Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
07/04/2016

MOSIL 400 mg

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Infectiologie - Parasitologie
principes actifs: Midécamycine
laboratoire: Menarini

Comprimé pelliculé
Boîte de 20
Toutes les formes
6,90€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 7,72 €

Précautions d'emploi

- Les comprimés de diacétate de midécamycine doivent être administrés au cours des repas ou dans les trente minutes qui le précèdent. En revanche, l'absorption du produit administré sous forme de sirop n'est pas modifiée par la prise d'aliments.
- En cas d'insuffisance hépatique décompensée, l'administration de diacétate de midécamycine n'est pas recommandée. Si elle est nécessaire, elle justifie une surveillance clinique et biologique des tests hépatiques et une éventuelle réduction de la posologie.
- L'absence d'élimination rénale du produit permet de ne pas modifier les posologies en cas d'insuffisance rénale.
Chez l'insuffisant rénal chronique, l'expérience est très limitée. Si l'administration de diacétate de midécamycine est nécessaire, elle justifie une surveillance clinique et biologique des tests hépatiques.

Interactions avec d'autres médicaments

ASSOCIATIONS CONTRE-INDIQUEES :
- Vasoconstricteurs de l'ergot de seigle (dihydroergotamine, ergotamine) (voies orale et nasale) :
Par extrapolation à partir de l'érythromycine et de la josamycine.
Ergotisme avec possibilité de nécrose des extrémités (diminution de l'élimination hépatique des alcaloïdes de l'ergot de seigle).
- Cisapride : risque majoré de troubles du rythme ventriculaire, notamment de torsades de pointes (diminution du métabolisme hépatique du cisapride par le macrolide).
ASSOCIATION DECONSEILLEE :
Bromocriptine :
Par extrapolation à partir de l'érythromycine et de la josamycine.
Augmentation des taux plasmatiques de bromocriptine avec accroissement possible de l'activité antiparkinsonienne ou apparition de signes de surdosage.
ASSOCIATIONS FAISANT L'OBJET DE PRECAUTIONS D'EMPLOI :
- Ciclosporine : risque d'augmentation des taux circulants de ciclosporine et de la créatininémie par inhibition du métabolisme hépatique de la ciclosporine.
- Warfarine : Risque hémorragique. Augmentation de l'effet anticoagulant de la warfarine par inhibition de son métabolisme hépatique. Contrôle plus fréquent du taux de prothrombine et surveillance de l'INR.
Adaptation de la posologie de l'anticoagulant oral pendant le traitement par le macrolide et 8 jours après son arrêt.
PROBLEMES PARTICULIERS DU DESEQUILIBRE DE L'INR :
De nombreux cas d'augmentation de l'activité des anticoagulants oraux ont été rapportés chez des patients recevant des antibiotiques. Le contexte infectieux ou inflammatoire marqué, l'âge et l'état général du patient apparaissent comme des facteurs de risque. Dans ces circonstances, il apparaît difficile de faire la part entre la pathologie infectieuse et son traitement dans la survenue du déséquilibre de l'INR. Cependant, certaines classes d'antibiotiques sont davantage impliquées : il s'agit notamment des fluoroquinolones, des macrolides, des cyclines, du cotrimoxazole et de certaines céphalosporines.

Grossesse et allaitement

Grossesse :
L'utilisation de la midécamycine peut être envisagée au cours de la grossesse si besoin.
En effet, les données animales et les données cliniques bien qu'en nombre limité, sont rassurantes.
Allaitement :
La midécamycine devrait pouvoir être utilisée chez la femme allaitante.

Comment ça marche ?

Après administration par voie orale, le diacétate de midécamycine inchangé n'est pas détectable dans le plasma ou les urines. Seuls sont retrouvés les métabolites qui sont responsables de l'activité antibactérienne du produit ainsi que l'ont prouvé les résultats des dosages pratiqués à la fois par méthode microbiologique et par méthode chromatographique.
- CHEZ L'ADULTE SAIN :
L'absorption :
Celle-ci est rapide, le Tmax de l'activité antibactérienne étant d'environ 1 heure (le Tmax des principaux métabolites, compris entre 15 et 45 minutes pour le Mb12 et entre 45 minutes et 1 heure pour les métabolites Mb6 et Mb9a, confirme la rapidité des processus d'absorption et de métabolisation du produit).
. Après prise unique de 800 mg de diacétate de midécamycine, la concentration sérique maximale est d'environ 1,3 mcg/ml, que les dosages aient été pratiqués par méthode microbiologique ou par chromatographie.
. Après prises répétées toutes les 12 heures pendant 6 à 8 jours, la Cmax s'élève à 1,4-1,9 µg/ml. L'étude des concentrations plasmatiques des métabolites montre, en outre, que :
. l'absorption du diacétate de midécamycine administré sous forme de comprimés est significativement diminuée (de moitié environ) lorsque ceux-ci sont absorbés à jeun, en revanche, elle est significativement augmentée lorsque ceux-ci sont absorbés au cours du repas ou dans les trente minutes qui le précèdent ;
. en revanche, l'absorption du produit administré sous forme de sirop n'est pas modifiée par la prise d'aliments.
La distribution :
. Les macrolides pénètrent et s'accumulent dans les phagocytes (polynucléaires neutrophiles, monocytes, macrophages péritonéaux et alvéolaires).
Les concentrations intraphagocytaires sont élevées chez l'homme. Ces propriétés expliquent l'activité de la midécamycine sur les bactéries intracellulaires.
. Les concentrations tissulaires maximales s'élèvent à :
1,7 à 2,4 mcg/ml dans les sécrétions bronchiques, 2,3 mcg/g dans le tissu pulmonaire, 3,9 mcg/g dans les amygdales, 1,4 mcg/g et 1 mcg/g respectivement dans les muqueuses nasales et laryngées.
. La diffusion extravasculaire des 3 principaux métabolites a également été vérifiée par dosage CLHP, notamment dans les sécrétions bronchiques et la salive.
. Ces études ont montré que les taux de Mb12 et Mb6 étaient à peu près équivalents aux taux plasmatiques aussi bien après prise unique, qu'après prises répétées.
. La liaison aux protéines des différents métabolites du diacétate de midécamycine est faible (inférieure à 30%).
L'Elimination :
. Le diacétate de midécamycine est très rapidement métabolisé dans l'organisme en de nombreux métabolites, la voie métabolique principale procédant de Mb1 (indosable dans le sang) à Mb9a, via Mb12 puis Mb6. On ne retrouve pas de produit inchangé dans le sang ou dans les urines.
. L'excrétion rénale des 3 principaux métabolites est très faible.
. Les valeurs des demi-vies apparentes d'élimination sont d'environ 1 heure pour l'activité antibactérienne totale et, respectivement, 1,3-1,7 et 2,2 heures pour chacun des 3 métabolites Mb12, Mb6, Mb9a.
. Après prises répétées, les demi-vies apparentes d'élimination, augmentent légèrement pour atteindre 1,5 heure, en particulier celle de Mb6 (2,2 h) dont le facteur d'accumulation est d'environ 2.
- CHEZ LE SUJET AGE :
Les vitesses d'élimination des 3 principaux métabolites sont diminuées par rapport à celles des adultes jeunes avec augmentation des demi-vies et des aires sous la courbe.
Mais ces modifications ne semblent pas suffisantes pour justifier une modification de posologie.
- CHEZ L'INSUFFISANT RENAL :
Les études réalisées suggèrent l'absence de modifications pharmacocinétiques significatives.
- CHEZ L'INSUFFISANT HEPATIQUE :
L'élimination est retardée (T1/2 de Mb12 à 2,8 h) et il existe une accumulation (SSC x 2 à 3) en particulier de Mb12.
Le diacétate de midécamycine est contre-indiqué chez ces patients.