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Source RESIP-BCB
Dernière mise à jour:
14/12/2017

NEORECORMON 4 000 UI Injectable boîte de 6 seringues préremplies de 030 mL

Médicament soumis à prescription médicale

Médicament générique du Classe thérapeutique: Cancérologie et hématologie
principes actifs: [Epoetine bêta, 1992]
laboratoire: Roche

Solution injectable
Toutes les formes
175,07€* (remboursé à 65%)
*hors honoraires fixés par l'État, prix réel estimé 175,89 €

Précautions d'emploi

NeoRecormon doit être utilisé avec prudence en cas d\'anémie réfractaire avec excès de blastes en transformation, d\'épilepsie, de thrombocytose et d\'insuffisance hépatique chronique. Il est impératif d\'éliminer les carences en acide folique et en vitamine B12, car elles diminuent l\'efficacité de NeoRecormon.


 


La prudence s\'impose lors de l\'escalade de dose de NeoRecormon chez les patients atteints d\'insuffisance rénale chronique car des doses cumulées élevées d\'époétines peuvent être associées à un risque accru de mortalité, d\'évènements graves cardiovasculaires et cérébrovasculaires. Chez les patients présentant une réponse faible du taux d\'hémoglobine aux époétines, d\'autres facteurs expliquant la faible réponse devront être envisagés (voir rubriques Posologie et mode d\'administration et Propriétés pharmacodynamiques).


 


Afin d\'assurer une érythropoïèse efficace, le statut martial doit être contrôlé chez tous les patients avant et pendant le traitement, et une supplémentation martiale peut être nécessaire et menée en conformité avec les recommandations thérapeutiques.


 


Une surcharge aluminique sévère due au traitement de l\'insuffisance rénale peut compromettre l\'efficacité de NeoRecormon.


 


L\'administration de NeoRecormon chez des malades présentant une néphrosclérose et non encore dialysés doit être évaluée individuellement : en effet, une dégradation accélérée de la fonction rénale ne peut être totalement écartée.


 


Des cas d\'érythroblastopénie dus à des anticorps neutralisants dirigés contre l\'érythropoïétine, ont été rapportés avec les érythropoïétines recombinantes, incluant NeoRecormon. Ces anticorps neutralisants présentent une réaction croisée avec les autres érythropoïétines et un traitement relais par NeoRecormon ne doit pas être instauré chez un patient pour lequel la présence d\'anticorps neutralisants est suspectée ou confirmée (voir rubrique Effets indésirables).


 


Une diminution paradoxale du taux d\'hémoglobine et l\'apparition d\'une anémie sévère associée à un faible nombre de réticulocytes doit inciter à interrompre le traitement par époétine et à effectuer une recherche d\'anticorps anti-érythropoïétine. Des cas ont été rapportés chez des patients atteints d\'hépatite C traités de façon concomitante par interféron, ribavirine et époétines. Les époétines ne sont pas indiquées dans la prise en charge de l\'anémie associée à l\'hépatite C.


 


Chez les patients présentant une insuffisance rénale chronique, une augmentation de la pression artérielle ou une aggravation d\'une hypertension préexistante, surtout en cas d\'élévation rapide de l\'hématocrite, peuvent survenir. Ces augmentations de la pression artérielle peuvent être contrôlées par un traitement médicamenteux. Si elles ne l\'étaient pas, l\'arrêt temporaire du traitement par NeoRecormon serait recommandé. Une surveillance régulière de la tension est recommandée, particulièrement en début de traitement, en incluant les périodes entre les séances de dialyse. Des crises hypertensives avec signes de type encéphalopathie peuvent survenir et une prise en charge médicale intensive doit être immédiatement instituée. Il convient de repérer d\'éventuels signes d\'alerte telle qu\'une céphalée brutale pseudo-migraineuse.


 


Chez les patients présentant une insuffisance rénale chronique, une augmentation modérée et dose- dépendante du nombre des plaquettes dans les limites de la normale peut être observée, surtout après l\'administration intraveineuse de NeoRecormon. Ce phénomène régresse au cours du traitement. Il est recommandé de contrôler la numération plaquettaire régulièrement au cours des 8 premières semaines de traitement.


 


Taux d\'hémoglobine


 


Chez les patients présentant une insuffisance rénale chronique, le taux d\'hémoglobine atteint pendant la phase d\'entretien ne doit pas dépasser la limite supérieure du taux d\'hémoglobine cible recommandé dans la rubrique Posologie et mode d\'administration. Lors des essais cliniques, un risque accru de décès et d\'événements cardiovasculaires graves ou d\'événements vasculaires cérébraux dont des accidents vasculaires cérébraux (AVC) ont été observés lorsque l\'administration des agents stimulants l\'érythropoïèse (ASEs) visait à obtenir un taux d\'hémoglobine cible supérieur à 12 g/dl (7,5 mmol/l).


Les essais cliniques contrôlés n\'ont pas montré de bénéfices significatifs attribuables à l\'administration d\'epoetins lorsque le taux d\'hémoglobine est augmenté au-delà du seuil nécessaire pour contrôler les symptômes de l\'anémie et pour éviter une transfusion sanguine.


 


Chez les enfants prématurés, il peut y avoir une augmentation modérée des plaquettes, en particulier jusqu\'au 12ème-14ème jour après la naissance, de ce fait, la numération plaquettaire doit être surveillée régulièrement.


 


Effets sur la progression tumorale


Les epoetins sont des facteurs de croissance qui stimulent essentiellement la production des érythrocytes. Des récepteurs à l\'érythropoietine peuvent être exprimés à la surface de diverses cellules tumorales. Comme avec tous les facteurs de croissance, le problème se pose de savoir si les epoetins pourraient stimuler la croissance de tumeurs. Lors de plusieurs études cliniques contrôlées, les epoetins n\'ont pas montré d\'amélioration de la survie globale ou de diminution du risque de progression tumorale chez des patients présentant une anémie liée au cancer.


Dans les essais cliniques contrôlés, l\'utilisation de NeoRecormon et autres agents stimulants l\'érythropoeièse (ASE) ont montré :


-     une réduction du temps jusqu\'à progression tumorale chez des patients ayant un cancer avancé de la tête ou du cou traités par radiothérapie, lorsque le taux d\'hémoglobine cible était supérieur à 14 g/dl (8,7 mmol/l),


-     une réduction de la survie globale et une augmentation des décès liés à la progression de la maladie à 4 mois chez des patients présentant un cancer du sein métastatique traités par chimiothérapie, lorsque le taux d\'hémoglobine cible était de 12-14 g/dl (7,5-8,7 mmol/l),


-     une augmentation du risque de décès lorsque le taux d\'hémoglobine cible était de 12 g/dl (7,5 mmol/l) chez les patients présentant une pathologie maligne active non traitée par chimiothérapie ou radiothérapie. Les ASEs ne sont pas indiqués dans cette population de patients.


 


Au vu des informations ci-dessus, dans certaines situations cliniques, la transfusion sanguine doit être le traitement privilégié de l\'anémie des patients cancéreux. La décision d\'administrer des érythropoïétines recombinantes doit être déterminée sur une évaluation du rapport bénéfice/risque prenant en compte l\'avis du patient dans son contexte clinique spécifique. Les facteurs à considérer dans cette évaluation doivent inclure le type de tumeur et son stade, le degré de l\'anémie, l\'espérance de vie, l\'environnement dans lequel le patient est traité et la préférence du patient (voir rubrique Propriétés pharmacodynamiques).


 


Une augmentation de la pression artérielle peut être observée et contrôlée par un traitement. Une surveillance régulière de la pression artérielle est donc recommandée, tout particulièrement en début de traitement chez les patients cancéreux.


 


Le taux de plaquettes et le niveau d\'hémoglobine doivent être également surveillés à intervalles réguliers chez les patients atteints de cancer.


 


Chez les patients inclus dans un programme de transfusions autologues, il peut y avoir une augmentation du nombre de plaquettes, le plus souvent dans les limites de la normale. De ce fait, il est recommandé, chez ces patients, de contrôler la numération plaquettaire au moins une fois par semaine. Si l\'augmentation des plaquettes est supérieure à 150 x 109 /l ou si le nombre des plaquettes dépasse la normale supérieure, le traitement par NeoRecormon doit être interrompu.


 


Chez les patients présentant une insuffisance rénale chronique, du fait de l\'augmentation de l\'hématocrite, une augmentation des doses d\'héparine au cours de l\'hémodialyse est souvent nécessaire lors du traitement par NeoRecormon. Une héparinisation insuffisante peut entraîner une coagulation dans le circuit.


 


Une vérification précoce de la fistule et une prophylaxie des thromboses par l\'administration d\'acide acétylsalicylique par exemple, doivent être envisagées chez les patients présentant une insuffisance rénale chronique avec risque de thrombose de la fistule artério-veineuse.


 


Au cours du traitement par NeoRecormon, la kaliémie et la phosphatémie doivent être surveillées régulièrement. En effet, une augmentation de la kaliémie a été rapportée chez quelques patients urémiques traités par NeoRecormon, bien que l\'imputabilité au traitement n\'ait pu être établie. En cas d\'élévation de la kaliémie ou de kaliémie élevée, l\'interruption du traitement par NeoRecormon doit être envisagée jusqu\'à normalisation du taux de potassium sérique.


 


Si NeoRecormon est administré dans le cadre d\'un programme de transfusions autologues, il convient de respecter les recommandations officielles relatives aux dons de sang, et en particulier :


-                  dons réservés aux malades ayant un hématocrite ≥ 33 % (hémoglobine ≥ 11 g/dl [6,83 mmol/l])


-                  les sujets de moins de 50 kg doivent faire l\'objet d\'une attention particulière


-                  le volume de chaque don ne doit pas excéder 12 % du volume sanguin estimé du malade.


 


Le traitement par NeoRecormon doit être réservé aux malades pour lesquels il est particulièrement important d\'éviter le recours aux transfusions homologues en tenant compte du rapport bénéfice/risque de la transfusion homologue.


 


Un usage détourné chez des sujets sains peut amener à une augmentation excessive de l\'hématocrite pouvant entraîner des complications du système cardio-vasculaire mettant en jeu le pronostic vital.


 


NeoRecormon en seringue pré-remplie contient jusqu\'à 0,3 mg de phénylalanine/seringue comme excipient. Par conséquent, il faut en tenir compte chez les patients atteints de formes sévères de phénylcétonurie


 


Ce médicament contient moins de 1 mmol de sodium (23 mg) par seringue, c\'est-à-dire qu\'il est essentiellement « sans sodium ».


 


Afin d\'améliorer la traçabilité des ASEs, le nom de l\'ASE prescrit doit être clairement inscrit dans le dossier du patient.



Alerte ANSM du 01/09/2017 :


- Des réactions cutanées sévères (SCAR) ont été rapportées chez des patients traités par des époétines recombinantes humaines. Parmi ces réactions, des cas de syndrome de Stevens-Johnson (SSJ) et de syndrome de Lyell (SL) (nécrolyse épidermique toxique) ont été rapportés dont certains ont été fatals.


Les réactions cutanées sévères sont considérées comme un effet de classe de toutes les époétines recombinantes humaines. Ces réactions ont été plus sévères avec les époétines recombinantes humaines à longue durée d’action.


- Un traitement par époétine recombinante humaine ne doit jamais être réinstauré chez un patient ayant présenté des réactions cutanées sévères tels qu’un SSJ ou un SL imputables à l’utilisation d’une époétine recombinante humaine

Interactions avec d'autres médicaments

A ce jour, les essais cliniques n\'indiquent aucune interaction de NeoRecormon avec d\'autres médicaments.

Les études chez l\'animal ont montré que l\'epoetin beta ne potentialise pas la toxicité médullaire des médicaments cytostatiques comme l\'étoposide, le cisplatine, le cyclophosphamide et le fluorouracile.

Grossesse et allaitement

Pour l\'epoetin beta il n\'existe pas de données sur l\'utilisation de ce médicament chez la femme enceinte. Les études chez l\'animal n\'ont pas montré d\'effets délétères directs ou indirects sur la gestation, le développement embryonnaire ou foetal, l\'accouchement ou le développement postnatal (voir rubrique Données de sécurité précliniques.).

L\'epoetin beta ne sera prescrit qu\'avec prudence chez la femme enceinte.

Effet sur la conduite de véhicules

NeoRecormon n\'a aucun effet sur l\'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.

Comment ça marche ?

Des études pharmacocinétiques chez des volontaires sains et chez l\'insuffisant rénal ont montré que la demi-vie de l\'epoetin bêta après administration intraveineuse est de 4 à 12 heures, et que le volume de distribution est égal à une à deux fois le volume plasmatique. Des résultats comparables ont été trouvés dans les études chez le rat normal ou urémique.

 

Après administration sous-cutanée d\'epoetin beta chez l\'insuffisant rénal, l\'absorption retardée aboutit à une concentration sérique en plateau, le pic étant observé en moyenne entre 12 et 28 heures. La demi-vie terminale est plus longue par voie sous-cutanée qu\'après administration intraveineuse, avec une moyenne entre 13 et 28 heures.

 

La biodisponibilité de l\'epoetin beta par voie sous-cutanée se situe entre 23 et 42 % par rapport à l\'administration intraveineuse.

Neorecormon existe aussi sous ces formes

Neorecormon



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