, organique ou fonctionnelle, joue un rôle prédominant, elle explique l'accumulation de metformine par défaut d'élimination urinaire ;
. le diabète mal équilibré, la cétose, le jeûne prolongé, l'éthylisme, l'insuffisance hépatocellulaire ainsi que tout état d'hypoxémie sont des facteurs prédisposants.
- Signes prémonitoires :
la survenue de crampes musculaires accompagnées de troubles digestifs, de douleurs abdominales et d'une grande asthénie chez un malade traité doit attirer l'attention du médecin.
Une lactacidémie veineuse supérieure à la normale accompagnée d'une élévation de la créatininémie, doit entraîner l'arrêt du traitement.
Nota : prélèvement pour dosage de la lactacidémie à effectuer au repos sans garrot, dosage immédiat ou transport sur glace.
- Diagnostic :
l'acidose lactique est caractérisée par une dyspnée acidosique, des douleurs abdominales, une hypothermie puis un état comateux. Le diagnostic biologique comporte un abaissement du pH sanguin, une lactacidémie supérieure à 5 mmol/L, une élévation du rapport lactates/pyruvates. Devant toute suspicion d'acidose métabolique, il convient d'arrêter la metformine et d'hospitaliser d'urgence le malade.
- Incidence :
en France, l'incidence apparente de l'acidose lactique chez les diabétiques traités par metformine est de un cas pour 40000 années/malade.
PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- L'utilisation de ce médicament ne dispense pas du régime hypoglucidique dans tous les cas, ou hypocalorique et hypoglucidique en cas de surpoids.
Les contrôles biologiques habituels du diabète doivent être régulièrement pratiqués.
- La créatinine sérique doit être mesurée avant l'établissement du traitement (créatininémie normale < 135 µmol/L chez l'homme et < 110 µmol/L chez la femme) et ensuite régulièrement surveillée :
. une fois par an chez les sujets à fonction rénale normale,
. deux à quatre fois par an, lorsque la créatininémie est à la limite supérieure de normalité, particulièrement chez les sujets âgés pour lesquels cette limite est abaissée.
Chez le sujet âgé, la survenue d'une insuffisance rénale est fréquente et asymptomatique, il convient d'utiliser la metformine sous couvert d'un contrôle régulier de la créatininémie.
Une élévation de la créatininémie, par exemple au début d'un traitement diurétique antihypertenseur, impose la prudence.
- En cas de radiographie avec produits de contraste iodés IV (urographie intraveineuse, angiographie ...), le traitement par la metformine doit être suspendu 48 h avant l'exploration pour n'être réinstauré que 2 jours après l'examen radiologique afin d'éviter la survenue d'une acidose lactique.
- En cas d'intervention chirurgicale ou d'autres causes de décompensation du diabète, la mise à l'insuline doit être envisagée.
- Certains produits hyperglycémiants (corticoïdes, diurétiques thiazidiques, contraceptifs oraux, danazol...) sont susceptibles de modifier l'évolution du diabète et de nécessiter soit une augmentation des doses, soit l'association à des sulfamides hypoglycémiants, soit une mise à l'insuline.
- La metformine utilisée seule n'entraîne jamais d'hypoglycémie : toutefois il faut se méfier des potentialisations d'action en cas d'administration du produit en association avec l'insuline ou les sulfamides hypoglycémiants.

Interactions avec d'autres médicaments

ASSOCIATIONS DECONSEILLEES :
- Danazol :
Effet diabétogène du danazol.
Si l'association ne peut être évitée, prévenir le patient et renforcer l'autosurveillance glycémique et urinaire. Adapter éventuellement la posologie de l'antidiabétique pendant le traitement par le danazol et après son arrêt.
- Alcool :
Risque majoré d'acidose lactique lors d'intoxication alcoolique aiguë, particulièrement en cas de :
. jeûne ou dénutrition,
. insuffisance hépatocellulaire.
Eviter la prise de boissons alcoolisées et de médicaments contenant de l'alcool.
ASSOCIATIONS NECESSITANT DES PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Chlorpromazine :
A fortes posologies (100 mg par jour de chlorpromazine).
Elévation de la glycémie (diminution de la libération d'insuline).
Prévenir le patient et renforcer l'autosurveillance sanguine et urinaire. Adapter éventuellement la posologie de l'antidiabétique pendant le traitement par le neuroleptique et après son arrêt.
- Corticoïdes (gluco-) [voies générale et locale (intra-articulaire, cutanée et lavement rectal)] et tétracosactide :
Elévation de la glycémie avec parfois cétose (diminution de la tolérance aux glucides par les corticoïdes). Prévenir le patient et renforcer l'autosurveillance sanguine, surtout en début de traitement.
Adapter éventuellement la posologie de l'antidiabétique pendant le traitement par les corticoïdes et après son arrêt.
- Diurétiques :
Acidose lactique due à la metformine, déclenchée par une éventuelle insuffisance rénale fonctionnelle, liée aux diurétiques et plus spécialement aux diurétiques de l'anse.
Ne pas utiliser la metformine lorsque la créatininémie dépasse 135 µmol/L chez l'homme, et 110 µmol/L chez la femme.
- Produits de contraste iodés :
Acidose lactique déclenchée par l'insuffisance rénale fonctionnelle, induite par l'exploration radiologique chez un diabétique.
Le traitement par la metformine doit être suspendu 48 h avant l'exploration, pour n'être réinstauré que 2 jours après l'examen radiologique.
- Ritodrine, salbutamol, terbutaline (voie injectable) (sympathomimétiques bêta2) :
Elévation de la glycémie par le bêta2 stimulant.
Renforcer la surveillance sanguine et urinaire. Passer éventuellement à l'insuline.

Grossesse et allaitement

Grossesse :
- Risque lié au diabète :
Le diabète (gestationnel ou permanent), lorsqu'il n'est pas équilibré, est à l'origine d'une augmentation des malformations congénitales et de la mortalité périnatale.
En période périconceptionnelle, un équilibre aussi bon que possible du diabète doit être réalisé, afin de réduire le risque malformatif.
- Risque lié à la metformine :
Les études chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène.
En l'absence d'effet tératogène chez l'animal, un effet malformatif dans l'espèce humaine n'est pas attendu. En effet, à ce jour, les substances responsables de malformations dans l'espèce humaine se sont révélées tératogènes chez l'animal au cours des études bien conduites sur deux espèces.
En clinique, quelques séries portant sur de faibles effectifs n'ont pas montré d'effet malformatif propre de la metformine.
- Conduite à tenir :
La rééquilibration du diabète permet de normaliser le déroulement de la grossesse dans cette catégorie de patientes.
Elle fait appel impérativement à l'insuline, quel que soit le type de diabète, I ou II ou gestationnel.
Dans ce dernier cas, il est recommandé d'effectuer le relais d'un traitement oral par l'insuline dès l'instant où une grossesse est envisagée ou en cas de découverte fortuite d'une grossesse exposée à ce médicament : dans ce cas, ceci ne constitue pas l'argument systématique pour conseiller une interruption de grossesse mais conduit à une attitude de prudence et à une surveillance prénatale orientée.
Une surveillance néonatale de la glycémie est recommandée chez les nouveau-nés de mère diabétique.
Allaitement :
En l'absence de données concernant le passage dans le lait maternel, ce médicament est contre-indiqué en cas d'allaitement.

Comment ça marche ?

ABSORPTION :
Après administration par voie orale l'absorption de la metformine est saturable et incomplète. 20 à 30% de la dose ingérée étant retrouvée dans les fèces. La biodisponibilité absolue est d'environ 50 à 60%.
La prise concomitante de nourriture réduit et ralentit l'absorption de la metformine.
DISTRIBUTION :
La metformine diffuse rapidement dans les tissus. Sa fixation aux protéines plasmatiques est négligeable.
METABOLISME ET ELIMINATION :
- La metformine est très faiblement métabolisée. Elle est essentiellement éliminée par voie rénale. Sa clairance chez le sujet sain est environ de 440 ml/min (4 fois celle de la créatinine), montrant l'existence d'une existence d'une sécrétion tubulaire active.
- La demi-vie d'élimination varie de 9 à 12 heures.
- En cas d'insuffisance rénale, la demi-vie de la metformine est augmentée, exposant à un risque d'accumulation.

Metformine EG existe aussi sous ces formes

Metformine EG

Voir aussi les génériques de Glucophage

Metformine EG

Metformine Zentiva

Metformine Mylan

Metformine Ratiopharm

Metformine Sandoz

Metformine Arrow

Metformine Qualimed

Metformine Cristers

Metformine Cristers

Metformine Teva

Metformine Biogaran

Metformine Ranbaxy

Metformine Isomed

Metformine Actavis

Metformine Mylan

Metformine Zydus

Metformine Phr Lab

Metformine Pfizer

Metformine Bluefish

Metformine Bgr

Metformine Evolugen

Metformine Mylan Pharma

Metformine Arrow Lab