Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

MOSCONTIN 60 mg Comprimé enrobé à libération prolongée Boîte de 70

Conditionnement modifié ou retiré de la vente depuis le 26.11.2002

Médicament générique du Classe thérapeutique: Antalgiques
principes actifs: Morphine sulfate
laboratoire: Mundipharma

Poudre pour solution injectable (IM-IV)
Toutes les formes

Précautions d'emploi

MISES EN GARDE :
- Les formes à libération prolongée ne sont pas des traitements de l'urgence.
- L'augmentation des doses, mêmes si celles-ci sont élevées, ne relève pas le plus souvent d'un processus d'accoutumance.
- Une demande pressante et réitérée nécessite de réévaluer fréquemment l'état du patient. Elle témoigne le plus souvent d'un authentique besoin en analgésique, à ne pas confondre avec un comportement addictif.
- En cas de traitement prolongé, l'arrêt brutal entraîne un syndrome de sevrage, caractérisé par les symptômes suivants : anxiété, irritabilité, frissons, mydriase, bouffées de chaleur, sudation, larmoiement, rhinorrhée, nausées, vomissements, crampes abdominales, diarrhées, arthralgies.
On évitera l'apparition de ce syndrome de sevrage par une diminution progressive des doses.
- La morphine est un stupéfiant pouvant donner lieu à une utilisation détournée (mésusage) : dépendance physique et psychique peuvent alors s'observer, ainsi qu'une tolérance (accoutumance) se développant à la suite d'administrations répétées.
- Des antécédents de toxicomanie permettent toutefois la prescription de morphine si celle-ci apparaît indispensable au traitement de la douleur.
- En raison de la présence de lactose, ce médicament est contre-indiqué en cas de galactosémie congénitale, de syndrome de malabsorption du glucose et du galactose ou de déficit en lactase.
PRECAUTIONS D'EMPLOI :
La morphine doit être utilisée avec précaution dans les cas suivants :
- insuffisance rénale :
l'élimination rénale de la morphine, sous la forme d'un métabolite actif, impose de débuter le traitement à posologie réduite, en adaptant par la suite, comme chez tout patient, les doses ou la fréquence d'administration à l'état clinique.
- lorsque l'étiologie de la douleur est traitée simultanément :
il convient alors d'adapter les doses de morphine aux résultats du traitement appliqué.
- chez l'insuffisant respiratoire :
la fréquence respiratoire sera surveillée attentivement. La somnolence constitue un signe d'appel d'une décompensation.
Il importe de diminuer les doses de morphine lorsque d'autres traitements analgésiques sont prescrits simultanément, car cela favorise l'apparition brutale d'une insuffisance respiratoire.
- chez les personnes âgées :
leur sensibilité particulière aux effets indésirables centraux (confusion) ou d'ordre digestif, associée à une baisse physiologique de la fonction rénale, doit inciter à la prudence, en réduisant notamment la posologie initiale de moitié.
Les co-prescriptions, lorsqu'elles comportent des antidépresseurs tricycliques notamment, augmentent a fortiori la survenue d'effets indésirables comme la confusion ou la constipation.
Une pathologie urétroprostatique, fréquente dans cette population, expose au risque de rétention urinaire.
L'usage de la morphine ne doit pas pour autant être restreint chez les personnes âgées dès l'instant qu'il s'accompagne de ces précautions.
- constipation :
il est impératif de s'assurer de l'absence de syndrome occlusif avant de mettre en route le traitement.
- hypertension intracrânienne :
en cas d'augmentation de la pression intracrânienne, l'utilisation de la morphine devra être prudente.
- sportifs :
la morphine peut induire une réaction positive des tests pratiqués lors des contrôles antidopage.
- grossesse : les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène de la morphine. En clinique, un recul important et des grossesses exposées en nombre suffisamment élevé n'ont pas révélé d'effet malformatif ou foetotoxique de la morphine. En fin de grossesse, des posologies élevées, même en traitement bref, sont susceptibles d'entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né. Au cours des trois derniers mois de la grossesse, la prise chronique de morphine par la mère, et cela quelle que soit la dose, peut être à l'origine d'un syndrome de sevrage chez le nouveau-né avec irritabilité, vomissements, convulsions et létalité accrue. En conséquence, la morphine, dans les conditions normales d'utilisation, peut être prescrite si besoin au cours de la grossesse. En fin de grossesse, en cas de prises ponctuelles élevées, de traitement chronique voire de toxicomanie, une surveillance néonatale doit être envisagée, afin de prévenir les risques de dépression respiratoire ou de sevrage chez l'enfant.

Grossesse et allaitement

Grossesse :
Les études effectuées chez l'animal n'ont pas mis en évidence d'effet tératogène de la morphine.
En clinique, un recul important et des grossesses exposées en nombre suffisamment élevé n'ont pas révélé d'effet malformatif ou foetotoxique particulier de la morphine.
En fin de grossesse, des posologies élevées, même en traitement bref, sont susceptibles d'entraîner une dépression respiratoire chez le nouveau-né.
Au cours des trois derniers mois de la grossesse, la prise chronique de morphine par la mère, et cela quelle que soit la dose, peut être à l'origine d'un syndrome de sevrage chez le nouveau-né avec irritabilité, vomissements, convulsions et létalité accrue.
En conséquence, la morphine, dans les conditions normales d'utilisation, peut être prescrite si besoin au cours de la grossesse.
En fin de grossesse, en cas de prises ponctuelles élevées, de traitement chronique voire de toxicomanie, une surveillance néonatale doit être envisagée, afin de prévenir les risques de dépression respiratoire ou de sevrage chez l'enfant.
Allaitement :
En raison du passage de la morphine dans le lait maternel, l'allaitement est contre-indiqué.

Effet sur la conduite de véhicules

En raison de la baisse de vigilance induite par ce médicament, l'attention est attirée sur les risques liés à la conduite d'un véhicule et à l'utilisation d'une machine.

Comment ça marche ?

Il s'agit d'une forme à libération prolongée permettant une administration orale biquotidienne.
ABSORPTION :
Les concentrations sériques maximales de morphine sont obtenues en 2 à 4 heures.
L'effet de premier passage hépatique est supérieur à 50%.
La biodisponibilité des formes orales par rapport à celles administrées par voie sous-cutanée est de 50%.
La biodisponibilité des formes orales par rapport à celles administrées par voie intraveineuse est de 30%.
DISTRIBUTION :
Après absorption, la morphine est liée aux protéines plasmatiques dans la proportion de 30%.
METABOLISME :
La morphine est métabolisée de façon importante en dérivés glucuronoconjugués qui subissent un cycle entéro-hépatique. Le 6-glucuronide est un métabolite environ 50 fois plus actif que la substance-mère. La morphine est également déméthylée, ce qui conduit à un autre métabolite actif, la normorphine.
ELIMINATION :
L'élimination des dérivés glucuronoconjugués se fait essentiellement par voie urinaire, à la fois par filtration glomérulaire et sécrétion tubulaire.
L'élimination fécale est faible (< 10%).